‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 67 sur 101 · DE BRUCKINE, LE PRINCE MIKHAÏL, CHARLOTTE · texte numérisé non relu

DE BRUCKINE, LE PRINCE MIKHAÏL, CHARLOTTE

(charlotte , vêtue de de«U, debout aoprèt d'un faalrali. — Mikbali et da Bruekiae aoat mu à droite.

OE BRUCKINE, a Mikhaïl.

Prince MikhnTI, vous venez d'apprendre comment mon fidèle Yvan a pu s'introduire dans le camp français cl ramener ici la m-re cl l'enfant. Vous avez été témoin de la honte, prince, je veux que vous soyez témoin de l'expiation. Vous avez cru peutêtre que je pardonnais à celle qui m’a apporté cette honte? détrompex-voos... j'ai revendiqué mes droits de père, parce qu’au pcrc seul appartient de juger et de punir la coupable.

MIKHAÏL , »« InuL

Punir! quelle punition pouvez-vous infliger à celle qui ne fut |teui-étre qu’imprudente et faible?., à oeJlc qui pleure bien amèrement la faute qu'elle a commise?

DE BRUCKINS.

Quelle punition?.. Vous allez le savoir.

MIKHAÏL

Pour moi, c’est avec douleur que je renonce aujourd’hui au rêve le plus doux de ma vie, mais j'y renonce sans colère et sans amertume... Votre fille ne m’a jamais trompé... ses yeux ne tn’a vaient rien promis... sa to uche ne m'avait fait aucun serment... elle en aimait un autre... sans doute il était plus digne que moi de son amour... Cette tyrannie de sentiments, ces unions projetées sans l’aveu de celle qu'on veut donner, portent toujours malheur!.. Je n’ai point à accuser, je n’ai point a maudire... et vous, son père, vous devez pardonner!., (u bot on »o«-

v «aie ai poar eorlir.)

DE 8HUCEINE, M le»anl.

Pardonner?.. Restez, prince, et soyez témoin... (Mikhaïl ni Charlotte et U fait aeieoir dim te fauteuil.) Je suis Calme, VOUS le voyez... je ne suis pas uu père irrité... je suis un juge!...

CHARLOTTE

Alors, prononcez ma sentence... et quoique veus décidiez, mon père, j’obéirai!

DE BROCRINE.

Tout à l’heure... (a Mîkb»ii.) J’avais une fille que j'aimais avec toute la faiblesse d'un cœur de père !..

CRARLOITE, «mue.

C’est vrai!.. Ab ! je vous aime aussi, moi!

DE BRUCKINE.

J’étais injuste envers mes autres enfants. . envers mes deux fils... qui sont dignes de moi, ceux-là, et qui tout à lluure, sont partis en me serrant la main et en me disant adieu.» d'un Ion qui m a fait comprendre que cet adieu devait être le dernier!

CHARLOTTE

Mes frère*!., ô mon Dieu! qui donc leur a appris?

de bruckink.

Celle fille a profité de ma faiblesse pour tromper ma surveillance... elle a oublié l'exemple de sa mère!., elle a déshonoré mon nom!., elle Ta livré à la risée des camps... elle a couru, mère éhontée, à la recherche de son enfant... Elle a outragé à la fois les saintes lois de lu pudeur et celles de la famille. Nos codes n'ont pas prévu ces crimes monstrueux, ils sont muets; mais, plus haut qu'eux, parle la voix de l'honneur!., et cette voix me crie : La coupable doit mourir... elle mourra!

MIKOaIl, «iicmeut.

Que dites-vous?» j’ai mal entendu sans doute?.. Quoi! vous voulez tuer votre fille!., mais, vous ne savez pas meme si elle est coupable ou 6i elle n'est que victime? Avez-vous entendu m justification? l’avez-vous interrogée?

DE BRUCKINE.

t Vous voyez bien qu'elle ne répond rien... Oh! je la connais!., c’est volontairement qu’elle s'est donnée... c'est volontairement u’elle s’est perdue!., la faiblesse n’est jamais entrée dans celte me!.. Mais, elle sait oue, moi aussi, j'ai le cœur ferme, la volonté inflexible et qu'elle est bien irrévocablement condamnée !

MIKHAÏL

Condamnée!.. Voyons, quelques sentiments humains vibrent encore en tous!., vos fils!., oui... vos fils, n'est-cc pas?.. Eh bien, que leur direz-vous, à vos deux enfants, lorsqu'ils reviendront après le combat s'asseoir à votre foyer vide? vous-mème étoufferez -vau* en un instant l'amour que depuis vingt ans vous avez pour elle? Non!., votre ocur saignant regrettera amèrement le sacrifice barbare fait à votre honneur!. ..YousclKrcherez alors, autour de vous cette douce figure qui vous délassait par un sourire de vos travaux et de vos chagrins, et vous ne trouverez uc des visages attristés, dont les larmes vous reprocheront temcllcmenl le meurtre d’une sœur!... Au nom de vos fils, mes amis, mes freres d’armes, je vous demande sa grâce!.. Au nom de vos fils, je vous dis : Un père ne peut sc monirer plus sévère qu’un juge, et, si j’étais son juge, moi, je pardonnerais !

DE BRUCKINE, «branlé.

Mci fi],!

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