Ibid
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malheur de ceux dont la condition se rapproche le plus de la nôtre, doit naturellement agir plus fortement sur nos ftmes ; et si nous éprouvons de la pitié pour les rois, c'est en tant qu'hommes, et non pas en tant que rois*. »
Pour donner plus de poids à ses arguments, il les corrobore par les idées analogues, développées par Marmontel dans sa PoétiqxAe, en faveur du genre nouveau *.
Lessing admet donc la légitimité du drame bourgeois, dont le gi*and mérite, à ses yeux, est d'écarter de la scène allemande la tragédie conçue d'après le système français.
Il ne faudrait pas croire cependant que si Lessing adopte dans son principe général la théorie de Diderot, il adoptera également toutes les conséquences que Diderot en a tirées. Le critique n'a pas abdiqué ses droits, et sur certains points importants, Lessing se met en opposition avec son maître. Ainsi, dans le drame, il n'admet pas la substitution des conditions au caractère, ou du moins la prépondérance accordée aux conditions^ où Diderot croit trouver mie source nouvelle d'intérêt et d'instruction morale. Pour Lessing, fidèle à la poétique classique, le caractère reste toujours l'élément essentiel et nécessaire du drame'.
Mais sur un autre point, sur la question des coups de théâtre, des surprises savamment préparées et ménagées, il est d'accord avec Diderot pour les condamner* Il partage également son opinion sur la supé-