SIR E1>M0M
Oui.
IXWIS.
Et, à mon tour, je me rappelle parfaitement bous avoir vu souvent chez le Comte; vous étiez alors attaché à lambava le anglaise.
SIR EDMORDS.
J’ai donné ma démission... (a part.) A cause de vous, miss
Ophélia! (Foutant au aou|>ir.) Oh !
WALKER, l'inaiUut.
Oh!
LOUIS
Oui nous eût dit alors, que nous nous retrouverions sous b*s murs de Sébastopol, échangeant avec les R us* -s des halles et des coups de sabre, au lieu d échanger des compliments et des poignées de mains.
WALKER, terrant la main de Louii cl partant lrè»-»ile.
Jam very glad lo scé >on sir! k A part.) On ! je até parlé bocop.
KIR EDMONDS, il L.»ui*.
Je sois également charmé de vous avoir rencontré... car j’ai souvent pensé à vous... Lu-Ims, j 'avais devine bien des rbuscs.-. J'étais l’ami de mademoiselle de Bruckine.
LOUIS
Charlotte ! plus bas, sir Edmonds, plus bas !.. nous reprendrons ailleurs cet entretien.
SIR EDMONDS.
Ah !.. vous l’aimez toujours?..
LOUIS
Oui. Celte lettre que je viens de recevoir, e>t de Lucien Derhlay, un jeune peintre que vous avez aussi connu à Saint-Pétersbourg. . *■ ,
SIR EDMONDS.
Ah ! très-bien... il est donc l'esté là-bas? lui?
louis.
Oui, voici ce qu'il m’écrit : « Arme-toi de courage, mon pauvre ami, Charlotte, ta bien-aimée Charlotte, celle dont lu avais ; emporte les serments, et qui depuis ton départ a quitté Sainti Pétersbourg, vient d'épouser, dit-on, le prince Mikhaïl. Oublie dom; a ton tour un amour qui jusqu’à présent n'a apporté dans la vie que chagrins et déceptions... C’est le vœu de ton ami le plus dévoué... »
SIR EDMONDS.
Oh! je comprends... vous soutirez beaucoup...
LOUIS
D’autant pins, milord, que Charlotte est ma femme devant Duu, et que rien ne peut excuser sou parjure.. Comme elle me trompait! . Ah! si j’avais prévu cela, je nu serais pas parti, j aurais résisté.. .je ma? serais Tait tuer s-.us scs veux, pour avoir le droit de lui reprocher en expirant »a perfidie et sa trahison I
K4H EDMONDS.
Votre départ ne fut donc pua volontaire ?
LOUIS
Volontaire!.. Ah ! milord!., l'avex-vous pensé? Non... laviolence seule a pu m'arracher du pays de Charlotte. Depuis longtemps déjà j'habitais la Russie, lorsque, tout à coup, je vis mes propriétés confisquées, ma liberté même menacée, un ordre du czar m'enjoignait subitement de quitter Saint-Pétersbourg dans les vingt-quatre heures, la Russie dans cinq jours.
sir EDMONDS.
Pourquoi ?
LOUIS
Je ne pouvais m’expliquer celte rigueur... Désespéré , abîmé de douleur, je ne savais que résoudre... ce fut Charlotte qui dicta ma résolution. ■ Pars, me dit-elle, quant à moi, je saurai résister au mariage qu'on veut m'imposer. Je trouverai un moyen de t'écrire, de te rejoindre. Quoi qu'il arrive, je mourrai plutôt que d'être à un autre! • Ce fut avec de telles paroles qu’elle lue détermina à partir.
S11 EDMOND»
Mais, depuis... mademoiselle de Bruckine?...
LOUIS
Rien... rien d'elle!... malgré ses promesses, malgré ses serments, pas un mot! pas un souvenir!.. Ah! mais, je comprends tout, maintenant.. J ai été victime d'un infernal complot tramé entre elle et son fiancé, le prince Mikhaïl... ils se sont débarrassés de moi en me dénonçant. .
SIR EDMONDS.
Oh! je connais le prince Mikhaïl, il est incapable...
LOUIS
Ne le défendez pas, milord, ma haine m‘empéchcrait de vous croire,... Tenez, changeons de conversation , car je sens que bientôt je ne serais plus maître de moi.
SIR EDMONDS.
Eh bien ! donnez moi alors la licence de rester avec vous.
LOUIS
Volontiers, (il ctfii* un fupi^r. — - On enlcnd u» roulemeut de lam* bout*.) Mon service me réclame... je vous laisse... vous êtes ici chez VOUS... A bientôt. (Il remonte au fond.)
SIR EDMONDS.
Une partie d'échecs, milord, pour vous amuser?
WtUBR.
Yès! je volé bien amiouser moa !
sut EDMONDS, appelant.
Jack-., l'échiquier? (j*ck lire d’un lac de voyage un jeu dYcheeteonr plel cl U pose inr la laide. — Sir Rdmoud* et Walkcr te mettent à jouer.—- On rutewd «ne «iptakiB. — Mouvement parmi la touavrt.)