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sion, je n'ai pas trouvé de meilleur ordre à suivre que l’ordre alphabétique: Je mettrai à part les observations inédites. Après quoi, je passerai aux considérations et déductions.
ARTICLE Ier, — HBlessures par instrments piquants : ou tranchants.
$ 1er. — Cas suivis de guérison.
OBSERVATION XLIX. — W. Apams. (Dublin Med. Press., 14 sept. 1853.)
Enfant de quatre semaines, à Roy. Orthopedic Hosp. : Anévrysme faux . produit par division de l'artère tibiale postérieure. Üne injection de perchlorure de fer amena la coagulation du sang et la guérison.
OBSERVATION L. — ALquié (de Montpellier) (« Ligat. des princip. artères », In Gaz. Méd., P., 18H, p. 170)
Dit que, dans des hémorrhagies d’artères de la jambe, ont employé la compression : Arnaud, qui l’a vue inefficace ; Foubert et Saviard, qui ont réussi avec elle.
OBSERVATION LI. — BALARDINI. (Gaz. Méd., P., 184, p. 263; ex Ann. univ. di medic., déc. 1840.)
Salvetti reçut, derrière la malléole, une plaie par instrument piquant qui blessa la péronière; grave hémorrhagie que la compression ne put arrêter ; ligature de la péronière au milieu de son parcours. Guérison.
OBSERVATION LIT. — P.-H: BÉRARD. (Trait. hémorr. trauin., in Arch. gén. méd., 1835, t. VII, p. 441.)
Auvergnat, fort, entré à Saint-Antoine, s'était blessé avec un couperet en arrière et au-dessus de la malléole interne ; section de la tibiale postérieure ; hémorrhagie primitive abondante de sang artériel. Détergeant le çaillot qui remplissait la plaie, Bérard incisa encore, et lia les deux bouts de la tibiale postérieure retractés, et obtint la guérison par première intention.
OBSERVATION LIIL. — BouTREUx. (Jowrn. complém., t. IV, p. 281.)
Un jeune homme de dix-sept ans s'était fait avec un couteau, à la partié inférieure de la jambe, une blessure intéressant la tibiale postérieure; là compression dans la plaie n’empêcha pas de fréquentes hémorrhagies pendant huit jours. Boutreux, appelé, fit comprimer au-dessus la tibiale postérieure et la fémorale, ce qui n’empêcha pas la récidive; alors, il débrida et lia l'artère, embrassant le nerf avec elle, ce qui causa une vive douleur et un engourdissement profond. Le lendemain, récidive ; on resserra le fil. La guérison se fit en six semaines, avec retour de la sensibilité.
OBSERVATION LIV.— Phil. Boyer fils. (En son édit. des Malad. chirurgic., de Boyer père, 184%, t. IT, p. 404.)
Un jeune homme de vingt-deux ans tomba sur une pointe de fer qui pénétra dans la partie supérieure et externe de la jambe, blessant la tibiale antérieure. On songeait à lier la fémorale pour arrêter l’hémorrhagie, mais Phil. Boyer débrida la plaie, la tamponna Peel trois jours, et fit cesser l'écoulement sanguin.
OBSERVATION LV. — BROUGHTON (de Preston). (Cité par Guthrie. The Lancet, 1850, t. I, p. 327.)
Cooke, juin 1847. Blessure longue de 5 pouces, en dedans de la jambe, un peu au-dessous de la tête du tibia, faite avec une hache en appointant un
pieu, et intéressant la tibiale postérieure. La plaie fut d’abord saupoudrée de | tabac, puis le chirurgien, appelé, lia le bout cardiaque de l’artère, non sans quelque difficulté, car le sang coulait en abondance, mais non par bonds, If s'arrêta aussitôt, et la guérison se fit par bourgeons charnus.
