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élargi et un peu recourbé en dehors, ce qui constitue la principale différence * entre ces deux espèces.
Esp. 119. Cerith. ferrugineum Beuc.
Cerithium exile "=. Naturhist. Skizze L. c. p. 223, Loolog. special. Vol. I, Tab. V, fig. 10.
Testa ferruginea exigua turrita, anfractibus 11 nodulosis, subconvexis, suturis profundis, nodulis acutiusculis tres series transversas exstruentibus striisque transversis ac longitudinalibus invicem connexis ; longitudo 4//' et latitudo 1 1/,‘.
Hab. près de Kertsch à l’état fossile, et vivante dans la mer Noire.
Cette petite espèce ferrugineuse diffère beaucoup par ses trois rangées de petits grains noduleux et pointus, réunis entre eux par de petites côtes transversales et longitudinales; les grains sont beaucoup moins larges que les espaces situés entre eux, ce qui distingue principalement cette espèce de la précédente.
Je l’ai- observée à Kertsch dans un grès tertiaire moderne et ferrugineux avec le Littorinella acuta espèce également vivante de la mer Noire.
Genre XLVIIL Terebra. BAUG.
La coquille est en forme de cône allongé et trèes-pointu, l'ouverture est échancrée à sa base, l’échancrure est très-profonde et la columelle est très-oblique. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles.
Esp. 120. Ter. Blainvillei m.
PL VIL, fig. 23, a b grand. natur.
Subula Blainvillei Naturhist. Skizze L; €. p. 223.
Testa (incompleta) conica elongata, laevi, ob incrementi strata oblique longitudinaliter striata, basi ultimi anfractus profundo eoque obliquo sulco à carina apicis callosi colamellae sejancta , excisura lata ac profunda ; latitudo trium postremorum anfractuum 1 !/,* etlatitudo 1/,*. Hab. près de Zalisce et de Zukowce.
La coquille est allongée conique ; je n'en connais que les 3 derniers tours qui sont lisses et aplatis, situés dans un seul plan; les sutures sont peu visibles ;: le dernier tour est aussi aplati, un peu convexe pers la base et séparé par un profond sillon d'une crête très-saillante, RE
* Kxæxer Iconographie 1. c. PL XXIV, fig. 2.
d’Eichwald, Lethaea rossica. 1. 11
qui s'aperçoit à l'extérieur du bord intérieur très-enflé. Les tours sont
à peine striés suivant la longueur, les stries ondulées sont fort peu mar-
quées; l'ouverture est allongée, étroite et le bord intérieur recourbé et lisse ; la base est très-échancrée et l’échancrure est oblique. Le bord extérieur est incomplet.
Mr.BRONN * a réunieceltc copuille, quoique avec doute, avec le Terebra fuscata BRoccHI qui se trouve aussi fossile à Vienne, mais qui se distingue un peu de notre espèce, en ce qu’elle n’est pas striée transversalement comme celle-ci; il y a dans le Terebra fuscata de Vienne, au moins une strie qui est parallèle au bord supérieur, les sutures ne sont pas profondes ; en général les tours du Terebra fuscata sont pourvus de stries transversales à */, de leur largeur et s’accroissent plus rapidement que dans notre espèce, qui n'était pas à ce qu'il semble, aussi pointue que celle-là.
Il est possible que le Terebra fuscat a de Vienne se rencontre aussi, quoique en très-petits individus, dans le bassin de Volhynie près de Szuskowce; c’est alors le Terebra duplicata (BAsT.) DuBois“, il à des plis longitudinaux très-marqués sur les premiers tours et louverture n’est pas aussi profondément échancrée que dans notre espèce.
Mr. BRONN a réuni le genre Subula avec les Terebra, et c’est aussi la raison pourquoi j'ai préferé ce nom; mais il a réuni de même le Terebra duplicata (Basr.) Dugeis avec cette espèce quoiqu'il soit beaucoup plus petit que celle-ci, plissé dans toute sa longueur et strié transversalement et par conséquent différent de notre espèce.
Genre XLIX. Buccinum L.
La coquille est ovale, conique, ventrue , l'ouverture est ovale, allongée et fortement échancrée à sa base, le canal est court et recourbé en arrière; le bord intérieur est épais en haut, l’extérieur ne l’est pas. Les espèces se trouvent dans les terrains les plus anciens et les plus modernes et vivent encore dans les mers actuelles, comme p. e, dans la mer Noire le Buccinumreticulatum L., variabile Puir. envariété presque tout-à-fait lisse, le Buccinum maculosum Lam. et le
EX
Index palaeontol. L. c.
“* Dugois Conchiologie fossile 1. c. p. 25, PI. 1, fig. 41—49. L'espèce citée par lui sous le nom de Terebra plicatula Lam. lL. c. p. 25, PI 1, fig. 43— 44 ; fossile de Szuskowce, n’est pas celle de Lamarcx et appartient peut-être aussi à la Terebra fuscata.
Buccinum neriteum LaM., vivant ausi dans la Méditerranée; j'ai observé outre cela dans la mer Noire le Columbella rustica LAM. et le Columb. mercatoria LAM., genre, dont il n’existe pas d’espèce fossile dans notre terrain tertiaire.
Esp. 121. Bucc. dissitum m.
Naturhist. Skizze |. e. p. 222.
