‹ Lethaea rossica, ou, Paléontologie de la Russie (volume 2)Chapitre 5 sur 20 · COS · texte numérisé non relu

COS

Hab. près de Zukowce, de Bilka, de Zalisce, de Staro-Poczaiow, ainsi que près de Korytnice en Pologne.

La coquille est ovale en forme de cône raccourci, d’un brun-foncé uni, à côtes longitudinales arrondies, inégales, rapprochées et transversalement striées, les stries sont plus marquées aux premiers tours et au dernier, les deux moyens en sont presque dépourvus; les tours (8 ou 9) s'accroissent assez vite et la coquille est proportionnellement plus grosse et plus courte que le Buccinumreticulatum L., avec lequel Mr. BRoONN * l’a reunie et qui se trouve fossile à Bordeaux; mais les tours sont plus aplatis, affectant des étages plutôt que ceux du Buccinum reticulatum, qui sont situés dans un seul plan incliné. Les côtes sont très-rapprochées, principalement aux deux derniers tours, sur lesquels, au contraire, elles sont très-écartées dans le Buccinumre ticulatum, y laissant de larges sillons entre-elles. Dans celui-ci ce sont les stries transversales, dans le nôtre ce sont les côtes longitudinales qui prédominent, Une autre différence de l'espèce de Volhynie provient de l'ouverture qui est très-raccourcie et rétrécie ; elle est plutôt élargie et allongée dans l’autre espèce ; les bords de l'ouverture qui est très-courte sont très-épais dans la nôtre et le bord extérieur est tranchant, mais l’intérieur très-épais est muni de 5 ou 6 plis très-écartés; le bord intérieur enflé et pourvu en bas de 3 petits grains tuberculeux; le Buccinum reticulatum a le bord extérieur finement strié en dedans, les stries nombreuses sont très-rapprochées et le bord intérieur fort élargi n'est pas aussi épais et se trouve sans grains; son dernier tour et les précédents se distinguent par l'ancien bord verruqueux de son ouverture, lequel est très bien prononcé sur sa surface, caractère essentiel de cette espèce vivante et qui manque à notre Bu ccinum coloratum,

Mr. DESHAYES ** s’est déclaré aussi en faveur de cette espèce, la prenant pour nouvelle et différente du Buccinum reticulatum, et la comparant avec une espèce fossile et commune en Touraine.

La couleur du Buccinum coloratum s’est encore bien conservée ; elle est d’un brun-foncé uni, tandis que l’espèce vivante ou le Buccinumreticulatum L. se distingue toujours par ses bandes brunes, bleues et blanches, dont on ne voit aucune trace dans notre espèce, qui est toujours plus courte, un peu plus obtuse et plus grosse

Index palaeontol. I. c, p. 186.

Desuayes observations sur la Conchiologie de Mr. Dugors voy. Bulletin de la Soc. des Natural. de Moscou. T, VII, 1834, p. 403.

que l'espèce vivante de la mer Noire et l’espèce fossile de Bordeaux et du bassin de Pologne près de Korytnice, où elle est toujours plus pointue et munie de quelques côtes verruqueuses *.

Il est bien probable que le Buccinum asperulum (BroccHi) et flexuosum (Broccui), cités par Mr. Pusca comme fossiles de la Volhynie et de la Pologne (près de Korytnice), appartiennent aussi à cette espèce ou à quelque autre, nommée par moi avant lui; mais je ne saurais dire, à quelles espèces devraient être rapportés les Bu ec cinum rugosum Sow., rusticum L. et tenerum Sow. cités par

Mr, Pusca comme fossiles de la Volhynie “*,

Esp. 123. Bucc. striatulum m.

PI. VIT, fig. 2, a grandeur natur., b c grossies. Zoolog. special. Vol. I, p. 297, Tab. V, fig. 7. Naturhistor. Skizze |. ec. pag. 222.

Buccinum Cadense Parrscn (in litt.).

Testa elongato-ovata, transversim tenuiter striata, superioribus anfractibus longitudinaliter costatis, reliquis planiusculis ac transversim striatis, margine ovalis aperturae externo intus plicato, interno nonnihil reflexo laevi; longitudo 6‘! et latitudo 21/,‘/,

Hab, près de Staro-Poczoiow.

La coquille est allongée, ovale, à stries transversales très-fines, souvent nulles au milieu des tours; les 7 tours s’accroissent insensiblement, ils sont à peine convexes, les 4 ou 5 premiers ont des côtes longitudinales distinctes, qui manquent entièrement aux 2 autres tours, on n’y voit en effet que les stries d'accroissement et quelques stries transversales aux bords supérieurs,

Mr. BRONN “** a réuni cette espèce etleBuccinum semicostatu m BroccHi, aussi fossile de Szuskowce + en Volhynie, avec le Buccinum variabile Piz. (costulatum REN.), espèce encore vivante de la Méditerranée, mais celle-ci a la surface de tous les tours réticulée, les stries transversales traversent partout des petites côtes longitudinales ; c'est ce que l’on ne voit ni dans nos individus de Volhynie, ni dans ceux du bassin tertiaire de Vienne, nommés par Mr. PARTSscH Buccinum badense qui sont un peu plus grands que nos individus de Volhynie,

Déjà Broccar (Conchiol. subapen. Vol. If, p. 337) dit: una delle coste longitudinale del primo anfratto acquista una forma varicosa, ** Polens Palaeontol, L. c. pag. 121 et 123, “** Bronn, Index palaeontol. 1. c. pag. 122.

+ Dusois, Conchiolog. fossile pag. 28. PL. E, fig. 26—27.

Le Buccinum semistriatum BRocCHI, qui est un peu plus gros et plus court, ressemble beaucoup à mon Buccinum striatulu m, mais il est toujours dépourvu des côtes longitudinales, qu’on voit aux premiers tours de notre espèce, tandis qu’elles manquent aux autres tours, contrairement à ce qu’on voit dans le Buccinum variabile Puis. ; le bord intérieur de l'ouverture de notre espèce est un peu renversé en déhors, mais jamais autant que dans le Buccinum semistriatu m, dans lequel il est plus large qué l'ouverture elle-même.

Esp. 124. Bucc. costulatum m.

PI. VITE, fig. 3 a, grand. natur. b c grossies.

Zoolog. special. Vol. I, pag. 297, Tab. V, fig. 8. Naturhist. Skizze I. ©. p. 222.

Nassa pulchella Anprz. Bullet. de Mosc. 1833, pag. 458, PI. XI, fig. 2. Testa conico-turrita, exigua, longitudinaliter costata, costis rudioribus remotis, transversas strias decussantibus, anfractibus subconvexis, suturis profundioribus, externo margine ellipticae aperturae tumido intusque plicato, interno tumido subnoduloso; longitudo 3°/,/“ et lati- Hab. près de Staro-Poczaiow, Tarnaruda, Zukowce.

Cette petite coquille est conique-turriculée à côtes longitudinales, grosses, espacées et striées transversalement, ce qui leur donne un aspect noduleux; les 7 tours s’accroissent assez vite, ils sont un peu convexes, les suturcs sont très-profondes, le dernier tour est égal en grandeur aux autres réunis et le sommet du premier tour est toujours poli et sans épiderme.

L'ouverture est très-petite, elliptique, l’échancrure est très-grande ; le bord inférieur est renversé et renflé, lisse et concave au milieu, le bord extérieur est élargi et finement plissé en dedans; l’échancrure est large et courte,

Mr. BRONN qui regarde cette espèce comme distincte, ne la croit cependant pas identique avec le Nassa pulchella ANDRz., qu'il réunit au Buccinum reticulatum L., espèce dont elle diffère autant qu’elle se rapproche du Buccinum costulatum; malheureusement Mr. RENIERI * avait déjà nommé avant moi une autre espèce Buccinum costulatum, de sorte que la mienne devrait perdre son

* Brocour, Conchiolologia subapennina I. c. PI. V, fig. 9.

nom, si le Buccinum costulatum REN,. n'était pas identique avec le Buccinum variabile Pis,

Esp. 125. Bucc. Verneuli D'Ors.

PI. VIL fig. 4, a grand. natur., be grossie.

