‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 124 sur 162 · Voy. ibid., p · texte numérisé non relu

Voy. ibid., p

3. XXXVII, 200. — En parlant de la dureté des pierres fines, Pline dit : « Tanta differentia est, ut aliac ferro scalpi non possint, aliae non nisi rotunso, omnos autem adamante. Pluriinum vero in iis terobraruin proficit fervor. » — La dernière phrase indique évidemment le rouet (en chauffant le foret, trad. Littré).

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artistes en pierres fines, et nomme même un instrument que les modernes ne connaissent pas *. Partout où les Anciens parlent de l'effet d'une poudre, que ce soit la poudre de diamant ou de l'émeri, il faut supposer l'emploi du rouet. C'est ce que prouve le passage de Pline : « Arena hoc fit, et ferro videtur fieri 2. »

Lessing cherche ensuite à déterminer la nature de la poudre appelée naocium 3, et corrigeant Saumaise et Meursius, il prouve que l'emploi du naanum était beaucoup plus fréquent que celui de la poudre de diamant ; cette dernière ne fut pas employée pour polir les pierres de peu de valeur. Klotz, copiant Goguet 4, disait que les Anciens ont parfaitement connu la propriété que possède la poudre de diamant pour mordre sur les pierres fines, qu'ils en firent un grand usage tant pour graver que pour tailler; les chefs-d'œuvre des Anciens dans ce genre que nous pouvons encore examiner le font assez connaître. Il voyait dans le passage de Pline, où il s'agit de la pointe de diamant, la preuve de l'emploi de la poudre, mais Lessing a raison en diminuant le rôle de cette poudre qui était très rarement employée, surtout chez les

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