‹ Lésions Traumatiques de l'Atlas et de l'AxisChapitre 37 sur 47 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Collins : Injury to the odontoïd articulation, followed by exostosis. In Boston med. a. Surg. Journal 1866, t. LXXIII, p. 202.

La pièce présentée provient d'un individu de 58 ans environ qui, il y a sept ans à peu près, reçut sur la têle alors qu'il se

tenait debout, un homme tombant d’une grande hauteur. Le

ho traumatisme fut suivi d’une paralysie et quoique celle-ci s’améliorât au point de permettre la marche, imparfaitement, il est vrai, cet homme n’en resta pas moins depuis un invalide.

11 mourut en juiliet de troubles rénaux et vésicaux.

On trouva à l’autopsie, sur la surface articulaire antérieure de l’apophyse odontoïde, une exostose épaisse de 0, 004 mm. environ et longue de 0,008 mm.

Une exostose correspondant à la première et à peu près des mêmes dimensions, naissait de l’atlas au point où il s'articule avec l’apophyse odontoïde.

Les mouvements de l'articulation étaient conservés, les liga-

ments très épaissis.

OBERVATIONXI

Luxation de l'atlas sur l’axis.

Bul. Soc. anat. M. Morestin. (Réduction. Guérison). 1898. ,

Un bomme de 67 ans, est entré le 13 octobre à l’hôpital Necker, ne pouvant se remettre des suites d’un accident survenu 35 jours auparavant. Il était tombé à la renverse dans un escalier qu'il avait parcouru du haut en bas, la tête la première. Relevé sans connaissance, il n'a pas tardé à revenir à lui. Mais depuis il n’a pas cessé de souffrir dans la nuque et vers l'occi-

. put ; en outre, il a gardé le cou roide et la tête de travers. Il n’a eu à aucun moment de troubles du côté des membres, de la vessie, du rectum ni d'aucun autre organe. Il mange avec appétit el sans difficulté ; mais il dort peu et mal à cause des souffrances qu’amène le moindre déplacement de la tête.

Celle-ci est inclinée à droite et en rotation vers lagauche. Le

cou présente une déformation très accentuée. Il existe à droite,

— É— au-dessous de la mastoïde, une dépression fort ac centuée ; à gauche au contraire, on trouve une saillie très accentuée qui répond à la 2° vertèbre., Le cou est immobilisé, roidi par la contraction des muscles. La tête et le cou se déplacent d’une seule pièce.

C'est à peine si le cou peut exécuter de légers mouvements d'extension, de flexion et de rotation. Il est facile de se convaincre que les premières vertèbres n'y prennent auçeune part et que ces mouvements se passent dans les parties les plus basses du rachis cervical.

A la palpation, on reconnaît toute la série des apophyses épiueuses bien en ligne jusqu’à l’axis. A droite,on peut établir que la dépression visible à la partie supérieure du cou répond bien à l’axis que l'atlas déborde en dehors. La saillie qui répond au côlé gauche répond à l’axis. D'après ces signes, on pouvait admettre une luxation de l’atlas sur l’axis, la première vertèbre s'étan! déplacée sur la seconde en avant et à droite. L'exploralion pharyngée rencontrait chez cet homme, très impressionnable, des difficultés insurmontables, l'introduction des doigts déterminant de violents spasmes.

On arrivait toutefois à sentir dans la partie supérieure du pharynx une saillie prédominante ‘du côté droit.

Le lendemain, 14 octobre, le malade fut endormi. Plusieurs aides le maintenaient solidement pour éviter tout mouvement,

le chloroforme étant d’ailleurs administré avec une grande prudence.

Une fois le malade dans la résolution musculaire, sans effort,

sans secousse, la tête put être ramenée dans la position normale.

C'est à peine si un frottement, un glissement un peu rude.

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