CHAPITRE VIII
Lésions artérielles du pied ayant nécessité des ligatures d’artères de la jambe.
$ 1. — Anévrysmes spontanés.
M. Delôrme a réuni, dans la Gazelte hebdomadaire de février 1879, quatorze exemples d'anévrysmes spontanés de la pédieuse traités par dif- . férents moyens. Trois de ces cas ont nécessité la ligature de la tibiale antérieure. C’est à ce titre seul que j'en reproduis ici le sommaire. Il y joint le fait de M. Denucé (obs. V), qui est de la tibiale antérieure. Ces faits, d’ailleurs, avaient été présentés à la Société de chirurgie.
OBSERVATION CCXCIX. — Apams. (British, 8 déc. 1877.)
Ouvrier de vingt-neuf ans, à l'hôpital de Londres, porteur d’un anévrysme spontané de la pédieuse, gros comme une noix. Le repos et la compression de lafémorale n’amènent aucune amélioration. Alors Adams lia la tibiale antérieure à sa partie supérieure. La tumeur ne battit plus et s’affaissa, mais elle se mit plus tard à suppurer ainsi que la plaie opératoire ; l’inflammation gagna l'articulation. Finalement on amputa la jambe. Guérison pénible.
OBSERVATION CCC. — AzÉMA (de la Réunion). (Bull. Soc.-chir., 1874, p. 250.)
J. H..., soixante-dix ans, avril 1852. —: Anévrysme de la pédieuse qu'il attribue à un faux pas. En juillet, on lia la tibiale antérieure à son tiers inférieur : la recherche fut pénible à cause d’une légère anomalie. Guérison persistant trois ans après.