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peuvent donner, puisque les examens radiagraphiques (comme les examens diaphanoscopiques) sont souvent nuls dans nombre de cas où le traitement sphénoethmoïdal a fait la preuve de l’origine sinusienne des accidents. i
Au point de vue pratique, Reverchon et Worms ont exposé les détails d’une technique nouvelle, mise au point en France par Hirtz. Nous ne voulons pas l’exposer tout au long. Disons seulement que les incidences de face et de profil ont été remplacées et complétées par des incidences de base dont la variété menton-plaque dégage le segment antérieur de la face et dont la variété vertex-plaque projette à travers le champ clair du rhinopharynx l’ethmoïde et le sinus sphénoïdal; cette seconde incidence permet aussi de distinguer deux zones qui réagissent inégalement à l'infection : la zone interne, ou zone des cornets, et la zone externe para-orbitaire. Les infections sinusales se manifestent, suivant leur degré, par un voile discret masquant une partie des détails structuraux, par une ombre plus ou moins épaisse, indiquant une réaction profonde de la muqueuse, par une altération de la netteté du dessin des parois osseuses.
Signalons, d'autre part, la téchnique endo-buccale de Gachot et Wohlhueter (de Strasbourg) : elle permet d'étudier, sans projections surajoutées, la selle turcique de face, les sinus sphénoïdaux et le complexe ethmoïdal juxtaposés.
Les lectures que nous avons faites des articles traitant de la radiographie des sinus profonds et l’étude
des clichés que nous avons eus sous les yeux nous ont montré combien l'interprétation des plaques était difficile. Le cornet moyen est, en effet, presque toujours hypertrophié dans les cas de sinusite postérieure latente, et la projection de son ombre dessine un voile unilatéral étendu sur toute la zone cellulaire. Il est alors extrêmement délicat de faire le départ de ce qui revient à son hypertrophie et de ce qui revient. aux lésions de la cellulation ethmoïdale, sans compter que bien des clichés de base ne présentent rien d’anormal chez des sujets que l'intervention sinusienne améliore ou guérit.
Voici quelques résultats de nos observations :
Observation 16: Sinusite sphénoïdale catarrhale. Radios en série négatives. Bons résultats opératoires.
Observation 20 : Sinusite sphénoïdale catarhale. Radio négative. Excellents résultats opératoires.
Observation 19 : Polype du sinus sphénoïdal. Radio négative. Très bons résultats opératoires.
En conclusion, les signes radiographiques des sinusites latentes ne sont que des signes accessoires, puisqu'ils peuvent être négatifs, quand bien même les lésions existent. Il convient cependant de pratiquer systématiquement l'exploration des sinus postérieurs pour compléter les examens rhinoscopiques minutieux qui demeurent les plus importants. La radiographie
ajoutera, dans certains cas, un élément de plus à la
PS Ver
discussion diagnostique ; dans d’autres cas, elle aura au moins précisé les contours des parois et des cellules sinusiennes, la topographie exacte des prolongements et l’intimité variable des raports régionaux. Elle sera, à ce titre, d’une utilité indiscutable dans tous les cas où une intervention sur les sinus sera décidée.