‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 30 sur 56 · LORIE · texte numérisé non relu

LORIE

Le placenta et les membranes montrent l'existence de débris de filaments fibreux qui s’insèrent à la surface de l’amnios.

(Se reporter également aux observations n°° X et XL.)

Comment s’étonner, après la relation de telles observations, de l’interminable discussion qui, depuis un siècle, met aux prises les partisans des lésions infectieuses mutilantes intra-ovulaires d’une part, et tous ceux, aussi nombreux et aussi qualifiés, pour qui la genèse de ces phénomènes pathologiques réside dans une cause intrinsèque à l’œuf, pour qui seule compte la notion de malformations vraies, d’arrêts de développement par vice essentiel du germe, l’ovule fécondé contenant virtuellement ces malformations, et certaines parties de l’embryon étant incapables de dépasser un stade donné de l’embryogénèse, parce que le mécanisme du développement morphologique est faussé dès son origine.

Une notion importante à retenir est que ces lésions mutilantes ont été constatées tôt, sur des œufs à la treizième ou quatorzième semaine, comme le montrent les observations XX VIII et XXIX.

On peut en déduire que, si ces lésions sont constituées, fixées dès ce stade de la vie intra-utérine, elles sont apparues précocement, et sans doute dès le deuxième mois, à un moment où le liquide amniotique commence seulement à se former (cinquantième jour). Ceci a une importance certaine sur la pathogénie.

SE

Page 1