OBSERVATION LV, — BROUGHTON. (Jbid.)
frish Bill, en courant, se heurta avec force contre une pointe effilée qui entra à la partie supérieure de la jambe, divisant la tibiale antérieure. Quelques minutes après, le même chirurgien, pour arrêter l'hémorrhagie, élargit la plaie, lia le bout supérieur auprès du ligament interosseux, puis le bout inférieur, qui donnait un peu de sang noir. La ouérison eut lieu, cette fois, par première intention. |
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OBSERVATION LVI. — CarRON DU VILLARDS. (In Sanson, Hém. traum., Th. conc. clinique, 1836.)
En 1818, traversant le Mont-Cenis, il rencontra un charron, lequel perdait tout son sang par une large ouverture qu’il s'était faite, avec une herminette, derrière la malléole interne. 11 arrêta l’hémorrhagie par une compression méthodique : bandage roulé et compresses graduées sur toute la jambe, et surtout sur la tibiale postérieure. Puis le blessé fut porté à l'hôpital de Suze, où il se rétablit complètement.
OBSERVATION LVII. — CHAMPION. (Mém. méd. et chir. milit., 1862, t. VIIT, p. 200.)
Fresnel, cantinier au camp de Chalons, en août 1859, avait reçu, à 12 centimètres au-dessus des malléoles, une blessure d’un pouce de long faite avec un couteau, qui avait lésé la tibiale antérieure. L’hémorrhagie primitive, abondante, fut maîtrisée par un bandage compressif; pour tout traitement, le médecin en chef conseilla l’expectation et le maintien de l'appareil. Le sixième jour, on ordonne des cataplasmes pour ramollir et éliminer le caillot dont la plaie est remplie, et on observe au-dessous une petite tumeur pulsatile qui disparaît spontanément. Le quatorzième jour, la plaie se cicatrisant, Fresnel se remet à marcher, mais il revient cinq jours après à l'hôpital, parce qu’il s’est produit une hémorrhagie per saltum au milieu des bourgeons charnus. Après avoir hésité pour lier au-dessus, Champion débride la plaie, la déterge et reconnait un anévrysme faux qui a fusé de l’autre côté du ligament interosseux ; ne pouvant trouver l'artère sur place, il prolonge son incision de 6 centimètres en haut et lie le vaisseau. Cn obtint la guérison après une contre-ouverture pour évacuer le pus. L'auteur, pour ce cas et même en principe, se range, avec Dupuytren, du côté de la ligature d’Anel.
OBSERVATION LVIII — CHREsTIEN (de Montpellier). (Dubrueil, Anom. artér., p. 426.)
Un jeune laboureur avait été blessé par une herse au-dessus de la cheville : la tibiale postérieure fut atteinte. Malgré l'emploi d’une compression méthodique, des hémorrbagies inquiétantes se répétèrent pendant plusieurs jours. Il n’y avait plus à compter sur la ligature dans la plaie, trop ancienne ; aussi la crurale fut-elle liée. La guérison s’ensuivit.
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OBSERVATION LIX. — Sam. Cooper (cité par Guthrie, Lancet, 1849, t. I, p.226)
A: la bataille de Waterloo, a lié la fémorale pour une blessure de l'artère dans la jambe, et l’hémorrhagie ne revint pas.
Velpeau et Nichet ont confondu ce cas avec celui d’Astley Cooper, où la même ligature nécessita plus tard l’amputation (Obs. CVIT).
OBSERVATION LX. — Cooper. (Lancet, mai 1835, p. 460.) .
Sharp, quinze ans, placé dans le service de Cooper, à North London Hosp. Il s'était fait au mollet une section fort profonde et avait perdu beaucoup de sang ; les deux bouts de la tibiale postérieure furent liés dans la plaie. A partir du douzième jour, il y-eut plusieurs récidives combattues par la compression, par la ligature un peu au-dessus, enfin par la RUE de la poplitée. Le patient faillit mourir, mais reprit le dessus.
OBSERVATION LXI. — Cornisx. (Lancet, 16 février 1878, et Bull. thérap., 1878, p. 511.)
