‹ Lethaea rossica, ou, Paléontologie de la Russie (volume 2)Chapitre 11 sur 20 · LL · texte numérisé non relu

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arrière, les dents sont très-constantes, les incisives de la mà-

choire supérieure sont pourvues d’une racine conique, les canines sont très-longues, robustes et cylindriques à une racine; les 4 pieds sont courts à à doigts réunis en nageoires. Le genre vit maintenant dans la mer Glaciale et se trouve fossile dans la couche moderne du terrain tertiaire et d’alluvion.

Esp. 39. Trich., Rosmarus fossilis BL.

L'espèce ressemble en général aux Pachydermes, mais par ses pieds elle fait le passage aux Cétacées.

Hab. dans une couche tertiaire moderne en Bessarabie * et peutêtre aussi dans la Russie asiatique **.

* Norpmann über fossile Knochen 1. ce. pag. 11. ** Grorct Naturhistorische Beschreibung von Russland, III, pag. 591, cité par Mr. ne BraiNviLce dans l’Ostéographie 1, c. Je n’ai pas pu trouver

Genre XXIX. Phoca L.

Le nombre des incisives et des molaires diffère suivant ,.. 3+92—2.1.5—6 , s Ne | les espèces SENS ETNRe c'est ce qui dépend des dents qui tombent avec l’âge; le crâne est en général arrondi en arrière et pointu en avant, les orbites sont très-larges, mais les cavités temporales sont étroites, les jugaux sont forts et tout le squelette est fort et robuste. Le genre se trouve fossile déjà dans la première période du terrain ter-

tiaire et vit à présent dans toutes les mers, même dans de grands lacs méditerranés, comme dans le Baïcal, l’Aral-et la mer Caspienne.

Esp. 40. Phoca pontica m.

PI, XIIL, fig. 1—57.

Le nombre des dents n’est pas complètement connu, les incisives inférieures (1. c. fig. 2) sont plus petites que les supérieures (fig. 3) à pointe tranchante ; elles sont lisses à l'extérieur et convexes, presque plates et sillonnées verticalement du côté intérieur; les molaires n’ont qu’un lobe mais deux racines, leur couronne est plate et riticulée (voy. fig. 4 c grossie), le lobe obtus du milieu s’élève un peu au bord extérieur, il est finement troué ; les ongles sont allongés, étroits, plats et pointus.

Hab. dans l'argile ferrugineuse de la couche supérieure du terrain tertiaire; cette argile contient souvent des crystaux de sélénite, formant des nids irréguliers et de petites couches, situées entre une argile schisteuse et une marne, dans la montagne de Mithridate à Kertsch, très-souvent aussi dans les couches du calcaire du promontoire d’Akhbouroune, près de la batterie de St. Paul, à 4 verstes au sud de Kertsch, au bord du Bosphore ; les ossements que j'ai figurés ont été envoyés par Mr. ANTIPOFF lieutenant au musée de l'institut du corps des ingénieurs; la même espèce se trouve aussi près de Kischinew en Bessarabie dans des crévasses du calcaire tertiaire, remplies de terre d’alluvion, Mr. DE NORDMANN croit pouvoir y distinguer trois espèces de Phoques.

Le crâne est très-incomplet (PI. XIIT, fig. 1), sa largeur a un peu plus de 2 pouces et est un peu plus long depuis la racine des os du nez jusqu’en arrière, les orbites sont très-grandes, les os du nez sont

ce passage dans l’ouvrage de GEorGr mais je crois que les ossements dont il parle appartiennent plutôt au Mammouth,

étroits et longs; le crâne est pourvu des deux côtés d'une petite crête pour l’attache des muscles temporaux, le trou occipital est situé tout en bas; la forme générale du crâne fait le passage au crâne du Phoca vitulina; il est entièrement rempli par une areile d’un brun foncé et mêlée de gypse crystallin.

Le fragment de la mâchoiresupérieure du côté droit contient 3 molaires à 2 racines, en quoi notre espèce diffère des espèces vivantes; la couronne des molaires est triangulaire à angles obtus et couvert d’un émail fort, le bord extérieur est tranchant, l’intérieur est situé un peu plus bas et toute cette surface oblique de la molaire offre beaucoup de petits enfoncements réunis entre eux en forme de réseau, les racines sont courtes, robustes, longues de 3 lignes et larges de 2; la molaire est rétrécie près de la base où commencent les racines, toute la dent molaire est d’une longueur de 5 lignes et d'une grosseur de 3/4.

Les canines ne sont pas connues, mais il serait possible que les dents représentées Fig. 3, comme incisives, fussent des canines.

Les incisives diffèrent par leur grandeur, les extérieures sont plus grandes que les moyennes et infléchies comme elles en crochet, le bord extérieur des dents est arrondi et lisse, l’intérieur est pointu à deux sillons allongés, sa racine est simple et d’une longueur double de-celle de la dent elle-même, c’est-à-dire de 9 lignes; les incisives de la mâchoire inférieure sont tout-à-fait égales aux supérieures, mais un peu plus petites.

Les vertèbres se rapprochent beaucoup des vertèbres du Pho ca groenlandica.

La seconde vertèbre du cou (PI. XII, fig. 5) est pourvue d’un corps vertébral qui se rétrécit en avant et qui se prolonge dans une apophyse assez pointue en forme de dent (processus odontoideurs, Planche XII, fig. 5 d); elle s’élargit en arrière, en passant dans une large surface articulaire plate, une crête assez grande s'élève, au milieu de sa base vers la partie inférieure, et devient de plus en plus grosse en arrière et des deux côtés, vers la partie antérieure on voit deux faces articulaires inférieures très-grandes (1. c. c), en arrière desquelles il se trouve un canal artériel; sur celui-ci s'élève une apophyse latérale pointue (1. c. f.) que j'ai restituée dans la figure, car elle est cassée, Le canal vertébral est un peu plus haut que large, il est formé par deux arcs très-hauts sur lesquels s'élèvent en arrière les deux apophyses

ou condyles articulaires postérieures obliques (1. c. b) et en haut l’apophyse épineuse (I. c. a) très-haute et très-large.

La première vertèbre dorsale (1. c. fig, 6) se distingue par son apophyse épineuse très-longue, son corps est plus grand en largeur qu’en hauteur; il a 7 lignes de large et 5 de haut: il est tout-à-fait plat des deux côtés et à peine concave au milieu; l’apophyse épineuse très-longue (1, ce, a b) et très-robuste se fixe sur les deux arcs, les deux apophyses transversales (1. c. d f) sont assez longues, et les apophyses articulaires ou obliques antérieures (I. c. g) et les postérieures (I, c. c) sont courtes et fortes. L'apophyse épineuse est presqué triangulaire; elle a la longueur d’un pouce et cinq lignes, en quoi elle diffère des apophyses semblables dans d’autres espèces de Phoques.

Les deux apophyses transversales ont 8 lignes de long et sont assez fortes; au-dessous d'elles se trouvent, près du canal vertébral, deux condyles articulaires antérieurs et supérieurs (1. c. g g,, et audessous.deux faces articulaires obliques (1. €. à à) pour l’attache du capitule interne de la côte.

La vertèbre lombaire (PI. XIII, fig. 7) est beaucoup plus grande que la dorsale; son corps est un peu concave en avant et en arrière et en forme de coeur; il a en avant 9!/, lignes de haut en arrière 8!}, et 10 lignes de long ; les deux bords au-dessous des apophyses transversales sont enfoncés profondément et en arrière près de la base on voit une crête renflée presque bifurquée ; les deux apophyses transversales (1. c. b) descendent obliquement en avant, elles sont un peu cassées, mais elles ont dù être très-longues ; deux apophyses courtes obliques se trouvent en avant sur les ares eux-mêmes, elles s'élèvent par le haut et en avant ; en arrière on remarque des apophyses semblables {1. c. d), mais beaucoup plus courtes et s’élargissant peu à peu. L’apophyse épineuse {1. c. a) est plus longue que toutes les autres ARPPAIRE de cette vertèbre, elle a plus de 9 lignes de long.

Deux vertèbres sacrées soudées ensemble (PI. XIII, fig. 8x représentées de côté, 8 y d’en bas) sont d’une longueur d’un pouce deux lignes et d’une largeur d’un pouce une ligne; l'apophyse épineuse postérieure (I, c. &, s'élève sur le bord postérieur vertébral, et l’antérieure (1, c. b) est beaucoup moins élevée que celle-ci; les apophyses transversales soudées ensemble sont robustes et s'étendent des deux côtés en forme de grandes crêtes qui, en arrière, forment un crochet (I. & € Entre les apophyses épineuses et transversales des deux côtés il existe de petites apophyses obliques ou des condyles articulaires (1. c

f) au-dessous desquelles se trouve le grand canal artériel (1. c. e); le canal dorsal est tout-à-fait déprimé de haut en bas et rudimentaire.