Hommaire De Her, les steppes de la Russie, Vol. IIT, pag. 465, PI. IV, fig, 1—2,

Testa conica tenui, anfractibus 6 longitudinaliter costatis, transversim striatis, convexis ac supra angulatis, costis supra quadrinodosis et approximatis, apertura ampliata; longitudo 6‘ et latitudo 21/, ‘4.

Hab. près de Tessow et de Mendzibosh, plus fréquent en Bessarabie, près de Kischinew.

La coquille est en forme de cône allongé, mince, à 6 ou 7 tours convexes et séparés les uns des autres par des sutures profondes; ils sont pourvus de côtes longitudinales munies de 4 tubercules sur le bord” supérieur qui est incliné et anguleux ; des stries transversales traversent les côtes très-rapprochées de sorte que la surface devient cancellée.

Le dernier tour a la longueur des # précédents réunis.

L'ouverture est ovale, élargie, le canal est court recourbé en arriere, à grande échancrure, le bord extérieur est tranchant et très-mince.

Nos individus de Volhynie diffèrent un peu de l'espèce de Bessarabie, décrite par Mr. D'ORBIGNY ; je les avais cependant observés longtemps avant Mr. D'ORBIGNY à Stawnitza et à Tessow, sans en avoir publié la description.

Esp. 126, Bucc. Jacquemartii D'Ors.

Hommaire DE Herr, les steppes de la Russie 1, c. PI. IV, fig. 3—5.

Testa tenui elongato-conica, anfractibus sensim increscentibus, convexis, medio carinatis, Carinis nodoso-costatis, ultimo anfractu transvérsim rugoso ; longitudo 6!/*,

Hab. près de Kischenew.

La coquille est allongée en cône mince, les tours sont convexés, carénés au milieu, la carène provient des côtes longitudinales tuberculeuses; le dernier tour est ridé transversalement.

Je n'ai pas rencontré cette espèce en Volhynie.

Esp. 127. Bucc. doliolum m.

PI. VIT, fig. 5, a b grand. natur., c quatre côtes grossies. Nassa doliolum Naturhist. Skizze L. c. p. 223. Buccini obliquati (Baoccni) var, Dugors 1, c. PI. I, fig. 6—7,

Nassa bistriata Anprz. |. e. Tab. XIIT, fig. 4. Buccinum Rosthorni Parrsca (in litt.), Buccinum pupa (Broccni) Pusca |, c.

Testa ovata tumida, rufescente , transversim sulcato-striata, anfractibus 7 convexis sensim increscentibus, ultimo maximo reliquos omnes insimul sumptos magnitudine excedente, costulis transversis passim diremptis notato, utroque aperturae ovalis margine tumido intus plicato; Jongitudo 91/,‘/! et latitudo 51/,//’,

Hab. près de Zukowce, Bilka, Bialozurka, ainsi qu'à Korytnice en Pologne. |

La coquille est grosse d’un roux-brun, ovale, pointue, les 7 tours s’accroissent insensiblement, ils sont un peu convexes et séparés par des soudures profondes ; la surface est pourvue de stries en forme de sillons transversaux le dernier tour est plus grand que tous les autres réunis ; l'ouverture est resserrée, assez pointue en haut et largement échancrée en bas, les deux bords sont enflés et plissés en dedans à plis nombreux très-fins ; les plis du bord intérieur qui est très-recourbé en dehors produisent des petites dents.

Les individus de Zukowce ont des sillons et entre ceux-ci des côtes simples, ceux de Bilka, au contraire ont des sillons alternant avec des côtes bifurquées ; c’est le Buccinum bistriatum ANDRrz,, à bifurcation souvent répétée.

Mr. BRONN * a réuni mon espèce avec le Buccinum conglobatum BBoccHi qui est plus grand et plus globuleux et dont les tours ne font pas de saillie aussi grande que dans notre espèce qui a le dernier tour plus ventru; les sillons transversaux de la base finissent à l'échancrure qui est limitée par une crête tranchante tandis qu'ils cessent beaucoup plutôt dans le Buccinum conglobatum, dont l’échancrure est formée par un bourrelet lisse très-prononcé.

Mr. Dugois à décrit à ce qu'il me paraît cette coquille de Volhynie sous le nom de Buccinum obliquatum BroccHi, mais déjà Mr. DEsnAyEs ** a démontré l'erreur de cette opinion. Le Buccinum semistriatum BROCCHI var. B. striata ressemble beaucoup plus à cette espèce, quoiqu'elle soit plus mince et moins ventrue, les tours ne

Indes palaeontol. 1. c. pag. 180.

Voy. Bullet. des Natural. de Moscou LI. c. 1834, pag. 403. Mr. Dugois a copié la diagnose de l’ouvrage de Brocour et l’a appliquée à l'espèce de Volhynie, sans que le Buccinum obliquatum d'Italie soit la même espèce.

s’accroissant que fort insensiblement et le dernier est toujours trèscalleux; le bord intérieur renversé en dehors n’est pas plissé, comme dans l'espèce de Volhynie.

Esp. 128. Bucc. tumidum m.

PI. VI, fig. 6, a b grand. natur., c grossie.

Nassa tumida Naturhist. Skizze 1. ce. p. 223. Nassa Zborzewskii Anprz. 1830 I. c. PI. IV, fig. 4.

Testa elongato-conica, incrassata, longitudinaliter costata, costis priorum anfractuum conspicuis, illis postremorum evanidis, omnibus vero transversim striatis, medio laevibus, apertura coarctata, tumida, externo margine calloso extus longitudinali costa tumida instructo, intus plicato plicataque parte interna hujus marginis reflexa , interno margine laevi; longitudo 1’’ et latitudo 7°’.

Hab. près de Zalisce, Zawadynce,

La coquille est très-grosse, allongée en cône pointu, les 7 ou 8 tours sont presque aplatis, ils s'accroissent assez rapidement et occupent un plan incliné; le dernier tour est très-ventru et diffère beaucoup par sa grandeur des trois précédents qui sont terminés en pointe; les tours ont des stries transversales très-fines, les 3 ou # premiers tours sont pourvus de côtes longitudinales qui disparaissent sur les autres tours ou elles n’y existent que sous forme de bourrelets longitudinaux polis; le plus grand bourrelet se voit au bord extérieur de l'ouverture qui en est rétrécie: mais la base du dernier tour qui est plus long que tous les autres réunis, est pourvue de côtes transversales. L'ouverture est allongée, ovale, pointue en haut et à échancrure large et profonde en bas; le bord extérieur est plissé en dedans et très-renflé, l’inférieur est lisse, sans plis, renflé et renversé en dehors.

Mr. BRONN a réuni * cette espèce au Buccinum pupa BRoccHI var. spira plicata, dont il avait fait déjà en 1827 son espèce B u ccinum conus que je ne connais pas par autopsie. Il existe aussi en Volhynie plusieurs variétés, comme p. e. le Nassa Zhborzewskii ANDRZ, qui diffère par ses côtes longitudinales plus grosses et calleuses, situées sur tous les tours, munis aussi de fines côtes transversales ; il y

en a d'autres qui ne sont pas pointues en cône, mais raccourcies et à.

sommet obtus; la petite coquille n’a que 6 lignes de longueur et 4 de largeur; elle est toute lisse et les côtes longitudinales ont des bourrelets; la base est striée transversalement et les stries sont très-fines.

Index palaeontol. 1. c. pag. 180.

Esp. 129. Bucc. coarctatum m.

PI. VII, fig. 7, a b grand. natur., c grossie.

Nassa coarctata Naturbist. Skizze 1. c. pag. 223. Nassa volhynica ANnDRrz. pag. 97, 1830, PI. IV, fig. 5. Buccinum mutabile (L) Du. 1. ec. Tab. J, fig. 30—31.

Nassa laevigata Puscx * 1. c. PI. XI, fig. 8.

Testa ovata incrassata fusca, longitudinaliter ac tenuiter striata, anfractibus 7 convexis, celeriter increscentibus ac transversim tenuiter sulcalo-striatis; margine aperturae coarctatae externo laevi, intus 10plicato, interno reflexo-tumido ; longitudo 9//’ et latitudo 7//!

Hab. près de Zukowce, à Bilka et à Szuskowce près de Bialozurka ainsi qu'a Korytnice en Pologne.

