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spectateur croit y reconnaître un cousin, un beau-père, yne petite-cousine de sa propre parenté '. »
Lessing ici touche du doigt une des parties faibles du théâtre comique allemand. Il la décrit et l'analyse avec ime finesse et une précision remarquables. Nous citons le morceau en entier parce qu'il n'y a rien à en retrancher. « Nos pièces prouvent que les originaux bigarres ne manquent pas chez nous, mais que les yeui qui les aperçoivent sous leur vrai jour sont rares. Nos travers sont plus remarquables que remarqués. Dans la vie ordinaire, nous affectons, par bonté d'âme, de ne pas les voir, et dans la peintiu*e qu'ils en font, nos artistes ont adopté une manière par trop insignifiante. Il les font ressemblants, mais pas saillants. Ils voient juste, mais comme ils ne savent pas mettre leur modèle dans le Jour le plus favorable, l'image manque de relief, de plasticité. Nous n'en voyons qu'un côté, et bientôt nous en sommes fatigués. Les lignes qui, extérieurement, le découpent avec trop de netteté, nous rappellent que nous serions trompés, si nous voulions en faire le tour.
« Les sots dans le monde entier sont plats, froids, déplaisants. S'ils doivent nous divertir, il faut que l'auteur y mette du sien. Il ne doit pas les montrer sur la scène, dans leurs habits de tous les jours, dans le négligé malpropre où ils végètent entre leurs quatre murs. Nous ne voulons pas être initiés à la misérable condition dont chacun d'eux s'efforce de sortir. L'auteur doit faire leur toilette, leur prêter de l'esprit, du jugement, pom* qu'ils puissent déguiser ce qu'il y a de mesquin