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CONCLUSIONS

I. Les lésions des nerfs par coups de feu sont relaüvement assez fréquentes ; nous n’en avons pu faire le pourcentage. Observées tant dans la pratique civile que dans la chirurgie de guerre, elles ont été surtout étudiées par les chirurgiens militaires dans les différentes

guerres récentes.

IT. Au point de vue anatomo-pathologique, nous avons distingué trois stades principaux : l'ébranlement, la contusion, la section complète ou incomplète. La contusion légère ou grave est la lésion la plus com-

mune.

III. Si altéré que soit un nerf séparé de ses connexions ordinaires, il ne faut jamais désespérer de sa régénération: elle pourra se faire d'autant plus complètement et plus rapidement qu'on aura laissé faire la nature si la séparation des deux bouts n’est pas considérable, et, dans le cas contraire, si la suture a rétabli, en temps voulu, la continuité du tronc.

IV. Les complications consécutives aux plaies des nerfs portent sur la motilité (paralysie), sur la sensibilité (anesthésie, hyperesthésie, causalgie), sur la nutri-

ra lion (troubles trophiques: aspect luisant de la peau, phlyctènes, ulcérations..….) et les fonctions des centres (tétanos sensoriel, épilepsie traumatique, chorée, hys-

térie, paralysies à distance et atrophies généralisées.….)

V. Les lésions nerveuses possèdent un pouvoir étonnant de guérison. Dans quelques cas où les lésions étaient extrêmement graves, on à pu observer leur

guérison (observations recueillies au Transvaal.

VI. Si dans quelques cas la suture nerveuse immédiate a donné des résultats, il n'en est pas moins Vrai qu'il vaut mieux le plus souvent agir secondairement. Les interventions secondaires seront préférables. C'est dans ces cas que l'on observe le plus fréquemment le retour rapide de la sensibilité et, de ce fait, la disparilion des troubles trophiques.

VII. Nous proposons, en conséquence, de fixer à Lrois semaines où un mois la date minima à laquelle le chirurgien puisse songer à intervenir utilement. Nous avons vu, au reste, que, dans la guerre anglo-boër, des opérations proposées ont été finalement rejetées par suite de l'amélioration survenue.

VIII. Une intervention qu'on devra tenter souvent, c'est la libération d'un tronc nerveux englobé par du lissu cicatriciel par suite d’un séton des parties molles, ou dans un cal osseux.

IX. À ütre de traitement complémentaire, nous adjoindrons le massage et l'électricité employée sous forme de courants galvaniques dans le cas de névrite el

ae de courants faradiques combinés avec les prenuers contre les troubles de la motilité.

X. Contre les contractions spasmodiques, les contractures et surtout la douleur, si l'électricité est impuissante, on pourra lenter le hersage, l’élongation, la névrotripsie. En cas d'échec, c'est à la névrotomie, à la névrectomie, à l'exlirpalion du névrome qu'on aura

recours,

XI. Dans certains cas, la douleur ne cèdera qu'avec l'emploi d'analgésiques tels que les injections de morphine.

XII. Enfin, dans les cas de difformités acquises, l'emploi d'appareils prothétiques pourra rendre quelques services.

Vu:

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