La coquille est très-ventrue, raccourcie et pointue, d’un brunclair, à stries longitudinales très-fines et ondulées, se réunissant sur tous les tours ; la base du dernier tour est d’un brun plus foncé; les 7 tours s’accroissent assez vite, ils sont convexes et les soudures sont profondes; les tours, principalement le dernier, sont finement striés en travers, les stries de ce tour montrent de sillons, les stries supérieures sont plus espacées que les inférieures et plus profondes, différence essentielle du Buccinum mutabile L., dont la base n’est pas pourvue de semblables sillons, mais bien de 5 ou 6 côtes, au dessus desquelles il y a beaucoup de sillons transversales très-fins, et plus haut, beaucoup de petites côtes très-distinctes. II y a aussi de petites côtes semblables sur le bord supérieur de l'avant dernier tour du Buccinum mutabile, mais non du Buccinum coarctatum, dont les 3 ou # premiers tours sont pourvus de côtes longitudinales striées en travers; caractère que je ne vois pas dans le Buccinum mutabile.

L'ouverture de notre espèce est fortement rétrécie, ovale et pointue en haut, le bord extérieur est renflé et tranchant, muni en dedans de 10 plis, tandis qu’il y en a le nombre double dans le Bu ccinum mutabile; le bord intérieur est lisse sans être renflé, comme dans le Buccinum mutabile,

Le Buccinum mutabile de Castell’arquato et de Vienne ressemble beaucoup plus à l’espèce de. Volhynie qu’à l'espèce vivante, comme on peut s’en convaincre par la présence des côtes longitudinales des 3 derniers tours.

* Polens Palaeontol. I. c. pag. 122; les deux autres espèces, mentionnées ici comme fossiles de Zukowce, de Kremenetz, de Warowce, sont le

Buccinum serratum et le prismaticum Broccui, elles appartiennent peut-être à quelques autres espèces décrites par moi plus haut.

Le Nassa laevigata PuscH est un individu incomplet qui n'est pas tout-à-fait développé; le bord extérieur de son ouverture est lisse en dédans et sans plis Mr. BRONN a même réuni le Buccinum obliquatum Broccui au Buccinum mutabile et à l'espèce de Volhynie, parce qu’en effet, ils ne diffèrent que par leur forme générale.

Genre I. Purpura BRrUG.

La coquille est ovale et turriculée, les tours s'accroissent assez insensiblement, leur bords supérieurs sont tranchants et munis de tubercules disposés en rangée transversale; l'ouverture est ovale, les deux bords sont lisses, l’ombilic est grand, le canal manque presque tout-àfait. Les espèces se rencontrent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles.

Esp. 130. Purp. echinulata Puson.

Pusou, Polens Palaeontologie I. e. PI. XI, fig. 27.

Testa ovali anfractibus transversim striatis acute prominulis, superiore eorum margine acuto, serie transversa tuberculorum munito, ultimo anfractu 4 seriebus tuberculorum inferiorum, sensim evanidorum ornato, ovali apertura in canalem vix conspicuum excurrente , externo aperturae margine intus laevi, interno vixdum plicato; longitudo 1‘! 1"! et latitudo. 7°’.

Hab. près de Korytnice.

La coquille est ovale, turriculée, les tours s’accroissent assez insensiblement, leur bord supérieur est tranchant et muni d’une rangée transversale de tubercules, dont il y a quatre rangées sur le dernier tour ; le bord extérieur de l’ouverture est ovale et lisse en dedans, l’intérieur est à peine plissé, le canal est court et presque nul ; l’ombilic est assez grand. Mr. Puscu * décrit cette espèce sur des échantillons de Korytnice, où elle a été découverte par Mr. ZEUSCHNER.

Famille vingt-sixième.

Cassidae.

Les coquilles sont très ventrues, l'ouverture est grande, à bord extérieur de l'ouverture fortement renversé en déhors et très-renflé ; l’opercule est allongé.

* Polens Palaeontologie I. c. pag. 140.

Genre LI. Cassis Lan.

L'ouverture de la coquille se prolonge en un canal court, renversé en dehors et muni d’une profende échancrure, la columelle est plissée en travers, le bord extérieur est crénelé en dedans. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent dans les mers actuelles.

Esp. 131. Cassis saburon LA.

PI. VID fig. 24, a b grand. natur,

Cassis Deucalionis m. Naturhist. Skizze 1. ce. p. 228. Cassis texta Basr. Dugois 1. c. PI. 1, fig. 4—5,

Testa ovata ventricosa, purpureo-rufa, concolore, externo aperturae margine reflexo calloso-tumido, maculis 5—6 majoribus aurantiacis quadratis ornato, prioribus anfractibus minimis conico-acuminatis, transversim striatis, ultimo maximo laevi, basi transversim striata; longitudo Maet létitudo 14:24.

Hab. près de Zukowce, de Bilka, ainsi qu'à Dax et même au bassin de Paris.

La coquille est très-ventrue, d’un brun pourpre uniforme, le bord extérieur est renflé, renversé en dehors et muni de 5 ou 6 taches couleur orange, quadrangulaires et très-espacées comme dans l'espèce vivante; les 5 premiers tours sont très-petits peu saillants, presque aplatis, ou peu convexes , pourvus de stries transversales qui sont toutes égales entre elles, sans côtes longitudinales qui, cependant, sont caractéristiques pour le Cassis suburon vivant, dans lequel des stries plus grosses alternent avec des stries fines. Le dernier tour de l'espèce de Volhynie n’a pas de stries transversales, excepté à la base qui est sillonnée obliquement.

Les individus de Volhynie sont très-grands et ont conservé leur nacre et leur couleur naturelle.

Le Cassis saburon Lam. (C. texta BRONN) du terrain tertiaire de Vienne s’en distingue principalement par sa spire très-courte.

Esp. 132. Cass. Adami mn.

PI, VIE, fig, 25, & b grand. natur, Naturhistor. Skizze 1. c, pag. 223.

Cassis texta Brown Dos. I. c. PI. I, fig. 4—5.

Testa ovata ventricosa, dimidio minor antecedente, rufa, anfractibus 6 transversim canaliculato-striatis, margine aperturae externo reflexo, appresso, non Canaliculato, utroque eo intus denticulato-plicato, et interno maculis majoribus ferragineis ornato; longitudo et latitudo 6//.

Hab. près de Tarnaruda. À

La coquille èst ventrue de moitié plus petite que la précédente mais à autant de tours qu'elle ; les tours s’accroissent très-vite, les 5 premiers forment un sommet pointu strié transversalement ; tous les tours en général sont pourvus de stries et de sillons transversaux et égaux en grosseur; par conséquent il n’y a pas de petits sillons alternants avec les gros, comme c’est le cas dans le Cassis saburon; le dernier tour est finement sillonné; comme les autres; les sillons sont très-rapprochés au nombre de plus de 30 sur le dernier et par conséquent plus que le double du nombre des sillons dans le Cassis saburon des environs de Paris, dans lequel ils sont très-distans ; il lui manque aussi les côtes longitudinales de celui-ci et on ne voit que quelques stries d’accroissement peu distinctes.

L'ouverture est grande, le bord extérieur est renversé en dehors, sans y former l’enfoncement en forme d’une canal, parallèle au bord, comme c'est le cas dans le Cassis saburon de Paris: ce bord est plissé transversalement à sa partie inférieure et à de grandes taches ferrugineuses dans le Cassis Adami qui s’aperçoivent quelquefois aussi sur le bord intérieur renversé et calleux.

Mr. BRONN à réuni cette coquille au Cassis saburon comme variété très-distincte ; il est pourtant aussi de l'avis d’en faire une espèce à part avec le Cassis striata DEFR. des environs de Montpellier; en tout cas ce n’est pas un jeune individu, mais un individu tout-à-fait développé qui se distingue du Cassis saburon par sa grandeur moindre par ses tours transversalement striés et par l'absence du canal au dernier tour de son bord extérieur,

Genre LILI Cassidaria Lam.

La coquille est ventrue globuleuse, les tours s’accroissent très rapidement et sont striés transversalement et munis de côtes transversales; l'ouverture est allongée, rétrécie, le bord extérieur est renflé, calleux et cannelé en dedans, le bord intérieur est fortement renversé en dehors et se continue en bas en un bord libre ailé, le canal est recourbé en arrière. Les espèces se trouvent fossiles dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles.

