LAM
Esp. 221. Phasian. bessarabica D'OR.
PI. IX, fig. 32, a b grand, natur., c grossie. Hommaire DE HELL, voyage dans les steppes de Russie. PI, III, fig. 4—6.
Testa acute conica, laevi, flavida, albo-maculata , albis maculis sagittiformibus, acutis, series transversas approximatas exstruentibus, anfractibus 7 subplanis, ultimo latiore subcarinato, apertura acute ovata; longitudo 5‘! et latitudo ad basin 3//’.
Hab. près de Mendzibosh dans un sable ferrugineux, plus fréquemment en Bessarabie près de Kischenew.
La coquille pointue-conique est lisse, d’un jaune-clair à taches blanches en forme de flêches, disposées en rangées régulières transversales très-serrées, qui se voient surtout très-distinctement dans des individus rapportés par feu Mr. BLOEDE de la Bessarabie ; les tours s’accroissent assez rapidement; ils ne sont pas entièrement aplatis, mais plutôt un peu convexcs, ce qui fait que les sutures sont un peu profondes; le dernier tour est le plus grand, le plus large et un peu caréné en bas, l'ouverture est ovale, arrondie en bas, affectant en haut un angle pointu.
Les individus d’un brun jaune de Volhynie sont beaucoup plus petits que ceux de la Bessarabie , les taches blanches en rangées transversales ne se remarquent pas dans les individus de Volhynie, qui sont couverts d’une ocre ferrugineuse.
Esp. 222. Phasian. Bloedei m.
PL IX, fig. 33, « grand. natur.
Testa elongato-conica, tenui, anfractibus subplanis, inferiore margine convexis ac carinatis tenuiterque transversim striatis, ultimo anfractu duplo longiore antecedente, apertura elongato-ovata, extremo margine carinato-angulato, fragmenti longitudo 6‘,
Hab. près de Kischinew en Bessarabie.
La coquille en forme de cône mince et très-allongée se compose
de tours qui s’accroissent très-insensiblement et qui sont très-enflés en bas, à bord inférieur fortement caréné, convexes en-dessous de la carène, tous les tours sont finement striés, les stries transversales sont espacées, au nombre de 7—8 sur chaque tour, à sutures profondes. L’ouverture est allongée, ovale, pointue en haut, le bord extérieur est tranchant et un peu anguleux à cause de la carène ; l’ombilic n’est point du tout visible et la base convexe est pourvue de stries transversales très-fines et serrées. R |
La coquille avait au moins 6 ou 7 tours, dont les 3 derniers qui sont les seuls conservés dans mon individu, ont la longueur de 6 lignes; en y comptant aussi les premiers tours du sommet qui manquent, il faut présumer que toute la longueur de la coquille avait */, de pouce et par conséquent qu'elle était beaucoup plus longue que le Phasianella elongatissima D’'ORg., fossile de la Bessarabie, avec lequel elle a la plus grande ressemblance, quoique cette espècé soit toute lisse, sans stries et sans carène ; la nôtre, au contraire, est striée et carénée.
Je ne l’ai pas encore observée en Volhynie,
Esp. 223. Phasian. Kischenewiae D'OR.
Hommaire DE Herr, le Steppes de Russie 1. c. IV, PI. II}, fig. 10—12.
Testa tenui conica, anfractibus ceéleriter increscentibus convexis, laevigatis, ultimo rotundato, imperforato, apertura subcirculari, externo margine acuto; longitudo 51/,//,
Hab. près de Kischinew.
La coquille large, conique, élargie est composée de tours qui s’accroissent beaucoup plus vite que dans les espèces précédentes ; ils sont convexes, lisses, le dernier est arrondi, Fouverture est presque circulaire, pointue en haut, le bord extérieur est tranchant, l’ombilic est couvert.
J'avais longtemps hésité à prendre cette coquille pour un Phasianella parce qu'elle a tout-à-fait la forme d’un Trochus, principalement du jeune Trochus podolieus à spire allongée lisse.
Genre LXXIX. Bifrontia DESH.
La petite coquille est presque globuleuse, déprimée, plus ou moins aplatie, lombilic est très-grand, l’ouverture est anguleuse, presque triangulaire et dilatée, souvent tout-à-fait ronde et entière. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans nos mers.
Esp. 224. Bifront. cornuta m.
PI. 1X, fig. 34, a b très-grossies, ç grand. natur.
Testa minima discoidea , depresso-orbiculari, late umbilicata , anfractibus 3 sensim increscentibus in uno plano sitis bicarinatis, superiore carina majore in processus circiter octo cornutos prolongata; longitudo 1,1" et latitudo 1/,/.
Hab. près de Zukowce.
La coquille est microscopique, déprimée, orbiculaire ; les 3 premiers tours s’accroissent assez insensiblement; ils sont anguleux, le sommet est aplati en haut, même enfoncé au milieu, l’ombilic est très-profond; on y voit distinctement tous les tours. Le dernier tour est le plus grand, presque triangulaire sur la section transversale, parceque les bords supérieur et inférieur sont très-saillants en carène, celui-ci est un peu moins saillant que l’autre qui est plus large et muni de 6 ou 7 prolongations cornues assez courtes et pointues ; le bord supérieur du dernier tour est tout aplati, le bord latéral descend obliquement comme tous les tours ; l’ouverture est ovale et allongée, |
L'espèce se distingue principalement de toutes les autres espèces, par les prolongations cornues de sa carène supérieure; mais dans la Bifrontia bifrons Des, du terrain de Paris, le bord inférieur ombilical est dentelé ou pourvu de prolongations cornues, de la même manière que les bords supérieur et extérieur du dernier tour de notre espèce, quoique le bord ombilical soit tout lisse.
