Ne à BiscliorBwerdo, dans la Lusace, on 17S
rien, mais pour se faire coiiiiaftre, pour faire parler de lui, par ambitioa de titres et d'houneurs académiques. Il y réussit assez yite; grâce à sou savoir-faire, plus qu'à sou savoir ; grâce aussi à un réel talent de styliste latin. Ses articles habilement laudatifs, dans les Acta eruditorum, un des plus anciens et des plus célèbres journaux savants de Tépoque; une thèse et plusieurs opuscules latins, publiés à la file, lui valurent d*étre appelé à vingt-quatre ans, comme professeur extraordi* naire à Gôttingue. De nouvelles publications savantes sur divers sujets d'érudition, assez lestement 'fabriquées, mais bien composées, écrites avec goAt, et surtout la faveur d'iilQuents protecteurs, [le firent nommer Tannée suivante, professeur ordinaire de philosophie à Halle, et lui firent obtenir, bientôt après, le titre de conseiller intime {Geheimeraih) . C'est dans ce milieu que se déploiera avec succès son activité remuante et intrigante.
Outre son bagage déjà considérable de publications
érudites * et sa collaboration à divers recueils littéraires,
plusieurs journaux sont successivement fondés par lui :
,les Acla Uteraria, la IlaUisclie Gelehrlen-Zeilung, et plus
tard hi. Deutsche Bibliolhek der schônen Wissenschaften.
Ces recueils devaient lui faire des disciples et des par-
-tisans, tenir en respect les malveillants, lui assurer
enfin cette influence dictatoriale à laquelle il aspirait.
11 visait sans doute à tenir dans le monde savant, la
.place que tenAit Gottsched dans le monde littéràir.*.
Médiocre professeur, mais habile coiHpilateur, publi-
1. EpUtola de quibusdam ad Homerum pertinêiUibuê Ànimadver' xinnet in Theophroêli eharttetrreê cthieot. — Vindicise HoraUi Ftacd. — EpUolre Homericœ. — StralonU epigramtnnta.
ciste infatigable, toujours prêt sur tous les sujets, Klôtz, à vingt-huit ans, faisait déjà figure dans la science. Avec cela, homme de plaisir, de inœurs très libres, tenant table ouverte, vivant avec les étudiants sur un pied de camaraderie; ne dédaignant pas de partager leurs bruyants amusements, et se faisant plus d'une fois, paraît-il, ramasser par la garde, dans des endroits plus que suspects \
Sa science n'était pas très profonde ; prise un peu de droite et de gauche. Mais son esprit, son goût littéraire, son élégante latinité, chose peu commune alors; quelques idées personnelles aussi, donnaient à ses écrits une certaine valeur. Klotz avait la prétention, louable d'ailleurs, de rendre l'érudition moins sèche et moins rébarbative. Il voulait y mettre de la littérature et du bel esprit. L'archéologie, particulièrement l'étude desmounaies et des gemmes, alors fort en faveur, gi*âce à Wiîi* kelmann et à Lessing, grâce aussi aux travaux d'Addison, de Spence et du comte de Caylus, était alors fort à la mode. Klotz, toujours à l'affût de l'actualité, s'était déjà essayé non sans succès dans cette étude'. A l'exemple d'Addison et de Spence, il cherchait à expliquer les poètes anciens, à l'aide des monnaies et des pierres gravées, ce qui amenait de jolis développements, d'ingénieux parallèles •. C'était de la petite érudition aimable et facile, qui répondait à la petite poésie légère et anacréontique de l'époque. Klotz était l'aiia-