‹ Lessing et l'AntiquitéChapitre 80 sur 162 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

tribut d'un grand esprit à son temps '. D'ailleurs, ces études, de même que celles des synonymes et de lexicologie, n'ont pas laissé beaucoup de traces dans l'œuvre de Lessing. Les Lettres archéologiques nous en montrent quelques échantillons ; ils sont plus nombreux dans les petites notices concernant l'art 2, et surtout dans les Miscellanea et les Reliques philologiques. Mais ces deux derniers recueils étaient à l'usage de Lessing seul ; il y notait ses impressions, le résultat de ses lectures. Lui-même n'aurait jamais publié ces notes. La postérité reconnaissante voulant posséder, tout ce qui était sorti de la plume de ce génie, a recueilli ces feuillets.

Il nous reste à dire un mot du style latin de Lessing. Dans un temps où presque tous les ouvrages d'érudition se présentaient en habit latin, il serait bien étonnant qu'un licencié, ayant même l'intention d'entrer dans le Séminaire philologique dirigé par Gesner 8, n'eût pas été un assez bon styliste latin. Il semble pourtant qu'à l'école de Meissen il n'a pas contenté ses professeurs sous ce rapport. Malgré cela le passage latin d'une de ses lettres à son père 4 montre beaucoup d'aisance dans l'ex-

1. Ce sont les « Principes de l'art des Etymologies » devant le Dictionnaire étymologique de Ménage, souvent cité dans les Lettres arcliêologiques, qui inspiraient Lessing.

Page 1