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II. — Tibiale postérieure

Je rappelle ici que les Anglais comprennent sous cette appellation notre: tronc tibio-péronier, et que, par conséquent, plusieurs de leurs . anévrysmes de la tibiale postérieure à son origine devraient lui être: rapportés, parmi ceux surtout qui ont eu une issue fatale.

OBSERVATION XVIIL. — Brown (Med. chir. Rew., 1836, 1. XXXIV, p. 258)

Cite un anévrysme de la tibiale postérieure, probablement spontané, qu'il a observé en 1817 à Meath. La tumeur datait de deux mois et était grosse comme une orange, située sur la ligne médiane du haut du mollet. On lia la fémorale : la tumeur disparut presque entièrement, mais le malade mourut de pyohémie quarante-un jours après.

OBSER VATION XIX. — Ant. CARLYSLE. (Cité par Guthrie, Lancet, 1849, , t. I, p. 254.) |

Un homme était entré à Westminster-Hospital pour une tumeur pulsatile qui avait doublé le volume du haut de la jambe; on reconnut un anévrysme diffus par rupture d’un sac. Contrairement à l’avis de Guthrie, qui aurait préféré lier la fémorale, Carlysle ouvrit largement le sac anévrysmal, qw’il trouva formé à l’origine de la tibiale postérieure, en enleva les caillots, vit que la poplitée et la tibiale antérieure saignaient vigoureusement ; aussi fil-il l’amputation immédiate du membre. Le malade mourut.

OBSERVATION XX. — CRAMPTON. (Cité par Holmes, ex Trans. med. chir., t. VII, p. 370.)

Cite un anévrysme de la tibiale postérieure, dont la cause n’est pas indiquée, et pour lequel on lia la fémorale. Le malade mourut.

OBSERVATION XXI. — CrIm. (Med. Record, 20 avril 1878.)

Un marchand de soixante-trois ans, lymphatico-nerveux, au cœur sain, portait, dans la région de la tibiale postérieure, une tumeur, non pulsatile, du volume d’une noix. Une ponction donna une hémorrhagie artérielle, On entoura la jambe avec l'appareil d'Esmarch pendant sept minutes, puis avec un bandage roulé maintenant une plaque d’étain au niveau de la tumeur. Le lendemain et le surlendemain, mêmes applications, qui amenèrent un mieux notable; puis on ne mit que le bandage roulé. A la fin de la quinzaine, l’œdème du début avait disparu, et cinq semaines après le malade reprenait ses occupations.

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OBSERVATION XXI. — GURGAUVEN (de Derby). (British Journ., 1872, t. I, p.101.)

Un homme de trente-deux ans avait, depuis quatre mois, un anévrysme au mollet droit. La flexion n'ayant pu être supportée, elle fut remplacée par la compression de la fémorale au moyen de deux tourniquets serrés alternati- - vement. Le septième jour, la tumeur étant diminuée et les battements disparus, on supprima toute compression. Trois mois après, la guérison était complète. 4

OBSERVATION XXII. — GAsSKkoIN. (Cité par Holmes, Anévrismes.)

Il a lié la fémorale avec plein succès pour un anévrysme spontané de la tibiale postérieure. Quelques mois après, le patient mourut d’une maladie de cœur. Les pièces sont au Musée Saint-Georges.

OBSERVATION XXIV. — GREEN. (Cité par Holmes, Anévrismes.)

Il a lié aussi avec succès, d’après South, la fémorale pour un cas semblable.

OBSERVATION XXV. — HAyNE WaALTERS. (Cité par Holmes.)

Il soigna, vers 1855, à l'hôpital Sainte-Marie, un individu porteur d'u anévrysme de la tibiale postérieure, avec une maladie de cœur avancée. La compression ayant échoué, il lia la fémorale ; mais, le onzième jour, le malade succomba à son affection de cœur. L'anévrysme semblait venir de la rupture de l’artère et de l’effusion du sang entre le ligament interosseux et le muscle tibial postérieur, le long du fléchisseur commun.

OBSERVATIONS XX VI, XXVII, XXVIIL. — Hocpson. (Wal. des art. et vein., * trad. Breschet, 1818, t. IT, p. 268.)

Cet auteur a vu trois fois des anévrysmes situés au-dessous de la parte supérieure du gras de la jambe, et provenant de l’origine de l’une des tibiales, être guéris par la ligature de la fémorale au haut de la cuisse.

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OBSERVATION XXIX. — MAC SHANE. (Lancet, 1873, II, p. 809 ):

W. H..., marin, trente-un ans, rhumatisant depuis neuf ans. Entré à l’hôpital de Plymouth en décembre 1872, avait remarqué depuis deux jours, au bas de l’espace poplité gauche, une tumeur anévrysmale de trois pouces de diamètre, qu'il attribua à une course exagérée. On comprima la fémorale pendant quelques semaines avec un certain succès, mais on reconnut des signes d’obstruction artérielle dans le bras gauche. Le 28 mars, les battements étant revenus dans la tumeur, qui s’accroissait, on reprit le compresseur ; mais comme le mal ne faisait qu’empirer, la fémorale fut liée en mai. Puis, la gangrène ayant apparu le vingt-deuxième jour, et remontant, on fit l’amputation de la cuisse, qui donna beaucoup de sang. Le malade se rétablit néanmoins. Les artères étaient athéromateuses, et l’anévrysme siégeait sur la tibiale postérieure, dans le losange poplité ; la tibiale antérieure et une veine tibiale postérieure étaient pleines de caillots organisés.

OBSERVATION XXX. — Mac SWwiNEy, (British Journ., 26 janv. 1880.)

Un coolie chinois, entré en décembre 1876 à l'hôpital de Ceylan, porteur d’une tumeur liquide, douloureuse, grossissante, située au-dessus du talon, et qu’il attribuait à un coup de bâton reçu quelques mois auparavant. Il n’y a ni battements ni souffle ; le dos du pied est œdématié. On diagnostique un abcès, on traite par des cataplasmes, et, les symptômes s’aggravant, on incise

largement. Au lieu de pus, il sort un fort jet de sang artériel, qu’on arrête

avec un tampon de charpie imbibé de perchlorure. Mais comme il restait un suintement sanguin notable, on ouvre de rechef pour lier les artères, et, comme on trouve le tibia très altéré, on fait immédiatement l’amputation de la jambe aux condyles. Le malade eut de l'agitation très forte, l’hémorrhagie recommença, et la mort arriva le surlendemain.

OBSERVATION XXXI. — PEMBERTON (de Birmingham). (Arch. gén. méd., 1862, p. 359; ex Med. Times et Gaz., 22 juin 1861.)

Michel C. ., irlandais, cinquante ans, marchand forain, avait, depuis dix ans, un anévrysme de l’origine de la tibiale postérieure droite, Pendant neuf mois, el dix heures par jour en moyenne, on comprima la fémorale au pubis par un clamp, sans qu’il y eût trace d’inflammation locale; l’anévrysme

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