Genre LXXX. Delphinula Lan.
La petite eoquille est lisse, déprimée, aplatie , lombilic est trèsgrand, l’ouverture est arrondie, les deux bords sont réunis et l’intérieur est épais et garni de bourrelets, mais l'animal ne se distingue pas de l'animal du genre Trochus, avec lequel on réunit maintenant le genre Delphinula, Les espèces se trouvent dans les terrains jurassique, crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles,
Esp. 225. Delphin. callifera DEsx.
PI. X, fig. 37, a grand. natur., b c grossies.
Testa exigua depresso-globosa, nitida, laevi, anfractibus 4 celeriter increscentibus, prioribus tribus in uno plano horizontali sitis minimis vix distinguendis, ultimo maximo illos obvolvente et occultante , tenuissime transversim striato, apertura orbiculari simplice, umbilico a basi columellari callosa subcontecta; longitudo 1‘‘ et latitudo 11/,/.
Hab. près de Zukowee.
La coquille très-petite et épaisse est déprimée, presque globuleuse, très-lisse et polie; les 4 tours s’accroissent très-rapidement ct se trouvent dans le même plan horizontal; le dernier tour est très-grand et convexe ; il s’en suit que la coquille est convexe en haut; les trois premiers {ours sont très-petits, à peine visibles et couverts presque entiérement par le dernier tour; les tours sont en général striés transversalement, les stries sont très-fines, à peine visibles ; la base de ce tour est aussi convexe et pourvue d’un gros bourrelet au bord inférieur près de l'ombilic, mais elle est toute lisse et polie; le bord du dernier tour est arrondi, L'ouverture est tout-à-fait orbiculaire, à bords réunis, tranchants, à l'exception du bord intérieur qui est renversé en dehors, en formant le bourrelet de l'ombilie qui est à peine visible.
L'espèce ressemble beaucoup au Rotella Defrancii BRONGN. du terrain tertiaire de Léognan en France, mais son ouverture est demi-ovale, comme dans toutes les espèces de Rotella, tandis qu’elle est orbiculaire dans notre espèce. Elle à plus de rapports avec le Trochus calliferus DESH., qui se trouve aussi fossile en Belgique, où ilest très-finement strié, les stries transversales sont très-serrées, l'ouverture est toute orbiculaire et les bords sont réunis, comme dans l'espèce de Volhynie, l'ombilic n’est pas tout-à-fait fermé, mais un peu visible, comme dans celle ci.
Esp. 226, Delph. pusilla m.
PI, X, fig. 38, a grand, natur., à ce grossie.
Testa minima, crassiuscula, depresso-globosa, nitida, anfractibus 3—4% in uno plano silis, transversim rudius striatis, ultimo maximo, margine rotundato instructo, apertura interrupta, subtereti, basi callosa, umbilico magno ; longitudo */,‘/! et latitudo 1//’,
Hab. près de Zukowce.
La coquille est très-petite, épaisse, en forme de cône très-déprimé, plus aplatie en haut qu’à la base, sur laquelle elle est plus convexe, les trois premiers tours sont très-petits, à peine visibles, le quatrième ou dernier très-grand, les enveloppe tous; le sommet en est à peine saillant au milieu; tous les tours sont striés finement et transversalement, les stries sont très-nombreuses, au nombre de 20 à peu près au dernier tour, sont égales en grosseur, les inférieures disparaissent tout-à-fait sur la base et sont coupées par de petites etinombreuses stries d’accroissement; l'ouverture n'est pas complètement orbiculaire, mais le bord
intérieur est un peu interrompu. L’'ombilic est presque semicirculaire et assez grand. L'espèce ressemble à un Solarium, duquel elle diffère principalement par la base un peu calleuse et par sa surface brillante.
I n’est pas probable que cette coquille soit l’état jeune du Delphinula callifera DEsx., dont la base columellaire est beaucoup plus calleuse et l’ombilic rétréci, tandisque l'ombilic du Delphinula pusilla est grand et ouvert parce que le bord intérieur de l’ombilic n’est pas très-renflé; les stries transversales sont beaucoup plus distinctes et dans ce cas-là elle ressemble beaucoup plus au Delphinula callifera DESu., dont l’ombilie est de la même grandeur et dont le bord ombilical est également crénelé quoique sa surface ne soit pas aussi grossièrement sillonnée que dans notre espèce.
Genre LXXXI. Solarium Lan.
La coquille qui est en forme de cône déprimé sans sutures à Ja surface, mais garnie de petits grains ou noeuds, le grand ombilic a son bord granuleux, le bord intérieur de l'ouverture est calleux et l'extérieur ést entier. Les espèces se trouvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles,
Esp. 227. Solar. carocollatum Lam.
Solarium carocollatum Lam, var, 8. lae vigata Puscu I, c. pag. 111, fig. 11 à b.
Testa depresso-conica, laevigata, basi prope marginem externum bisulcata, margine umbilici granulato-plicato; latitudo 6’, Hab, près de Korytnice en Pologne.
Les tours de cette coquille en cône déprimé sont lisses, le bord extérieur de la base a deux sillons et le bord de l’ombilic est crénelé.
b:,, 228. Solar. quadristriatum Dus.
Dusois Conchiologie 1. e. PI, HI, fig. 20—923,.
Testa rotundato-turbinata, depressa, anfractibus celeriter incres- | centibus quadristriatis angulatis, umbilico majore profundo, margine eJus | transversim striato; longitudo 13/// et latitudo 1 1/,/,
Hab. près de Mendzibosh au bord de la rivière de Boshek.
