‹ LessingChapitre 132 sur 233 · Dramaturgie, n · texte numérisé non relu

Dramaturgie, n

la forme des Entretiens qui accompagnent la pièce, le ton qu'y prend Finterlocuteur principal, ne soit un peu prétentieux et emphatique ; qu'on y donne plusieurs réflexions comme des découvertes toutes nouvelles, qui ne sont cependant pas nouvelles, et qui n'appartiennent pas à l'auteur ; tandis que d'autres réflexions n'ont pas la p]*ofondeur que semblait leur donner un style brillant*. »

La critique est juste. On la trouverait bien modérée aujourd'hui. Les défauts signalés par Lessing sont bien ceux du FUs naturel. Mais il aurait pu les rencontrer également, à un moindre degré, il est vrai, dans le Père de famille, avec d'autres encore qu'il ne voit pas, et dont le principal est le manque de naturel. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause du peu de succès du théâtre de Diderot. Mais ce défaut est précisément celui qui échappe à Lessing, ici et ailleurs.

Il voit dans les pièces de Diderot, et y prise comme des qualités, ce par quoi elles s'opposent à la tragédie française. A ce titre le Père de famille, supérieur sans doute au FUs naturel, est jugé par lui « ime pièce excellente, qui, il faut l'espérer, se maintiendra longtemps, et pourquoi pas toujoui*s, sur les scènes allemandes » . Elle est à ses yeux l'exemplaire parfait de ce genre nouveau dont Diderot est le promoteiu».

Pour justifier encore une fois l'éloge qu'il en fait, il reproduit les raisons qui établissent la légitimité du drame bourgeois : « Les noms des princes et des héros peuvent bien donner de la pompe et de la majesté à une pièce, mais ne contribuent en rien à l'émotion. Le

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