Les vertèbres caudales se distinguent par une structure toutà-fait différente. La seconde vertèbre (1. c. fig. 9) s'approche encore un peu par sa forme de la vertèbre précédente sacrale; elle a une longueur de 6 lignes et une largeur égale; les deux faces articulaires sont plates; la postérieure est un peu plus concave que l’antérieure, on voit au milieu un petit enfoncement, qui semble provenir du trou d’un canal; les apophyses transversales (1. c. a) font une petite saillie, elles sont arrondies et s’approchent de la longueur du corps vertébral; un gros tubercule articulaire (1. c. b b) s’élève des deux côtés antérieurs sur l’arc comprimé qui est très-petit et entre elles se trouve une apophyse épineuse (I. c. c.) qui, cependant, est un peu incomplète. La troisième vertèbre caudale suivante (PI. XHIX, fig. 10) est pourvue d’apophyses transversales beaucoup plus courtes et les apophyses articulaires antérieures sont beaucoup plus rapprochées ; l’apophyse épineuse fait à peine une saillie, elle est très-rudimentaire; le canal médullaire est très-étroit, La base de cette vertèbre est pourvue, comme celle de la vertèbre précédente, de trois crêtes longitudinales, entre lesquelles sortent quelques artères.

La quatrième vertèbre caudale (1. c. fig. 11) est à peine pourvue d’apophyses transversales et sans arc vertébral, il est aussi sans canal médullaire ; on ne voit que les apophyses articulaires supérieure et antérieures; leurs faces articulaires sont un peu convexes légèrement déprimées au milieu ; la vertèbre est d’une longueur de 6 lignes, d’une largeur de 4 lignes et d’une hauteur d’un peu moins en avant de 6 lignes. Parmi les dernières vertèbres caudales il y en a une (1. c. fig. 12), qui est beaucoup plus longue et plus étroite que celle-ci et ses apophyses transversales ont la forme de crêtes ou saillies latérales; l'extrémité postérieure de cette vertèbre se rétrécit beaucoup et devient presque ronde, son corps a une longueur de 7 lignes, sur une largeur de 31/ lignes en avant et une hauteur de 4!/, lignes.

Ne possédant pas un squelette complet je ne puis juger du nombre normal des vertèbres du Phoca pontica; mais comme il s'approche beaucoup du Phoca groenlandica, on peut supposer qu'il avait 7 vertèbres cervicales, 15 dorsales, 5 lombaires, 4 sacrées et 11 caudales.

De l'os du sternum (PI, XII, fig. 15) il ne s’est trouvé qu'un petit fragment c,-à.-d. une seule pièce du milieu, dont plusieurs composent

la rangée longitudinale de l'os qui constitue le sternum; l'os figuré (PI. XIII, fig. 16) est presque quadrangulaire, un peu cylindrique et renflée aux deux extrémités; son milieu est rétréci, ses côtés sont toutà-fait arrondis, il est plat en dedans, à sillons longitudinaux. Les deux côtés des extrémités sont munis de faces articulaires pour l’attache du capitule arrondi de la côte que je ne connais pas à l’état fossile.

L'’omoplate (PI. XII, fig. 13 a—b) ne s’est rencontré que dans un très-petit fragment de la face articulaire, qui est d’une longueur de 11 lignes et d’une largeur de 7; il est presque ovale et peu concave ; une crête robuste s'élève au milieu du côté extérieur, et une autre en avant, qui est plus petite et qui s'étend sur le bord extérieur luimême, je ne connais pas la figure du sternum et par conséquent je lai complété selon la forme ordinaire de celui du Phoca groenlandica.

Le bassin (1, c. fig. 14) ne se trouve que par fragments; l’os desiles est très-étroit; son bord antérieur se recourbe beaucoup en dehors et fait une très-forte saillie ; il est entièrement arrondi: l'os en devient très-concave à l'extérieur, cependant beaucoup moins que dans le Phoca groenlandica. Ilne s’y trouve pas d’échancrure ischiadique, mais les deux côtés sont munis de grandes tubérosités et au milieu d’une grande et profonde cavité acétabulaire interrompue au bord inférieur pour la sortie du ligament capsulaire du fémur. L'os du pubis et de l’ischion sont des os allongés qui se soudent à l'os des iles, en y formant la cavité acétabulaire; l'os du pubis est plus grêle que l'ischion qui est plus gros et presque cylindrique ; son bord postérieur est entièrement parallèle à l’épine dorsale, L'ouverture ovulaire, formée par le pubis et l’ischion, est très-allongée et assez large ; elle est aussi parallèle à l'épine, car l'ischion se rapproche entièrement de l’os sacré et de la queue, sans s’y réunir.

Les côtes sont encore moins conservées, je n’en connais qu’un fragment (Il. c. fig. 15) qui est très-déprimé et plat, les bords sont assez tranchants, et l’un d'eux est muni d’une proéminence entièrement ossifiée. Son extrémité postérieure s’élargit en deux capitules assez écartés pour l’attache des vertèbres du dos; l’un est très-long et presque cylindrique, l’autre est à peine saillant et très-court*,

* La côte, décrite et figurée par Mr. De BLanvizce (Ostéographie Manatus PI. X. G.) comme provenant de la Bessarabie d’une espèce fossile de Manatus, me semble appartenir aussi à cette espèce de Phoque:

Les os des extrémités se trouvent aussi en grand nombre avec les autres os du squelette.

L'os de l'humérus (PI. XIE, fig. 17) se distingue par sa brièveté et sa grosseur; le condyle supérieur est presque rond et assez saillant à base rétrécie; le côté de cette extrémité de l’humérus opposé au condyle est muni de deux tubérosités (1. c. fig. 17 b c), dont l’intérieure fait une assez grande saillie ; à l'intérieure elle est séparée en avant de l’extérieure qui est plus plate par un enfoncement profond et large. Cette tubérosité extérieure se prolonge dans une crête trèssaillante au milieu de l'os de l'humérus, qui en devient presque triangulaire, L’extrémité inférieure de l’humérus est recourbée du côté opposé et munie de deux poulies presque égales (1. c. e f, dont l’extérieure est un peu plus grosse que l'intérieure et sert à recevoir le radius; l’intérieure fait une forte saillie à l'extérieur pour la réception du condyle articulaire du cubitus. Les Phocagroenlandicaet vitulina sont pourvues du côté extérieur de l'humérus d’un grand trou pour l'artère cubitale, trou qui n'existe pas dans l’humérus fossile ; celui-ci est en outre dépourvu près de la crête d’un grand enfoncement extérieur qui se voit très-développé dans la Phocagroenlandica et dans d’autres espèces vivantes de Phoque. L’humérus à là longueur de 2 pouces 8 lignes et au milieu la grosseur d'un pouce.

Le cubitus (I, c. fig. 19) du côté gauche est platet s’élargit en, haut dans son apophyse, formant l’olécräne qui descend beaucoup en bas (1. c. c d); du côté opposé de cette extrémité de l'os il y a deux enfoncements ou cavités articulaires (1. c. a b) pour recevoir, l’une le condyle de l’humérus et l’autre, située en-dessous de la première, le condyle du radius. Le cubitus se rétrécit ensuite un peu au milieu et se termine enfin dans l'extrémité inférieure pointue (1. c. e) qui est très-étroite et un peu recourbée d’un côté, ayant en outre deux petites tubérosités, par lesquelles l’os s'articule aux os extérieurs du carpe. La longueur est de 3 pouces 3 lignes.

Le radius (1. c. fig. 18) du côté droit a la forme ordinaire de cet os dans d’autres espèces de Phoque; le capitule articulaire supérieur est étroit, très-enfoncé et muni de deux faces articulaires, par lesquelles il vient s'unir aux deux condyles articulaires du cubitus, La grande cavité articulaire extérieure {1. ce. a) est formée pour fixer tout le con-

cette côte est petite, déprimée, comme notre fragment sans être cylindrique, comme les côtes du Manatus le sont ordinairement.

dyle articulaire extérieur de l’humérus, la cavité intérieure est, au contraire, toujours petite et plate. Le col de cet os est étroit, mince et muni de deux petites proéminences du côté intérieur pour l’attache des muscles. Le radius s’élargit à cet endroit tout d’un coup en un os plat très-large un peu convexe à l'extérieur, et un peu concave à sa partie intérieure ; il devient plus gros à l'extrémité inférieure et y est muni d’une grande cavité articulaire (1. ce. b.), pour l’attache des deux os suivants du carpe ; le bord extérieur très-tranchant du cubitus est muni en bas d’un enfoncement très-marqué (1. ce. c). La longueur de cet os est de 2 pouces 9 lignes, sa largeur d’un pouce et sa grosseur de 5 lignes.

Le fémur (I. c. fig. 26) du côté droit forme l'os le plus extraordinaire par sa brièveté, il est presque quadrangulaire, gros et court, même un peu plus court que l’humérus, son condyle articulaire est petit et rond (Il. €. a) pour être reçu dans la cavité acétabulaire du bassin; sa tubérosité supérieure est plus large et plus grosse (1. c. b) que le condyle articulaire; le milieu du fémur s’élargit de nouveau endessous du condyle articulaire et se prolonge ensuite dans l'extrémité inférieure très-large et très-grosse, sur laquelle on voit deux condyles articulaires (1, c. c d) séparés par une cavité; le fémur est reçu par ces deux condyles inférieurs dans des enfoncements du tibia. Le côté extérieur du fémur au-dessous de son extrémité inférieure est muni d'une cavité large, mais peu profonde pour l’attache des muscles de cet os (I. c. e).. Sa longueur est de 2 pouces 5 lignes, sa largeur de 1 pouce À lignes et sa grosseur de 5 lignes.