Esp. 133. Cassid. echinophora LAM.

Puscx, Polens Palaeontol. I. c. T, XI, fig. 10.' Testa ventricosa transversim costata ac striata, costis tuberculato-

echinatis, interno aperturae margine rugoso; Jongitudo 11/,‘ et latitudo 7‘!

Hab. près de Kremionna en Podolie et à Castell'arquato en Italie.

La coquille diffère un peu de l’espèce fossile de l'Italie, l'ouverture étant plus étroite et le bord intérieur de l'ouverture n’étant pas calleux dans toute sa longueur, mais seulement dans sa partie supérieure, le dernier tour n’a que trois côtes verruqueuses, et non quatre, comme c’est le cas dans l'espèce subapennine.

Une autre espèce se trouve en noyaux selon Mr. PuscH dans le sable tertiaire de Pinczow en Pologne.

Genre LIIL Oniscia Sow.

La coquille est allongée, ventrue, les tours s’accroissent rapidement et sont pourvus de côtes longitudinales lisses ; l'ouverture est étroite, allongée et se continue à sa base dans un canal très-court presque droit, le bord extérieur est épais, renversé en dehors, dentelé en dedans, le bord intérieur est largement renversé tout lisse ou granuleux. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles.

Esp. 134. Onisc. cithara Sow.

Pusc, Polens Palaeontol. 1. c. PI, XL, fig. 19 a 4.

Testa elongato-ventricosa, anfractibus prioribus sex superiore margine tubereulatis, ultimo longitudinaliter costato, costis crassis transversim sulcatis, externo aperturae margine intus denticulato, interno laevi; longitudo 1’’ 9// et latitudo 1‘.

Hab. près de Korytnice en Pologne, ainsi que dans le bassin tertiaire de Londres.

La coquille est plus allongée que l'espèce précédente, les 6 premiers tours sont tuberculeux aux bords supérieurs, les côtes du dernier tour sont très-grosses et le bord extérieur de l'ouverture est très-calleux ; le bord intérieur est tout lisse et très-renversé,

Je ne l’ai pas vue moi-même.

. Famille vingt-septième.

Fusidae.

Les coquilles sont fusiformes et leur ouverture est munie d’un long canal et couverte par un grand opercule, le bord extérieur de l’ouverture est simple sans être renflé. |

Genre LIV. Fusus LAnm.

La coquille est allongée en fuseau, l'ouverture est allongée, élargie en haut, le bord extérieur est entier, l'intérieur est lisse, et se continue pour former un long canal droit. Les espèces se trouvent dans des terrains anciens et vivent encore dans les mers actuelles.

Esp. 135, Fusus diluvii m.

PI, VILL, fig. 1, ab grand. natur.

Naturhist. Skizze 1. ce. pag. 225.

Testa exigua fusiformi transversim striata, anfractibus 8 celeriter increscentibus prioribus convexis ac longitudinaliter costatis, ultimo omnes reliquos insimul sumptos excedente, margine ovalis aperturae externo plicato, interno laevi, elongato canali inflexo; longitudo 917,4 et latitudo 417,4,

Hab. près de Zukowce.

La petite coquille fusiforme s’accroit assez vite dans ses 8 tours qui sont assez convexes et finement striés en travers, les stries des deux bords des tours sont fines, à peine visibles au milieu, les # ou 5 premiers tours ont des côtes longitudinales très-rapprochées et traversées par des stries transversales; ces côtes disparaissent entièrement sur les 3 derniers tours qui sont seulement striés transversalement. Le dernier tour est ventru, allongé, l'ouverture est allongée-ovale, pointue en haut, prolongée à la base en un canal large profond et recourbé de côté, le bord extérieur est finement plissé et comme strié, l’intérieur est tout lisse et renversé en dehors; la base est striée transversalement, 3 ou 4 stries plus fines s’apercoivent entre deux stries plus grosses.

Les plus petits individus sont pourvus de côtes longitudinales sur tous les tours, comme je le vois dans un échantillon de 11/,/‘’, dont le dernier tour à des côtes longitudinales, coupées par des stries très-fines.

L'espèce se distingue du Fusus sublaevis Puscx*, quoique selon est auteur les deux espèces pourraient être aussi identiques; le dernier cet pourtant plus grand, l’ouverture se continue dans un canal fort long et droit, presque de la longueur de la coquille; la base n'est pas transversalement striée et ses tours ne sont pas aussi COnvexes.

Esp. 136. Fus. striatus m.

PI. VIIE, fig. 2, a b grand. natur. Tritonium striatum Naturhist. Skizze 1, c. pag. 225.

; Polens Palaeontol, 1 c. pag. 140, PI, XIL fig. 5.

Ranella granifera (Lam.) Dus. 1, c. PI. I, fig. 50—51, Fusus lavatus (Basr.) Puscx L c. pag. 141.

Testa subfusiformi, incrassata, longitudinaliter grosseque costata, transversim ac tenuiter sulcata, anfractibus 5 celeriter increscentibus, ultimo maximo, omnes reliquos duplo excedente, costis transversis ultimi anfractus simplicibus aliasque strias transversas non excipientibus, apertura multo longiore dimidium partem totius testae longitudinis excedente, interno margine laevi, externo intus denticulato, umbilico ad apicem aperturae inferiorem subcontecto; longitudo 11‘ et latitudo 6//’,

Hab. près de Zukowce.

La coquille est presque fusiforme, très-ventrue et pourvue de côtes longitudinales grosses, un peu écartées, séparées les unes des autres par des sillons larges et superficiels et coupées par des côtes transversales fines; celles-ci sont simples sans stries transversals entre elles et développées davantage sur le dernier tour que sur les autres ; les 5 premiers tours s’accroissent très vite, les 4 premiers sont à peine saillants et le sommet est en forme de cône obtus; le dernier tour est plus long que les autres réunis qu’il surpasse deux fois en longueur. Les 4 premiers sont presque aplatis, situés dans un plan et à sutures assez profondes.

La plus grande grosseur se voit vers le bord supérieur du dernier tour, qui est presque au milieu de la coquille. L’ouverture est très grande , ovale -allongée, pointue en haut, prolongée en bas en un canal court, large et recourbé en arrière, le bord extérieur est tranchant, pourvu à l'extérieur d’une côte longitudinale et de 7 ou 8 tubercules à l’intérieur; le bord intérieur est lisse; l’ombilic n’en est pas couvert entièrement, mais entouré d’un bord renflé ou calleux.

Mr. BRoNN semble regarder cette espèce comme identique avec le Turbinella angulata m. (an Fusus clavatus KôNIG?), mais elle en diffère beaucoup plus que celui-ci du Fusus clavatus, et notamment par les 4 premiers tours peu saillants, aplatis et situés presque dans le même plan, ainsi que par le dernier tour surpassant deux fois en longueur tous les autres réunis et par l'ouverture beaucoup plus longue que le reste de la coquille. Le canal est court comme dans le Turbinella angulata, le bord intérieur est très-lisse, non plissé, comme il l’est dans celui-ci, et l’ombilic n’est pas du tout entièrement couvert; il ne montre pas de trâce dans le dernier; la grosseur la plus considérable se trouve dans la moitié supérieure de la coquille, ce qui

d’Eichwald, Lethaea rossica, “H > 12

distingue cette espèce des deux autres; elle n'a pas de stries fines transversales entre les côtes transversales.

Mr. Dugois a répété la phrase caractéristique de Ranella granifera LAM. dans la description de cette espèce de Volhynie, qui, cependant, est différente, et Mr. Puscu * la prend par erreur pourle Fusus lavatusBasr, et peut-être pourle Fusus polygonatus (BRONGN.) qu’il cite comme fossile de la Pologne, et qui n’est autre chose que ce Fususstriatus,. |

Il me semble aussi que le Fusus echinatus (Broccut) Dus. ** n’est qu'un jeune individu de notre Fusu s auquel il manquerait encore les caractères spécifiques du dernier tour tout à fait incomplet.