La petite coquille est arrondie, déprimée, les 4 tours s’accroissent rapidement et sont pourvus de # carènes très saillantes, les tours en deviennent un peu anguleux; leur bord supérieur est aplati et les sillons entre les carènes sont profonds et lisses; il se voit sur la base convexe
/ de fines stries transversales, qui sont très-saillantes au bord extérieur de lombilic qui est un peu dentelé.
L'ouverture est un peu quadrangulaire et le bord supérieur est interrompu ou désuni, |
Il est bien possible que le Trochus quadristriatus Du. soit un individu plus âgé du Solarium quadristriatum, pourvu qu'il ait le même nombre de stries sur chaque tour et le bord extérieur de l’ombilic également strié comme lui,
D'après les observations de Mr. AGaAssiz * tous les Solarium sont des coquilles contournées du côté gauche; mais notre espèce est contournée du côté droit, comme les Trochus et les Turbo et néanmoins c’est un vrai Solarium.
Famille trente-cinquième.
Neritidae,
Les coquilles sont très-épaisses, semi-globuleuses, à spire très: courte , quelquefois à peine visible , l’ouverture est semi-cireculaire, le bord extérieur est renversé en dehors, élargi et renflé, sans présenter Ja moindre trâce de la columelle, et l’ombilic manque entièrement, l'opercule est calcaire, semi-circulaire.
Genre LXXXII Nerita L.
Les coquilles épaisses semi-globuleuses à spire presque nulle sont aplaties en dessous et sans ombilic; le bord extérieur de l'ouverture est tranchant, l’intérieur est fortement renversé en dehors, épais, sans crénelures, l’opercule est pourvu d’une petite prolongation latérale pour s'appuyer sur la columelle. Les espèces se trouvent dans les terrains anciens et les modernes et vivent encore dans nos mers actuelles, comme le Nerita fluviatilis L. dans la mer Baltique et dans la mer Noire et la Nerita liturata** dans la mer Caspienne,
Esp. 229. Nerita anomala m.
PI. X, fig. 39, a grand. natur., b c grossies. Naturhist. Skizze IL. c. p. 218.
Testa elongato-ovata, subglobosa, nodulosa, alba, nigris striis transversis regularibus, externis obscurioribus , abrupte undatis, vertice pro-
SowEergy Mineralconchiologie 1. c. p. 24.
Fauna caspio-caucasia 1. c. Tab. XXXVIIL, fig. 18—19,
minulo exaltato, interno exiguae aperturae margine late-calloso tumidoqué; longitudo 3‘ et latitudo 2//?, |
Hab. près de Kremionna * en Podolie.
La coquille est conique-allongée, presque ovalaire est pourvue d’un sommet très-saillant, de sorte que les tours sont très-visibles, le dernier tour est très-grand, un peu convexe, son bord supérieur est beaucoup moins large que son bord inférieur, il est un peu noueux ou tuberculeux; d’autres tubercules à peine distincts se trouvent sur tous les tours, sous forme de traces de stries d’accroissement qui s'élèvent un peu au-dessus de la surface de la coquille. Le dernier tour est pourvu de stries épaisses onduleuses, d’un brun-noir, entre lesquelles il y a d’autres stries onduleuses plus fines qui couvrent très-symétriquement toute Ja surface. Les trois tours précédents sont pourvus des mêmes stries, disposées de la même manière, mais infiniment plus fines.
L'ouverture est petite, demi-ronde, son bord extérieur est tranchant et lisse en dedans, l’intérieur est très-épais et renversé en dehors; le supérieur est un peu pointu vers l’intérieur.
Esp. 230. Nerita picta m.
PI X, fig. 40, a grand. natur., be grossies, Naturhist. Skizze 1. c. pag. 218.
Testa rotundato-ovata, alba, nigris striis inflexis approximatis, invicem confluentibus albasque areas includentibus, vertice paullo prominulo, margine aperturae semicireularis calloso, longitudo 3‘ et latitudo 2//’.
Hab, près de Kremionna en Podolie,
La petite coquille est assez épaisse, arrondie, presque ovale, le dernier tour est très-grand, convexe , allongé au sommet, la surface est couverte de petites stries infléchies et très-serrées d’un brun-jaune, laissant entre elles de petites taches très-régulières qui, vers le bord extérieur de l'ouverture, deviennent de plus en plus petites et y disparaissent enfin les stries étant trop serrées. Les deux premiers tours sont assez saillants, sans montrer les stries bien distinctes du dernier tour, ils sont tous brillants, les stries d’accroissement sont assez visibles sur ce dernier tour.
* Mr. Puscn (Polens Palaeontol. |. c. pag. 97) suppose que la Nerita Caronis BronGn. se trouve à Kremionna en Podolie et à Szydlow
en Pologne.
L'ouverture est très-grande, semi-ronde, le bord extérieur est tran: chant, l’intérieur est renversé en-dehors en formant un bourrelet large: le bord inférieur est plus pointu en-dedans que le supérieur.
L'espèce ressemble à la précédente, mais elle en diffère par son sommet qui n’est pas noueux et beaucoup moins saillant, et par les taches ou aréoles blanches entre les stries infléchies noires de sa surface; la base est convexe. Mr. NysT * l’a réunie à tort avec le Nerita concava SOw., qui en diffère par sa forme et un dessin tout différent.
Esp. 231. Nerit. subglobosa m.
PI. X, fig. 41, a grand. natur., b c grossies. Naturhist. Skizze I. c. p. 217 (Ner. globos a).
Testa elongato-globosa, alba, transversim nigro-striata, vertice prominulo, apertura semicirculari, coarctata ; longitudo 11/,‘‘ et latitudo; 14,
Hab. près de Kuncza.
