‹ Lésions mutilantes congénitalesChapitre 6 sur 56 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le titre que nous avons donné à notre travail sera peut-être jugé discutable. Nous avouons qu'il ne nous satisfait pas entièrement nous-même. Il est bien entendu que ce ne peut être qu’une dénomination provisoire, en attendant que le problème soulevé par ces manifestations pathologiques soit complètement élucidé.

Cependant, nous avons estimé préférable d’abandonner le terme, habituellement employé, d” « amputations congénitales », non pas par un parti-pris blàmable de nouveauté, mais parce que l’élaboration de notre thèse nous a induit à penser que cette expression était loin d’englober l’ensemble des lésions observées.

Ces amputations congénitales ne constituent, en effet, qu’une partie de ces lésions. Si le problème se réduisait à leur étude, il serait sans doute relativement simple. Mais, comme nous le verrons par la suite, dans un très grand nombre de cas coexiste, avec les mutilations vraies des membres, toute une gamme de malformations couramment décrites en embryologie comme des arrêts de développement.

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Inversement, nous observons quelques cas qui rentrent cependant dans le cadre de cette étude, où les amputations vraies n'existent pas et où cependant il existe des lésions mutilantes d’autre nature, sillons circulaires, etc.

Les termes d’amputation congénitale : spontaneous amputation des Anglo-Saxons, intra-uterin amputation des auteurs de langue allemande, constituent done un premier abus de langage.

Mais ils peuvent se heurter à une deuxième objection de principe : c’est qu'ils préjugent, avant toute discussion, de la nature des lésions.

Âmputation congénitale, cela signifie section in utero et suppression d’un membre primitivement bien développé.

C’est une expression qui tend done, comme le dit Duplay, à faire considérer toutes les anomalies par défaut des membres comme résultant d’une action extrinsèque agissant au cours de la vie intra-utérinc.

Nous serons amené à conclure que c’est là une réalité pour la grande majorité des cas; mais nous voudrions éviter que l’on pñt croire à un parti-pris de notre part dès l’abord de cette étude.

Nous avons donc préféré également cette expression à la dénomination du professeur Ombredanne : maladie ulcéreuse intra-utérine, car celle-ci postule une entité morbide bien particulière, sans qu'il soit actuellement possible de conclure d’une façon certaine à son existence.

L’étiologie de ces curieuses lésions semble, en effet, ne pouvoir être hasardée que sur des bases encore fra-

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