Je connais encore d’autres espèces de Fusu s de Korytnice en Pologne, comme p. e. le Fusus Stutzii PARTSCH et le Fusus Zahlbruckneri PARTSCH, qui se trouvent aussi dans le bassin de Vienne; j'en ai vu de bons échantillons au Musée du corps dés mines à St, Petersbourg, recueillis par feu le Colonel BLOEDE à Korytnice ; il est probable que les Fusus polymorphus (BRoccui), textilis (BROCCHI), rostratus (Orivi), Noaë (LaM.), intortus (Lam.) et funiculosus (LAM.\ fossiles, selon Mr. Pusca *** de Korytnice et de Warowce, pourraient être identiques à ces espèces du bassin de Vienne ou à quelques autres que j'ai citées plus haut ou que je citerai plus bas.

Esp. 137. Fus. ficulneus Lam.

Pusca, Polens Palaeontol. 1. c. pag. 142, PI XII, fig. 8 a b.

Testa ovata, ventricosa, costata, costis remotis longitudinalibus, superiore anfractuum margine subspinosis, basi oblique striata, interno aperturae margine subbiplicato, brevi canali reflexo ; longitudo 11‘/! et \ latitudo 8!/!,

Hab. près de Warowce en Podolie. |

La coquille est ventrue, ovale à côtes longitudinales espacées, tranchantes, épineuses près du bord supérieur des tours qui est incliné; le bord intérieur de l'ouverture est pourvu d’un ou de deux plis, le canal est court et infléchi.

Je vü moi-même pas n'ai cette espèce; elle diffère à ce

Polens Palaeontol. 1. c. p. 141.

** Dugois, Conchiolog. fossil, 1. c. pag. 31. — Mr. Puscu I. c. p. 141 en fait une espèce distincte sous le nom de Fusus fiscinosus ou le Fusus fiscinatus Brown voy. Index palaeont. pag. 513.

“#*#* Polens Palaeontol. I. c. pag. 141.

qu'il paraît d’après la figure donnée par Mr. Puscx, de l'espèce de Paris et fait le passage par ses plis columellaires au genre Fasciolaria.

Esp. 138. Fus. bulbiformis Lam.

Pirula bulbus Derr. Puscn, Polens Palaeont, 1, c. PI. XIL fig. 11.

Testa elongato-piriformi, laevi, spira acuta paullo prominula, canali elongato subrecto; longitudo 1’ 9//’ et latitudo 1‘,

Hab. près de Korytnice ainsi qu’en Volhynie et aux environs de Paris.

La coquille est pyriforme, très-bombée en haut, à petite spire pointue assez saillante , le canal est assez long, un peu courbé de côté et lisse en dehors; le bord extérieur de l’ouverture est un peu strié dans les jeunes individus.

Je ne l'ai pas vue moi-même.

Esp. 139. Fus. sublaevis Puscx.

Puscx, Polens Palaeont. 1. c. PI. XII, fig. 5.

Testa fusiformi sublaevi, in rectum canalem elongatum excurrente superioribus anfractibus tuberculatis, tuberculis minoribus longitudinales series exstruentibus, inferioribus anfractibus transversim striatis, ultimo ventricoso maximo longitudinaliter striato propter incrementi strata, apertura supra angulata , infra longissimo eoque recto canali instructa; longitudo 2‘! 8‘/! et latitudo 1’,

Hab. près de Korytnice.

La coquille est allongée en fuseau presque lisse, les premiers tours sont petits et pourvus de petits tubercules, disposés en rangées longitudinales, les tours inférieurs en sont dépourvus et striés transversalement, le dernier tour se continue dans un canal très-long et droit, les deux bords de l’ouverture ovale sont lisses, le bord supérieur est anguleux; les stries longitudinales d’accroisséement sont très-distinctes sur le dernier tour.

L'espèce diffère entièrement de notre Fusus diluvii qui n’a pas le canal long et droit de celle-ci et n’offre jamais la même grandeur.

Esp. 140. Fus. variabilis JAN.

Puscx, Polens Palaeontol. 1. e. PI. XI, fig. 4. Testa elongata, anfractibus 6 rotundatis longitudinaliter costatis,

costis crassioribus transversim sulcatis et in margine superiore | 127

subspinosis, aperturae rotundatae margine externo intus transversim striato, interno uniplicato; longitudo 5‘.

Hab. près de Zukowce.

La petite coquille est en forme de fuseau, les tours sont arrondis à côtes longitudinales assez grosses, striées transversalement et pourvues au bord supérieur du dernier tour de petites épines; l'ouverture est ovale, et se continue dans un canal long et droit, le bord extérieur est strié à l’intérieur, le bord intérieur a un plis, en quoi il fait le passage au genre Fasciolaria.

Je ne connais pas moi-même cette espèce; elle ressemble beaucoup au Murex (Fusus)alatus m.

Genre IV. Fasciolaria LAM.

La coquille fusiforme a les tours plus ou moins allongés et tuberculeux, l'ouverture a un canal court et son bord intérieur est muni d’un, de deux ou de trois plis. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles.

Esp. 141. Fasc. polonica Puscx.

Puscx, Polens Palaeontol. 1, c. PI, XII, fig, 3 a b. Lathira Puschii Anprz. Bullet. de Mosc. 1830, pl. IV, fig. 2.

Testa fusiformi, anfractibus transversim sfriatis, inferiore margine transversa serie tuberculorum spinosorum obsito, ultimo anfractu superiorem versus marginem iis ornato, basi oblique sulcata; interno margine aperturae elongatae uniplicato, canali mediocri reflexo ; longitudo 1 3‘! et latitudo 7’.

= Hab, près de Warowce en Podolie et près de Korytnice en Pologne.

La coquille est en forme de fuseau et composée de tours aplatis presque lisses, munis d’une rangée transversale de tubercules épineux aux bords inférieurs, le dernier tour a une rangée de tubercules au bord supérieur ; l'ouverture du bord extérieur est plissée obliquement en dedans; l’intérieur a un seul pli et le canal est médiocrement long et recourbé.

Je n’ai pas observé moi-même cette espèce. Mr. Pusca fait encore mention comme fossile de Korytnice du Fasciolaria (Fusus) uniplicata LAM. que je n’ai pas vu non plus, |

Genre LVI. Turbinella LA.

La coquille est ovale, ventrue, turbinée sans verrues , presque en forme de fuseau, à canal court très-distinct et à trois ou cinq plis com-

primés transversales à la columelle ; l’ouverture est fermée par un petit opercule suborbiculaire et corné. Les espèces se trouvent dans Ie terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles,

Esp. 142. Turb. angulata m.

PI. VIIL fig. 8, a b grossies, c grand. natur. Cancellaria angulata Naturhist. Skizze I. c. pag. 222.

Testa subfusiformi medio incrassata, longitudinaliter grosse costata, transversim tenuiter costulato-striata, anfractibus 7—8 celeriter increscentibus, paullo convexis, ultimo maximo , paullo majore omnibus antecedentibus, margine aperturae longioris externo intus denticulato, interno subtriplicato, plicis transversis non obliquis, canali lato inflexo, apice exciso ; longitudo 8//{ et latitudo #4’,

Hab. près de Zukowce.

La coquille est presque fusiforme et très ventrue au tour inférieur, les côtes longitudinales, au nombre de 9 ou de 10 sur chaque tour, sont grosses et coupées par de fines stries transversals, mais il y a encore des sties plus fines (2 ou 3) entre deux stries transversals ; les grandes côtes longitudinales laissent entre elles des sillons profonds, qui s’amincissent en haut et en bas; les 6 ou 7 tours s’accroissent vite, ils sont fort peu convexes et séparés par des soudures profondes, L’ouverture est très-allongée oblique; elle s’élargit en haut et s’amincit en bas. Le bord extérieur est tranchant, à 6 ou 7 plis en dedans; le bord intérieur a 3 plis dont les deux supérieurs sont très-distincts et transversales, non obliques; le troisième est petit, presque invisible. Le canal est court, assez large et recourbé en arrière, la base est pourvue d’une échancrure ronde.

