HA
guérit, Dix mois après, en 1859, il se déclara un anévrysme artério-veineux du haut de la fémorale, qu’on traita en vain par la glace et le repos. Puis, le malade fut emporté, en octobre 1860, par des phénomènes d’asystolie cardiaque. L’autopsie confirma les diagnosties précédents. Pour Pemberton, il est probable que la compression a causé de la phlébite qui, avec l’artérite chronique, a produit la communication, puis le sac artério-veineux.
OBSERVATION XXXII. — Perry. (Cité par Holmes, ex Méd. Chir. Trans, CEXXS)
À lhôpital Saint-Barthélemy, il vint un malade avec un anévrysme spontané de la tibiale postérieure et artério-veineux de la fémorale athéromateuse. La compression fit cesser le souffle, mais on lia ensuite la fémorale malgré son altération, et il s’ensuivit une hémorrhagie mortelle.
OBSERVATION XXXIHII. — W. RicHaRDsoN (de Dublin). (Cité par Holmes, ex Dublin Journ., juin 1877)
A vu, en 1872, un jeune homme de dix-neuf ans chez lequel se forma spontanément un anévrysme de la tibiale postérieure droite, au haut du mollet, pendant qu'il était assis devant une table, nettoyant une montre; il avait également une maladie de cœur complexe. La compression de la fémorale par les doigts, puis par un tourniquet, détermina la formation d’un caillot, et un jour que le malade était dans un cab, après trois mois de ce traitement, les pulsations cessèrent brusquement, la tumeur se solidifia et commença à diminuer. La guérison se maintint.
OBSERVATION XXXIV. — Sipey. (Edinburgh, Méd. Journ., 6 févr. 1859.)
Un homme de soixante-douze ans éprouva brusquement une vive douleur dans le mollet droit, s’irradiant dans le pied, et qu’il prit pour une névralgie ; à l’examen, la jambe était gonflée, et l’on trouva un anévrysme assez gros de la fémorale à sa partie inférieure. Vu l’âge du patient, on le traita par des applications de glace sur la tumeur et sur l'artère pendant quinze jours. On constata alors que l’anévrysme poplité était solidifié; mais, la jambe étant dégonflée, on découvrit en même temps un anévrysme de la tibiale postérieure. Tous deux diminuèrent graduellement. Vis medicatrix naturæ ! ajoute philosophiquement l'observateur.
OBSERVATION XXXV. — SrockWELL. (Lancet, 1873, IL, 301.)
W. P.., trente ans, portefaix, entré à l’hôpital pour un anévrysme du haut de la tibiale postérieure, ayant débuté quinze jours auparavant par une vive douleur et s’accroissant depuis. On appliqua deux tourniquets : l’un sur la poplitée, l’autre sur la fémorale, et l’on dut les changer plus tard de place, à cause de l'intolérance. Les pulsations cessèrent enfin, la tumeur durcit, et le malade partit guéri.
OBSERVATION XXXVI. — TYRRELL. (Ind. par Crisp., Diseases, of Blood Vessels, London, 1847, n° 520; ex Prov. Méd, Journ., 1833.)
À une femme de vingt ans, de l’hôpital Saint-Thomas, qui avait un anévrysme spontané de la tibiale postérieure, on lia la fémorale, et la guérison s’ensuivit.
Réflexions. — Ces dix-neuf observations ne sont pas toutes assez complètes, et, en tout cas, elles sont trop dissemblables pour permettre de faire le relevé exact de l’origine, du siège, de la nature et du traitement des anévrysmes de la tibiale postérieure, afin d’en déduire une formule absolue d'intervention thérapeutique.
Je remarquerai seulement : qu’un traumatisme à été invoqué plusieurs fois; qu’un certain nombre de malades étaient atteints en même temps d'affection du cœur, d'où pronostic aggravé: que la lésion a siégé plutôt à la partie supérieure, et même à ce que nous appelons le tronc tibio-péronier; que plusieurs anévrysmes ont dû être diffus; qu’enfin, deux fois (XKXXI-XXXID il y avait coincidence d'un anévrysme artério-veineux de la fémorale, ce qui amena la mort. Les modes d’action les plus divers ont été mis en œuvre. La ligature de la fémorale à réussi six fois (Gaskoin, Green, Hogdson, Tyrrel) et a échoué cinq fois (Brown, Crampton, Hayne Walters, Mac Shane, Perry), entrainant quatre fois la mort du malade, celui de M’Shane ayant été amputé à temps. La glace a réussi à Sidey, et la bande d'Esmarch à Crim. La compression de la fémorale a réussi à Curgauven, Richardson, Stockwell, et momentanément à Pemberton.
‘est à ce mode de traitement, quand la poche anévrysmale est