Ibid
thode de Técole de Gottsched que Lessing caractérise ici, dans la personne de sa compagne et collaboratrice. Mais ce reproche doit s'adresser à la langue allemande elle-même, qui à ce moment manquait encore de souplesse, de couleur et de nuances ; et ce défaut la rendait impropre à reproduire toutes les finesses et toutes les délicatesses du dialogue français.
La traduction d'une autre comédie française, la Faussé Agnès de Destouches, lui semble assez réussie. Seulement M"* Gottsched a eu tort de délayer en cinq actes les trois actes de l'original, c Mais, ajoute Lessing, tou-» jours méchant quand il s'agit de Gottsched, sans cette modification, la pièce n'eût pas été digne sans doute de figurer dans la Deutsche Schaubûhne du célèbre professeur Gottsched, et en bonne épouse, elle a dû se soumettre aveuglément aux volontés de son mari • . »
Il lui sait gré, cependant, d'avoir, en traduisant le Tambour nocturne du même auteur, imité de l'anglais d'Âddison et arrangé à la française, rétabli plus d'une idée heureuse*.
Le mérite que Lessing doit apprécier le plus, mais qu'il ne rencontre guère dans les comédies du temps, dans celles du moins que la littérature peut accepter, il est heureux de le trouver, et le fait ressortir avec éloge, dans les comédies sentimentales, d'aillem-s faibles et languissantes de Gellert. Ce mérite consiste dans une certaine originalité allemande, dans un certain goût de terroir. « Ces pièces sont de vrais tableaux de famille, où l'on se sent de suite chez soi. Chaque