OBSERVATION Î
Ün jeune homme récoil un coup de feu au Cou; il méurt Gînq jours après. À l’autopsie, on trouve au Voisinage dé l’atlas une grande quantité de pus et au-dessus de l’âpophyse transverse de l’atlas, deux morceaux de plomb. Un troisième morceau fut trouvé à côté du condyle gauche de l’occinital. En examinant l'articulation occipilo-altoïdienne, on trouva une grande quantité de pus qui communiquait avec le canal médullaire.
Les enveloppes de la moëlle, depuis la base du crâne jusqu’à la troisième vertèbre, étaient enflammées : elles baignaïient litz téralement dans le pus.
La moelle élait enflammée et très molle. On notà une fracture de l’atlas, telle que la parlie postérieure de la facette articulaire supérieure était séparée. Plusieurs fragments osseux $e trouvaient dans les tissus environnants, de telle sorte qu’on
peut dire que la portion de l'atlas brisée avait été pulvérisée.
D'autres faits du même genre sont connus : celui de Wynperse, dans lequel l’apophyse odontoïde était brisée et
soudée à l’are antérieur de l’atlas, la ballé étant englobée
dans le cal ; telui de Gaucher, dans lequel la balle avait .
ao fn) et
EL Ve fracturé la masse latérale de atlas et détaché l’apophyse odontoïde. La suppuration s'établit et le malade mourut neuf mois après. On cite également la fin tragique du président Lincoln : Un assassin lui tira un coup depistolet à la partie postérieure du cou. L’axis fut brisé et la mort survint rapidement.
De ces observations, nous retiendrons l’inflammation et la suppuration qui ont suivi le traumatisme, quand la mort n’a pas été immédiate.
Il n’est pas étonnant d’ailleurs qu’il en soit ainsi, si l’on songe à la disposition de l’atlas et de l’axis. Ce sont des os petits, avec de nombreuses surfaces articulaires ; ils circonscrivent de nombreuses cavités et ils sont surtout très voisins de la bouche habitée, comme on sait, par de nombreux microbes, toutes conditions qui favorisent l’infection. Lorsque le choc porte directement sur la face postérieuré du cou sans produire d’ailleurs de lésions de la peau, il n’est pas étonnant qu’on puisse rencontrer une fracture de l’are de l’axis dont nous avons vu l’apophyse épineuse très proéminente ; le plus étrange, c'est que lâre postérieur de latlas quoique protégé par l’occiput et l'axis, se soit trouvé brisé. L'observation est publiée par
Huques.
OBSERVATION ÎII
‘1 s'agit d'une femme qui, en pleine santé, reçoit un co&p de bâton sur la nuque. La mort ayant été instantanée, l'autopsie on trouva tout normal, sauf l’atlas qui présentait les lésions
suivantes : L'are postérieur est détaché du corps de la vertèbre
La