SCENE XXI
Lu Mêmes. ÉDOUARD.
^.DOOAnD, i Simon.
Monsieur , j'ai pu me procurer » plus tdt que je ne le pensais « les Ki.OOC. francs à l'aide desquels je puis acquitter la dernière dette de non oncle, je vous les apporte, veuillez les prendre en échange du billet dont vousétes possesseur. (n lui prOseole un portefeuille.)
SîMO.V.
Moi, Monsieur, je ne veux rien prendre du tout... pas plus ça qu'autre chose; monsieur le notaire vient de nous dire qu'il vous avait touché un mot de ce que j'ai décidé avec ma fille... Eh bien. Monsieur, nous nous en tiendrons là...
LAUREMCE.
Oui, M. Edouard, et nous allons vous faire nos adieux...
Aïk drl'Aiigilu..
Ici, Je ne puis demeurer.
Monsieur vou.s devez me comprendre ?
Mais je sens que Je vais pleurer.
F.n vain je voudrais m'en défendre...
{AMU fit*.)
Partons, partons sans plus attendre...
Paris ne m’offre aucun attrait,
EtsiJ'y restais d’avantage...
Le passé me chagrinerait.,.
EdoMardO
Un souvenir me revieudraiu..
Je regretterais mon village.
flDOUARD.
Non, vous ne le regretterez pas; car si vous partez, nous partirons ensemble.
LAURENCE
Qu’entends-je?..
t.DOrARU, à Rivière.
Mon ami, si M. Simon y consent, ce n’est pas un acte de restitution que vous avez à faire, c'est un contrat demariage...
LAURENCE, avecjole.
Est-U possible ?
siyoN.
Comment, vrai, Monsieur, c’ n'est pas pour rire? vous voulez devenir mon gendre... C’est que depuis^icr, voyez-vous, Je ne s.iis plus où j’en suis... je ne sais pas si j'çxiste... Nous sommes riches, nous sommes pauvres, nous r’devenons riches...
RIVIÈRE, à Simon.
Monsieur, c'est une alliance que je vous pro* pose... Edouard vous demande la main de Mademoiselle... y *
(I.aurence tend la main 4 son jWre en souriant, pour peindre toute U Joie qu'elle éprouve.)
SIMON
Ah! M. Edouard, regardez Laurence, et dites-moi si je puis vous la refuser.
{On entend rire au dehors.)