S* JÉROXK, De mrÎË iUusir. c. III
L'ESPAGNE CimETlENNE.
chants sur la vie de Jésus avec ce titre : E^angeliorum libri quailuor ou flisioria ei'angeiica. Après le début du premier livre^ où il suit saint Luc, le poète* prend presque exclusivement saint Matthieu pour base de son récit. Il semble avoir comparé g à et là la version latine avec le texte grec. Le travail de Jnvencus est des plus simples. C'est celui d'un élève médiocre et studieux qu'où oblige à rédiger un pensum en vers latins sur un sujet déterminé. Comme Juvencus avait lu Virgile et les classiques^ il avait ramassé dans leurs ouvrages des tours de phrase, des expressions^ qui lui paraissaient rendre approximativement le sens de Tl^vangile. Son bagage jugé sulFisant, il s't'tait mis à la besogne pour un poème de trois à quatre mille vers parmi lesquels il s'en trouve quelques-uDs d'une facLurè aisée et simple. Il faut les signaler avec d'autant plus de soin qu ils sont plus rares. Presque partout Tembarras se montre sous cette double préoccupation de ne rien changer à rÉvangile pour le sens et de ne s'écarter en rien des classiques pour la laugiie. Celte combinaison de Virgile avec saint Matthieu générait bien d'autres écrivains que Juvencus. Les plus grandes hardiesses consistent à dire, au lieu de : « Il fait nuit », « La nuit jette son manteau sombre sur la mer azurée )> ; au lieu de : << Il fait jour », « Le soleil à la chevelure de ilammes répand sa lumière rose sur la terre ». D'après cela qu'on juge du reste, on est tombé au-dessous de l'abbé Delille, ce n'est que du Lefranc de Pompignan, Jamais le poète n'est plus rassuré que lorsqu'il est le moins à Taise. Son rêve serait de dépiquer dans Virgile tous les mots dont il se sert, alors seulement il serait tranquille. 11 a quelque part composé un de ses vers en
OSIUS DE CORDOUE. PRUDENCE