Mr. Bronx croit cette espèce identique avec le Fusus clavatus KOENIG du bassin subapennin, mais celui-ci est beaucoup plus allongé, distinctement fusiforme , son dernier tour n’a pas une longueur égale à celle des autres réunis, mais il est beaucoup plus long; son canal est aussi plus long que l'ouverture, c’est le contraire dans notre espèce dont l’ouverture est anguleuse en haut, tandisqu’elle est arrondie dans l'autre; les côtes longitudinales sont plus larges et plus aplaties, et les sillons sont plus superficiels dans l'espèce d'Italie que dans la nôtre ; elles sont coupées par des côtes transversales plus nombreuses entre lesquelles il y a moins de côtes fines (de { ou 2) que dans celle-ci. Le nombre des tours est le même, mais la grandeur en est très-différente ; ils sont, en eflet, 3 ou 4 fois plus grands que dans notre espèce.

Le Turbinella ou Murex angulosus BroccHI est encore beaucoup plus grand et les côtes sont arrondies et très-prononcées.

Ce n’est pas non plus le Tritonium bracteatum Puscn, dont les côtes transversales sont aussi plus grosses et se prolongent en pointes sur les côtes longitudinales; mais l'espèce de Volhynie ressemble beaucoup plus au Turbinella parisiensis DES. du bassin tertiaire de Paris. |

Genre LVII Pleurotoma LAM,

La coquille fusiforme est pourvue d’un canal allongé et droit, le bord extérieur de l'ouverture est entaillé dans sa partie supérieure par une échancrure arrondie ; l’opercule est oblong et corné. Les espèces se trouvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent dans les mers actuelles. ni

Esp. 143. Pleur. aculeata m.

PI. VIII, fig. 4, a b grand, natur., c un tour du sommet grossi,

Naturhistor. Skizze I. c. pag. 225. h Pleurotomatuberceulosa(Basr.) var. polonica Puscu 1, c. PI. XIE, fig. 6.

= Testa turrito-fusiformi, anfractibus sensim increscentibus, aculeatonodosis, nodis dispositis in margine superiore et inferiore anfractuum medio concayorum mediaque carina transversa instructorum, iis ultimi anfractus majoribus aculeatis, simplice eorum serie in superiore margine et triplice versus inferiora sita, inferioribus his sensim minoribus, evanidis.

Hab. près de Zukowce, quoique rarement, plus souvent à Warowce en Podolie et à Korytnice en Pologne.

La coquille est turriculée en fuseau, les tours s’accroissent insensiblement , ils sont pourvus de pointes ou épines noueuses, les derniers tours sont concaves au milieu, lisses et munis d’une mince crête ou strie transversale dans la concavité; une rangée de noeuds épineux se trouve près du bord supérieur des tours; une autre, au bord inférieur. Les 8 premiers tours ont les noeuds plus arrondis, rapprochés et trèsserrés, les noeuds des tours inférieurs deviennent épineux, plus espacés, c'est surtout le cas pour la rangée supérieure du dernier tour; son milieu est pourvu de trois rangées de petits noeuds inégalement espacées ; au dessus et en dessous d’eux, le tour est finement strié en travers.

L'ouverture du dernier tour qui est très grand et très-allongée, élargie et terminée en haut en pointe; le canal est assez long, étroit et

recourbé en dehors; les deux bords de l'ouverture sont lisses, l’extérieur a une profonde échancrure en haut. ]

L'espèce ressemble un peu au Pleurotoma laevigata et par conséquent aussi au Pleurotoma tuberculosa ou asperata mais elle en diffère par la crête mince du milieu des tours très-concaves; l'échancrure du bord extérieur n’est pas aussi profonde que dans le Pleurotoma tuberculosa; les stries d'accroissement ne sont pas autant ondulées que dans celui-ci, qui est pourvu au bout du long canal d’une fente ombilicale très-profonde qui manque à notre espèce. Le bord extérieur de l’ouverture du Pleurotoma tuberculosa des environs de Paris semble être plissé transversalement à l’intérieur qui est

‘ lisse dans notre espèce.

Esp. 144. Pleur. laevigata m.

PI. VIIL, fig. 3, a b grand, natur., c un tour du sommet vu à la loupe.

Naturhist, Skizze 1. c. p. 225.

Pleurotoma suturalis Anprz. 1833, I. c. PI, XIIL, fig. 5.

Testa turrito-fusiformi, nodis anfractuum sensim increscentium exiguis, duas series transversas exstruentibus, interstitiis inter singulas series laevissimis concavis, basi in longissimum canalem subreflexum extusque transversim striatum prolongata ; longitudo 2’/ et latitudo 9//’.

Hab. près de Zukowce et Warowce.

La coquille est en forme de fuseau, turriculée, les 9 ou 10 tours s’accroissent insensiblement, ils sont concaves au milieu et lisses; les deux bords très-saillants sont munis de petits noeuds tuberculeux, dont la rangée supérieure est un peu éloignée du bord supérieur ; il y a 10 ou 11 tubercules assez saillants sur chaque tour ; les tubercules inférieurs sont plus petits, très-serrés et disparaissent quelquefois entièrement. Le dernier tour est plus long que tous les autres réunis, pourvu d'une rangée supérieure de tubercules à peine saillante, tandis que les deux rangées inférieures très-espacées sont beaucoup plus grandes; leur tubercules sont plus rapprochés que sur les rangées supérieures; ils occupent presque la moitié de ce tour qui est très-allongé et dont le canal est très-long et recourbé en arrière; la base est finement striée, les stries sont fort nombreuses, la strie du milieu est plus prononcée que les autres.

L'ouverture est très-allongée et étroite, un peu élargie en haut, le bord extérieur en haut est profondément échancré, de sorte que les stries d’accroissement deviennent fortement courbées ; le bord intérieur est lisse,

L'espèce ressemble beaucoup au Pleurotoma tuberculosa BAsT. et au Pleurotoma asperata LAM., mais elle en diffère par sa surface toute lisse au milieu des tours très-concaves et finement striés dans les individus du bassin de Paris et de Vienne dans lesquels le dernier tour est aussi transversalement strié. Mr. BASTEROT appelle les tubercules bifides, caractère qui ne se voit pas non plus dans notre espèce; l'espèce de Vienne est encore plus grossièrement striée, excepté la forme toute différente de la nôtre, dont la longueur est indiquée, par erreur typographique, de 8 pouces, ou lieu de 8 lignes, dans mon ouvrage Naturhist, Skizze p. 225.

Esp. 145. Pleur. tuberculata Puscx.

Puscn, Polens Palaeont. 1. c. pag. 143, PI. XII, fig. 2 a b.

Testa fusiformi, anfractibus sensim increscentibus , grosse sulcatis, marginibus superioribus tuberculatis, tuberculis rotundatis ; longitudo 11// et latitudo 5’/’.

Hab. près de Korytnice et Sobkow en Pologne.

La coquille est petite en forme de fuseau et sillonnée transversalement, les bords supérieurs des tours sont munis de tubercules arrondis et disposés en rangée transversale, le dernier tour est strié longitudinalement et transversalement.

Je ne connais pas cette espèce de Pologne.

Esp. 146. Pleur. punctulata BRONN.

Puscu, Polens Palaeontol. 1. c. PI, XI, fig. 9.

Testa fusiformi attenuata, anfractibus 8 approximatis, transversim striatis, supra tuberculatis, tuberculis solitariis costas ornantibus, apertura ovali; longitudo 10// et latitudo 31/,///

Hab. près de Korytnice ainsi qu'à Castell” arquato.

La coquille fusiforme est allongée, pourvue de 8 tours à côtes longitudinales grosses et striées transversalement, aux bords supérieurs des tours les côtes sont munies de petits tubercules, ceux-ci sont toujours fixés sur les côtes près des soudures.

Je ne l'ai pas vue moi-même et je n’en puis juger que d’après la courte description de Mr, Puscu.

Esp. 147. Pleur, nodifera m".

Pleurotoma cataphracta var. 8. Broccni; Puscn, Polens Palaeontol. pag. 142, PI. XIL fig. 15.

Testa fusiformi anfractibus 9 ad 10 rotundatis transversim striatis,

duabus seriebus majorum tuberculorum transversis superiori margini anfractuum impositis minimisque granulis marginem inferiorem ornantibus, suturis nodosis, ultimo anfractu 6 seriebus transversis majorum tuberculorum ac sensim minorum instructo, nodulorum minimorum seriebus transversis iis interpositis, umbilico conspicuo praevio; longitudo 1// 10//’ et latitudo 9//’.