La petite coquille épaisse est allongée , arrondie, d’un blanc clair à stries transversales ondulées d’un brun foncé, très-serrées, principale: ment sur le dernier tour; elles sont simples, en passant du bord supérieur de ce tour au bord inférieur, sans se ramifier; elles gardent cette direction à peine ondulée et parallèle entre-elles jusqu’au bord extérieur; le dernier tour s’accroit très-rapidement de sorte que la coquille devient allongée ; les deux premiers tours sont très-petits, mais assez saillants, plus que dans le Nerita picta, moins cependant que dans le Neritaanomala. L'ouverture est presque semi-orbiculaire, un peu pointue en haut et en bas et entièrement arrondie en dehors, toute droite au bord columellaire ; ce bord est renversé en dehors, très-épais, et forme un bourrelet large, aplati et presque semi-orbiculaire ; le bord extérieur est très-tranchant.
L'espèce ressemble beaucoup auNerita liturata, qui se trouve à présent vivante sur la côte occidentale de la mer Caspienne ; mais ses stries noires sont plutôt en zigzag, principalement au bord inférieur, le bord supérieur étant pourvu de stries droites, quelquefois séparées intièrement des stries en zigzag. J'ai changé le nom de Nerita globosa, que je lui avais donné anciennement, en Nerita subglobosa, parcequ'il y a un autre Nerita globosa Sow. du terrain ancien de Londres. |
Nysr coquill. fossil. de Belgique I. c. pag. 436.
Esp. 232. Nerit. liturata m.
Neritina liturata m. Fauna caspio-caucasia 1. c. Tab. XXXVIIT, fig: 18—19.
Testa exigua incrassata ovata, albo-flavescente, liturata, lituris nigris flexuosis, angulatis, passim se invicem decussantibus, apertura semilunata; latitudo et longitudo 2’,
Hab. près de Beibate aux environs de Derbend sur la côte occidentale de la mer Caspienne, dans un calcaire quaternaire rempli de cette coquille et de différentes espèces de Cardium, de Mytilus, de Paludina et de Rissoa.
La petite coquille est presque ovale, épaisse, striée, les stries transversales anguleuses sont très-serrées, le sommet est assez saillant; le bord intérieur est calleux, l'extérieur est tranchant.
L'espèce se trouve aussi vivante parmi les varecs (les Polysiphonia et les Chondria) de la mer Caspienne, près de Derbend et de la côte orientale dans le golfe de Balchan et même à l'embouchure du Volga, où elle est cependant toujours plus petite et ressemble au Neritina danubialis ZIEGL.
Esp. 233. Nerit. fluviatilis L, var. liftoralis.
Testa laevi, vertice carioso, ultimo anfractu devuleo-violaceo, fascia alba transversa duplice.
Hab. près de Hapsal dans un terrain d’alluvion; elle vit encore dans la mer Baltique.
La petite coquille est ovale, bombée en haut et aplatie en bas, elle est d'un violet foncé à petits points blancs et à deux larges bandes transversales blanches, sa surface est lisse et le sommet est ordinairement roulé ; la coquille se trouve fossile dans un terrain d’alluvion près de
Hapsal avec le Tellina balthica, à plusieurs pieds au-dessus du niveau actuel du golfe de Hapsal et à une distance d’un verste de son bord actuel.
Famille trente-sixième.
Naticidae.
Les coquilles sont épaisses globuleuses, un peu déprimées, à spire raccourcie et à ombilic calleux très-grand, la callosité modifie l’ombilic ou le recouvre ; l'ouverture est semilunaire, couverte par un opercule,
Genre LXXXIIL Natica L.
La coquille est globuleuse, quelquefois ovale, très-épaisse, l’ouverture est semi-lunaire, entière, le bord extérieur est tranchant, l’intérieur n’est pas crénelé et calleux, la callosité rétrécit l'ouverture. Les espèces se trouvent dans tous les terrains et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 234. Nat. eximia m.
PI, X, fig. 42, a b grand, natur., c d son opercule en grand. natur,
Naturhist. Skizze 1. c. p. 218.
Natica colorata m. pridem. (in litt.). 1.
Natica glaucina (L), Nat. helicina (Broccni) et Nat. epiglottina (Lam.) Dugois I. c. PI. IIL, fig. 42—44 et PI, IL fig. 34—35.
Natica patula (Lam.) Puscu !. c.
Testa ovato-rotundata, flavo rufoque transversim fasciata, spira abbreviata, umbilico maximo laio in extremum usque verticem adscendente, submedio, apertura semirotunda, margine ejus superiore late reflexo spiramque extremam ibi ultra obtegente ; longitudo 1‘ 3!/,!! et latitudo 1’.
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Bilka, de Staro-Poczaiow, de Tarnaruda, ainsi qu’à Korytnice en Pologne.
La coquille est grande et épaisse, ovale-arrondie, les tours s’accroissent très-rapidement, les trois précédents sont entièrement couverts par le quatrième qui est le plus grand, et sur lequel les autres forment un sommet assez saillant, les sutures sont très-profondes. Les stries d’accroissement du dernier tour sont très-visibles, nombreuses et serrée elles sont un peu obliques en dehors sans présenter de sinus. L’ouverture est demi-orbiculaire, un peu pointue en haut, arrondie en bas, le bord extérieur est arrondi, l’intérieur est droit, dirigé en bas et en dehors et renversé en haut sur la columelle, en y couvrant l’ombilic; celui-ci est très-grand et profond; les tours se voient en dedans de l’ombilic; par conséquent l'espèce appartient au sous-genre Euspira. La callosité dans l’intérieur de l’ombilic est grosse et épaisse, séparée du bord inférieur de l'ombilic par un sillon transversal.