La patelle (I. c. fig. 28) est presque ronde et se prolonge en bas dans une petite pointe obtuse; son côté extérieur (1. c. «) est convexe, son côté intérieur est (I, c. b) concave, elle a presque 7 lignes de longueur, 5 lignes en largeur et un diamêtre en haut de 3 lignes, l'os à une autre figure que la patelle du Phoca groenlandica.

Le tibia (PI. XII, fig. 27) du côté gauche ne s’est trouvé qu’en deux petits fragments de l'extrémité supérieure (1. c. a) et de l’inférieure (1. c. b), qui appartiennent probablement à deux individus différènts, en sorte que je ne puis déterminer la longueur de cet os; le tibia a été plus court et plus grêle qu’il ne l’est dans le Phocagroenlandica. Sa forme vers la partie supérieure est presque triangulaire, mais les bords ne sont pas aussi tranchants que dans l'espèce vivante; le bord intérieur est le moins tranchant. Les deux surfaces à l’intérieur sont convexes, l'extérieur est concave et renflée. L’extrémité

supérieure est munie de deux cavités articulaires plates et grandes pour recevoir les deux condyles articulaires inférieurs du fémur. L’extrémité inférieure du tibia (1. c. b) est beaucoup plus grosse, et s’élargit peu à peu vers la partie inférieure, où il existe une grande cavité pour l'attache de l’os du tarse. Le bord intérieur du tibia a un enfoncement allongé et plat pour donner attache à l'extrémité inférieure du péronée que je ne connais pas à l’état fossile.

Il nous reste encore à décrire les os du carpe et du tarse.

J'ai fait figurer l'os naviculaire (PI. XIN, fig. 20), le plus grand de tous ces os, par lequel le carpe s'attache au radius; l'os est presque triangulaire, à face articulaire inférieure très-grande pour l’attache de l'os suivant du carpe (PI. XIII, fig. 21) qui est beaucoup plus petit; le naviculaire a un diamètre de 2 lignes, l'os une largeur de 4 lignes, etune longueur de 6 lignes. La surface extérieure (1. c. «) est plus grosse que l'intérieure, un peu concave, de même que l’inférieure (1, c. b), qui est déstinée à fixer l’os suivant du carpe, Il s'attache à l’os du métacarpe du second doigt (PI. XIII, fig. 22), qui se distingue un peu par sa forme des os des doigts du pied de devant, Les os du métacarpe en général sont plus courts que les phalanges des doigts et l'os du métacarpe du second doigt et plus long que les autres, excepté l'os métacarpien du premier doigt; le métacarpien du second doigt est long d'un pouce quatre lignes; il est presque cylindrique au milieu renflé en haut et presque triangulaire ; il y a des deux côtés deux cavités articulaires, dans lesquelles s’attachent les os du carpe, situés au-dessus. Le côté extérieur est plus large en haut et plus gros que l'intérieur, qui se prolonge en une grosse saillie terminale, avec laquelle : il prend place entre les os métacarpiens du premier et du troisième doigt ; l'extrémité inférieure de cet os est pourvue de cavités rondes articulaires pour recevoir la phalange suivante du doigt.

J'ai figuré le premier et lesecond des os métacarpiens du quatrième doigt; le premier (PI. XII, fig. 23) est long d’un pouce, plus gros en haut qu’en bas, et plus étroit à l'extrémité supérieure en avant qu'en arrière; l'extrémité inférieure est beaucoup plus mince et pourvue de poulies articulaires pour recevoir la phalange suivante. Le sccond métacarpien (1 c. fig. 24) a 9 lignes de long et provient probablement d’un jeune individu; il est étroit, mince et enfoncé en haut pour fixer la phalange précédente; il est muni en bas d’une poulie pour recevoir la troisième phalange onguéale (PI. XII, fig, 25), qui s’élargit en haut, à l'extrémité supé-

rieure, où elle est munie des deux côtés de petites tubérosités; elle devient pointue en bas, la pointe, qui s’engaine dans l’ongle, sort des deux côtés en forme d'ailes, qui s'unissent à la face supérieure de l'os en forme de toit, L’ongle plat se fixe sur cette face faisant crochet.

Les os du tarse, du métatarse et les phalanges des doigts des pieds de derrière ont une forme tout-à-fait différente.

L'astragale (I. c. fig. 29) du côté droit du tarse est presque triangulaire aux extrémités arrondies (1, c. € b) et d’une longueur de 1 pouce 7 lignes; sa largeur au milieu est de 11 lignes; il est relevé au milieu en une apophyse grosse et arrondie (I. c. a) à deux faces articulaires pour recevoir le tibia et le péroné de la jambe,

Le calcaneum (I. c. fig. 30) du côté gauche est un os allongé angulaire, long d’un demi-pouce sur un diamêtre de 9 lignes; il se fixe avec sa face intérieure à l’astragale et est marqué à l'extérieur de trois proéminences pour l’attache des muscles, ;

En- dessous de cet os on voit l'os naviculaire (PI. XII, fig. 31) qui à 9 lignes de long et une largeur égale; il est arrondi, un peu angulaire et se prolonge d’un côté dans une apophyse assez grosse et recourbée en bas (I, c. a) pour l’attache des os voisins du tarse.

L'os métatarsien du premier doigt ou pouce du pied postérieur (1. c. fig. 32) du côté gauche est d'un longueur de 2 pouces 4 lignes; il est un peu convexe à l'extérieur (1. c. &) et concave à l’intérieur (1. c. b); à l'extrémité supérieure renflée il a deux faces articulaires, dont la petite se fixe au métacarpien du second doigt situé près d'elle, et la grande à l’os du métatarse situé au-dessus d'elle ; l'extrémité inférieute rétrécie est munie d’une double poulie articulaire pour l’attache de la première phalange du cinquième doigt.

La première phalange du grand doigt ou pouce (I. c. fig. 3%) du pied gauche d’un très-grand individu est beaucoup plus longue que son métatarsien ; elle est d’une longueur de 2 pouces 10 lignes, un peu recourbée de côté, convexe du côté extérieur et assez concave à l’intérieur, beaucoup plus grosse à l'extrémité supérieure qu'à l'inférieure, celle-ci a deux poulies rotuliennes réunies, celle-là n’a qu’une face articulaire très-concave.

La première phalange du cinquième doigt (PI. XII, fig. 35) du pied droit-a une longueur d’un pouce 10 lignes et un largeur de 4 lignes en haut; elle est convexe en-dehors plate-concave en-dedans et munie à l'extrémité inférieure un peu élargie d'une double poulie rotulienne pour recevoir la seconde phalange.

Cette seconde phalange (PI. XII, fig. 37) du pied gauche est longue d’un pouce 5 lignes; elles est très-plate et usée des deux côtés.

La troisième phalange (PI XII, fig. 57) de ce doigt est d’une longueur de 9 lignes, en haut d’une largeur de 2 lignes, rétrécie au milieu et à peine large de 1!/, ligne au milieu et très-plate ; elles n’a pas plus d'une demi-ligne de diamêtre à l'extrémité inférieure s’'élargit du côté dorsal dans une apophyse large en toit (I. c. a) pour l'attache de l’ongle plat et large; cette phalange onguéale est beaucoup plus grande et plus grosse que celle du pied de devant, dont j'ai fait mention plus haut et appartient à un individu plus grand. Les ongles des Phoques vivants sont plus longs et plus étroits, ils ne sont pas aussi plats et aussi larges que ceux de l'espèce fossile, quoique en général celle-ci ne fût pas plus grande que le Phoca groenlandica..

Famille dix-huitième.

Omnivora.

Le squelette des Omnivores se distingue par des formes lourdes, et par des pieds courts et robustes; en marchant ils s'appuient sur la plante entière des pieds ce qui leur a fait donner le nom de plantigrades; ils ne sont pas aussi carnassiers que la famille suivante; les incisives ont une couronne à trois lobes, les canines sont comprimées de côté, quelquefois coniques, les molaires sont différentes, les tranchantes sont sans couronnes pointues, ou à un seul tubercule; la carnivore est plus grosse en largeur qu’en longueur, et les molaires tuberculées sont très-développées, de sorte qu’elle surpassent même la carnivore, car ces carnassiers vivent plutôt de fruits et de baies que de chair; ils se nourrissent aussi de petits mammifères et d'oiseaux.

Genre XXX. Ursus L.

Le corps est robuste et très-grand, le museau est raccourci, les PP SL 0—3,1,2 “fe ON ee TT indistincts, les canines sont sans sillons, mais munies de fortes racines les molaires antérieures ou tranchantes tombent souvent, de sorte que leur nombre reste indéterminé, la carnivore a la couronne tuberculeuse et garnie de tubercules obtus, l’inférieure est plus longue que la supérieure, non tranchante, mais tuberculeuse ;

sont très-différentes, les incisives ont trois lobes

les tuberculeuses ont la couronne plate, couverte de beaucoup de tubercules. |

Les espèces de ce genre sont répandues actuellement sur toute la surface de la terre, dans les montagnes boisées, où elles se cachent dans les cavernes; les espèces fossiles ne se rencontrent que dans la couche supérieure du terrain tertiaire, principalement dans les cavernes ossifères.

Esp. 41. Urs. spelaeus BLUM.