Un cultivateur de vingt ans s'était piqué à la partie externe et moyenne de la jambe ; il survint un anévrysme faux consécutif de la tibiale antérieure, qui, trois mois après, était gros comme un œuf. Le 2 décembre 4877, pendant une heure, on entoure le membre inférieur, sauf la tumeur, avec la bande d’Esmarch : les battements et le souffle cessent. Puis, à cause de la douleur, on enlève l’appareil, qu’on remplace par un tourniquet sur la fémorale, maintenu six heures encore; on le desserre alors peu à peu. Vingt jours après, la tumeur avait presque disparu. D’après l'auteur, c'était là tout à fait le cas et la façon d'employer l'appareil d'Esmarch. :
OBSERVATION LXIT. — Cowan. (Lancet, 1898-29, t. I, p. 719.)
Buchanan, douze ans, entré à l’infirmerie royale de Glasgow pour une blessure au côté externe et supérieur de la jambe, datant de trois semaines ; depuis ce temps, l’hémorrhagie, violente au début, avait été mal contenue par la compression. La ligature fut appliquée sur la tibiale postérieure. Le sang continua . à couler doucement, mais fut arrêté par le tamponnement. Guérison.
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OBSERVATION LXIIL. — Gras (de Brest). (Communic. à Soc. chir., = 21 juil. 1875. — Rapport de Lannelongue.)
Deux observations de plaies artérielles, où l’hémorrhagie étant déjà arrêtée depuis plusieurs heures, le chirurgien a cru devoir néanmoins lier le bout inférieur de l’artère pour prévenir une hémorrhagie secondaire au moins probable. L'une était l’humérale, l’autre la tibiale antérieure.
A la discussion qui suivit, MM. Lannelongue, Blot, Verneuil, Perrin, Guyon, Larrey, Giraldès, approuvent pleinement cette manière d'agir. Naturellement M. Desprès fait des réserves. M. Verneuil surtout insiste pour qu’on ne se dispense pas de lier les deux bouts, lors même que l’hémorrhagie parait être arrêtée provisoirement.
OBSERVATION LXIV. — Deschamps. (Boyer, Mal. chir., 1844, t. IT, p.397.)
Piqüre de la partie antérieure de la jambe, un peu au-dessous du milieu ; l’hémorrhagie fut arrêtée par la compression, mais il survint un anévrysme faux consécutif de la tibiale antérieure, gros comme un œuf, ayant présenté des battements qui disparurent. Deschamps l’opéra par la méthode ordinaire d'alors : l'ouverture, l'enlèvement du caillot, très dur, et l'arrêt direct du sang. Guérison.
OBSERVATION LXV. — DescHamps. (Roux, Médec. opérat., t. I, p. 709.)
Piqûre de la jambe par une pointe de couteau, à la partie supérieure ct interne; anévrysme faux primitif de la tibiale postérieure: Deschamps débrida la tumeur, reconnut avec le doigt le point où l'artère avait été ouverte, et, ne pouvant la lier, il transperça l’espace interosseux et les muscles par un bis- . touri qu’il fit sortir au-devant de la jämbe ; il fit alors, au-dessus de la blessure, une ligature médiate de l'artère, comprenant une partie du ligament interosseux, quelques portions charnues et peut-être la tibiale antérieure et son nerf. Hémostase et guérison. k
OBSERVATION LXVI. — DUBRUEIL (de Montpellier). (Anomal. artér., 1847,
Dans son noviciat à l'hôpital maritime de Brest, il a vu plusieurs fois des blessures de la tibiale antérieure, à sa partie inférieure, faites par l’hermi-
nette, chez des charpentiers, avec section du tendon du jambier antérieur. Q uand les malades étaient amenés assez tôt, on liait les deux bouts du vaisseau sans avoir besoin d'agrandir la plaie.
OBSERVATION LXVII. — DUBRUEIL. (Anom. artér., p. 426.)
