‹ LessingChapitre 55 sur 233 · Voy. première partie, clmp. !•'', Détails biographiques · texte numérisé non relu

Voy. première partie, clmp. !•'', Détails biographiques

S. La correspondaoco de Leasing (vol. xo, éd. Hompel) contient plusieurs lettres, ou plutôt billets d*ail'airos signés Tauenzien, mois rédigifs par Leasing.

3. Ces changements, dont Leasing avait un des premiers connaissance, lui eussent fourni d'excellentes occasions de fructueuses opératiens flnaucières Mais, trop lionnôte pour s*onrlchir de lu sorte, il résista toujours aux sollicitations dos spéculateurs qui s'adressaient à lui.

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née, on ne s'étonnerait pas qu'un littérateur, un philo-» sophe, dôt se trouver mal à l'aise, tout dépaysé, et qu'il n'accomplit pas toujours sa besogne avec entrain et bonne humeur. 'Cependant le service ne paraît pas en avoir souffert et les relations de Lessing avec son chef restèrent toujours excellentes.

Pour remettre l'équilibre dans ses facultés trop absorbées par ce travail matériel, trop tendues dans le même sens, Lessing, comme toutes les natures vigou* reuses, usait de distractions violentes. Il les trouva dans la société des officiers qu'il fréquentait assidûment, et où il se livra au jeu avec ardeur, avec passion. « Si je jouais froidement, disait-il, je ne jouerais pas. * Le jeu était pour lui plus qu'un plaisir, c'était un exercice hygiénique, qui lui fouettait le sang, favorisait la circulation, l'occupait , tout en laissant pleine liberté à sa pensée*.

Toutefois, cette existence partagée entre des occupations et des distractions également fatigantes, devait laisser, ce semble, peu de place pour les travaux litté^ raires. Aussi les amis de Lessing s'inquiètent et s'alar* ment-ils, comme feront plus tard les amis de Gœthe, entraîné dans le tourbillon de Weimar. Sa réputation

1. Ce rJgimo, favorable à la santé de Lessing, conTonall médiocrement à son propriétaire, qui no pouvait supporter de voir son locataire rentrer au logis à des heures impossibles, au milieu de la nuit, à Taurore. Comme Lessing ne tint aucun compte de ses observations réitérées, le propriétaire, fabricant de pain d'épices de son état, se vengea comme savent se venger les artistes, en confectionnant des pains d epices à l*olIlgie de Lessing, grolesquement caricaturé, et qui eurent grand succès; e^t-ce à cause de la bonne qualité de la marchandise ou à cause de la notoriété du sujet? Nous l'ignorons. Lessing eut le bon esprit do ne pas se fàclior. Mais il clierclia un autre propriétaire plus accommodant et qui iio fabriquait pas de pains d*épicjs.

CRITIQUE ESTHÉTIQUE. ib\>.

son talent, son avenir leur semblent gravement compromis. Leasing lui-même, au début de son séjour, paraissait partager leurs appréhensions. Le doute, le découragement l'avaient saisi. On voit par ses lettres qu'il regi'ette amèrement le parti qu'il avait pris. Il voudrait, sans avoir cependant le courage de s'y résoudre, i*ompre l'engagement qui le lié : « Ah! très cher ami, éctrit-il à Méndelssohn, votre Lessing est perdu; daïis un an d'ici vous ne le reconnaîtrez plus. Lui-môfnene se reconnaîtra plus. Ohl sacrifier ainsi à.je ne sais quels desseins, mon temps, le bien le plus précieux que je possède \ » Ailleurs encore, s'appliquaïit à lui-même le mot célèbre d'une comédie de Molière, il s'écrie : « Qu'allais-je faire dans cette galère !»

Et même, lui qui en avait eu assez de Berlin et de son entourage, il en est à regretter tout Ce qu'il a laissé derrière lui : les réunions intimes, le Club du vendredi^, « Je lie sais ce que je donnerais pour pouvoir, une fois chaque semaine, manger, rire et discuter mon soûl, en compagnie de braves gens, et surtout discuter siir des choses que je ne comprends pas'. » Heureusement ce découragement ne dura pas longtemps, et Lessing eut bientôt raison contre ses amis et coutre lui même.

Vers la fin de la seconde année, ses goûts d'étude et (le production le reprennent. Dès son aiTivée d'ailleui-s, il a déjà noué des relations avec quelques savants notables de Breslau. Le professeur Klose lui montre les richesses de la bibliothèque publique, lui fait visiter les églises et les couvents, où se ti*ouvaient quelques ta-

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