Le crâne est dépourvu de molaires tranchantes, le front est trèsincliné au-dessus des orbites, les os du front ont des proéminences convexes et des crêtes hautes et convergentes en avant; les ossements en général sont plus forts que dans l’Ours ordinaire.

Hab. dans les cavernes de Khankara et de Tscharysch, dans l’argile d’alluvion d’Odessa, où Mr. DE NORDMANN a découvert une grande quantité d'individus des deux espèces, et le nombre de ces restes surpasse celui des ossements d’Ours fossiles trouvés dans les cavérnes d'Angleterre et d'Allemagne; on a ramassé en peu de temps aux environs d’Odessa en 1847 plus de 4500 os, 82 màchoires, 1830 dents, qui appartiennent au moins à 107 individus *.

L’Ours ordinaire se trouve partout en Russie et souvent d’une grandeur extraordinaire. Après avoir fait mention de sa chasse aux Ours, le Grand-duc de Kiew, WLaDpiMiR MoNomAKH, en 1096, raconte dans son testament, qu'une bête très-farouche** se jeta à sa cuisse et que lui et son cheval en furent renversés. Est-ce que c'était un Ours plus grand que d'ordinaire, et semblable à l'Ours de cavernes ?

Famille dix-neuvième.

Carnivora.

Le corps des vrais Carnivores est très-robuste, très-grand et fort, leur squelette est allongé, le crâne est plus ou moins raccourci, les incisives (6) sont petites comprimées de côté, la canine est très-forte, coni-

que, à sillon longitudinal, les molaires antérieures (de 2—4) se composent d’un lobe moyen et de deux lobes latéraux très-petits, la carni-

* Voy. le Journal d’Odessa pour l’année 1847, Nr. 26. “* C'est-à-dire ljouty Zwjer voy. la lawrentjewskaja ljetopis 1. c. pag. 104.

d’Eichwald, Lethaea rossica. l. 26

vore a 2 ou 3 lobes et 2 racines, la supérieure a en outre un tubercule et une troisième racine, les molaires tuberculées sont différentes dans différents genres, à tubercules obtus transverses et à 1, 2 ou 3 racines ; il leur manque les clavicules, et leur pieds sont courts et forts; ils sont plantigrades ou digitigrades. |

* Arctotheria.

Les genres appartenant à cette division, comme le Meles et le Gulo, forment le passage aux Martes, mais à cause de leur marche sur la plante du pied et leur nourriture (ils sont omnivores), ils se rapprochent des Ours.

Genre XXXI. Gulo STORR.

Le corps est court, robuste, le museau très-court, la tête plus

. . 1 . 3 1 1 arrondie que dans le Meles, les dents er sxubs An

tes, les couronnes des molaires sont plates, la carnivore est robuste à tubercules intérieures très-développés. Le genre se trouve dans lé terrain d’alluvion et vit actuellement dans les régions froides.

sont tres-constan-

Esp. 42. G.spelaeus GoLpr,

L'espèce est plus grande que le Glouton ordinaire (G, borealis) les os zygomatiques sont plus saillants que dans celui-ci et le museau est un peu plus long.

Hab. dans la caverne de Khankhara, quoique les ossements trouvés ici, ne diffèrent pas beaucoup de l’espèce vivante, qui s’est retirée de plus en plus du midi de la Russie vers le nord où il est aussi devenu rare.

Mr. Puscu * a décrit une molaire trouvée en Pologne qu'il suppose appartenir au Glouton; mais elle esttrès-grande et tout-à-fait différente de notre espèce: elle appartient probablement à quelque autre genre difficile à reconnaitre d’après la figure peu exacte donnée par Mr. Puscu.

** Vi verrina.

Le corps n’est pas très-grand , allongé, les pieds sont bas, et la queue est allongée, le crane est moins convexe, les molaires sont tranchantes à couronne pointue, la carnivore du côté intérieur a un tuber-

* Polens Palaeontologie pag. 167, PL. XV, fig. 3.

cule isolé, les tuberculées ont des tubercules obtus, les pieds ont 5 doigts, les espèces sont plantigrades,

Genre XXXII Viverra L.

Le museau est allongé, les dents * LD 8 ‘ 3 . 1 . 4, 1, 1 les incisives ont une couronne simple, les canines sont presque cylindriques. Le genre se trouve fossile dans toutes les couches du terrain

tertiaire et vit encore maintenant dans les pays chauds.

assez constantes,

Esp. 43. Viv. robusta NoRrpM.

De la grandeur d’un renard adulte.

Il parait exister une seconde espèce d’une grandeur un peu moindre, s

Hab. dans le calcaire tertiaire de Bessarabie.

Mr. DE NORDMANN, qui a découvert cette espèce, appelle maintenant le genre Thalassictis et le suppose intermédiaire aux genres Viverra, Mustela et Hyaena, mais en tout cas de l’ordre des Mammifères aquatiques.

Esp. 44. Viv. catus m.

Comment. de Pecor. et Pachyd. reliq. foss. 1. c. PI, LXI, fig. 8—9, pag. 753.

Le fragment du cubitus de cette espèce a beaucoup de rapports avec le cubitus du Chat ordinaire, mais l’olecranon diffère par sa figure et sa grandeur et se rapproche beaucoup plus des genres Viverra ou Thalassictis; il serait aussi peu probable que des ossements de Chat se trouvassent parmi les coquilles de mer, dont se compose la sable marin dans lequel ce fragment a été trouvé.

Hab. dans le sable marin de Zukowce en Volhynie.

C’est peut-être l'espèce de Thalassictis qui se trouve aussi en Bessarabie et que je ne connais pas encore,

#** Mustelina.

Le corps est semblable à celui des genres précédents, mais le nombre et la forme des dents molaires tranchantes sont très-variables, de sorte qu’il y en a 2 en haut et en bas, les tubercules postérieurs sont petits et disparaissent presque tout-à-fait, il ne reste qu’un seul tubercule pointu et entouré à sa base par un bord épais en

* Naturhist. Skizze pag. 68.

émail; après la cavnivore suit une seule molaire tuberculée; ils sont

digitigrades.

Genre XXXIII Mustela L.

3.103817 : é Les dents EE DES LA 6 sont très-constantes, les molaires sont tran- . . ) L]

chantes et égales entre elles, formant ainsi le passage à la famille précédente. Le genre se trouve dans la couche supérieure du terrain tertiaire, et dans le terrain d’alluvion, principalement dans des cavernes, et vit encore aujourd’hui, comme animal nocturne, de proie vivante.

Esp. 45. Must. martes fossilis Cuv.

La dent carnivore de la mâchoire supérieure est pourvue d’un tubercule intérieur; celle de l'inférieure a des tubercules pointus sur sa partie antérieure et des tubercules obtus sur sa partie postérieure,

Hab. dans des cavernes ossifères, dans le terrain d’alluvion et peut-être aussi dans l'argile d’alluvion aux environs d’Odessa selon Mr. DE NORDMANN *; il vit partout en Russie.

Genre XXXIV. Putorius CUr.

Le genre diffère très-peu du précédent, il lui manque la seconde molaire tranchante, ces dents sont en général dépourvues des petits tubercules sur leur partie postérieure. Le genre se trouve dans la couche supérieure du terrain tertiaire, dans le terrain d’alluvion, dans des cavernes ossifères et vit encore aujourd’hui.

Esp. 46. P. vulgaris fossilis, spelaeus Fiscux. 1, €. Mémoires de la Soc. des Natural. de Mosc., II, 1834, Tab. 21.

Il se distingue fort peu de l'espèce vivante.

Hab. dans la caverne de Khankhara de l’Altaï.

La crête qui passe des os du front par les temporaux à l'os occipital est beaucoup plus saillante que dans l’espèce vivante. Sans compter les ossements d’une grande espèce de Marte il s’en trouve dans la caverne de Khankhara encore une autre plus petite, qui ressemble à l’hermine (Putoius ermineus), indigène maintenant dans toute Ja Russie d'Asie et d'Europe, déjà aux environs de Vilna, de St. Pétersbourg jusqu'aux gouvernements du nord, d'Olonetz et de Vologda.

. * Journal d’Odessa pag. 7, quoiqu'il y parle en général des ossements fossiles du genre de Mustela.

Genre XXXV. Lutra STORR.

6} OA S'TNÉ 1 CRE ND D EUR est très-variable, principalement des incisives, les molaires sont beaucoup plus robustes que dans d’autres genres de cette famille, les pieds sont courts, à à doigts réunis en nageoires. Le genre se trouve fossile dans la couche supérieure du terrain tertiaire et dans le terrain d’alluvion, et vit encore actuellement dans les fleuves et les lacs.

Le crâne est plat, court, le nombre des dents

Esp. 47. L. communis fossilis antiqua MEy.

L'espèce ressemble beaucoup à la Loutre ordinaire, quoiqu'elle soit plus grande ; les molaires tranchantes sont disposées obliquement.

Hab. aux environs de Kertsch, selon les observations de Mr.pE Norp- MANN, si ce n’est pas une autre espèce et même peut-être le Phoca pontica; elle se rencontre aussi en Bessarabie.

**** Felina.

Le cräne est pourvu de mâchoires courtes, qui n’ont que 2 molaires antérieures tranchantes, les molaires tuberculées manquent entièrement; la carnivore est très-grande; les genres vivent de proie vivante.

