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postérieure à sa partie moyenne, et, comme l’hémorrhagie ne s'arrêta ps, on jeta deux ligatures médiates au-dessus et au-dessous du point présumé de l’ouverture artérielle. On obtint alors la guérison.
J. Roux saisit cette occasion pour préconiser, dans des cas semblables, la ligature immédiate des deux bouts, de préférence à la compression méthodique, sans temporiser.
Il ajoute qu’on lui a assuré que Payen avait fait une fois cette opération avec succès.
OBSERVATION XCII. — SANSsoN (Hem. traum., Th. conc., 1836)
Dit qu’un homme avait reçu, à la partie postérieure et moyenne de la jambe, un coup de couteau qui avait ouvert l’artère péronière. Des signes d’anévrysme faux primitif avaient disparu deux fois sous l'influence de la compression et du froid, mais étaient revenus par l’imprudence du malade. Le chirurgien (qu’il ne nomme pas) fit alors accepter au malade la ligature de la fémorale. Dès lors, guérison rapide. :
OBSERVATION XCIII. — SERRE. (In Alquié, « Lig. princip. art., » Gaz. méd., P., 1841, p. 668.)
Trabichon, vingt-huit ans, boucher, s’est enfoncé assez profondément un couteau au-dessous de la moitié interne de la jambe gauche, ouvrant probablement la tibiale postérieure et peut-être l’antérieure. L’hémorrhagie artérielle s’arrêta par une forte compression, et le malade rentra à l’hôpital Saint- Éloi de Montpellier. Le quatrième jour, il y eut une hémorrhagie par la blessure, et les environs de la plaie devinrent tuméfiés, bleuâtres, pulsatiles. La diète et le repos, laglace, la compression intermittente de la fémorale n’amenèrent que des amélorations passagères, et n’empêchèrent pas les progrès de la tumeur, qui envahitle devant de la jambe. Au quarante-deuxième jour, Serre se décida à lier la fémorale au triangle de Scarpas. La guérison se fit dès lors par premièré intention, malgré un abcès de la plaie opératoire, et l’anévrysme disparut. -
OBSERVATION XCIV. — SouLé (de Bordeaux). (Gaz. Hôp., 1853, p.493.)
Darrieu, cinquante ans, terrassier, entré à Saint-André, le 18 août 1853, pour une blessure qu’il s'était faite, le {er juillet, avec la pointe d’une faulx,
derrière la malléole interne, intéressant la tibiale postérieure. Une forte hémorrhagie avait été arrêtée avec peine par la compression, et, à la place, il s'était formé depuis un petit anévrysme faux, pulsatile, qui avait donné plusieurs fois du sang. Soulé tamponna par deux fois avec des bourdonnets imbibés de perchlorure, qu’il laissa s’éliminer par suppuration. La cicatrisation était presque achevée six mois après.
OBSERVATION XCV. — SranLev. (Lancet, 1849, I, 226.)
Un enfant de dix ans, dont le pied enfonça un panneau de verre, fut blessé en arrière et au-dessous de la malléole interne. L’hémorrhagie se reproduisit quand, le troisième jour, on enleva le bandage compressif qui l’avait arrêtée tout d’abord. Stanley élargit la plaie, constata la blessure de la tibiale postérieure et y plaça deux ligatures, distantes de l’orifice chacune d'environ un demi-pouce. L’hémorrhagie se reproduisit pourtant au bout d’une heure par le même orifice ; alors, on placa deux autres ligatures bien plus rapprochées, et le sang ne reparut plus.
OBSERVATION XCVI. — TampLin. (Lancet, 1845, Il, p. 678.)
Piqûre de la tibiale postérieure, à travers le tendon d'Achille, chez un enfant de trois mois. La réunion s'était faite, mais, au quinzième jour, la mère remarqua, à la même place, un anévrysme faux secondaire. La compression au-dessus et au-dessous, pendant deux semaines, ne fit qu’aggraver le mal, et la tumeur, ayant grossi, paraissait près de se rompre. On ouvrit alors, on lia l'artère directement, et l’enfant guérit très bien.
OBSERVATION XCVII. — Benj. TRAVERS. (Harrisson, Anat. of arter., r t::11,6p:178;:)
Un homme s'était blessé avec un gros ciseau, au-dessus de la cheville; à hôpital Saint-Thomas, Travers lia directement la tibiale postérieure lésée ; mais il survint une hémorrhagie secondaire, contre laquelle on lia l'artère au milieu de la jambe, non sans quelque peine pour la découvrir, car l’homme était fort et musclé. Guérison.
OBSERVATION XOVIIL. — WaxLey. (Lancet, A861, I, p. 609.)
Les tibiales antérieure et postérieure avaient été blessées par une manivelle de machine. Quand on voulut relâcher le tourniquet qui avait été appli-
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qué pour maîtriser l'hémorrhagie primitive, le sang s’échappa en plusieurs directions. Mais, malgré l'étendue de la plaie, qui n’avait pas moins de cinq pouces de long, il fut impossible de découvrir les vaisseaux pour les lier; le ” membre fut alors entouré du haut en bas par un bandage et un tourniquet placé sur la fémorale. L'hémorrhagie ne reparut plus. C’est là une sorte d'application d'Esmarch. ;
OBSERVATION XCIX. — WiNKFIELD. (British, 1878, t. IL, p. 723.)
Un jardinier s'était fait, avec un couteau, une petite blessure au mollet. L'hémorrhagie primitive s’était arrêtée par le froid et la compression, et la plaie s'était refermée. Mais, sept mois après, le malade entra à l’infirmerie Radcliffe, à Oxford ; il présentait à la jambe un gonflement pulsatile considérable, qu’il faisait remonter à la blessure, et dans lequel on reconnut un anévrysme faux de la tibiale postérieure. L’avis de Winkfield fut qu’on devait appliquer la méthode de Reid et la compression de la jambe par la bande d'Esmarch. Mais l'observation ne dit pas si cette opinion fut suivie, ni ce qui advint du malade.