Hab. près de Korytnice.

La coquille est en forme de fuseau composée de 9 ou 10 tours striés transversalement et tuberculeux, les stries sont inoniliformes, les tubercules disposés en deux rangées transversales au bord supérieur des tours, dont le dernier offre 6 rangées de tubercules, entremêlés aux petits nodules, également disposés en rangées transversales.

Je ne connais pas moi-même cette espèce, mais d’après la figure, donnée par Mr. Puscu, elle diffère essentiellement du Pleurotoma cataphracta.

Esp. 148. Pleur. conspicua m.

PI. VII, fig. 5, ab grossies, çc grand, natur. Naturhist. Skizze 1. c, p. 225.

Testa fusiformi subturrita longitudinaliter costata, transversis striis costas remotas decussantibus, anfractibus 7 vel 8 convexis sensim adauctis, ultimo maximo, omnes insimul sumptos reliquos vix antecedente, margine aperturae latioris externo acuto, interni instar laevi; longitudo 6”! et latitudo 2//’,

Hab. près de Zukowce,

La coquille est turriculée, presque fusiforme et pourvue de côtes longitudinales espacées (il y en à à peu près 15 sur le dernier tour), assez grosses et coupées par des stries très-fines, entre lesquelles il y en a encore de plus fines, les 7 ou 8 tours sont convexes, separés par de profondes soudures et s’accroissent insensiblement en grosseur. L'ouverture est ovale, allongée, élargie au milieu, le bord extérieur est demi-circulaire, tranchant, mais lisse à l’intérieur, comme aussi le bord intérieur. La base du canal est entaillée à petite échancrure arrondie. La columelle est striée obliquement et un peu renflée.

Elle ne ressemble qu’au Pleurotoma reticulata (Murex echinatus) BRocCAI à canal plus long, dont les stries transversales sont cependant plus grosses et affectent de vraies côtes.

Esp. 149. Pleur. costata m.

PI. VIIL, fig. 6, a b grossies, c grand. natur, d un tour très-grossi, Naturhist, Skizze |. c. pag. 295. | Fusus (Murex) harpula (Broccu) Du. 1. c. PI. I, fig. 47—48. Fusus minutus Anprz. Bullet, de Mosc. 1833, 1. c. PI. XII, fig. 6.

Testa fusiformi longitudinaliter costata, costis singulorum 7 anfractuum circiter 9 ad 10 crassioribus, interstitiis inter costas ipsisque his tenuissime transversim striatis, anfractibus subconvexis sensim adauctis, apertura elongata coarctata, externo aperturae margine acuto, interno reflexo, utroque laevi; longitudo ultra 3!/’ et latitudo 1‘/’.

Hab. près de Zukowce.

Cette petite coquille fusiforme est pourvue de 9 ou 10 grosses côtes longitudinales sur chaque tour, les 7 tours s’accroissent insensiblement, ils sont convexes et les côtes elles-mêmes ainsi que leurs interstices sont munies de striés transversales très-fines et nombreuses; les soudures sont profondes et le dernier tour est de la grandeur de tous les autres réunis. L'ouverture est très-étroite et allongée, les deux bords à l’intérieur sont sans plis, l’échancrure du bord extérieur est arrondi, |

Mr. Dugois l’a réunie avec le Pleurotoma (Murex) harpula Brocci, mais déjà Mr. DESHAYES a fait l’observation, qu’elle en est distincte *; à présent Mr. BRONN la réunit de nouveau à cette espèce d'Italie, quoiqu’elle en ait le double, même le triple de la grandeur ; le nombre des tours est aussi plus grand. Broccui en décrit 10 ou 11, il dit les côtes finement striées en travers, mais leurs interstices sont lisses; cependant ceux-ci sont striés transversalement dans notre espèce qui n’a pas le canal aussi long que l'espèce d'Italie. Mr, Dupois a copié mot à mot aussi pour cette espèce de Volhynie Ia description du Murex ou Fusus harpula de BroccHi, cette description ne saurait donc pas convenir. L'espèce ressemble aussi au Fusus vulpeculus BRoCCHI, mais elle a l’échancrure du bord extérieur de l'ouverture, un nombre différent de côtes longitudinales et l'ouverture plus étroite.

Esp. 150. Pleur. anceps m.

PI. VIT, fig. 7, ab grossies, c grand. natur., d'un tour très-grossi,

Naturhist. Skizze 1. c., pag. 225.

Pleurotoma contigua (Broccni) Puscu.

Bulletin de Moscou 1, c. p. 404.

Testa fusiformi, transversim costata, carinis singulorum anfractuum tribus, media crassiore, superiore anfractuum margine longitudinaliter ac tenuiter striato, striis inflexo-curvatis, utroque margine aperturae coarctato-elongatae laevi, canali elongato inflexo; longitudo 3‘! et latitudo 1‘.

Hab. près de Zukowce.

La coquille est en forme de fuseau, à dix tours convexes qui s'accroissent insensiblement et qui ont trois crêtes transversales; dont la moyenne est la plus grande; le bord supérieur des tours et finement strié, les stries sont longitudinales très-serrées, un peu infléchies, affectant dans les soudures une bande transversale à petit bord distinct. Le dernier tour est le plus grand, il est ovale, allongé, à quatre crêtes à sa surface convexe, en dessous desquelles on remarque beaucoup de stries fines transversales, devenant plus fines vers le canal qui est assez long et recourbé. Le bord supérieur de l'ouverture est pointu en haut, le bord extérieur et le bord intérieur sont lisses en dedans et l’échancrure du bord extérieur est assez distincte,

Le Pleurotoma Renieri ScAcci espèce vivante de la Méditerrannée ressemble beaucoup à la notre qui est presque de la même grandeur et qui en diffère par ses trois côtes des tours plus rapprochées les unes des autres et par les enfoncements entre les côtes plus marquées. — Mr. Puscu fait aussi mention de plusieurs autres espèces de Pleurotomes, comme fossiles de Korytnice et de Warowce, mais je n’en puis pas juger, n'ayant pas vu les individus; il cite les Pleurotoma reticulata BRoccui, rostellata BAST. rotata BRoCCHI, ramosa BAST. et monile BRroNN, enfin les Pleurotoma exorta Sow., terebra BAST. etthiara BrRoccHI, comme fossiles de Zukowce.

Genre LVIII Pirula Lan.

La coquille est piriforme, les premiers tours sont à peine saillants, le canal est droit et allongé. Les espèces se trouvent dans les terrain crétacé et tertiaire et vivent dans les mers actuelles.

Esp. 151. Pir. reticulata Lam.

Pirula ficus Lam.

Pyrula cancellata m. Naturhist. Skizze 1. c. p. 225.

Testa piriformi tenuissima fragili, ultimo eoque maximo afractu ab antepenultimo remotiore, carinis eorum omnium transversis et longitudinalibus aequalibus, se invicem decussantibus indeque exortis quadratis

tenuiter transversim bi-tristriatis, spira paullo prominula, elongato canali subinflexo. |

Hab. près de Zukowce et à Korytnice, ainsi qu'aux environs de Paris et en Italie.

La coquille ne diffère que par son test très-mince et fragile du Pirulareticulata d'Italie et des environs de Paris et qui vit encore dans la Méditerranée, avec le Pirula ficus L. son dernier tour est beaucoup plus eloigné de l'avant dernier, et elle en diffère beaucoup de l’espèce d'Italie, car cette distance est dans l'espèce de Volhynie de 31/, fois de la largeur du tour précédent, mais à peine de 21/, fois de la largeur dans celle de l'Italie; les stries d’accroissement sont aussi plus grosses dans celle-ci que dans l'espèce de Volhynie dans laquelle on ne les reconnait presque pas du tout; ne pourrait-elle pas par conséquent garder son nom comme espèce distincte ?

I me semble que le Pirula clathrata (LAM.) Puscu est aussi la même espèce, d'autant plus qu’elle ne s’est trouvée qu’en noyaux à Pinczow et à Mendrow en Pologne et que cette espèce assez problématique ne diffère pas beaucoup du Pirula ficus LAM.