Genre XXXVI. Felis L.

SA QE NU Si. 4 7831810 laire dernière qui manque entièrement à la mâchoire inférieure, les os zygomatiques sont très-écartés du crâne, les orbites très-grandes, les crêtes de l’os occipital sont très-hautes et fortes, les ongles sont pointus et convexes. Le genre se trouve dans la couche supérieure tertiaire, dans le terrain d’alluvion des différentes cavernes à ossements et vit encore à présent sur la terre. Selon les notices D’ARISTOTE le Lion (Felis leo L.) vivait encore dans Iles temps historiques en Grèce; PLINE* dit la même chose pour la Béotie; de grandes espèces de Lions et de Tigres ont vécu ensemble avec les Ours des cavernes, avec les Hyènes et les Loups des cavernes dans l'Asie septentrionale, dans l’Europe moyenne et méridionale, où ils ont disparu peu à peu devant l’homme qui leur faisait une chasse continuelle, en

Les dents ne diffèrent pas beaucoup, excepté la mo-

* Histor. natur. lib. VITL cap. XXI. In Europa inter Acheloum Nestoumque amnes, dit-il, leones esse, sed longe viribus praestantiores dis, quos Africa aut Syria gignant.

KL

émigrant successivement de l'Orient vers l'Occident et du midi au nord de l'Europe qui était habitée alors par beaucoup d'animaux herbivores qui devinrent la proie de ces carnivores.

Esp. 48. Fel. spelaea Gorpr. — Fel. pardinensis CRo1z. et Jos. — Fel. avernensis CRoIZ. et Jos.

La canine s'élève droit, elle est un peu recourbée en arrière, sa face extérieure est convexe, l'intérieure est plate et étroite à bords tranchants; elle est très-rapprochée de la molaire tranchante antérieure, qui a trois lobes comme la seconde et qui est plus petite que celle-ci; la carnivore est la plus grande de toutes les dents, et pourvue de deux lobes pointus,

Hab. dans la caverne de Khankhara, quoique très-rarement, dans l'argile moderne d'Odessa, où l’on a découvert la mâchoire inférieure avec beaucoup de dents. La même mâchoire se trouve aussi dans la caverne de Khankhara; elle est de la grandeur de celle du Barse (Felis pardus), qui vit encore dans la chaine de l’Altaï; elle appartient peut-être à cette espèce vivante; la première molaire tranchante, quoiqu’à 3 lobes, a la première pointe un peu moindre que la seconde, qui est relevée beaucoup plus; la seconde molaire a, outre les deux pointes latérales, encore une troisième plus haute que celles-ci et separée d’elles par un sillon profond; la carnivore est à deux lobes; il y a deux pointes élevées, entre lesquelles on aperçoit du côté intérieur de leur base un profond enfoncement, près-duquel il y a un tubercule ; un second tubercule se trouve sur la partie postérieure; la mächoire inférieure a deux trous artériels entre cette dent et la canine; le menton fait un peu plus de saillie que celui du Felis arvernensis fossile de l'Auvergne qui se distingue à peine de l’espèce des cavernes.

“té Fyaenea.

Le crâne est plus long que dans le genre Felis, l'orbite, les os zygomatiques et les cavités temporales sont tout-a-fait formés comme dans le genre suivant, mais les dents sont fortes, comme dans les Chats et les molaires ont des tubercules pointus et point de vrais tubercules obtus.

Genre XXXVII Hyaena STORR.

Le crâne est comprimé de côté, les crêtes de l’os occipital sont très-

L] L . 1 hautes, les dents PEL MS ASE L 3 LL 1 . 3, 1, 0

pas de bords tranchants, les molaires sont tranchantes à tuber-

sont très-constantes, les canines n’ont

cule moyen conique, et munies des deux côtés d'une petite proéminence comprimée, les pieds de devant sont plus longs que ceux de derrière, ils ont tous 4 doigts. Le genre se trouve dans des cavernes à ossements et plus souvent que les autres genres carnassiers; il vit actuellement en Asie (au Caucase) et en Afrique et se nourrit de cadavres et jamais de proie vivante.

Esp. 49. Hyaen. spelaea GoLpr.

Les mâchoires et les dents sont fortes, les os du nez et les orbites sont très-grands, les os zygomatiques sont robustes, très-écartés; elle est beaucoup plus grande que les espèces vivantes.

Hab. dans la caverne de Khankhara et de Tscharysch, et dans l'argile d’alluvion d'Odessa,

L'espèce se rapproche beaucoup de l'espèce fossile (Hyaena spelaea) des cavernes à ossements de Kirkhdale et de Gailenreuth ; on trouve très-souvent dans celle de Kankhara des fragments du crâne et les deux màchoires avec toutes les dents, ainsi que l’humerus, le cubitus, le radius, les os du carpe et du métacarpe, le fémur, le tibia etc.

*kke% Canin a.

Le corps et le crâne sont allongés, les dents ont beaucoup de tubercules, la dent carnivore se distingue principalement par un trèsgrand tubercule postérieur, après elle viennent deux ou trois dents tuberculées, diminuant en grandeur d’en avant en arrière, parceque les Chiens ne sont pas exclusivement carnivores, mais qu’ils se nourrissent aussi d'herbe ; ils sont tous digitigrades.

Genre XXXVIII Canis L.

Le crâne est long, la mâchoire inférieure est mince et allongée,

ca Re Pur A sh je #:

les dents NS DV TT sont très-constantes, les incisives supérieures ont LJ L , L

trois lobes, les inférieures en ont deux, les canines ont deux petites crêtes tranchantes à la face intérieure, les molaires tranchantes n’ont qu'une racine, elles sont plus ou moins éloignées des suivantes qui ont trois racines, la carnivore supérieure a deux lobes, l'inférieure allongée a deux lobes inégaux, les tuberculées antérieures sont beaucoup plus longues que les postérieures. Le genre se trouve fossile dans une couche ancienne du terrain tertiaire, plus souvent

encore dans la couche moderne tertiaire et dans le terrain d'alluvion ; il est maintenant dispersé sur tout le globe terrestre.

Esp. 50, Can. spelaeus Gocpr. — Lupus fossilis L.

Les crêtes occipitales sont un peu plus hautes et le corps était en général plus grand que celui du Loup ordinaire.

Hab. dans la caverne de Khankhara et de Tscharysch, dans l'argile d'alluvion d'Odessa,

On a découvert, dans les cavernes de l’Altaï, le crâne d’un jeune individu et la mâchoire pourvue de toutes ses dents, et longue de 7 pouces, la dent carnivore a 13 lignes de long, par conséquent 3 lignes de plus que celles du Loup; tous les autres os ont les proportions de ceux du Loup.

Esp. 51, Can. vulpes fossilis L.

Le Renard fossile est un peu plus grand que le Renard ordinaire et s'en distingue encore par d’autres caractères moins importants.

Hab. dans les mêmes endroits, peut-être aussi dans l'argile d’alluvion d'Odessa.

Ordre sixième.

Chiroptera.

Les Chiroptères sont des petits Mammifères nocturnes à dents de forme différente, à grandes oreilles, à petits yeux, à mamelles fixées à la poitrine ; les pieds antérieurs forment des ailes membraneuses à doigts très-longs réunis ensemble, excepté le pouce qui est libre et pourvu d'un ongle, il y a quelquefois aussi une membrane latérale postérieure entre les pieds postérieurs très-courts, dont les doigts sont ordinairement libres et sans ongles.

Genre XXXIX. Vespertilio.

L 2—4 L2 | L A—6 L Les dents de la Chauve-souris — si He varient beaucoup et sont disposées dans une rangée non interrompue, les canines sont trèsgrandes, les molaires ont des tubercules tranchants, les pieds de devant sont plus longs que ccu” de derrière. Le genre se trouve dans la couche ancienne du terrain tertiaire, dans le terrain d’alluvion et vit encore

à présent.

Esp. 52. Vesp. murinusfossilis L.

L'espèce répond probablement à l'espèce encore vivante.

Hab. dans les cavernes à ossements de Khankhara et de Tscharysch, où l’on a trouvé le bassin et d’autres petits ossements, qui ont quelques rapports avecles os du Vesp. murinus; en Angleterre on rencontre aussi d’autres ossements fossiles de Chauves-souris qui ne se distinguent point du tout du Vespertilio noctula et du Vesp. ferrumequinum, espèces qui semblent se rencontrer aussi dans les cavernes de l’Altaï.

Résumé

des animaux vertèbres.

Il est sans doute très-curieux de voir la pauvreté en Poissons de la mer tertiaire au midi de la Russie, quoiqu'il soit aussi probable que les espèces des Poissonstertiaires aient été entièrement détruites et qu'il n’en soit resté aucune trâce. J'ai trouvé effectivement quelques petits morceaux de peau de Requin dans le sable de mer à Zukowce, des osselets d’ouie de Poisson à Bilka et à Tarnarouda, et des dents de Requin dans un sable tertiaire à Khotine au bord de Dnjestr en Podolie; elles semblent appartenir aux genres de Carcharodon, d'Oxyrhina, d'Otodus et de Lamna, dont les espèces se trouvent aussi dans d’autres endroits de l’Europe dans le même terrain tertiaire.

