‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 11 sur 56 · RL ME · texte numérisé non relu

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Il crée, pour cela, le terme de « maladie ulcéreuse intra-utérine » et rejette toute action mécanique des brides.

Rocher, en 1927, publie des observations personnelles, Frælich, après avoir rapporté un cas où un accolement secondaire était survenu entre une ulcération du péricrâne et une main mutilée qu’il avait fallu libérer à la naissance, en publie un second en 1931 où une bride très résistante, qu’il fallut sectionner, s’insérait dans un sillon circulaire, et conclut à l’existence de formations cicatricielles, les brides, reliquats de lésions ulcéreuses ayant évolué pendant les premiers mois de la vie intra-utérine.

À son avis, les brides peuvent avoir des conséquences mécaniques certaines sur le développement du fœtus, contrairement à l’opinion d’Ombredanne.

À l’étranger, nous voyons, dans les pays de langue allemande, les recherches s'orienter vers l’étude expérimentale du rôle joué par ces brides; car, là, l’opinion prédominante n’a pas varié.

Dans d’ingénieuses et délicates expérimentations sur le lapin et le chat, H. Debrunner, de Zurich, et Hellner, de Munster, s’efforcent de reproduire les lésions créées par un lien fibreux sur un membre en ligaturant les extrémités in utero.

Nous aurons l’occasion d'examiner la valeur et la portée de ces travaux et les conclusions relatives auxquelles ont abouti leurs auteurs.

Nous citerons également les articles de Kiewe et Zechmeister sur l’étiologie des « amputations spontanées ».

D’autres, tels Kubo, se sont surtout attachés à étudier au point de vue histologique les formations fibreuses rencontrées chez ces sujets.

Valentin s’est occupé de la question en 1926, au XXI° Congrès allemand d’orthopédie. Oppenheimer, en novembre 1932, a publié un cas de mort fœtale par étranglement du cordon autour duquel s’était enroulée une bride fibreuse.

La littérature anglo-saxonne s’est enrichie des publications de Little, de Bayley et de Bagg sur les malformations congénitales observées sur des lignées de souris par irradiation des femelles en gestation.

Latta et Shore, en 1925-1927, ont donné des études sur les amputations spontanées.

G.-L. Streeter a fait paraître, en 1931, dans les publications de l’Institut Carnegie, un ouvrage remarquablement documenté et illustré, où il défendait la conception du vice originel du germe. Les brides, voiles, filaments rencontrés au niveau des mutilations sont, pour lui, simplement le témoignage d’une métaplasie. Le tissu fibreux de ces formations représentant une ébauche mésenchymateuse non évoluée.

Au Portugal, à l’Université de Coïmbra, Brites et Pires de Lima écrivent plusieurs articles sur les lésions mutilantes, avec nombre d’observations intéressantes.

En Italie, deux contributions au moins ont été apportées à l’étude des amputations congénitales, dues à Piscitelli, en 1924, et Meda, en 1932.

En Argentine, enfin, plusieurs auteurs : Gareiso et Mendilaharza. Macera et Messina ont fait paraître

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des faits cliniques nouveaux, dans l’un desquels l’étiologie syphilitique était regardée comme certaine.

Nous avons cité là les principaux travaux auxquels nous nous sommes reporté avant la rédaction de notre travail. Il est bien évident qu’un nombre important d’autres, très estimables, se sont trouvés hors de notre portée. On en trouvera la liste à l’index bibliographique.

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