‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 34 sur 101 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HERMANN, LOUISETTB.

LOUIS ETTE, ebsnUat pria d'un berceau.

Air nouveau de .M. Fotsey.

Dors, enfant, dors tranquille auprès de nous.

Sur ta lèvre vermeille L’induslrietue abeille Pourrait cueillir son miel si pur, tl doux!

« De la suave baleine,

Le souffle agite à peine Les blonds anneaux de tes chevaux.

Dors, ferme ta paupière!..

Aux baisers de ta mère,

Enfant, lu rouvriras les jeux!

■ERMXNN.

Tu devrais te reposer un peu, petite sœur, tu as encore veillé la nuit dernière, te remplacerai près de l’enfant. Et, sols tranquille, je serai une bonne nourrice.

LOIfISETTB.

Je n’en doute pas, Hermann, mais je t'assure que je ne suis pas fatiguée... il est si blanc, si ruse, si gracieux aans $on sommeil, ce cher petit ange, qu’on sc délassé en le regardant.

HERMANN

C’est vrai : cela réjouit la vue et le cœur, un enfant civdortni!.. si sa mère k voyait ainsi!

LOCISETTE.

Pauvre femme!., voici deux nuits que nous l'allen dons en vain... mon Dieu! si elle ne devait plus revenir... que deviendrait ce pauvre enfant?., que deviendrions-nous?

UERMANN.

Sœur, lorsque les Français vinrent occuper au Clocheton la maison paternelle, et que nous nous enfuîmes épouvantés vers la ville; lorsque notre père, en approchant des remparts, fut frappé d’une balle russe, et que nous nous vîmes ainsi, nous qui n’avions fait de mal à personne, chassés par le» uns, frappé* par les autres, nous élevâmes ensemble nos main-* suppliantes vers celui que notre père nous avait appris à prier, et nous lui cnà- ' mes : Nous n'avons plus que toi, Seigneur, protège- nous!.. Dieu nous entendit, puisqu'il jeta sur notre route une femme inoonnuc, qui vint à nous, qui nous offrit de l’or, qui acheta pour nous cette chaumière et qui ne nous demanda «m ( Change que d'élever son enfant, et de ne jamais chercher à connaître le nom de sa mère. Eh bien! ce que Dieu lit pour nous, crois-lu qu’il ne le fera nas pour un de ses anges?.. L’enfant n’a riea à craindre, la founre peut gronder au ciel, la guerre peut toeuar ccr son berceau... tes prières détourneront la foudre... ma |h 4- • tri ne couvrira la sienne!

louisette.

Bon Hermann! ah! que noire père eût été fier de toi!... mais si je tremble, ce n’est pas sans motifs.- la guerre se rapproche de nous... Aujourd’hui même des soldats des armées alliées ont osé pénétrer jusque dans ce village... on a trouvé notre voisin Cormuloir attaché au pied d’un arbre dans son jardin... il a déclaré que c'était un zouave et un Anglais qui l’avaient traité ainsi. Notre mystérieuse protectrice partage mes craintes, sans doute, car la dernière fois qu'elle rsi venue, j’ai remarqué son agitation, son inquiétude, ses embrasse mou ta entrecoupés de larmes...

dtintws.

Écoute!... j’entends des pas précipités... les siens peut-être 1 ...

LOUISETTE

C'est elle!... (Louitctle tourt *rr» U perle qa'aUt M*r», ClurlaHe péril! «ur l« ««II, plie, h»lrta»le. la ebereux «i le* iitc«*ûU «a dt*ordr«. Oo »uU qa'alle t»t *pui«« pir une longue evart*.)

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