DUR
tête était en forte flexion, immobile, le menton sur le sternum. Les deux bras élaient complètement paralysés, il y avait une perle tolale des forces dans le membre inférieur droit jusqu’au genou, la paralysie n'étant que par‘ielle au-dessous du genou ; pas de paralysie faciale. Le malade pouvait, dit-il, parler, manger, siffler aisément. Faible paralysie rectale, mais intégrité des fonctions vésicales.
Les mouvements étaient très douloureux, tandis que le. malade ne souffrail pas au repos. La douleur cuisante existant dans les bras et les mains était surtout vive sur leur face postérieure et les deux bras étaient totalement privés de sensib lité.
Le seul traitement fut l’application le long de la colonne de ventouses sèches scarifiées.
Une semaine après le traumatisme, les forces commencèrent à revenir dans sa jambe droite qu'il put bientôt mouvoir à son aise. Pas d’autre amélioration pendant les trois semaines suivantes, le malade gardant le lit et se trouvant bien, sauf pendant les mouvements. Au bout de qualre semaines, les mouvements des doigts de la main gauche revinrent et s’étendirent bientôl à tout le bras gauche, le droit restant paralysé.
A son entrée à l'hôpital, il présentait une forle proéminence au niveau de la colonne cervicale, la pression élant indolore, mais les mouvements de la tête assez pénioles. Le malade était incapable de se tenir debout, mais usait librement de son bras gauche et faisait fonctionner normalement ses membres infé-
rieurs.
Comme traitement, extrait de belladonne, ergot et teinture de
Huxham. | Le 10 août, il peut se promener et, seul le bras droit reste
sans force, la tête est fléchie et ne peut être que faiblement
Dr relevée. 11 y a toujours une tuméfaction sous-occipitale et le malade ne se plaint que d’un peu de fatigue lorsque la station
debout est prolongée.
Le 29 avût. — L'amélioration continue; le menton peut se
relever à 4 travers de doigt du sternum, la rotation de la têle est possible des deux côtés, le pouvoir deflexion et d'extension des doigts et du poignet droits, ainsi que la pronation, la supi- nation et la flexion de l’avant-bras est recouvré quoique saus la vigueur normale.
On applique un appareil pour soutenir la tête du malade et on faradise le bras droit. Sous l'influence de, ce traitement, l'amélioration continua et lorsque je le revis avant son départ le 40 janvier 1873, il se servait de son bras droit et pouvait écrire ; les mouvements de Ja tête étaient beaucoup plus aisés el la déglutilion normale; il n’y avait plus de Luméfaction sousoccipitale.
Le malade a été perdu de vue.