Il a réussi, par la compression seule, mais en intervenant immédiatement, à suspendre une hémorrhagie de la tibiale postérieure, ouverte par un coup de sabre.
OBSERVATION LXVIIT. — DUBRUEIL. ([bid., p. 426.)
Il a vu une autre fois, pour semblable blessure, lier le bout supérieur de Vartère; le sang coula à plusieurs reprises par le bout inférieur, de sorte qu'il fallut se décider à inciser des parties tuméfiées et enflammées, et à y porter une ligature.
OBSERVATION LXIX.— DuPuYTREN. (Gaz. médic., P., 1831, p. 290.)
Un jeune homme, se servant d’un couteau comme tire-botte, s'était percé la jambe droite derrière le tibia. Un jet de sang vermeil fut arrêté par la compression locale permanente, et la blessure se cicatrisa. Cinq mois après, il renträ à l’'Hôtel-Dieu pour une tumeur large, non pulsatile, ayant paru dans le lieu de la blessure, au côté interne du mollet, et qui, à quatre reprises différentes, avait diminué par le repos seul; d’après son dire, une ponction avait fait sortir du sang noir. D’après la marche et la situation de l'affection, on diagnostiqua un anévrysme consécutif à une blessure de la tibiale postérieure,
-qu’il fallait opérer pour prévenir une hémorrhagie fatale par perforation. La crurale fut liée au tiers moyen, et sectionnée entre deux fils. Quelques jours après, on eut une petite hémorrhagie par la plaie opératoire; on saigna le malade; on ne put avoir la réunion que par seconde intention. Les forces s'étaient conservées, et lé volume de la jambe avait diminué graduellement quand le malade quitta l'hôpital, deux mois après.
OBSERVATION LXX. — Marcelin DuvaL. (Traité de l'hémostasie et spéc. des lig. d'art.)
S..., ouvrier du port de Brest, mars 1855, en taillant, avec l’herminette, une pièce de bois placée de champ devant lui, donna un coup à faux, et le
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tranchant de l'outil vint le frapper au cou-de-pied, y faisant une plaie de G centimètres, qui avait sectionné la peau, les tendons, et ouvert largement l'articulation. Il y eut une hémorrhagie très forte, mais qui s'arrêta bientôt. À l'hôpital, M. Duval reconnut que la malléolaire interne avait été divisée, aussi lia-t-il le bout inférieur qui battait dans la plaie; puis il découvrit la übiale antérieure au point où elle fournissait cette artériole, et la lia à quelques millimètres au-dessus et au-dessous. Il rapprocha les lèvres de la plaie et employa les irrigations froides continues; il y eut néanmoins une arthrite fort grave, qu’on combattit par les antiphlogistiques et les émollients. Après une suppuration abondante, une pleuro-pneumonie, d’autres accidents, le blessé finit par obtenir une guérison chèrement achetée; mais, quatre mois après l’ankylose était presque complète. Ici, évidemment, c'était non la lésion et la ligature vasculaires, mais la plaie pénétrante de l'articulation, qui fut grave et domina la scène.
OBSERVATION LXXI. — Ebye. /Med. Times and Gaz., 1853, t. IN, p 500.)
J. Cook, trente-six ans, bûcheron, entré à l’infirmerie d’Exeter : peu de temps auparavant, il s'était blessé en avant de la jambe et vers la partie moyenne par un coup de croc; une forte hémorrhagie immédiate fut arrêtée par un bandage. A l’examen, le membre est froid ; la plaie est pansée méthodiquement ; mais il se forma un anévrysme faux sur la tibiale antérieure blessée. Edye, considérant les bons effets de la compression, appliqua un tourniquet sur le milieu de la fémorale et un bandage serré sur la jambe. Les pulsations et la tumeur diminuëfent; le pouls revint à la pédieuse., Un mois après, le malade était guéri.
OBSERVATION LXXIT. — FEATHERSTONEHAUGH. (Lancet, 23 fév. 1849.)
