Du 30 mai 1749, p
pression et une correction sinon cicéronienne du moins d'un bon latiniste. Lessing s'était même essayé dans les vers latins. Nous en avons deux échantillons dans ses œuvres. Dans les Lettres critiques de 1753 nous trouvons la traduction en hexamètres des cent dix premiers vers de la Messiade de Klopstock l; mais il est difficile de juger le savoir de Lessing d'après cet échantillon dû à sa collaboration avec son frère Théophile qui, plus tard, eut une bonne renommée de versificateur latin. Les Épigrammes latines permettent mieux de juger de cette plume alerte qui, nourrie de la lecture des épigrammatistes romains et de ceux de la Renaissance, a su atteindre parfois la précision, l'élégance, la verve et même le trait piquant des maîtres du genre.
Longtemps, on avait attribué à Lessing la traduction très élégante d'un fragment du poète comique Timoclès. Cette traduction se trouve dans une lettre à Xicolaï 2. Lessing ne dit pas qu'elle est de lui. Danzel ne la trouvant dans aucune traduction latine des fragments des comiques grecs, ni dans celle de Stobée qui cite ce fragment, croyait pouvoir l'attribuer à Lessing. En comparant cette traduction avec celle de Grotius, Danzel et d'autres philologues ont
1. Œuvres, VIII, p. 222. Parmi les lettres de Théophile à son frère il y en a une en grec (n° 96) ; dans les autres nous trouvons de nombreuses citations d'Horace et de Virgile, changées légèrement pour la circonstance.