Famille vingt-huitième.

Muricidae.

Les coquilles sont ovales-allongées, souvent épineuses, pourvues d’un canal long et droit ou court et recourbé, le bord extérieur de l'ouverture arrondie est toujours renflé en verrue ou en bourrelet et avec l’âge il se forme toujours plus de ces bords verruqueux sur les tours ; l’'opercule est corné.

Genre LIX. Murezx Lam.

La coquille est ovale-allongée à bord extérieur verruqueux ou tuberculeux, triples ou quadruples sur chaque tour les tubercules en bourrelets affectent des rangées longitudinales, les inférieurs se réunissant obliquement aux supérieurs. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans les mers actuelles; il y en a aussi dans la mer Noire, comme le Murex trunculus LAM., mais il est plus petit que l'espèce de la Méditerranée.

Esp. 152. Mur, notatus m.

PI, VIT, fig. 9, a b grand. natur., c morceau de la surface grossi. Naturh. Skizze 1. c. p. 225.

Testa magna ovato-turrita, varicosa, seriebus varicum sex longitu-

dinalibus costas tumidas referentibus, remotis, interstitiis inter varices transversim costatis, Costis crassioribus et tenuioribus alternis numerosissimis, supra varices excurrentibus, suturis convexorum anfractuum remotioribus, ultimo maximo ventricoso, apertura ovato-rotundata, supra angulata, utroque margine intus laevi ac infra connivente canalemque ibidem extus perquam inflesum exstruente ; longitudo trium postremorum anfractuum 11/, poll. et latitudo extremi 1 poll.

Hab. près de Zukowce.

La coquille est grande ovale turriculée et verruqueuse, les tours s’accroissent assez vite, ils sont convexes, principalement le dernier qui est ventru, les bourrelets longitudinaux des tours sont presque opposés les uns aux autres, en formant de grosses côtes longitudinales trèsespacées ; les interstices sont finement sillonnés à cause des côtes transversales, les petites alternent avec les grandes qui passent sur les bourrelets en les striant transversalement; on ne remarque nulle part de tubercules dans les interstices.

L'ouverture est relativement petite, ovale, ronde, un peu anguleuse en haut, les deux bords plissés transversalement, s’approchent l’un de l'autre pour y former un canal court, mais très-profond, recourhé de côté.

Le Murex inflatus Broccai * ressemble beaucoup à mon espèce et pourrait même lui être identique mais l’autre individu figuré près du premier en est tout-à-fait différent; il a 3 côtes transversales fort saillantes sur le dernier tour et il n’y en a qu’une sur tous les autres tours, ce qui le distinguerait essentiellement de notre Murex inflatus.

Esp. 153. Mur. affinis m.

PI. VIIL, fig. 10, a b grand. natur.

Naturhist, Skizze 1, c. p, 224.

Testa ovato-turrita subtrigona, tribus varicum seriebus longitudipalibus, varicibus alato-prominulis, lamellosis integris, tuberculis interstitialibus 2 ad 5 series longitudinales exstruentibus valdeque conspicuis, omnibus 6 anfractibus transversim tenuiter costatis, margine aperturae ovalis externo lato, intus subtuberculato, canali elongato , latiusculo, ad latus inflexo; longitudo 2’ et latitudo 11‘.

Hab. près de Zukowce, de Bilka, de Zalisce, de Staro-Poczaiow et de Zawadynce.

Brocour, conchiol, subapenn, 1. c. Tab. IX, fig. 7, qui est tout différente de la figure 6.

La coquille est turriculée en fuseau, très-ventrue au milieu, le dernier tour est plus long que tous les autres réunis; les tours sont pourvus de trois côtes longitudinales, affectant des bourrelets très-saillans et lamelleux, se réunissant en rangées longitudinales sur les tours et formant des rangées non interrompues; les interstices sont: occupées par 2 ou 3 rangées longitudinales de tubercules, qui se réunissent aussi sur les tours pour y former de petits bourrelets en rangées longitudinales, tous ces bourrelets sont coupés par de petites côtes transversales très peu visibles, excepté le dernier tour sur lequel ils s’apercoivent plus distinctement en grand nombre,

L'ouverture est ovale, allongée et se continue dans un long canal ouvert et recourbé en arrière, le bord extérieur est très-épais et a la forme d’une verrue allongée,

Cette espèce diffère du Murex tripteroides LAM., en ce que celui-ci n’a qu'une rangée longitudinale de petites tubercules entre les bourrelets longitudinaux, non 2 ou 3 rangées, comme c’est le cas dans le Murex affinis. Mr. Puscx croit que c’est le Murex tripteris LAM., dont cependant il diffère encore beaucoup plus par les caractères ci-dessus mentionnées.

Esp. 154. Murex triacanthus LG“.

Murex brandaris (L.) Dus. 1. c. PI. I, fig, 49.

Testa fusiformi triangulari aculeata, aculeis triplice serie dispositis rectis subcanaliculatis, anfractibus celeriter increscentibus transversim costatis, ultimo in longum canalem subinflexum ac clausum excurrente, apertura ovali; longitudo 11/,'!,

Hab. près de Zukowce et de Kremionna, ainsi qu’en Pologne près de Korytnice, de Szydlow et de Pinczow. \

La coquille est fusiforme, presque triangulaire, épineuse, les épines sont disposées en 3 lignes longitudinales et canaliculées, les 7 tours s’accroissent assez rapidement; ils sont séparés par de profondes sutures, striés et sillonnés transversalement, le canal est un peu recourbé, très-long et double, l'ouverture en est ovale et entière.

I me semble que c’est l'espèce décrite déjà par LINNÉ comme fossile d’une localité inconnue, quoique sa description soit trop courte; il la nomme {esta turgida nodosa transversim striata trifariam spinosa, comme elle l’est effectivement. |

Mr. Puscu * en a donné une figure d’après un individu fossile de

4 Polens Palacontolog. L c. pag. 135, Tab. XI, fig. 20 ab.

Korytnice, où il se trouve en grande quantité; je l'ai comparé moi: même au Musée du corps des mines à St. Petersbourg avec l'espèce décrite.

Esp. 155. Mur. trunculoides Puscu, Puson, Polens Palaeont. I. c. PI. XI, fig. 23 a b.

Testa fusiformi turrita anfractibus 7 supra planis transversim sulcatis ac longitudinaliter costatis, costis varicosis, apertura ovata in rectum canalem elongatum producta; longitudo 1‘ 7/// et latitudo 11//.

Hab, en Volhynie, la localité est inconnue.

La coquille est fusiforme turriculée, les premiers tours s’accroissent insensiblement, le dernier devient ventru, les bords supérieurs sont aplatis et les côtes longitudinales sont larges, arrondies, verruqueuses sillonnées transversalement et pointues aux bords supérieurs, l'ouverture est ovale, le canal est simple, assez long et droit.

Je ne l’ai pas vue moi-même.

Esp. 156. Mur. pomiformis m.

Puscn, Polens Palaeont. 1. c. PI. XI, fig. 24 a b.

Testa ventricoso-ovata, anfractibus 7 rotundatis, longitudinaliter costatis grosseque sulcatis, Costis crassioribus rotundatis, varicosis iisque interpositis minoribus costis longitudinalibus nodosis, quina in singulis anfractibus serie; aperturae ovalis margine externo intus denticulato, interno laevi, canali elongato triplice ad latus inflexo ; longitudo 1’ 9// et latitudo 1 1‘.

Hab. près de Korytnice.

La coquille est ventrue ovale, les tours sont arrondis, munis de côtes longitudinales grosses, verruqueuses, au nombre de cinq sur chaque tour, il y a entre elles un nombre égal de côtes plus petites arrondies et sillonées comme les côtes plus grosses; le bord supérieur des tours disparait insensiblement, sans former de sutures profondes, l'ouverture est ovale, le bord extérieur est dentelé en dedans ; l'intérieur est lisse; le canal assez long est infléchi de côté et les deux autres canaux précédents sont fixés du côté extérieur.

Mr. Puscn * croit voir dans cette espèce le Murex pomum L,., espèce vivante de la Méditerranée, mais si la figure est bien exécusée, elle en différerait par sa taille générale et je propose par conséquent d'en faire une espèce distincte,

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