Les espèces de Poissons qui se rencontrent dans le calcaire tertiaire de Bessarabie et d’Odessa sont plus curieuses, car elles sont inconnues dans d’autres endroits; le Conodon pusillus de Bessarabie, le Pycnodon ponticus et le Scardinius Nordmanni de molasse d’Odessa appartiennent à ces espèces inconnues jusqu'à présent dans d’autres pays.

Quelques fragments osseux principalement des vertèbres d'Athe rina pontica et de Clupea encrassicholus, se trouvent dans la couche supérieure du terrain tertiaire aux environs de Kertsch et vivent encore dans la mer Noire; d’autres se rencontrent dans un terrain d’alluvion tout moderne aux environs de Moscou, au bord de la Moskwa; pres du village de Khoroschowo; on y trouve des côtes, des vertèbres,

des dents, et même des squelettes entiers, bien conservés et couverts d’écailles, surtout de Cyprinus, genre dont il y a encore beaucoup d’espèces dans la Moskwa.

La classe des Reptiles est encore moins riche en espèces fossiles. À l’exception de quelques ossements deRanavolhynica du sable tertiaire de Zukowce et de Tropidonotus natrix de Bessarabie, je ne connais pas d'autre débris de Reptiles de notre bassin volhyno-podolien; mais Mr, DE NORDMANN a observé encore en Bessarabie dans le calcaire tertiaire à coquilles marines quelques fragments osseux d’une Tortue de mer que je n'ai pas vus.

Les ossements fossiles d’Oiïseaux sont encore beaucoup plus rares: on en a trouvé quelques débris dans l'argile d’alluvion des environs d'Odessa et dans le calcaire tertiaire de Bessarabie, sans que les espèces aient eté déterminées jusqu’à présent. Les ossements trouvés dans les cavernes ossifères de l’Altaï appartiennent à des espèces encore vivantes de Corbeau et de Perdrix ordinaire.

Les ossements fossiles des Mammifères du terrain d’alluvion de la Russie d'Europe et d’Asie sont beaucoup plus nombreux ; quelques endroits en sont très-riches, comme l'argile d’alluvion d’Odessa, qui est remplie de mâchoires et de dents de Carnassiers, de Ruminants et d’autres Mammifères.

Le terrain tertiaire, au contraire, est très-pauvre en débris de ce génre; je ne connais qu’un ou deux petits fragments d’un os du genre Civette ou du genre éteint de Thalassictis, trouvés dans le sable tertiaire de Zukowce et de Bessarabie; la couche supérieure du terram tertiaire y contient, ainsi qu'aux environs de Kertsch, des ossements fossiles de Phoca pontica, de Ziphius priscus, de Cetotherium Rathkii et de quelques autres espèces.

En résu mant les espèces deMammifères en général nous trouvons les familles distribuées de la manière suivante: Les Cétacées nous ont fourni des débris fossiles de deux familles dont les Baleinidées ne se composent que du genre douteux de Cetotherium Rathkii, trouvé près de Kertsch, et dont les Rhynchocoeti ne contiennent que le Ziphius priscus de la même localité.

Les Pachydermes sont plus riches en espèces; la famille des Siréniens se remarque par le Dinotheriumperavus trouvé dans le gouvernement de Kamenez Podolsk, du Rhytine borealis qu'on rencontre en ossements très-bien conservés surJes bords des îles Aléoutiennes, et le Manatus maeoticus aux environs de Kertsch; parmi

les Proboscidiensl’Elephas primigenius ou Mammouth est répandu dans tout le terrain d’alluvion de la Russie d'Europe et d'Asie; il appartient au terrain le plus moderne ; on trouve plus rarement les sous espèces: l’'Elephas proboletes Fiscx., l'Eleph. odontotyrannus et l’Eleph,affinis, qui peut-être, ne sont que des variétés d'âge ou de la localité, dans laquelle elles se sont trouvées. Les Mastodontes sont beaucoup plus rares, tels que le Mastodon intermedius de Studennitza en Podolie; le Mast.angustidens des environs de Kertsch et de la presqu'ile de Tamane, et le Mastodont. tapiroides de la Crimée et de l’Oural; ces deux dernières espèces sont assez généralement répandues dans l'Occident de l’Europe.

Les Multungula n’ont que très-peu de représentants en Russie. Le Lophiodon buxovillanum, espèce fossile d'Alsace, parait se trouver aussi aux environs d’Odessa, celte localité est cependant encore très-douteuse,.

LeRhinocerostichorhinusse trouve partout en Europe dans le Russie d'Europe et d’Asie, et le Rh. leptorhinus se rencontre partout en Europe, rarement fossile en Pologne, plus souvent en Allemagne et en France. Enfin l'Elasmotherium sibiricum est caractéristique pour le terrain d’alluvion de la Russie asiatique aux steppes des Kirghises. Les familles des Choiroidei et des Solidungula sont représentées par le Sus scrofa et l'Equus caballus; le premier cependant ne semble pas se trouver à l’état fossile, quoique ses dents se rencontrent souvent avec les ossements du Cheval dans le terrain d’alluvion de la Russie; les Chevaux sauvages vivaient encore dans le onzième siècle dans la Russie méridionale après avoir été aussi contemporains des Mammouths.

L'ordre des Ruminants est beaucoup plus riche en espèces éteintes ; de la famille des Tylopodes le seul Chameau (Camelus Dromedarius) a laissé quelques débris fossiles dans le terrain d’alluvion de la Sibérie, ce qui a fait donner à cette espèce-le nom de Merycotherium sibiricum Boy.; de la famille des Capreoli les Cerfs se trouvent souvent fossiles dans la Russie, comme p. e. le Cervuseurycerus, qui se rencontre déjà en Pologne dans Ie gouvernement de Simbirsk et dans la caverne de Khankara de l’Altai; il est beaucoup plus généralement répandu à l'Occident de l’Europe; le Cervusleptocerus ne s’est trouvé jusqu’à présent que dans un ancien lit du Boug près de Bjalostok. D’autres espèces, comme le

Cervusalces, le C. elaphusetle C. capreolus vivent encore partout en Europe et en Russie, et se trouvent à l’état presque fossile dans la Russie comme p, e. en Courlande*.

De la famille des Cavicornia il n’y a que le genre d’Antilope rupicapra et le genre Capra hircus qui semblent se trouver fossiles aux environs d'Odessa ; le Chamois vit encore dans le Caucase et dans les Alpes et la Chèvre ordinaire ne se trouve qu’à l’état domestique. Parmi les Boeufs se trouve le Tour ou Bos primigenius, comme souche primitive de notre boeuf domestique, souvent à l’état fossile non seulement dans la Russie d'Asie, mais aussi dans la Russie d'Europe dont il a habité encore dans le onzième siècle Ja partie méridionale, et dans le seizième le Pologne; il y a disparu à la suite de la chasse continuelle qu’on lui faisait.

Le zoubr ou Bos priscus, comme souche primitive du bison d'aujourd'hui, a laissé partout en Sibérie et dans la Russie occidentale des trâces de son existence primitive; il y vit encore dans le Caucase et dans le forêt de Bjalowesha; il habitait auparavant les grandes forêts de toute l'Allemagne, de la Bohème, de la Transylvanie, de la Moldavie et de la Thrace. Les deux espèces ont même vécu en Suède et peut-être aussi en Courlande, Le Bos Pallasii DEK, ne se trouve fossile qu'aux bords de la Léna.

L'ordre desRongeurs ne nous a fourni que des espèces fossiles très-douteuses et qui semblent appartenir plutôt aux espèces vivantes, dont les ossements se trouvent encore peu changés dans un terrain d’alluvion,

Le Castor trogontherium est à peine différent du Castor ordinaire pour ce qui concerne la conformation de son crâne, celuici a été trouvé près de Taganrogh au bord de la mer d’Azow; c’est peut-être le même que le Castor Werneri, qui est également à peine distinct du Castor ordinaire.

* Le Cervus Bresciensis Fuscx (Bronx und LEonxarD N, Jahrb. 1842, pag. 47, PI. IL, fig. 2) appartient aussi à l’une de ces espèces.

Tableau synoptique des animaux fossiles invertébrés,

Nr.

Noms

des genres et des espèces.

= ésspn ges

Volhynie et

Podolie.

Pologne.Bessarabie, Gallicie.

Espèces fossiles de

Méditerranée.

Esp.

Observations.

Polystomella flexuosa D’Ors.

b crispa Lam.

» indigena : subaculeata

Lenticulina radiata Mrr.

» planulata Lam.

Rosalina laevigata . .

Siderolina hexagona Alveolina costulata . .

Nodosaria tenella . .

Dentalina ensis . . .

4 irregularis .

» costata ” . , seminotata .

Biloculina appendiculata à simplex D’Or8.

clypeata D’Ors.

Triloculina subtriquetra

Diastopora arbuscula .

echinata . .

Cellepora globularis .

9 OVIfETA”" .. :

» pertusa . .

» uviformis , » conspicua . + he emarginata .

LA regularis .

" nodulus .

Quinqueloculina saxorum D'ORs.

: affüinis, 4 5 subaffinis .

{Tubulipora cumulus .

à indigena. .

7" cordata .

. Ammonis : echinus . .

Pustulipora primigenia . Ijevis 71: * . fruticosa .

