SCÈNE xxir
I Les Mêmes, ESTELLE; puis MARTIAL.
i ESTELLE.
I Messieurs, je vais vous présenter un jeune provincial arrivé d'hier dans la capitale des ! beaux-arts ; grâce à moi et avec le secours de la I mode, il pourrait passer aujounl'hui pour un I fasbionable très distingué...
j (On voit entrer Martial. M porte tes habits d'un élégant, il a des gants Jaunes aux mains.)
TOUS, en le voyant.
Ah! ah ! ah!
MARTIAL
, Comment, j'ai donc un air risible?.. Est-ce (pie vous n'me trouvez pas très bien comme ça?
LAURENCE, riant.
Ah! ah! ah! très bien, jet'assure...
MARTIAL, montrant Estelle.
C'est Madame qui m’a fait prendre ce costume qu'elle a acheté à la vente qu'on fait dans la salle à côté... C'est drôle, moi je trouve que ça me va gentiment...
(Il marche eu cherchant à se donner de la tournure.)
MICHOT, à paru
Il n'est pas diflicile...
MARTIAL
Ajoutez à ça, que Madame me mène ce soir voir le spectacle à l’Opéra...
SIMON , k Estelle.
Merçi, Madame; ça s'ra pour un autre jour, nous (linons en familie, voyez-vous, et mon fils a besoin d’ faire connaissance avec Monsieur, qui devient son beau-frère. (U montre Edouard.)
MARTIAL
Ma sceur se marie?
ESTELLE, surprise.
Avec M. Edouard ! je devine... l’héritage ne sortira pas de la famille, c'est très adroit...
MARTIAL, gauchement à Estelle.
Mademoiselle, quand vous voudrez fair' romm' ma sœur, enfin, quand vous voudrez être ma femme, je serai votre homme!..
KS'm.LR. .'i part, souriant,
Quel grand niais!.. Au fait , ça serait drAle !
SIMON, à Martial.
Tu vas me faire le plaisir de quitter ce véiement-là... Entciids-tu ?..
MARTIAL
Je le. veux bien , si j'en ai un autre... (A Micboi.) Eh bien ! en finirez-vous avec mon habit ?...
MICHOT
Il est dans ma loge ; soyez tranquille, je vous l'ai promis, vous l'aurez...
MARTIAL
En v’Ià t’y des fêtes dans nol' famille î
AïK du Rrn|t»l** t'mkilii-
J’en suis touljoycux déj4,
Ma scrur se marie.
Son futur U conduira Ü’main a1a mairie.
LES PARENS D'UNK DANSELSE.
CoBOM Douft ftout to donoer.
On se fn des bow’s au dîner.
Oui des t>osscs Atroces!..
Nous boirons,
Nous rirons.
Au dessert nous dunteroos :
Tra. la. la, U,
J’al pour ça Un* voU qui ts U f
AEPniSF. E5 CHGBXJR.
Nous boiroDS,
Nous rirons.
Au dessert nous cbanteroni :
Tra. la. la. te.
J'al pour ça Vn* vcdx qui va U !
MASTUU
Tra, te. ta. te,
Tra, te, te, te.
qa« M Soritom.)
J’chante aussi bien qu'ça I
CBCeua GÉNiAAL.
Nous bolrona,
Nous rirons,
Etc, etc.