‹ Lésions Traumatiques de l'Atlas et de l'AxisChapitre 38 sur 47 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

E. Kuster. Ein Fall von Bruch des Zahnfortsatzes des Epistropheus in Arch. f: Klinische chirurg. Berl. 1884, XXXI p. 218.

Hélène Ditse.., âgée de 48 ans, fut maltraitée par sa patronne qui, la prenant par les cheveux, lui cogna la têle plusieurs fois contre une poutre. Dans l'après-midi du même jour plusieurs témoins ont d'ailleurs vu la jeune fille traversant la rue et marchant normalement.

Lé soir,elle se plaignit de douleurs dans le cou et alla de bonne heure se coucher.

Le leñndémain matin, en voulant se lever, elle tomba de son Hit, là tête en avant et resta à terre. Lorsqu'on la releva, élle aurait déjàeu une certaine gêne dans la paroleët de Ia difficulté dans les mouvements. Son père qui fut mandé, la trouva incapable de parler. Transportée en voilure, elle aurait paru à ce moment insensible et raide, au dire d’un témoin oculaire. Ellé raconte elle-même être restée cinq semäines Sans cConnäissance êt n'avoir retrouvé l’usage de la parole qu’au bout de 9 inoïs après avoir souffert tout ce temps de crampes violentes.

Plusieurs médecins l'ayant vue ont constaté ‘ane paralysie des quatre extrémités, des convulsions après les essais de mouvement, l'embarras de la parole ét un manque d'équilibre anormal de la tête. Tous se sont prononcés pour une fraëtüre

où une luxation d’une vertebre cervicale, la 3° ou La 4,

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L'état serait resté stationnaire jusqu’à son entrée à l'hôpital,

le 10 septembre 1883.

On constata alors que la malade, encore peu développée, non réglée, est étendue dans son lit, raide, le visage bleuâtre, le pouls régulier à 120. La pupille droite est plus ouverte que la gauche. Lorsqu'on demande à la malade de se mouvoir, on ui voit faire de grands efforts sans autre résultat qu’un tremblement convulsif. La sensibilité réflexe est très exagérée et la pression sur les vertèbres cervicales amène des contractions cloniques en même temps qu’elle est douloureuse. La vessie et le rectum fonctionnent normalement. Lorsqu'on relève la malade: sa tête retombe sur la poitrine, en même témps que la respiration devient irrégulière et pénible et que les pupilles se dilatent.

A la palpation, la 7e cervicale fait une forte saillie qui ne semble due cependant qu'à l’amaigrissement, et l’apophyse épineuse de la 2° cervicale faitune proéminence anormale. Par la voie buccale, on sent sous la base du crâne une saillie arrondie également anormale.

La parole est pénible et embarrassée, la malade ne peut tirer la langue qu'avec peine. Cependant les réponses sont toujours absolument correctes.

Le traitement dirigé contre la compression médullaire, consista surtout dans l'extension de la tête et l'amélioration fut si rapide qu’au bout de cinq semaines, la malade pouvait remuer aisément lesjambes etles bras, voire même écrire, parler aisément et remuer la langue normalement. La réflectivité exagérée avait aussi disparu. mais le manque d'équilibre de la tête persistait.

L'amélioration contiuua et la malade quitta le service, por-

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