I. Dramaturgie, préface
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à la lecture. > Il cite en l'approuvant le jugement porté sur cette même pièce pur un autre critique, Mendelssohn, gui trouve ■ de la vie dans les caractères, de l'entrain dans l'action, de l'esprit dans le dialogue et, dans toute la manière d'être des personnages, le ton di' la bonne société' ».
Le seul reproche qu'on pourrait adresser à cette comédie, c'est que les caractères ne sont pas allemands. Mais ajoute Lessing avec une sorte de résignation, ■ nous sommes trop haliitués dans nos comédies aux mœurs étrangères, surtout aux françaises, pour que nous en soyons ici particulièrement choqués » . Une autre comédie, la Beauté mueUe, du même auteur, écrite pour le nouveau théâtre de Copenhague, et traduite en danois, est aussi étrangère par les mœurs des personnages. Néanmoins Lessing la signale comme lameilleurv comédie en vera que possède l'Allemagne. Schlegel, versificateur élégant et habile, avait, dans une dissertation, démontré la légitimité de la comédie en vers et sa pièce devait donner raison à sa théorie*. Mais, heureusement pour ses successeurs, dont il aurait rendu la tâche trop difficile, il s'est tenu à ce seul échantillon, pensant sans doute, comme le croit Lessing, que le plaisir d'avoir surmonté les difficultés de ce travail ne compense pas toutes les menues beautés qu'on est obligé de lui sacrifier'.
i. Britft dit neurtie LittmtKr bcir*lf*itd. Lettre tl.
I. Johann Eliot ScliUge'i Kithelitclie and dramaiurgittli» SckrifUit.
•.utiche Litleralur-Denkmalt du 18. und 19. JahrhundrrU. Hcil-
1. C'est l'op'mlaa ponoatielte do LesBiDg. qui a adopta pour lei iees la proM de prârùreace aux vers — sauf dan* Htnrl, qui o'esi 'uQ frsguienl, et dsnt ffut/ian, É cause du sujet.
Quant à deux autres comédies de Schlegel, il n'en fait aucun cas : dans VOisif occupé, sa première pièce (1741), « n'en déplaise à ceux qui ont prétendu y trouver beaucoup d'esprit, il n'y trouve lui que le radotage le plus banalement froid et ennuyeux qu'on puisse entendre dans la maison d'un pelletier de Misnie^ ».
Le Mystérieux, inspiré par un passage du Misanthrope, dans la Scène des portraits au deuxième acte', ne reproduit en rien le personnage ridiôule dont Célimène trace la silhouette. Le mystérieux de Molière est un sot qui veu^ se donner de l'importance, celui de ScUegel est une innocente brebis qui veut jouer le renard pour n'être pas mangée par les loups. On l'a trouvé plus insipide que drôle*.
Lessing traite aussi fort mal M""' Gottsched et sa comédie : la Gouvernante française, qu'il déclare « être moins que rien ; non seulement triviale et plate, mais par surcroît ordurière, dégoûtante, choquante au plus