‹ LessingChapitre 228 sur 233 · Œuvre», i. XYIII. Éd. H · texte numérisé non relu

Œuvre», i. XYIII. Éd. H

ception sa rattache étroitement à celle de la mëtempsycoseï par laquelle se termine VÉdu^cUion du genre humain. Mais ce ne sont là que des hypothèses, auxquelles nous qe devons pas attribuer plus de valeur qu'elles n'en avaient sans doute pour Lessing lui-même. Nous avons dû cependant les mentionner, pour montrer qu'elles sont inspirées par la doctrine de Leibniz bien plus que par celle de Spinoza. L'idée même sur laquelle repose VÉdncaUon du genre humain, l'idée d'un progrès infini de l'espèce humame, allant toujours vers un état moral meilleur, plus conforme à la raison et à la liberté, cette idée aussi est toute leibnizienne, nullement spinoziste.

Tout à fait leibnizienne aussi est la conception que Lessing se fait du drame, comme d'une image réduite de l'univers, d'un microcosme, où tout doit s'expliquer et se justifier par des causes naturelles ; où la justice doit être immanente, et où le mal lui-même doit concourir finalement au bien ^

En général, quand Lessing spécule sur la nature de Dieu et ses rapports avec le monde, il incline vers Spinoza. Quand il s'occupe de l'homme et de toutes les questions qui intéressent sa vie et sa destinée morale, il s'inspire de Leibniz, et comme ces dernières questions sont, pour lui, les plus importantes, en mettant dans les deux plateaux de la balance les noms de Spinoza et de Leibniz, elle penche manifestement du côté de ce dernier. Tout chez Lessing tend à l'action, au progrès, à la liberté, plutôt qu'à la contemplation passive et mystique.

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