» eurtal. le

< ae)

CPPPPECELEPEEPEER PE CE ENER EEE EE EE RE

PG

ts &9 En ES

ë | TRE Cane ES | © © | Sale VC LP Y [LP | | ne | M re ve | cr

| Le bassin de Pologne possède peut-être aussi quelques genres fossiles de Bryozoaires, mais ils ne sont pas décrits à l'exception du genre Heterostesins

PuschiiREeuss(Nummu-

lina discorbiformia

Puscx), qui diffère du | Polystom.indigena.

Le Lenticulina ouNum- | mulina radiata Mrr.

| est peut-être identique avec : leNummulina scabra | Lam. Puscx de Koscie- | liszko en Pologne.

Le Rosalina viennen- | sis D'OR. a beaucoup de | rapports avec notre espèce de Volhynie.

| Près- -voisin du Bil. lunula | de Vienne,

| Ressemble beaucoup au Tril.

trigonula Lam. du bas- | sin de Paris.

| Voisin du Tubul.grignoniensis.

Voisin du Tubul. patina Lam. de la Méditerranée.

Espèces fossiles de Ee:

= Noms Fe u £ © F SE r. + æ .©|.% E E> Ob i * des genres et des espèces. "à as E E PE ob ES [ASS| SE Fe | sseles.|£|SS 53 |sas|5e|s ST | La lo<slésalé (5 À à 41 | Cellepora orbiculus . . . A 42 : decoratal.zil 1h M 43 : SYTIBX 12 JL. + : B C 44 pe BUTS tar . B 45 ÿ timealis 6. + ei raB | 46 fi volhÿhica ". , . 4 : - . |. [Cest le Flustra volhy- 47 : VENHSIA 0e la V nice 48 | Membranipora fenestrata . . Y 49 | Eschara compressa . . . . V ; : . |. |Mr, Puscn fait mention de lEschara sexangu- ° £ à . 1 SG . et de l'E, 50 | Melicerita Münsteri . . . . R mt lo RM fossiles de Pologne, sans 112 les décrire.

51 Retepora vibicata GoLpr. . LA è O |. |. |Ressemble tout-à-fait à la 52 és DHETUS 1. Us V Peters cellulosa 53 S PARMI TLS oi e V ; ee CES 54 | Hornera decipiens . ,. . . V 55 | » fragilis . . . . V 56 , retieulatane,. -.. V 57 Vincularia spiropora . . . V ; ; . |, |C’est l’'Eschara spiro- 58 | 5 rhombhifera . . . v : O por 59 S teres, Series dre : B 60 | 5 tristomais rs 0: - B 61 | Pleuropora lapidosa Par. . : K 62 | Flabellum cuneatum Gozpr.? : P 63 | Astraea hirtolamellata Mrcu.? : EP V | P,, |C'est d’après les indications 64 | Nullipora ramosissima Reuss ? | . P V de Mr, Pusce EE eu Je | ces espèces comme fossiles 65 | Spatangus Desmarestii Münsr.| V ù O de Pologne. 66 | Scutella subrotunda LEsKE . Y - D 67 | Serpula presalis 4 «+ 0. V 68 < SCA os Cr V s F . |. |Ce n’est pas le Vermetus 69 : inhalus 0. Je V Du Di M (voy.

70 L fastigiata . . , | V AS PAR 71 + ratléäns) =. à \ 4 72 | Spirorbis spiralis . . . . ; B 73 h serpuliformis . . pe 74 ; heliciformis . . | VP 75 Terebratula squamata . . . V : 5 . | MTrès-voisin du Terebr. À cuneata Riss. qui est | x pourvu de 2 côtes de plus.

76 | ; pustilanmt os 5, 1 . . . . lIl existe une grande Tere- 77 Chama squamosa V bratul e en Pologhss - | ES eut-être T. ampulla 78 | we asperella Pants - + LP é CS AE :

79 | Ostrea digitalina. . , . . VE ; À . |. [yen a trois variétés où | S mêmes espèces distinetes.

80 | Pecten arenicola .. . . . . Ÿ : : . |. | Cest le Pecten Besseni 81 | Fe aduneus |: -s … V ANDRZ.

82 | " elegans ANDRZ. . vP : : . |. | Cest le P. clathratusm. 83 | , SCabridus., © \ à . V À , yen a sept variétés di- | stinctes, le P. gloria 4 | je maris Dus.,alternans 84 ”) exilis . . . . . V Dus.,pulchellinusDus

me

| Espèces fossiles de

1 LA PATES . La) © | :20 == mn ec F = s 2 T © . Noms 82 l'es Et | À ES À Nr Rs |S0S #4 a |S © Observations.

L « 71 et © des genres et des espèces. ER CT RU E- 22 ex ASS os © . Cr) re Pl da = eo] .2 ra = FSS|55s| s |E4 So ro al ASS © >= lodmi> ani |e>

flavus Dus., serratus (Dus.), Malvinae Due.

L et Pect. rectangulus 85) Modiola volhynica . . . . | VP | B | dre PAL

, . CR 4 eMytilusincrassatus 86 ») marginata + . : Y pan | D’ORB. est une espèce distincte de Bessarabie.

: .. ; VA Beaucoup de Mytiles se 87| Dreissena Brardii Brocn.. . P Kh C trouvent fossiles à Kertsch.

LL. F à . | VAISe trouve fossile dans le 88 » polymorpha Parz À | stéppe d’Astrachan et de Zaritzyne.

, Ê À . | D’autres espèces de Litho- 89, Lithodomus volhynicus RER vP B 1 4 domes indéterminées se

L | trouvent fossiles en Pologne 90! Nucula margaritacea Lam. . | VP |. V av M As" Bessarabie. C r. PusCH cite encore trois 91 ÿ acuminata , . : P ; ; HE Pologne.

É AU | P d : Mr. Nysr prend cette espèce 93| Pectunculus orbiculus 4 ; A Pics 1 be

(Lam. Dus, pour une variété du Pect. pilosus DEsx., fossile de Belgique et Mr. BRoNN l’a pris pour

espèces comme fossiles de 92 : compta GOoLDF. . ; Kh |

le Pect.rhomboideus Bors.

94| Trigonocoelia anomala. . . | VP |. CSL QC ne L PVE , | » 1835; il se trouve aussi “05| Arca barbatula Lam. . . . V P GC. er és en Sicile. Je Ÿ : 1 4 rés-voisin de l'Arca dilu- 96 » cucullaeiformis V P k . vii LAM., quoique sa forme générale soit différente.

| | Presque identiqueaveclArca 97 ‘s anomala + . . . Y ; Cru : sq q : | didyma Brocc, : e £ . |, |Très-semblable au Lucina D PuCMEA ABRIS EN, © , . . | VP À : |''eireinnata (L.) Brocc, quoiqu'il ne soit pas iden- 99 5 scopulorum BroGn. P tique see el fa dre : | Lam., comme le croit Mr, 100 ÿ candiod ts + |. VP | AS : ni ' Omis dans l’Index palaeont, ni à Nana DE 1 . ; Es FT Rien 103 É Fa DO + V ; . |Lucina ner L.

5." 40 NS RUE : ; Gm., vivant de la Méditer- 104 » ventricosa . . . ° Kh | rance, se trouve aussi, selon Do) Diplodonfa laevis . . .: .. | V | Mr. Dugois, dans le bassin 106| Corbis extranea . . . . . V | NE Cane D07| Cyclas cornea Li... . . . L ; : . | E oh Pre 108| Pisidium priscum CARLA D P £ d’alluvion fé sue à, w : : We Le rès- voisin du Cardita 109 LEE aculeatas: . .)| WP | P | FU TEES LEE frere ardita). | identique. rar: . . | | | Ressemble beaucoup au Car- 110) Venericardia laticosta . . . | 7 : VD > M voue rl a Vienne et de Dax.

e ; 1 à Le Donacilla orientalis 111! Crassatella podolica SRE su sa *HPORUT en pont étre 112 » COUR ) : une Crassatelle de 113 » ISSN 4, Cl VE Bessarabie, 114| Cardium Deshayesii Paye. . | VP | U - .

115 ou drresuldre. Lh à: \ 116 & hispidum . . , V

Espèces fossiles de TT FFE ol En 1: |SS Noms Sés| ox |$ Ê à Nr. Sel SO | |: Observations, des genres et des espèces. lg 2940 <|S |£z te co © — Li Este dE) de (D rs CE = 5 n 1o Se lmedee | $ [SE ra [Rob | ES là [Sa | 117| Cardium plicatum m. . . . | P | BC |. . |Ce n’est pas le Carr 118 é tubulosum . . . P Cat | 119! je obsoletum . . . VP BC : 5 . | C'estle Card.protractum | 120 3 protractum. + . . .| VP (no) DURE | 121 : Fittoni D'Ors. .’. \ B . Beaune Car se : rouvent fossiles pre | 122 httorale: à 7. , OC Kertsch. M » Ô 123 » Propinquum dre ‘ C : . |. |Ces espèces sppartieus au L à sousgenre acna, dont 124 » intermedium LE C Mr. BuviGnier (Bull. Soc. 125 | catiluss |. +, C | géol. de Fr. T. VIII, Sér. 126 Fà CDASSUM ES. A LU : C Fe p.553, Paris 1851) à sn e. ait, je crois, son genre 127 ») Fischeri ce Vo Düxe ‘ B Isodonta ; qui est le So- 128 » trigonoides PALL, . C werbya crassa D'Or. 129 : rusticum LL. . . è C Plusieurs autres Adacnes se trouvent fossiles et peutêtre aussi vivantes aux bords du Volga.