La surface est d’un jaune-brun, à bandes transversales, des bandes jaunes alternent avec des bandes d’un brun-foncé, les couleurs sont presque les mêmes que dans le Natica protracta, qui se distingue par sa forme générale,
L'espèce se distingue aussi du Natica glaucina L., dont les
tours ne font pas de saillie au sommet qui occupe presque le même plan que le dernier tour, ce qui fait que la coquille est plus globuleuse Les jeunes individus de notre espèce se distinguent par les tours moins saillants, mais il ne sont pas aussi larges et aussi aplatis que dans le Natica glaucina; ils sont plutôt un peu allongés ; d’autres individus à bandes brunes et jaunes sont tachetés, les taches sont d’un brun foncé comme dans le L. millepunctata quoique la forme de la coquille soit différente et que l’ombilic ne ressemble pas à l’ombilic de celle-ci.
L'espèce est riche en variétés; c’est pourquoi j'ai réuni les trois formes, decrites par Mr. DuBois comme autant d'espèces; Mr. BRONN * a reconnu le Natica eximia comme espèce distincte. Elle diffère du Natica millepunctata LAM. par le manque de taches caractéristiques, par l’ombilic beaucoup plus profond, par la callosité située très-profondément dans l’ombilic, par le bord intérieur très-renversé en haut ; il s'en suit que la partie supérieure est plus large et plus longue que sa partie inférieure qui est, au contraire, plus grande dans le Natica millepunctata. Notre espèce diffère du Natica epiglottina par sa forme générale beaucoup plus allongée, le som met faisant une saillie plus profonde, la callosité est grande et distincte.
Elle semble se trouver aussi dans le bassin de Vienne, quoique le sommet des individus de cette localité soit moins grand, moins saillant et que l’ombilic ait presque la forme de lombilie du Natica millepunctata, d'autant plus qu’elle à aussi les taches rouges de celui-ci très-bien conservé.
J'ai fait figurer aussi l’opercule de l'espèce de Voihynie des deux côtés; c’est la plus grande espèce, à laquelle devrait appartenir le grand opercule qui est assez épais, strié concentriquement d’un côté et garni de deux sillons profonds de l’autre côté vers le bord extérieur et lisse au milieu; il est d’un brun clair,
Esp. 235, Natic. protracta m.
PI. X, fig. 43, a b grand. natur.
Naturhistor., Skizze 1. c. pag. 218.
Natica semiglausa (Sow.) Puscu I, c.
Testa elongato-ovata, albo rufoque transversim fasciata, spira elongato-protracta, apertura semicirculari, interno margine late reflexo magnum umbilicum obtegente; longitudo 9//! et latitudo 8”.
* Index palaeontol. 1. c. p. 782. J'avais communiqué premièrement cette espèce à Mr. Bronn sous le nom de Natica colorata,
Hab. près de Zukowce et de Zawadynce, ainsi qu’à Korytnice en olo gne. |
La coquille épaisse est allongée, ovale, à 5 tours très-saillants qui s'accroissent très-rapidement ; les tours sont un peu convexes et situés dans le même plan incliné. La surface est lisse, brillante à bandes transversales, des bandes brunes alternent avec des bandes blanches ou jaune claire, principalement sur le dernier tour qui est très-peu convexe, L'ouverture est demi-orbiculaire, allongée, le bord extérieur est tranchant, l'intérieur est droit et plus épais, le bord du haut est pointu et arrondi en bas; une grande callosité placée au milieu du bord se renverse sur l’ombilic, en le recouvrant à moitié ; la callosité dans l’intérieur de l’ombilic n’est pas grande, on y remarque des stries transversales très-distinctes ainsi que sur la surface externe de la coquille,
Mr. Pusca à pris cette espèce pour le Natica semiclausa Sow., qui est moins saillant au sommet; les premiers tours de notre espèce font une saillie plus longue et sont beaucoup moins convexes que dans celle-ci; le dernier tour est concave ou sillonné vers le bord supérieur et les stries d'accroissement y sont un peu courbées; c’est ce qu'on ne remarque pas dans le Natica semiclausa Sow. L'espèce se retrouve aussi dans le bassin tertiaire de Vienne,
Esp. 236. Natic. distincta m.
Zoologia specialis. Vilnae 1829. Vol. I, Tab. V, fig. 16, pag. 299.
Testa tenuiore subglobosa, spira brevi, ultimo anfractu maximo ventricoso, infra paullo protracto, apertura piriformi, exiguo umbilico a callo marginis columellaris (enuissimo subcontecto, margine columellari %/, longitudinis aperturae occupante ; longitudo testae 9! et latitudo 8//?.
Hab. près de Staro-Poczaiow.
La coquille est assez mince et presque globuleuse, à 3 tours peu saillants, dont le troisième est un peu plus grand que le second et le quatrième ou dernier tour encore beaucoup plus grand, car il acquiert presque six fois la grandeur de celui-ci; les premiers tours font une saillie plus prononcée que dans les espèces précédentes; le dernier tour n’est pas aussi lisse que les précédents, mais finement strié par des stries d’accroissement transversales ; l’ouverture est presque semi-orbiculaire ou piriforme, deux foix plus haute que les tours au-dessus d'elle ; le bord supérieur est pointu, l’inférieur est arrondi, un peu plus étroit que le milieu; le bord extérieur est tranchant et mince, l’intérieur est obtus et
épais; il recouvre la plus grande partie de l’ombilic rétréci, en se prolongeant en haut en bourrelet long et gros jusqu’au bord supérieur ; une petite callosité se remarque au milieu du bord intérieur de l'ombilic qui est assez étroit; son bord intérieur est élargi, très-calleux et renversé en dehors, occupant la plus grande partie de la cavité ombilicale, par conséquent plus longue que dans les autres espèces de Natica, Le bord extérieur de l'ouverture est arrondi à cause des stries d’accroissement du dernier tour,
J'ai observé dans le sable tertiaire marin de Zukowce un petit opercule qui appartient probablement à cette espèce, figurée dans mon Zoologia specialis d’après un petit individu; l’opercule est tout aplati, presque semi-orbiculaire, étroit, pointu d’un côté, arrondi de l’autre; le côté extérieur est irrégulièrement arrondi, l’intérieur est tout droit; les deux surfaces diffèrent entièrement entre elles, l'une d'elles est toute lisse à double sillon marginal à cause des couches d’accroissement, l’autre se distingue vers le bord arrondi par ses tours à peine visibles, le dernier ou le plus grand est strié transversalement,.
