‹ Lésions des nerfs par coups de feuChapitre 6 sur 37 · LAURE · texte numérisé non relu

LAURE

Nous avons longuement savouré la lecture du livre de Weir Mitchell sur les Lésions des nerfs el de leurs conséquences, lecture intéressante comme l'est d’ordinaire celle des œuvres où les auteurs parlent de ce qu'ils ont vu par eux-mêmes.

La guerre de 1870-1871 a donné lieu, en France, à quelques travaux intéressants sur les lésions des nerfs par armes à feu. On peut consulter sur ce sujet les thèses de Larue (Paris, 1871), de Belleau (Paris, 1871), de Cunin (thèse de Paris, pee dans les Archives de médecine de 1873, Gillette a fait paraître des Remarques sur les blessures par armes à feu pendant le siège de Metz (1870) et celui de Paris(1871). Delorme, en 1888, a publié son Trailé de chirurgie de querre. Ce mémoire renferme l'exposé de nombreuses recherches personnelles sur les divers points de l'histoire de blessures par armes de guerre : nous y avons puisé des renseignements pleins d'intérêt qui se rattachent directement au sujet qui nous occupe.

En 1889, paraissait l'ouvrage de Nimier et Chauvel : Traité de chirurqie d'armée, où la question est longuement (railée.

Entre temps paraissaient quelques publications séparées, soit dans les Archives de médecine et de pharmacie militaires, soit dans diverses publications de chirurgie, à Lyon et à Paris. C’est ainsi que Morat, dans les Mémoires et Comptes rendus de la Société

chell, Morehouse et Kean. Philadelphie, 1864. Weir Mitchell, Des lésions des nerfs el de leurs conséquences, dune Dastre, 1874.

Tres

des sciences médicales de Lyon, 1837, rendait compte d'une section du nerf sciatique poplité interne par un éclat d’obus occasionnant un mal perforant des deux premiers orteils.

Le Fort, dans le Bulletin et Mémoire de la Société de chirurgie de Paris (1882), citait le cas de guérison d'une blessure du nerf médian par un plomb de chasse.

En 1895, Kocher, en Allemagne, fait paraître des Leçons sur les blessures par coup de feu des balles de petit calibre, passant rapidement sur les lésions nerveuses.

Toubert publie en 1900 un Précis de chirurgie d'armée, dans lequel nous relatons les troubles consécutifs des lésions nerveuses par coup de feu.

Peu de temps après est mis au Jour l’ouvrage de Makins sur les Blessures observées pendant la querre du Transvaal.

Quelques-unes des questions traitées dans ce travail avaient déjà paru dans le British medical Journal, pendant 1899-1900. Küttner, par exemple, y publiait quelques cas intéressants au cours de la guerre angloboer.

Cette œuvre de Makins est certainement la plus complèle qui ait été faite au sujet des lésions nerveuses par coups de feu : nous nous en sommes très souvent Inspiré dans le cours de notre travail.

En 1901, Schlick et Herold ont publié dans le Deutsche militärztliche Zeitschrift des observations de blessures par armes à feu pendant l'expédition de Chine.

Cette même année paraissait le Traitement des blessures de querre, par les professeurs Nimier et Laval

SAÎUEE

du Val-de-Grâce. Nous y avons trouvé des renseignements nouveaux, notamment en ce qui concerne le traitement.

Enfin, pour la question qui nous occupe, Chipault dans son ouvrage sur l'État actuel de la chirurgie nerveuse a longuement étudié les questions et les procédés de chirurgie employés pour les cas des lésions nerveuses par les différents traumatismes. Les théories si complexes de la régénération des nerfs y sont exposées dans leurs grandes lignes. Nous avons relevé, dans l’article du professeur Nimier, sur les lésions des nerfs par les projectiles de guerre actuels, la phrase suivante : « Les traumatismes par projectiles de guerre du système nerveux périphérique : racines, plexus, branches, réseau terminal, ne sauraient nous arrêter ; leur étude est beaucoup trop complexe pour être traitée en quelques lignes. À peine sera-t-elle esquissée 1e1. »

C'était donc une question à mettre au point.

C’est ce que nous avons essayé de faire, en lui donnant tout le développement nécessaire. Puissions-nous avoir rempli notre tâche avec succès : nous aurons toujours la consolation d'y avoir mis {tous nos efforts.

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