130 - does Dis REP T. K : . [MC Se trouve aussi fossile en 131|Isocardia cor Lam. . . . . P ne près à Dago.

islandica L. etMr.

Puscx le Cyprina islandicoides. Ilyena plusieurs varietes en Bessarabie, comme le Venus bessarabica D'Ors.

133 g sait PM: 0 VP | BC BC

ponderosa D'OrB: et

132/ Venus 1NcrASSala, 0-2 LL OP A BOAT IV 17. | Mr. Nysr en fait le Cyprina | | |

134 » (MICHSPIS. | . VE d’autres.

135 À CRC NEe dc au IV DUTe CN. Très-voisin du Ven. seni- 136 5 obliquarC.. .; , . C rene 137 * marginalis . ,. . V P C . |. | Très-voisin du Ven.rugosa 138 pa squamigera. . . V ue ie mer 139 gentils. . .!. ‘ U

140 Cytherea pedemontana Lam... | VP C 141 : cuoBe Lam... VPN. C2" PM Can

142 ») SUPENDA. « .!. V : k LeCyther

11 ysT de Belgique paraitèlre cs AC ne RAIN UE LA notre espèce, que Mr. BRONN 144) Arthemis usturtensis NIUE 1 . U rapporté Ass st CE 145 intermedia , . , P rea chione.

146/Corbula dilatalass 0. , : vP C ? + Op MÉRuNQNE au CothulelDe

iber nica et peut-être rs ? Oh | L , CEE nc tete et au Corb.gibba DEFR.

Nysr.

148 Galeomma transparens., . . F : . . |. | Fossile pour la première fois. 149| Tellina donacina L.. , . . V ; C:|<"1M

150 pr. AIPTOOSAE. NL, |. \4 . SUITE pe nie IS Fe 151 N reftlexa |, 0... PHPONT: . |. |CestleDonaxreflexusi 152) Dontx"deatigen. 1. 3 7, VNP IC

153 ; lunidas ni" V |

154 , prisns. UN se". |

155, Psammobia rugosior Dus. . EF

156| Anatina priscn : : Lu, “4

157! Petricola rupestris Brocc. . JAN RE C

Espèces fossiles de re rselzos| à É Noms ÉE ÿ 252 o | 5 Nr. ; bus 2 ,=|% |E62z Observations.

des genres et des espèces. " 2m OS | & | re 28 |Sgal sa |" Se ra | .Sel2.2| #88 NE CCI > |aowl><:=|e | % 158 Saxicava arctica L.. . . . ; R *| CV. |. | B'|EelSazicavaleostata MENKE n’est pas de la mer Noire, mais du Boug; c’est mon Monodacna co- ‘ lor ata, espèce vivante.

159 Mactra podolica . . . . VE BC C . |. |Très- voisin du Mactra triangula Brocc., mais pas identique.

160 5) ponderosa 5 MORE VP:HBC : , . | Plusieurs varietés se trouvent 161 » cCaraganga. : . . à U en Bessarabie, décrites à à Sr spé distinct 162 Lutraria primipara . . . . V Ne FT CANIN 163 Panopaea Rudolphii, . , . V P G ol Mya truncata L. . . . … . ; R era INT MD Solen subfragilis . . . . | VP | B 166 Pholas Hommairei D'ORB. . PB B 167 Teredina striata . . . . 0 168 Gastrochaena pontica . . . : C ; . | M | C’est peut-ètre une espèce vi- 169 Dentalium grande DEsx. . . : P , 1 vante de la mer Noire. 170 k fissura Lam. , . V : VD | P 171 a bulbosum Bron . \ 5e) LORIE 2 C . |, | C’est peut-être le Dent. en- 172 laevigatum RREe V talis Brocc. . dont Mr. ) : Puscx fait mention comme 175 ») incrassatum Sow. V fossile de notre bassin avec 4 autres espèces.

174 quindecies-striatum V : ; à . [C’est mon ancien Dent. PEFissurella nodosa . . : . V striatum, 176 Rimula apiculata . . . . V ; . . |. [C'est mon ancien Patella 177 Acmaea (Pileopsis) Jaevigata " dpheUPa tar 178 4 compressiuscula Ê B , ; Le Helicon angulata 179 Emarginula clathrataeformis . " AU ee ie exe 180 Calyptraea laevigata Lam. |, \4 ï C |. |M *P 181 Vermetus intortus . . . . V : C 182 Cerithium giganteum Lam. BP ‘ : P L'espèce se trouve peut-être dans une couche superieure du terrain cretace, comme OT en Crimée. ji 183 ï hgnitarum . À V P V 2 . |C’estleCerithium Mene- 184 3 distinctissimum . | VP V sterii D»'Ors. 185 =. gibbosum , . . V ; è . [M?1!11 semble être identique avec le Cerith. mediterra- NA neum Dsx.

186 Pc rubiginosum . . WP .P NUM : ges d'apres ne Les le erith. calculosum DEFR., mais à tort. 187 + mitrale . . - vP - | . |. |C’est, sélon Mr. Brown, le 188 trijugum V Cerith.pictum DEFrR., B:, » Heu Di ARE PO y mais à tort, » . . . .

190 5 bicinctum . . . V 191 N submitrale . : V 192 M copnexum :.. .. | WPA2L0E . ; Semble étreleCerth. Tait- 193 bicostatum . . . V Po D'Or. de Bessa- 194 à DYIMphAL LIL US V 195 ; deforme"s 44.10%, MERE WTA IMN Fer neurone une variété du >erith. lima BRuG. de 196 : ferrugineum Brüc, É K . , IN | la Mediterranée,

d’Eichwald, Lethaea rossica, 4:

RS

Espèces fossiles de ÉSRe de —- —- | Q | = 5:

Noms ONU E | des Nr. AS | LS | + 82 Observations, des genres et des espèces. 5 LAON Es) | S a À 2 ES ne üe sl | È pe 25 | SS | SES LITE DANONE | sus | -a lSé | >< | à | | —————————————— . LA | - 197 Cerithium nanum St PRE V — : . . | Cen’est pas uu jeune individu 198 À irregulare Dus. . P Re mediterra:

199 55 Zeuschneri Puscx P à 200 bispinosum Puscu P 201 Terebta Blaitiviller "+ |, V . ; . |. |Très-voisinduTerebra fus: 202 Buccinum stromboides HER. V |. de et de Ca- 203 » HIS dns d VP | BEC , . | . | Ce n’est pas le Bucc. b@t- | catum BasT., commele | suppose Mr. BRON; ily 204 É semicostatum Brocc.| V en a une quantité des | riétés en Bessarabie.

205 % coloratum . . . VPATE ° . |. | C’est peut-être le Bu ccm: ticulatum, vivant dans $ l4 mer Noire.

206 ») striatulum . . , V . V . |. |Cen’estpasle Buce. vania 207 » costulatum . . ’. ve DC DS core de 208 A Verneuilii D’Org.. B ; F 209 À Jaquemartii »’Ore. ; B 210 " doliolum. . . . VvP P V , . |Réuni par Mr. BRoNN “aü l Bucc. conglobatum:

11 + tumidum 2 :!. | Ve . : . |. | C’est suivant Mr. BronNNdle Bucc. conus.

212 coarctatum . . . VP É L'ACRE . | Semble être le Bucc. mu: 213 Purpura echinulata PuscH . . tabile Brocc. 214 Cassis saburon Lam. . . . VLP . VEDT SVM 215 . Adami CS = P . : : : Semble être une variété de 216 Cassidaria echinophora ad, P ; C |. M ‘espèce précédente. 217|/Oniscia cithara Sow. . . . - P s. D'RE 248) Eususslvinazde LL V 219 L SRIUS 5 1: 4 . : . |. | Mr. Bronx croit que c’estle 290 . ficulneus Lam. : L P s ss P | Fusus clavatus Kôx. 2e bulbiformis Lam. . v P : P . OutrecelaleFususStutzii 222 5 sublaevis Puscx, . é P etleFususZahlbrucke ; ÿ Y neri Puscx se trouventà 223 variabilis Jan. Korytnice en Pologne et à 294 Fasciolaria DOIQHICA, + . 2 P Vienne.

225 Turbinella angulata. . . . V . é .. | Mr.Browx le croit à tortiden- 226 Pleurotoma aculeata . . . | VP | P mea Fusus cla- 227 + laevigata . . . Væ ER ji 228 : tuberculata Pusca à P 229 L pustulata BRoNN . x P C 230 ” mudifera . +: .… à P 231 5 conspicua À ñ 232 D costala . . . . V . : . | . | Ressemble beaucoup au 233 ADCEPDSEUE 4, « . » V pe 0 | | Pleur. harpula Broce. 234 Pirula reticulata Lam. . . . V Ê C | 235 Murex notatus . ... . . v 236 4 affiniso 2" , LINE 237 ; triacanthus L. Gni, VP re 238 # trunculoides Puscx LA 239 ; pomiformis . . . . P Ê D

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