‹ Lésions des Artères de la JambeChapitre 5 sur 54 · HR US · texte numérisé non relu

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malléolaires, interne et externe. Au hpsraent annulaire du tarse, elle devient artère pédieuse. pe

B. — Le tronc tibio-péronier, long de 3 à 5 centimètres, se place en avant du soléaire ; il fournit l'artère nourricière du tibia.

C’est ici le lieu de mentionner que les Anglais donnent à ce tronc le nom d’artère tibiale postérieure, qu’il ne prend chez nous qu'après sa bifurcation. Cette remarque a son importance, parce que les blessures et les anévrysmes spontanés, rapportés en Angleterre à la tibiale postérieure, ont une tout autre gravité, selon qu'ils siègent dans le losange poplité ou derrière les malléoles, et que, la confusion étant possible, la place de la lésion devrait toujours être exactement indiquée.

a. — L'’artère tibiale postérieure est située entre le muscle soléaire en arrière, le jambier postérieur et le fléchisseur commun des orteils en avant. Comme l'artère précédente, elle est placée entré deux veines, et en dedans du nerf tibial postérieur. Elle est aussi bien plus superficielle en bas, où elle correspond au bord interne du tendon d'Achille, puis à la voûte du calcariéum, s’y divisant en plantaire interne et en plantaire externe.

b. — L’artère péronière est recouverte par le soléaire, et plus bas par le fléchisseur propre du gros orteil. Avec la Drécédiente: elle arrose les muscles de la région.

$ 2. — Anomalies.

Les anomalies des artères de la jambe sont relativement assez fréquentes, et il est bon de toujours y songer quand on est en présence d’une blessure artérielle ou quand on veut y faire une opération.

Les ouvrages qui contiennent le plus de renseignements à ce sujet, sont : les Traités d’ Anatomie de Beaunis et Bouchard, de Fort, et le livre de Dubrueil : Anomalies artérielles, 1847, p. 308 et s., qui est fait surtout d’après l'ouvrage de R: Quain : The anatomy of arteries of the human body, London, 1842.

En général, ces anomalies, assez variables dans leurs détails, et qu’il serait oiseux d’énumérer ici, font que les trois artères de la jambe se diminuent, se renforcent ou se suppléent réciproquement.

R. Quain, pour la tibiale antérieure, sur 318 dissections, l'a vue huit fois un peu changée dans ses rapports, six fois s’anastomasant à sa naissance avec la péronière, trois fois très grosse, renforçant la tibiale postérieure, et deux fois suppléée par elle. Pour la tibiale postérieure, sur 211 sujets, onze fois elle a manqué plus ou moins complétement, et les plantaires naissaient de la péronière ; douze fois elle était fort diminuée et son calibre accru par des branches de la péronière ou de la tibiale antérieure; deux fois elle suppléait la péronière. Enfin, sur 208 dissections de cette dernière artère, dix-sept fois elle remplaçait, en tout ou en partie, la tibiale postérieure ; six fois, fort grosse, elle renforçait la tibiale antérieure ; quatre fois elle était fort diminuée.

Il résulte de ces chiffres qu'il y a, pour les artères de la jambe, une irrégularité notable sur quinze ou seize cas. ÉN

Le seul fait pathologique ou j'ai vu une anomalie indiquée est celui de Pelletan, qui observa un anévrysme spontané de la tibiale antérieure simplement sous-cutanée (Obs. VIID), et, chose digne d'attention, la fille de cet homme présentait la même disposition.

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