OBSERVATION XII
Lawson rapporte lobservation d'nn vieillard de 75 ans qui était tombé d'une hauteur de 6 pieds sur la têle. Il éprouva au moment de la chute une grande douleur au cou ; la tête était inclinée, la respiration et la déglutition gênées ; ii parlait du nez et on sentait une saillie dans le pharynx. Le malade mourut 10 ans après,de gangrène sénile. A l’autopsie, on trouva que l'axis était incliné d’un angle de 60e.
Les corps de la deuxième et de la troisième vertèbre étaient ankylosés et l'arc de la troisième était ertré partiellement dans
celui de la deuxième avec lequel il était en train de s'ankyloser.
Ces faits et d’autres du même genre appartenant à la.
littérature étrangère, que nous aurions rapportés si nous
avions pu aous les procurer montrent que la vie est
AVES, compatible avec des lésions traumatiques étendues de . latlas et de l’axis, même quand la moëlle est comprimée.
Non seulement la vie est possible, maisles sujets porteurs de ces lésions ne présentent souvent presque rien d’anormal.
Grâce aux faits recueillis par les fervents disciples de Morgagni, nous pouvons donc aller beaucoup plus loin que Richet et affirmer que les fractures avec luxation de atlas et de l’axis sont loin d’être toujours mortelles.
La quérison survient dans un bon nombre de cas et les observations de ces lésions, diagnostiquées sur le vivant, traitées et quéries, ne sont pas extrêmement rares.
L’observation suivante publiée dans le Journal d'Edimbourg, bien que ne se rapportant pas à un cas traumatique, nous amènera peut-être à comprendre comment la
moëlle peut se laisser comprimer sans perdre ses fonctions.