J.-H. L.., de Gateshead, robuste, trente-deux ans, se fit une blessure profonde à un demi-pouce en avant et au-dessous de la tête du péroné (nov. 1848), par un morceau de verre fiché horizontalement ; ilne s’en aperçut que par une hémorrhagie très abondante. Le sang fut arrêté par la compression, mais revenait chaque fois qu’on enlevait le bandage, et cela jusqu’au trente-septième jour. Alors, il y eut un écoulement plus fort, nécessitant une intervention immédiate. On ouvrit et l’on lia les deux bouts de la tibiale antérieure divisée à son passage à travers le ligamént interosseux ; le mor-
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ceau de verre futretrouvé, fixé par sa pointe dans le tibia; Un mois après, la
guérison était achevée. ES sise Guthrie, qui rapporte ce cas, ajoute : avec ce fragment de verre, qu'eût
servi la ligature de la fémorale ?
OBSERVATION LXXII. — GELÉE (cité par Velpeau. Méd. opér., t. IT, : p. 119)
Mit un terme à une hémorrhagie de la tibiale postérieure, en incisant et passant un fil pour tirer un morceau d’agaric contre l'artère.
OBSERVATION LXXIV. — Gore. (Lancet, 1866, t. I, p. 537.)
S..., vingt-trois ans, laboureur, hôpital de Bath, septembre 1860, avait reçu, neuf semaines auparavant, une blessure au milieu du mollet par pointe de faulx, qui avait atteint l’os ; une hémorrhagie considérable avait été arrètée par pression, mais revint à plusieurs reprises et anémia beaucoup le malade, Enfin, une récidive plus intense fait qu’on se décide à débrider et à lier dans la plaie les deux bouts de la tibiale postérieure divisée. On arriva ainsi à la guérison sans accident,
OBSERVATION LXXV. — Gore. ( Lancet, ibid.)
John R..., vingt-huit ans, homme très musclé, entré, en août 1865, au même hôpital. En coupant un chou, il s’était enfoncé son couteau au côté interne et au milieu du mollet; l’hémorrhagie, que le blessé évalue au quart de son sang, fut maîtrisée par le tamponnement ; elle revint quand on enleva la charpie, à l’entrée dans l'hôpital, mais cessa bientôt d’elle-même ; elle recommença le surlendemain. On débrida alors et on lia les deux bouts de la tibiale postérieure. Le nerf était intact. Guérison.
OBSERVATION LXXVI, — Ch. HALL. (Gaz. méd., P. 1838, p. 31; eæ Lond, Méd. Gaz.)
Parkinson, trente-six ans, fendait du bois, quand sa hache glissa et lui fit une plaie de 3 pouces de long à la partie inférieure et interne de la jambe droite. Il y eut, à ce moment, une forte hémorrhagie qui se reproduisit quand,
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pour l’examen, on enleva le bandage. On lia les deux bouts de la tibiale postérieure sectionnée (ainsi que le nerf) à un pouce de sa. bifurcation. Guérison sans accident.
OBSERVATION LXXVII — R. HARRISSON (Anat. of artér., Dublin, 1825, t. Il, p. 179)
À assisté à trois ligatures de la tibiale postérieure qui, toutes, bien que pratiquées par des chirurgiens en renom, furent d’une longue et pénible exécution. Le succès les couronna cependant. |
Le Fort, dans sa Médec. opér., 1874, p. 320, dans son relevé des seize ligatures de cette artère, parvenues à sa connaissance, dit que Harrisson a fait trois fois cette opération. On voit que ce n’est pas tout à fait exact.
OBSERVATION LXX VIII. — Josse (d'Amiens). (Velpeau, Médec. opér., t. TI, D 119)
Pour un anévrysme faux de la tibiale antérieure, consécutif à une chute sur une pointe de sabre, lia la fémorale, puis dut arriver à lier directement l’artère blessée.