Buccinum dissitum Dugois I. c. PI. I, fig. 22—93. L
Buccinum baccatum (Basr.) Dos. 1. c. PI, I, fig. 24—95.
Buccinum Corbianum Dp’Ors. Homm. pe Herr. Vol. II, PI Ill, fig. 24—95.
Buccinum Doutschinae D'Or. I, c. PI. II, fig. 20— 92.
Buccinum Daveluinum p»’Oss, 1. c. PI. Ill, fig. 23.
Buccinum propinquum Anperz. IL c. PI. XII, fig, 1.
Buccinum dissitum VEerNeuIL et Murcmson, Géologie de la Russie d’Europe Vol. Il, PI. 43, fig, 35—37.
Testa elongato-ovata, ventricosa, longitudinaliter costata, costis tuberculosis, duabus seriebus tuberculorum in singulis anfractibus dispositis , inferioribus majoribus, externo ovalis aperturae margine acuto, intus laevi, basi simpliciter oblique carinata supraque carinam simplice stria instructa; dimensione variant; longitudo saepe 1!‘ 2! et latitudo 7!!, vel longitudo 11°!’ et latitudo 7‘ vel major.
Hab. près de Zukowce, de Tessow, de Simonow, de Novo-Constantinow, de Zalisce, de Mendzibosh, de Zawadynce, de Saranceja, de Zozulani, près de Kischenew en Bessarabie, ainsi qu’en Pologne près de Szydlow dans le calcaire à Cérithes.
La coquille est ovale , allongée, souvent ventrue, les tours s’accroissent plus ou moins insensiblement et sont pourvus de tubercules disposés sur deux rangs, dont l’inférieur s’allonge en côtes longitudinales, très-marquées ; les tubercules supérieurs sont le plus ordinairement plus petits, plus rapprochés et presque réunis aux inférieurs ; les tours sont séparés les uns des autres par de profondes soudures ce qui fait que la coquille devient étagée-tirriculée; le dernier tour est très-large €t trèshaut, au moins !/, plus haut au dessous de l’ouverture que tous les autres tours réunis; quand la forme devient très-ventrue, c'est alors le Buccinum Daveluinum D'ORB.; mais si le dernier tour est au moins égal en hauteur à tous les autres réunis, c’est le Buccinum Doutschinae D'OR8.; cependant il existe aussi une variété, le Buccinum Corbianum D'Or8., dont le dernier tour au dessus de l'ouverture est un peu plus court que tous les tours réunis et qui ressemble dans sa forme au Buccinum baccatum BAsT., avec lequel aussi
Mr, BRONN a cru devoir le réunir“. Cette variété se distingue au moins par ses côtes provenant des tubercules qui n'existent jamais dans le Buccinum baccatum.
L'ouverture est large, ovale , pointue en haut, très-échancrée en bas et tout-à-fait lisse en dedans, le canal est limité par une crête oblique arrondie qui n’est pas tranchante comme dans le Buccinum baccatum. Le dernier tour est pourvu de côtes longitudinales et de nombreuses stries d’accroissement à peine distinctes parmi les côtes qui sont assez grosses; il n’y a ordinairement que 10 tubercules et 10 côtes très-espacées, le Buccinum baccatum, dont le dernier tour est beaucoup plus étroit, en a toujours davantage, c’est à dire 4% ou 15 tubercules plus rapprochés, mais il n'offre jamais des côtes formés par ces tubercules; les stries d’accroissement sont plus marquées et on voit toujours à la base du dernier tour des sillons obliques et profonds prolongés jusqu’au canal de l'ouverture et qui distinguent cette espèce de la volhynienne, dans laquelle ses sillons ne se voient que très-rarement dans de jeunes individus, transversant alors jusqu’au bord supérieur de ce tour les côtes très-développées et presque dépourvues à leur commencement de tubercules; les grands individus sont toujours entièrement dépourvus de stries ou de sillons obliques, même s’ils sont de la longueur du Buccinum baccatum, comme p. e. le Buccinum Corbianum D’Or8., que Mr. D'ORBIGNY ** lui-même prend pour mon Buccinum dissitum ou le Buccinum bacca-
tum (BAsT.) Dug., en abandonnant le nom de Buccinum Corbia-.
num. Les Buccinum Doutschinae et Davelianum n’en diffèrent que par leur largeur très-variable, Mr. ANDRZEWSKI a décrit cette espèce sous le nom de Buccinum propinquum Sow.*"*.
Esp, 122. Bucc. coloratum m.
PI. VIL, fig. 1, a grand. natur., 4 c grossies. Naturhist, Skizze I. c. p. 222.
Testa conico-ovata, rufa, concolore, longitudinaliter costata, costis valde approximatis, transversim striatis, striis prope basin ultimi anfractus rudioribus margineque aperturae admodum coarctatae tumidaeque externo intus plicato, interno prope excisuram noduloso ac superne tumido; longitudo 8‘ et latitudo 4///.
Index palaeontol. I. c. p. 179.
Hommarre DE Hezr, voyage aux steppes. Vol. Ill, p. 464.
#** Bulletin des Naturalistes de Moscou, T. VI, 1833, PI. XII, fig, 1. Aussi Mr. Puscu (Polens Palacontologie p. 121) la croit cette espèce.