Voy. Lettre à Dassdorf du 26 septembre 1776, p
Remarques sur l'œuvre de Winckelman ', inscrites dans son exemplaire, mettent surtout en lumière les deux points suivants : Winckelmann avait nié l'influence égyptienne sur la Grèce ; Lessing affirme qu'une influence orientale est manifeste, et les archéologues de nos jours lui donnent amplement raison. Winckelmann ne disait rien de l'école de sculpture qui florissait en Asie-Mineure après Alexandre le Grand, croyant que les arts ont décliné en même temps que la liberté; Lessing, en datant le Laocoon du temps des empereurs, indiquait clairement que la disparition de la liberté en Grèce n'avait pas causé la mort de la sculpture. Dans ses Remarques, il confirme de nouveau cette opinion, en disant que Winckelmann aurait dû accepter pour base de son chapitre sur les écoles des artistes le passage de Pline où celui-ci parle des écoles de l'Asie-Mineure 2. — Parmi les notices, nous pouvons encore relever celles où Lessing émet l'avis que la plupart des prétendues statues en ivoire n'avaient que le visage, ainsi que quelques autres parties, nues et visibles, travaillés en cette matière; que le mot lanx signifie des plats et non des plateaux 3 ; que l'expression statua lusca se rapporte à la vue creuse et faible que montrent toutes
1. Handschriftliche Anmerkungen zu Winckelmann' s Geschichte der Kunst des Alterthums. — Œuvres, XIII, 2, pp. :m-347.