PET TUE
OBSERVATION CCCI. — PAnAS. (Bul. Soc. chir. 1873, p. 177.)
Hipp. L.., cinquante-huit ans, maçon, hôpital Lariboisière. Anévrysme spontané de la pédieuse datant de trois mois; ouvert seul. Ligature de la. tibiale antérieure à 3 cent. et demi au-dessus de l’interligne, puis de la pédieuse elle-même. Récidive : tamponnement direct. Le malade succombe à l'infection purulente. M. O. Lannelongue émet l'avis qu'il eût failu débrider et lier les deux bouts aussi près que possible du sac anévrysmal.
$ 2. — Blessures du dos du pied.
OBSERVATION CÇCIL. — BLUM. (Arch. gén. méd., 1870, 1. XV, p. 360.)
Un homme de trente-deux ans eut une plaie au pied par arme à feu. Le huitième jour, hémorrhagie arrêtée par la compression sur le tiers inférieur de la jambe, mais reparaissant chaque fois que l’appareil est enlevé. Avant de lier la tibiale antérieure, on essaya la flexion forcée du genou et du coude-pied pendant quatre jours. L'hémostase fut complète et le malade guérit.
OBSERVATION CCCIIT. — CHASSAIGNAC. (Opér. chirurg., t. 1, p. 36.)
Un malade auquel Chassaignac faisait ’amputation du gros orteil et la résection du premier métatarsien, fut pris, pendant l'opération, d’unehémorrha- gie grave. Il fut impossible de saisir l’artère lésée; illia alors la plantaire interne et comprima les deux tibiales. Cinq jours après, l’hémorrhagie revint, et il lia les tibiales antérieure et postérieure au tiers inférieur. Quinze jours plus tard, nouvelle récidive et ligature de la tibiale antérieure à deux pouces plus haut. Hémostase définitive et guérison assurée.
OBSER VATION CCCIV.— CL le jeune. (Cité par Holmes, « Trait. anévr. » Gaz. hôp., 1878.)
Anévrysme au dos du pied, probablement traumatique, chez un enfant. Ligature de la tibiale antérieure. État stationnaire.
OBSERVATION CCCV. — L. FLeury (de Clermont). (Bull. Soc. chir., 4 août 1880.)
Enfant de treize ans, qui se fit une blessure de la pédieuse par la pointe d’une serpe. Hémorrhagie primitive arrêtée par la compression directe, revenue au huitième jour et arrêtée de même. Trois semaines après, constatation d’un petit anévrysme traumatique. Fleury se décide à regret à lier la tibiale antérieure, qui fut pénible, et ne fit pas disparaître la tumeur, et il y eut une hémorrhagie secondaire par la plaie opératoire. On lia alors la fémorale. L'enfant, quoique très affaibli, finit par guérir. À ce propos, M. Fleury, élève de Dupuytren, se prononce catégoriquement pour la théorie de son maitre, pour la ligature de la fémorale dans le cas de blessure artérielle du pied. Cette assertion est combattue par tous les membres de la Société de chirurgie, y compris M. Desprès.
OBSERVATION CCCVI. — LEcoMTE. (Arch. méd. nav., 1879, t. XXXI, p.29.)
E..., enseigne de vaisseau, se fait avec un couteau une large et profonde blessure au dos du pied. Fortes hémorrhagies, récidivant malgré la compression. Ligature, par M. Piesvaux, de la tibiale antérieure au cou-de-pied, de la pédieuse au-dessous de la plaie et des deux artérioles qui donnaient encore du sang. Guérison.
N 3. — Blessures de la plante du pied.
OBSERVATION CCCVII. — DeLarEe. (Th. Ferreau, mai 1875, Trait. anév. faux conséc.)
Augustine, sept ans et demi, nov. 1866, Charité de Lyon, scrofuleuse. Blessure de la plantaire externe par morceau de verre; l’hémorrhagie primitive s’arrêta pendant une syncope ; guérison apparente, mais, un mois après, anévrÿsme faux consécutif. La compression, tant digitale que mécanique, ayant été déclarée insupportable, Delare lia la tibiale postérieure derrière la malléole, et fit comprimer en même temps la pédieuse. Les battements persistèrent d’abord, mais cessèrent bientôt en même temps que la tumeur durcit ct la guérison s’affirma.
OBSERVATION COCVIIL. — HUGUIER. (Bull. Acad. méd., 26 sept. 1848.)
Hôpital St-Louis, juillet 1830. Plaie par balle de la tibiale postérieure sous la voûte du calcanéum. La ligature de la tibiale postérieure au-dessous de la malléole fit cesser l’hémorrhagie pour toujours.
OBSERVATION CCCIX. — Hussey. (St-Barthol Hosp. Rep., 1878, p. 71.)
Jeune homme, admis, en mai 1857, à l’infirmerie Radcliffe, ayant reçu une blessure par coup de fusil chargé à plomb, qui avait traversé le milieu du pied du haut en bas. Onzième jour, hémorrbagie artérielle abondante, qui fut arrêtée par la ligature de la tibiale antérieure au dos du pied, et de la tibiale postérieure au talon, dans les parties saines. Guérison qui se maintint. Il paraît que plus tard le pied opéré était plus frileux que l’autre.
OBSERVATION CCCX. — E.-L. Hussey. (Zbid.)
Un jeune cordonnier avait eu, en mai 1868, le pied écrasé par une pièce de bois ; il en était résulté un anévrysme faux de la plantaire interne. On fit plus tard une ponction qui donna lieu à une hémorrhagie que la compression fut impuissante à arrêter. On lia la plantaire interne, mais il y eut une récidive le septième jour; une ligature de la tibiale antérieure n’empêcha pas une seconde récidive le quatrième jour. On lia alors la tibiale postérieure, et la guérison fut définitive.
OBSERVATION CCCXI. — F. PonGET. (Relat. de l’'hôp. milit., Strasbourg, | in Montpellier médical, 1872.)
Un garde mobile, blessé le 6 sept. 1870 d’un éclat d’obus qui enleva les parties molles de toute la plante du pied jusqu’au talon, détruisant en partie le calcanéum. Hémorrhagie. On lia la tibiale postérieure derrière la malléole, et la guérison se fit simplement.
OBSERVATION CCCXII — Grar. (H. Schmidt, n° 280.)
Soldat allemand, blessé le 18 août 1870 d’un coup de feu qui avait broyé le premier métatarsien; un mois après, il y eut pendant quelques jours un peu
de pourriture d'hôpital. Le 7 octobre, violente hémorrhagie par la plantaire interne : on lie latibiale postérieure; récidive, on lie la fémorale superficielle ; nouvelle hémorrhagie par la plaie opératoire : on lie alors la fémorale commune en y comprenant des fibres musculaires, mais non le nerf ni la veine. Hémostase et guérison satisfaisante.