SCENE XVII
SIMOK.
Madame, cenainemetiL.. (A part.) VU une dame qui a dea manières très rondes...
ESTELLE
Cette pautrre Fœdora ! elle en donnait de délicieuses , des soirées d'artistes, du temps qu'elle était avec te baron de Sirval.
SIMON , surprif.
Le baron de Sirval....
UARTIAL, à part, a son père.
Papa , J’adore celte femme-là !
ESTELLE
Oui , une espèce d'avare qui lui faisait peu de bien ; aussi , elle n'est pas restée plus d'un an avec lui , et etJe a bien fuit !
SIMON , a part.
Ou’est-ce que j'apprends là ?
ESTELLE
AhI elle n'a pas toqjours été heureuse... on a des hauts et des bas... Enfin, elle a rencontté dans le monde H. de Rainville, qui en devint éperdflment amoureui. C'est lui qui lui a laissé la fortune dont vous héritez ; vous avez vu son portrait, dans la chambre à coucher? comme il était ressemblant... il est placé vis-à-vis de celui de Foidora !
MARTIAL, a part, a son père.
Papa, je suis fou de cette femme-là...
SIMON , a Martial.
Ah ça ! veav-tu bien te taire ?
ESTELLE
On prétendait dans les tempe, a l'Opéra, qu'elle ne l'aimait pas , je n'en ai jamais cru un moL..
Al» d» TAflibuiMlrtec-
Ou ajoutait que b coquette.
Prodiguait souvent son regard .
Pt que pour faire une coiiquête.
Ses yeux n'étalent pas en retard.
Yoib ce qu'on dit.
Ce que l'on dit, car Dans tous nos foyers , on est si bavard ,
Chacun y médit,
Du matin au soir.
Sur les amoureux que l’on peut avoir :
l , c’est un amant Que l'une vous donne,
Là , c'est un amant Que l'autre vous prend ,
Leurs (Hseours mécbans n'épargnent personne, lloi-méme, j'en suis victime souvent Aussi moi Je bals Les moindres caquets.
Et Je ie promets.
Je n'en fils jamais, (su.)
SIMON, à part
Après tout ce que je vieus d'entendre , j'Ri la tête fendue et les bras cassés !..
ESTELLE
Ce bon Rainville! quel ami de la joie! avec lui, nous volions de fêtes en fêtes... J'étais de tontes les parties ! Ah ça ! mes enfans , vous devez avoir des dispositions à prendre pour la vmite, je viens de voir les grandes affiches à la porte , et des amatenrs qui entraient... Si le ca-
chemire jaune ne monte pas bien haut , je m'en arrangerai, car j'en ai bien etivie! Je vais de ce pas donner un coup-d'œil snr tons les objets à vendre.
SIMON, a paît.
Elle va s'en aller... Ce n'est pas malheureux!
UAnTIAt, ï son père, à part.
Papa, f TOUS l'dis ; Voilà comme je voudrais avoir une femme !
ESTELLE
Mais je veut cultiver votre connaissance...
Prenez ma cane , j'attends demain matin mademolselic, avec son frère, M. Maniai... Vous viendrez, n'est-cepas, M. Martial?
MARTIAL
A quelle heure vous levez-vous, madame?
ESTRLLE. .
Tous les jours à dix heures.
MARTIAL
Je serai chez vous à sept heures du matin.
ESTELLE, minaudant, à Martial.
Votre main , s'il vous plaît? (Bouladc.)
MARTIAL
’ Papa, lont ces Ira la la me vont là!..