Cette coquille ressemble un peuauNatica glaucinoides Sow., mais ses tours ne sont pas aussi saillants et son ouverture est toute différente.
Genre LXXXIV. Sigarelus ADANS.
La coquille est entièrement déprimée, en forme oreillet, la spire raccourcie est située au bord ; l'ouverture est très-grande, large et ovale, la surface est striée concentriquement. Les espèces se trouvent déjà dans des terrains anciens, plus souvent dans des terrains modernes et vivent encore dans nôs mers actuelles,
Esp. 237. Sigar, affinis m.
PI. XI, fig. 1, a b grand, natur, Naturhistor. Skizze 1. c, pag. 215.
Testa purpurascente, ovata, costata, costis concentricis complanatis passim undato-interruptis, vertice a margine remotiore, ultimo anfractu cum omnino cingente, maximo, valde prominulo; latitudo transversalis 91/,/#,
La coquille est d’un beau pourpre, déprimée, en forme oreillet, à côtes fines, concentriques, presque onduleuses, le sommet est plus éloigné du bord que dansleSigaretus haliotoideus;le dernier tour qui est très-grand l'enveloppe entièrement, L'ouverture est plus longue que
d’Eichwald, Lethaea rossica, 1, 17
large, tandis qu’elle est plus large que longue dans le Sigaretus haliotoideus. Mr. DESHAYES * croit que notre espèce n'est pas identique avec la vivante, mais bien avec une espèce fossile de Dax. Le bord de l’ouverture est finement crénelé en dedans, l’ombilic est entièrement couvert. La couleur pourpre doit aussi distinguer notre espèce du Sigaretus haliotoideus qui est toujours d’un blanc uni et d’une forme plus concave.
Famille trente-septième.
Actaeonidae.
Les coquilles sont ovales, allongées, dépourvues d’épiderme, Ja spire est presque toujours courte l'ouverture a le bord entier ou échancré à la base; la columelle du bord intérieur est plissée, le bord extérieur est tranchant ou épais et renversé en dehors; l’ouverture est fermée par un opercule.
Genre LXXXV. Ringicula DESH.
La coquille est petite, ovale, la spire est courte, échancrée à sa base, l’ouverture est ovale, calleuse, étroite, le bord extérieur est trèsépais etrenversé en dehors, l’intérieur est calleux garni de deux ou trois plis presque égaux. Les espèces se trouvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 238. Ring. buccinea DESx.
Voluta exilis m. Zoolog. special. Vol. I, Tab. V, fig. 15. Marginella exilis. Naturhist. Skizze 1. c. pag. 221. Marginella auriculata (Broccour) Dugois 1. c. PI. I, fig. 15—16.
Testa exigua ventricosa, gibboso-ovata, transversim tenuissime striata, vertice acutissimo, apertura longiore anfractibus antecedentibus medio latiore, margine reflexo , incrassata, basi emarginata , columellari margine triplicato; var. GB. exilis tenuissimis anfractibus acutissimis, ultimo subito increscente ; longitudo 21/,‘‘ et latitudo 13/,/.
Hab. près de Zukowce et de Zalisce.
La petite coquille est striée transversalement, rarement lisse, presque globuleuse, nacré et d’un brun clair; la grande ouverture a le bord renversé et épais, elle est plus longue que les cinq autres tours réunis, qui forment un sommet pointu allongé et qui s'accroissent insensiblement ;
Bulletin de la Soc. des Natur. de Moscou I. c. pag. 406,
le dernier tour est très-ventru. La longueur de l'ouverture est de 2 lignes; les 5 tours avec la partie supérieure du sixième n’ont qu’une ligne de longueur; il y a donc une grande différence entre ce Ringicula buccineaet le Ring. laevigata, qui a une ouverture trèspetite et des tours très-saillants. Cette proportion de la longueur des tours avec l’ouverture cst beaucoup plus grande dans l'espèce d'Italie que dans celle de Volhynie, car les 4 ou 5 tours sont proportionellement beaucoup plus courts que dans notre espèce; ils ont la longueur d’une ligne, tandis que la longueur de l’ouverture a trois lignes. Ab: straction fait de la petitesse de l'espèce de Volhynie à sommet trèspointu, elle a beaucoup de rapports avec l'espèce d'Italie; elle est striée transversalement, les stries sont très-fines, le bord extérieur est calleux et renversé en dehors comme dans celle-ci, le bord intérieur a trois plis, deux grands rapprochés de la base et un troissième qui en est beaucoup plus éloigné et placé vers le haut.
Esp. 239. Ring costata m.
PI, X, fig. 44, a grand. natur., b c grossies, Marginella costata Naturh. Skizze 1. c. pag. 221. Marginella cancellata Dos. 1. c. PI. I, fig. 17—18.
