CONCLUSIONS
Terminant le chapitre qu’il consacre aux luxations de l'atlas sur l’axis, Richet fait cet aveu qu’il qualifie luimême de pénible: « L'histoire de la luxation de l’atlas sur l’axis, avec ou sans fracture de l’odontoïde, me paraît impossible à tracer dans l’état actuel de la science. »
Aujourd’hui, c’est-à-dire 49 ans plus tard, nous possédons un plus grand nombre d'observations, mais nous n’en savons pas davantage sur le mécanisme de ces fractures et de ces luxations. Bornant donc là notre travail, nous formulerons les conclusions suivantes:
1° Les lésions traumatiques, de l’atlas et de l’axis sont rares.
2% Ce sont des lésions ordinairement très complexes.
3 Les plus fréquentes sont les fractures de l'apophyse odontoïde avec ou sans luxation, avec ou sans fracture des autres parties des vertèbres.
% Ce sont des lésions graves, mais, même les plus étendues, sont loin d’être toujours mortelles.
5° Leur symptomatologie est extrêmement variable et les signes observés peuvent être légers ou nuls.alors que la lésion est capable de donner lieu subitement à des accidents mortels, notion dont nous tirerons la règle de conduite suivante : Chez tout individu qui, à la suite d’un
ao
traumatisme,présente une douleur localisée dans la région de l’atlas et de l’axis, de la raideur des muscles du cou, même s’il n’y a pas de signes de luxation, soutenir et immobiliser la tête au moyen d’un appareil.
6° Quand il y a déplacement des vertèbres avec symplômes de compression ou d’irritation de la moëlle, tenter la réduction et faire cette réduction sous le chloroforme.
7° Quand il y a luxation sans phénomènes médullaires,
dans le plus grand nombre de cas, s’abstenir et se conten-
ter de soutenir et d’immobiliser la tête.
Vu : le président de la thèse GUYON Vu : le Doyen BROUARDEL Vu: et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris