ÉLISABETH , CATHERINE, EUDOXIE, LESTOCQ
Gentille Moscovite ,
Sur ce traîneau léger ,
Nous voyons à ta suite Les amours voltiger ;
Mais, cruelle Nadéjc,
Pourquoi , pour mon malheur ,
Blanche comme la neige.
En as-tu la fioideur ?
Oui , quand de cette neige Vous avex la blancheur,
Pourquoi , ^elle Nadéje,
En avoir la froideur P
ENSEMBLE
GOLorxtn, applaudissant.
Bravo ! bravo ! c'est enchanteur!
LES TROIS FEMMES, applaudissant.
Bravo ! bravo ! mon cher docteur!
LESTOCQ, à part.
Ah! rieu n’égale ma fureur!
Élisabeth. Maintenant, docteur, je suis S vous , et je serai même enchantée de ▼ous consulter. . .
lestocq , vivement et avec émotion. Vraiment !
Elisabeth. Sur mon costume : le capitaine Uimilri va nous apporter des dessins sur lesquels vous nous donnerez votre avis.
lestocq. Moi , madame!...
Elisabeth. Ah ! vous êtes de fort bon
conseil pas toujours! ( A Golofkin.)
M’est-il pas vrai?
colofeik. Certainement. Pardon , madame , je me rends au conseil où la régente m’a fait demander.
el-doxie. Moi, si Votre Altesse veut me le permettre , j’irai m'occuper de ma toilette de ce soir.
Élisabeth. Fort bien ! vous me laissez seule... Eh bien ! docteur me voilà , je suis à vous...
lestocq , qui depuis quelques instant s’est assis pris de la table. Faute de mieux !....
c’est bien heureux !... (Bas à Catherine.) Reste eu sentinelle et avertis-moi dés que Golofkin sortira du conseil.
cathehibz. Je vous le promets.
Elisabeth , à Golofkin. Adieu , monsieur le comte... adieu, Eudoxie, à ce soir.
( Golofkin 5ort par le fond, Eudoxie cl Catherin* par la gauche.)