Testa elongato-ovata, longitudinaliter costata, ultimo anfractu ventricoso, costis strias transversas decussantibus; longitudo 1‘ et latitudo 3,4, |
Hab. près de Zukowce et de Bilka.
La coquille est très-petite, obtuse-conique, les tours s’accroissent assez rapidement, quoique beaucoup moins que dans le Ringicula buccinea, mais plus rapidement que dans le Ringicula laevigata; ils sont très-convexes, les précédents sont couverts par les suivants, les sutures sont profondes, tous les tours ont des côtes transversales de manière à donner l’aspect d’un réseau à côtes longitudinales prédominantes. L'ouverture est large, mais moins longue et à peine de la longueur des tours précédents; le bord extérieur de l'ouverture est beaucoup moins calleux que dans le Ringicula buccinea, quoiqu'il le soit beaucoup plus que le bord intérieur, sur lequel il existe trois plis très-distincts et situés comme des crénelures sur le bord qui est à peine calleux.
Esp. 240. Ring. laevigata m.
PI. X, fig. 45, a grand. natur., b c grossies. Marginella laevigata Naturh. Skizze 1. c. pag. 221. Marginella eburnea (Lam.) Puscu L. c,
Testa elongata rufa, laevissima, ultimo anfractu subventricoso, spira maxime prominula; longitudo 11/,#! et latitudo 3/,'/,
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Tarnaruda, de Kremenetz, et à Korytnice en Pologne.
La petite coquille est lisse, très-allongée, en forme de cône pointu, les cinq premiers tours sont un peu convexes et s’accroissent insensiblement, le dernier tour est peu ventru et beaucoup plus long que les 4 ou 5 précédents; l'ouverture est fortement rétrécie en haut, et ne s'éleva pas jusqu’au bord supérieur du dernier tour qui est de la même longueur que les tours précédents. Le bord intérieur de l'ouverture est pourvu à sa base de deux plis; le troisième n’est pas visible ; le bord supérieur est très-étroit; il ne s'élève jamais jusqu’au bord supérieur du dernier tour, qui s’en trouve toujours à une grande distance; ce caractère distingue notre espèce du Ringicula buccinea. Le dernier tour est très-lisse et quelquefois un peu strié transversalement, les stries sont très-peu distinctes.
Mr. BRONN à réuni cette coquille, mais je crois à tort, avec le Ringicula buccinea comme petite variété; sa forme est allongée en forme de cône pointu, tandis que le Ringicula buccinea est globuleux; ses tours sont un peu convexes et s’accroissent insensiblement, ils font une petite saillie au-dessus du dernier tours. Sa couleur est d’un brun-roux uni, tandis que le Ringicula buccinea est d'un brun clair.
Genre LXXXVI. Tornatella L.
Les coquilles sont globuleuses, ovales, quelquefois allongées, la spire est plus ou moins saillante, les tours sont striés transversalement ; l'ouverture est allongée, élargie à sa base et sans échancrure ; le bord extérieur est simple, tranchant et l’intérieur est plissé. Les espèces se trouvent dans la période moyenne et moderne et vivent encore dans nos mers actuelles, comme p. e, dans la mer Noire l'espèce suivante.
* vivant.
Esp. 241. Tornat. globulus m.
PI. X, fig. 1, a grand. natur., b c grossies. Testa exigua globosa transparente, lacteo-alba, margine columellari rufo uniplicato; prioribus anfractibus paullo prominulis, tenuiter
transversim striatis, ultimo maximo ventricoso laevissimo ; longitudo 2‘ et latitudo 1‘/’.
Hab. dans la mer Noire près du bord de la Crimée.
Cette petite coquille est lisse et nacrée, presque globuleuse ou ovale à cause des trois premiers tours qui sont un peu plus saillants ; le premier tour offre un petit noeud globuleux; le dernier ou quatrième est très-grand, convexe, ventru; les premiers s’accroissent insensiblement, celui-ci s’accroit rapidement; tous sont striés transversalement; les stries sont très-fines, plus distinctes à la base du dernier tour; l'ouverture qui est assez grande occupe la moitié de la coquille, elle est irrégulièrement ovale, pointue en haut, ayant un grand pli au bord intérieur vers la base ; le bord s’en fonce au-dessus du pli à l’intérieur, il est evasé à sa base; le bord extérieur de l’ouverture est semi-orbiculaire, tranchant et tout lisse; il est blanc ou quelquefois d’un brun clair; le bord intérieur, au contraire, est d’un brun foncé endessous du pli, comme aussi le bord supérieur du côté intérieur.
Les espèces vivantes sont pourvues d’un seul pli ainsi que la nôtre; les fossiles en ont toujours deux, comme les espèces tertiaires, excepté le Tornatella conspicuaetle Turricula de Volhynie qui n’ont qu’un seul pli.
** fossiles, Esp. 242. Tornat., conspicua m.
PI. X, fig. 3, a grand. natur., b c grossies, ces deux individus différens sont figurés des deux côtés.
Testa exigua conica anfractibus subconvexis sensim increscentibus, tenuissime transversim striatis, ultimo ventricosiore, omnes reliquos insimul sumptos magnitudine accedente, columella uniplicata; longitudo 1 1/,‘".
Hab. près de Zukowce.
