‹ LessingChapitre 172 sur 233 · Da werden Weiber zu ffydnen · texte numérisé non relu

Da werden Weiber zu ffydnen

Und treitfen mil Enlsetzen Scherz,

Noeh zuckend mil des Panlhen Zàhnen

Zerreitten iie de* Feindes Herz. (Schiller, Die G!oeke.)

La pramidro œuvre dramatique de Schiller, les Brigands, parut en 1781, l*année même où mourut LoMing.

CRITIQUE DRAMA.TIOUK. 475

ment que celui de MalTei, lequel n'en a fait qu'un déclamateur, un tyran d'école et de rhétorique, n'agit cependant pas plus raisonnablement. Sa conduite vis-àvis de Mérope, qu'il importune de ses sollicitations séniles et intempestives, est bien maladroite. Plus maladroite encore sa conduite envers Egisthe, dont il sait qu'il est le fils de Mérope, après l'aveu que lui en a fait la reine, dont, par conséquent, il doit se défier comme d'un ennemi, comme du légitime prétendant au trône, et dont il se défie si peu qu'il le laisse .s'approcher de l'autel et lui met presque à la main le glaive dont il le frappera. Lessing conclut, avec raison, qu'un si piètre politique n'est pas digne de régner.

Mais voici qui est plus grave. Voltaire reproche à son devancier, MafTei, de ne pas lier entre elles les scènes de sa pièce, de laisser souvent la scène vide, de mal motiver l'entrée ou la sortie de ses personnages, et il se flatte, lui, d'avoir évité ces défauts « qu'on ne pardonnerait pas aujourd'hui au moiudre de nos poètes ». Lèssing retourne ce reproche contre Voltaire lui-même, et lui reproche à son tour que cette régularité, dont il se vante, n'est qu'apparente; qu'en réalité ces règles, dont il fait si grand cas, les poètes français — car il ne s'agit pas de Voltaire seul — « leur donnent tant d'extension que ce n'est presque plus la peine de les imposer; ou bien ils les observent si gauchement et d'un air si gêné, qu'on est plus choqué de les voir obsei*vées de la sorte que pas du tout \ »

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