OBSERVATION LXXIX. — LeisriNCx (de Hambourg). (Gaz. méd., P., fév. 1874; ex Zeitsch, f..chir.)
Un homme de trente ans, robuste, se blessa avec un couteau à la partie antérieure et externe de la jambe; il s’ensuivit une forte hémorrhagie arrêtée par syncope. Huit jours après, on observa, à la même place, un anévrysme faux de la tibiale antérieure, gros comme le poing. Leisrinch, après avoir appliqué la bande d’Esmarch, ouvrit la cavité anévrysmale, la détergea, lia l’artère, bourra de charpie et guérit son maläde.
OBSERVATION LXXX. — LisrRANc (Trait. anév., Th. conc., 1834, tableau, p. 148 ; ex Méd. Gaz., t. VIIT, p. 765)
Dit qu'un malade, nommé W. Hart, a été guéri par la ligature d’un .anévrysme faux consécutif de la tibiale antérieure. Poncet, art. « Jambe », attribue, à tort, ce fait à Desault.
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OBSERVATION LXXXI. — LoGan (de Leeds). (Rapp. par Estor, in trad. du Traité des plaies, de J. Bell ; ex Hey, Pract. obs.)
Un homme avait eu l’artère tibiale postérieure ouverte par un pieu qui avait pénétré d'avant en arrière. L’hémorrhagie s’étant réitérée malgré la compression, Logan enfonca le doigt dans la plaie, lui fit faire saillie à la face postérieure de la jambe, et divisa les téguments sur les côtés du tendon d'Achille, Cette contre-ouverture n’ayant pas suffi, il découvrit le péroné et en réséqua environ 2 pouces avec une scie, dite scie d’Hey, alors seulement il put saisir et lier les deux bouts de l’artère. La guérison se fit par première intention. :
Bérard, art. « Jambe », du Dict. en 30, et Velpeau, Médec. opér., et les auteurs qui sont venus après, ont mis cette opération sur le compte de la tibiale antérieure, faute d’avoir remonté aux sources, et ont trouvé détestable la pratique de la résection du péroné. Je le crois bien. Mais il y avait confusion. Bérard attribue même le fait à Hey, sans doute parce qu’on se servit d’une scie qu’il avait inventée.
OBSERVATION LXXXII. — I. Massey (de Nottingham). (Lancet, 9 juin 1849.) -
W..., soixante-six ans, blessé en août 1844 par un couteau bien effilé, qui ‘ avait dü atteindre la tibiale antérieure à sa partie supérieure. Une hémorrhagie abondante se renouvelant à plusieurs reprises, on lia la fémorale le dixième jour, et l’on obtint la guérison.
OBSERVATION LXXXIIT. — MIRAULT. (Journ. complém.,t. IV, p. 281.)
Dans un cas vu par Boutreux, pour une blessure de la tibiale postérieure, se borna à comprimer et ne voulut jamais lier, bien que la guérison se soit fait attendre quarante jours.
OBSERVATION LXXXIV.— MOoNCRIEFF-ARNOTT. (Lancet, 1845, t. II, p. 677.)
Un jeune homme robuste, entré, en janvier 1845, à l'hôpital de Middlesex, venait de se faire, avec un ciseau de menuisier, une plaie par piqûre à la
partie interne et au tiers supérieur du mollet; forte hémorrhagie de sang artériel et veineux. Arnott, incisant largement, s’assura que l'artère tibiale postérieure, et ses deux veines, étaient coupées; il lia les deux bouts de l’artère et de la plus grosse veine, se bornant à comprimer le bout inférieur de l’autre. Le onzième jour, à la chute des fils, il y eut une légère hémorr hagie, que, la compression de la fémorale étant impuissante, le tamponnement parvint à maîtriser. Au bout de deux mois, la cicatrisation était parfaite.
OBSERVATION LXXXV. — Moore. (Cité par Le Fort, Méd. opér., I, 320.)
