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supérieure de la colonne vertébrale formait une saillie à la nu = que, saillie située à droite de la ligne médiane lorsqu'on dépla çait la tête à gauche et, inversement à gauche, dans les mouvements de la tête à droite. |
Une incision médiane permil de voir qu'il y avait une luxation complète, l’occipital étant séparé entièrement de l'atlas et de l'axis. Tous les ligaments étaient déchirés des deux côtés. Les surfaces articulaires supérieures de l’allas étaient intactes, mais l’arc-postérieur était brisé transversalement.
Il n'y avait aucun déplacement entre l’atlas el l’axis, les ligaments occipilo-axoïdiens et les trois ligaments odAntoïdiens étaient seuls arrachés au niveau de leurs insertions occipitales. Il y avait de plus une fracture de l’axis s'étendant de l’apophyse épineuse jusqu’à l'extrémité posléro-inférieure de la surface articulaire inférieure, sans que le fragment fut complèment détaché. De plus,le bulbe et les deux artères vertébrales avec leurs veines, élaient sectiornés et il y avait une rupture musculaire suffisante pour introduire l'index entre les condyles de l’occipital et de l’atlas,
Il n'y avait pas de fracture de la base du crâne ni des con-
dyles.
La seule trace extérieure du traumatisme sur la tête était une
plaie du menton.
On trouva de plus une fracture du sternum et de toutes les côtes des deux côtés, une luxation de la clavicule gauche à son extrémité sternale, une fracture de l’humérus gauche et des
ruptures du cœur, des deux poumons et du foie.
Enfin, la dislocation de l'articulation occipito-atloïdienne
a été notée même dans des cas où le traumatisme a été
beaucoup moins intense. Nouslisons en effet dans le Medical aad chirurgical Reporter. de Philadelphie, larelation d’une autopsie pratiquée par Annis sur un inconnu tué par des voleurs. Outreune fracture de l’occipital, on nota une rupture des ligaments, telle que le -doigt p ‘uvait facile-
ment être admis entre les deux surfaces articulaires.
L’axis peutse luxer en avantsur la troisième cervicale. Ces lésions sont également rares. Malqaigne en cite deux cas, et M. Picou communiquant à la Société anatomique un cas de luxation bilatérale incomplète du corps de l'axis sur la 3 cervicale, rappelle que depuis Malgaigne, on en connaît quatre autres observations : celles de Chrétien, de Lawson, de Haudrige et d’Annequin. M. Billot, dans une communication récente faite à la Société de Chirurgie, admet, ce que Guérin avait déjà vu, une luxation incomplète de l’axis par rotation autour de son axe.
La luxation de l’atlas sur l’axis sans fracture de l’apophyse odontaïde est possible, mais exceptionnelle. Considérée autrefois comme très fréquente, comme habituelle même dans la pendaison, par la plupart des chirurgiens, J. C. Petit, Louis, Bonnet, Ch. Bell, cette lésion est devenue une curiosité pathologique depuis l'excellente thèse de Richet. Cet auteur prenant les observations publiées, les soumet à une critique sévère et trouve qu’elles ne sont pas suifi-
samment démonstralives. Seule, celle de Hirrigoyen trouve grâce devant lui. D'ailleurs dans ce cas, il ne s'agissait que d’une luxation partielle : les ligaments occipito-odontoïdiens avaient
cédé sur un côté et le ligament transverse qui avait ré-
bvhé
+ — 27 — | sisté était remonté Jet au sommet de Lio odon-
toïde.
Le ligament transverse peut aussi se rompre ; mais ce ; sont 1à des lésions exceptionnélles. 7 * ‘+ 1.
Les plus fréquentes sont les fractures de l'aporhyse odontoïde sans déplacement ou avec déplacement à des degrés divers : L’atlas n'étant plus maintenu en plâce peut s’incliner sur l’axis; enfin, il peut glisser en avant et sur les côtés, les dimensions du canal médullaire diminuant d'autant plus que le glissement est plus considérable.
Cette luxation de l’atlas peut se faire en même temps que la fracture de l’odontoïde par la violence du traumatisme, ou avoir lieu plusou moins longtemps après la fracture, la tête qui n’est plus soutenue tendant à entraîner l'atlas avec elle.
Cette luxation secondaire peut être lente ou survenir brusquement à la faveur d’un manque de vigilance des muscles ou d’un nouveau traumatisme, si léger qu'il suit.
Un point intéressant est de chercher ce qui survient du côté de la moelle et de l’artère vertébrale. Quaad il y a simplement fracture sans déplacement, la moelle peut ne subir aucune altération. Si, au contraire, il y a déplacement, elle est comprimée plus ou moins. Mais une lésion trés importante, c’est l’hématomyélie.
. Pour Sieur, cette lésion existe dans tous les cas mortels.
Ces foyers hémorrhagiques, destructeurs de la substance nerveuse, peuvent exister au point traumalisé ; quelquefois, les lésions du rachis et celles de la moelle
sont dissociées comme siège, les aliérations médullaires
étant situées plus bas que celles. des os dans le plus grand nombre de cas. Les nerfs qui émanent de la moelle peuvent être tiraillés ou comprimés.
Enfin l'artère vertébrale que nous avons vue suivre un trajet tortucux dans les apophyses transverses de l’axis et de l’atlas, peut être déchirée par une esquille ou par l’effet de la tension qu’elle subit consécutivement au dépla-
cement des os.