‹ Lésions Traumatiques de l'Atlas et de l'AxisChapitre 6 sur 47 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

La balle s’était creusé un gîte dans le corps de l’axis un peu à gauche de la ligne médiane. L'’apophyse articulaire correspondante est en partie détruite vers son côté interne ; l'apophyse odontoïde, complètement détachée à sa base, est tirée en haut par les ligaments odontoïdiens qui ont résisté ; les membranes d’enveloppe de la moelle ainsi que le grand surtout ligamenteux postérieur sont intacts. Il n'en est pas de même du ligament atloïdo-axoïdien antérieur dont les fibres rompues pour la plupart, sont dissociées et baignent dans un foyer purulent qui s’est formé entre les vertèbres et les muscles préverterbraux.

Il existe dans ce point une véritable macération qui a détruit

complètement la capsule fibreuse de l'articulation apophysaire

droite. La gauche a été détruite directement par l'action du projectile; il en résulte que cet os a éprouvé dans son corps une perte de substance un peu plus considérable que la balle.

Les principaux moyens d'union de l'axis avec l’atlas et avec l'occipital par l'intermédiaire de l’apophyse odontoïde détachée, ayant été rompus, on trouve comme conséquence une grande

mobilité entre les deux premières vertèbres cervicales, mobilité

- telle, qu’elle permet à l'atlas de glisser sur l’axis d’arrière en

= TS — avant de près de deux centimeires. Fous les moyens d’ünion

qui fixént l'occipital à l’atlas sont intacts ».

Nous trouvons dans le British medical,un autreexemple de plaie par arme à feu, Il ne s’agit pas de suicide, mais, au point de vue anatomo-pathologique, cela importe

peu. Le cas est de William Stokes.

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