Blessure de la tibiale antérieure au tiers supérieur. Moore fit la ligature directe, en se guidant sur le cratère de l’hémorrhagie.
OBSERVATION LXXXVI. — NèvE (de Bar-le-Duc}. (Cité par Velpeau, Méd. opér., t. II, p. 115.)
Pour un anévrysme traumatique de la tibiale antérieure, vers 1835, a lié la fémorale avec succès.
OBSERVATION LXXX VII. — Nicuer. (Gaz. méd., P., 1833, p. 681.)
Michel Rivière, boucher, athlétique, quarante-cinq ans, s’enfonça par mégarde, le 20 septembre 1831, un couteau dans la partie supérieure et interne de la jambe; le sang, ayant jailli à plusieurs pieds de distance, fut arrêté avec peine par un mouchoir serré, mais la jambe se tuméfia beaucoup. Un officier de santé ne vit qu’une veine ouverte; il réunit la plaie et conseilla le repos; quelques jours après, en effet, le liquide paraissait tout résorbé. Mais quand le malade se remit à marcher, il se développa une tumeur qui grossit rapidement, et qu’il fut facile de reconnaitre pour un anévrysme faux consécutif de la tibiale postérieure. Le 17 octobre, Nichet lia la fémorale au tiers supérieur. Les battements cessèrent, la tumeur s’affaissa ; il y eut une sensation de froid et de fourmillement au bas du membre inférieur. Le septième jour, les pulsations reparurent dans la tumeur : on employa une légère compression, puis de la glace ; l’anévrysme se réduisit ou augmenta selon les imprudences du malade; mais, enfin, au soixante-sixième jour, les bruissements avaient cessé, et le boucher, guéri, pouvait reprendre son état.
L'auteur fait remarquer que, souvent, dans la ligature d’Anel, l’anévrysme ne guérit qu'après une récidive momentanée. Le sens de son travail est tout à l'appui de la théorie et du traitement de Dupuvytren.
OBSERVATION LXXX VIII. — PELLETAN. (Clin. chir., 1810, t. II, p. 266.)
Un jeune homme s'était percé profondément le devant de la jambe avec un canif, la compression directe arrêta l’hémorrhagie qui récidiva. Au septième jour, Pelletan, incisant l’eschare, détergea et vit que le sang venait de derrière le ligament interosseux percé, probablement de la tibiale postérieure. Ne pouvant lier, il bourra la plaie de charpie et comprima toute la jambe pendant huit jours. Hémostase et guérison.
OBSERVATION LXXXIX. — J. RocHaARD.…. (Art. « Plaies, » Dict. prat., t.. XXVIIT, p:79.)
Une jeune paysanne s'était, avec une faucille, sectionné le mollet en travers jusqu’à l'os ; écartement de 12 centimètres. La ligature des deux bouts de la tibiale postérieure fut facile, et la plaie se réunit par première intention.
OBSERVATION XC. — Prof. Roux. (40 ans de prat. chir., t. IL, p. 368.)
Il dit que les plaies du membre inférieur lui ont fourni l’occasion de lier toutes les artères depuis les plantaires et la pédieuse jusqu’à l’iliaque externe, et trois ou quatre fois les tibiales. Une fois, entre autres, il lia la tibiale antérieure très haut, qui avait été ouverte par un fragment de bouteille. Il est probable. que, dans tous ces cas, l’issue fut favorable.
OBSERVATION XCI. — J. Roux. (Clin. faite à Cherbourg et insérée dans l'Union médic., mars 1849.)
Loquet, trente-deux ans, charpentier de marine, s'était fait une blessure de la tibiale postérieure derrière la malléole par un coup d’herminette ; il y eut une hémorrhagie primitive arrêtée par la compression méthodique, mais qui récidiva. Au quatrième jour, on débrida et on fit une ligature médiate ; les battements et le sang reparurent dans la plaie, sans doute parce qu’on n'avait pas compris l'artère dans la ligature. Le treizième jour, on lia la tibiale