OBSERVATION XXV
Lésion du plexus lombaire.
Boër blessé à Maggersfontein.
Orifice d'entrée : onzième espace, en arrière de la ligne axillaire,
Orifice de sortie : dixième espace, au milieu de la ligne axillaire.
Sensibilité affaiblie dans le territoire du cutané externe et de la branche crurale du génito-crural. Au bout de quinze jours, anesthésie moins marquée ; persistance d'une sensation d’engourdissement qui disparaît vite.
Observations inédites.
OBSERVATION XXVI (personnelle).
(Prise par nous à l’hospice mixte d'Épinal.)
Le nommé C.., chasseur à pied, réserviste, aux manœuvres de 1900, fut victime de l'accident suivant :
Etant sur un mur, il voulut sauter et, pour cela, prit un point d'appui sur l'ouverture du canon de son fusil. Celui-ci était chargé à blanc. Le coup partit et GC... reçut toute la charge dans la paume de la main. Immédiatement pensé par son médecin-
major, il a été dirigé sur l'hospice mixte d'Epinal, où nous l'avons vu à 4 heures de l'après-midi.
Au moment où nous voyons le blessé, nous remarquons que
le pansement, quoique très épais, est complètement traversé par
le sang
D) ï décide à l'enlever. Nous voyons alors une plaie très déchiquetée,
qui suinte assez abondamment. Cette circonstance nous
très sale, à bords recroquevillés, dont on ne voit pas le fond, comblée par un caillot de sang, sauf à la partie supérieure et interne, Cette plaie s'étend en hauteur depuis le pli de flexion des trois derniers doigts jusqu'à 2 centimètres au-dessus du pli du poignet, et en largeur depuis le bord interne de la main jusqu’à la partie moyenne de l’'éminence thénar.
Troubles moteurs. — Le malade ne peut pas remuer les doigts, sans doute à cause de la douleur que ces mouvements lui causent, car on le voit esquisser des mouvements d'adduction.
Troubles sensilifs. — Il existe une anesthésie absolument complète et de toutes les sensibilités dans le territoire du médian, contrastant avec une sensibilité exquise dans le domaine du cubital.
Troubles thermiques primitifs appréciés à la main. La température des doigts lésés est plus basse que celle des doigts du côté sain.
Etant donné l'hémorragie qui ne s'arrête pas malgré une compression soignée, nous nous décidons à intervenir immédiatement. Nous enlevons d’abord le caillot, ct lavons soigneusement la plaie à l'eau bouillante. Nous remarquons que l'hémorragie vient surtout de l'artère cubitale, qui est nettement coupée à la partie toute supérieure de la plaie, et aussi d'une artère siluée à la partie moyenne, sans doute l'artère du nerf médian. Nous lions ces deux artères au catgut, il reste un léger suintement provenant des différents muscles des éminences thénar et hypothénar qui sont broyés. Nous les suturons tant bien que mal. La branche antérieure du eubital était à nu, mais parfaitement intacte. Quant au médian, il parait à première vue complètement coupé, et ses deux extrémités au niveau du poignet sont éloignées l’une de l’autre, Mais à un examen plus attentif, nous constatons que la