SCENE IL
CATHERINE , GOLOFKIN , entrant par te cabinet à droite qui a une porte sur te parc.
go lofe ta , apercevant Catherine. Fidèle au rendex-vous , c’est l>icn . ( Montrant Ut porte du fond.) Ferme cette porte...
( Catherine ri mettre le verrou ' colof n K, lui montrant la porte à gauche.
Celle-ci encore.
cxtberïre, poussant ta porte. Elle est fermée en dedans.
GOLOFXta. N’importe ! mets le verrou de ce côté... Approche maintenant.
caTHEBisE. Ah ! mon Dieu !... que j ai
P CUr! DUO.
GOLOFKIN.
Prends garde et songe d’avance
8 ue je veui la vérité !
u bien crains de ma vengeance Un châtiment mérité î
CATHERINE
Je vous dois obéissance y Je vous dois fidélité ,
Et je jure ici d’avance De dire la vérité !
GOLOFKIN.
Réponds donc! ce matin que t’a dit U maîtresse, En recevant de toi ce billet fortuné ?...
CATHERINE
Quel billet ?
^ GOLOFKIN.
Ce billet si rempli de tendresse Que ce jeune officier pour elle t’a donne !
CATHERINE
Pour elle !... aucun !
GOLOFKIN.
Ab ! c’est unit imposture !
Tu mens!
CATHERINE
Kon , monseigneur, c’est la vérité pure GOLOFKIN.
La lettre était pour elle !...
CATHERIN K.
Oh ! non, je vous U jure!
GOLOFKIN.
qui thne tl billtlf k qui VMM* ?
CATHERINE , tremblant*.
Je ne sais !..
GOLOFKIN.
Pour qui donc?
CATHERINE, à part.
Dieu ! que dire et que faire?
GOLOFKIN.
Réponds ! réponds !
CATHERINE
Je ne le puis!
GOLOFKIN-
D’un esclave qui veut à nies lois se soustraire.
Tu sais pourtant quel est le sort!
Le knout jusqu à la mort!
ENSEMBLE
CATHERINE
Pour calmer sa colère ,
Hélas ! que dois-je faire ?
Grâce!.., criée pour moi!
Grâce!... je meurs d’effroi !
GOLOFKIN.
Malheur au téméraire Qui brave ma colère,
Obéis à ma lai !
A l’instant réponds-moi !
GOLOFKIN, appelant.
Holà ! quelqu’un !
( Deux esclaves paraissent dans le cabinet à droite.
GOLOFKIN , leur montrant Catherine.
Qu’on la saisisse!
CATHERINE, poussant un cri .
Ah ! monseigneur !...
GOLOFKIN.
Que sous vos coupa A l’instant même elle périsse !
Catherine , sc jetant à ses pieds .
Qu’ils ne me buttent pas!... j’embrasse vos genoux ! t GOLtJPKtK.
Alors parle !... ou sinon j’ordonne ton supplice • CATH F. R t N t , tic et rient.
Je dirai tout ! (/# part. ) J’ai promis au docteur, Mais comment tenir sa promesse ,
Hélas ! quand on se meurt de peur !
GOLOFKIN.
Eh bien ! donc, ce billet...
CATHERINE
Etait pour la pTtncesse Elisabeth!... j’en jure sur l’honneur!
GOLOFKIN , étonné.
Pour la princesse !... et cette lettre,
Qui t’a dit de la lui remettre?
CATHERINE , hésitant.
Hélas !
GOLOFKIN , faisant un geste aux esclaves.
Réponds! ou bien!...
CATHERINE, vivement.
C’est 1e docteur !
GOLOFKIN, surpris.
Et lui-même m’a dit qu’elle était pour ma femme ! A quoi bon ce mensonge... il faut donc, je le voi, Qu*un de vous deux me trompe!...
CATHERINE, vivement.
Ah! sur menante,
Mon doux maître, ce n’est pas moi !
Je le jure... cé n’est pas moi !
ENSEMBLE
CATHERINE
Pour calmer sa colère , Hélas 1 que fout-il faire?
Grâce t... grice pour moi !
Griet !... (, nmtt d’cfTroi 1
GOLOFKIN.
Malheur au téméraire Qui brave ma colère-».
Je ne sais si je «loi Me Hcr à sa (oi !
(On frappe en ce moment à lu porte du fond.
Golofhin fak signe aux deux esclaves de sortir par la porte à droite.
GOLOrilN , à Catherine . lui montrant la porte du fond.
On vieul!... réponds !
Catherine , d'une voix tremblante.
Qui frappe ainsi?
DlMiTRt, en dehors parlant.
dimitri, en dehors pan Moi , Dimilri!
CATHERINE , h part.
Le jeune capitaine!
golofkin . a part .
Sérail— ce un rendoz-vius !... Un rendez-vous ici ! Avec qui? celte fois c’est le ciel qui l’amène;
Je saurai tout !
(Montrant te cabinet à droite .) De cet endroit secret Je puis tout voir et tout entendre !
( A Catherine )
Toi pas un mot qui lui fasse comprendre Que je suis U !...
CATHERINE, tremblante.
Mon cœur vous le promet J
ENSEMBLE
GOLOFKIN , à demi— voix.
Ouvre-lui... dam ces lieux Un hasard trop heureux Près de moi le conduit!
Qui , le sort me sourit.
Tu m’entends... je l’ai dit ,
Pas un mot. . pas de bruit !
CATHERINE , de mime.
Je vomirais dans ces lieux Lui parler., je ne peux !
Tout me manque A la fois ,
Et la force et la voix !
Ça suffît... tout est dit ,
Pas un mot... pas de bruit !
(Golofkin se cache dans le cabinet à droite dont la fenêtre le laisse en vue du spectateur. Catherine va ouvrir A Diniitri et revient toute tremblante- •c remettre près du cabinet h droite. )