La petite coquille très-lisse est pourvue de sept ou huit tours qui s’accroissent insensiblement et qui sont finement striés, les stries sont transversales; le dernier tour est un peu ventru, il a la longueur de tous les tours précédents réunis ; il s’allonge un peu à la base, comme le Pyramidella terebellata et y est pourvu d’une petite fente ombilicale. Les autres tours sont un peu convexes, à sutures distinctes et profondes, situées obliquement. L'ouverture est ovale, son bord extérieur est tranchant, l’intérieur a un gros pli, au-dessus duquel le bord estun peu désuni, La base est fortement convexe, mais elle n’est pas anguleuse, comme dans le Tornatella conoidea de la Belgique; le bord supérieur de l'ouverture est pointu, l’inférieur est arrondi; la
hauteur de l'ouverture est égale à peu près à !/, de toute la longueur de la coquille.
Je l'avais d’abord cru identique au Tornatella conoidea BroccHi, espèce vivante de la Méditerrannée et fossile de l'Italie et de la Belgique, mais les tours distinctement convexes la distinguent de celleci qui en outre a le bord du dernier tour un peu avancé et des stries transversales fines au bord intérieur de l’ouverture.
Esp. 243. Tornat. turricula m.
PI, X, fig. 2 a grand. natur., b c grossies.
Testa exigua turrita, longitudinaliter costata, anfractibus sensim increscentibus planis, apertura ovata, columella uniplicata; longitudo 2° 06t AU 00 17".
Hab. près de Zukowee.
La petite coquille turriculée est allongée, lisse et dépourvue d’épiderme, les 7 ou 8 tours s’accroissent insensiblement, ils ont des côtes longitudinales, un peu obliques, aplaties, assez grosses, au nombre de 9 ou 10 sur chaque tour; elles sont plus larges que leurs interstices lisses ou au moins de la même largeur; le dernier tour est presque une fois plus grand que l’avant-dernier, mais il n’est pas aussi convexe ; les côtes descendent jusqu'à la base qui est pourvue autour de son ouverture de deux stries concentriques ; l'ouverture est ovale, pointue en haut et assez rétrécie en bas. Le bord extérieur de l'ouverture est tranchant et simple, l’intérieur a un petit pli, situé au-dessus de ce bord tout droit. La longueur de l'ouverture est du tiers de la longueur de la coquille, ce qui distingue celte espèce de toutes les espèces connues, qui sont aussi dépourvues des côtes longitudinales ; elle à tant de rapports avec les Mélanies que je l'aurais prise pour une telle, si le pli au bord intérieur ne l’eût rapproché plutôt des Tornatelles.
Famille trente-huitième.
Pyramidellidae.
Les coquilles sont plus ou moins allongées, dépourvues d’épiderme, la spire est très-distincte et allongée, l'ouverture est entière, le bord intérieur est mince, plissé, les plis sont parallèles et rapprochés; l'opercule est corné.
Genre LXXXVII Pyramidella L.
Les coquilles allongées coniques ou pyramidales sont tout-à-fait lisses, l'ouverture est anguleuse ou ovale, le bord extérieur est tranchant,
l'intérieur a 2 ou 3 plis épais. Les espèces se trouvent dans les terrain crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 24. Pyram. plicosa BRONN.
Testa exigua, conico-turrita, laevissima, anfractibus sensim increscentibus planissimis, ultimo subangulato, columella triplicata, plica superiore duplo majore inferiore; longitudo 11/,‘/ et latitudo 5/,/‘’,
Hab. près de Zukowce et de Zalisce. |
La très-petite coquille turriculée-conique est très-lisse, ses 8 tours sont aplatis, situés dans un seul plan incliné ; les sutures sont très-peu profondes ; le dernier tour est d’une longueur double à celle de l’avantdernier, son bord supérieur est arrondi, mais un peu tranchant à l’endroit, où l’avant-dernier repose sur lui; il n’y a qu'une strie sur la base qui est lisse et très-peu convexe, la strie garde une direction parallèle à ce bord. L'ouverture ovale est pourvue au bord intérieur de trois plis obliques, dont le supérieur a la double grandeur des deux inférieurs qui sont très-petits et tranchants ; l'ouverture est anguleuse en haut et en bas et sa longueur est du tiers de la coquille; il n’y a pas d’ombilic. L'espèce se trouve aussi fossile en Belgique, en France et en Italie,
Genre LXXXVIII Eulima Risso.
Les petites coquilles sont turriculées, subulées, très-lisses et brillantes, les tours sont entièrement aplatis et situés obliquement ; l’ouverture est simple, ovale et pointue en haut, l’ombilic est tout-à-fait couvert le bord intérieur de l'ouverture couvre la columelle et le bord extérieur est tranchant. Les espèces se trouvent dans la période moyenne et moderne et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 245. Eulima subulata RIsso.
PI. X, fig. 4, a grand, natur., b ec grossies.
Testa elongata subulata aciculata, laevissima, polita, anfraetibus planis, suturis vix conspicuis, apertura acuminato-ovata, subtus dilatatorotundata; longitudo 21/,//! et latitudo °/,‘”.
Hab. près de Zukowce, peut-être aussi à Kremionna en Podolie et à Korytnice en Pologne.
La petite coquille est subulée, les tours sont aplatis très-polis et s’accroissent très-insensiblement, ils sont situés dans un seul plan incliné, les sutures sont a peine visibles ; le dernier tour est un peu convexe, et occupe */, de toute la longueur de la coquille ; l'ouverture est ovale,
allongée, située un peu obliquement, très-pointue en haut, les bords sont entiers et tranchants ; le bord intérieur est arqué en dehors, la. base est un peu convexe et un peu concave près du bord intérieur; la longueur de l’ouverture occupe le tiers de toute la longueur de Ja coquille.
L'espèce de Volhynie est plus courte que celle d'Italie, mais elle se trouve aussi dans le bassin de Vienne, de Bordeaux, de la Belgique et vit encore dans la Méditerranée.
Esp. 246. Eul. conulus m.
PI, X, fig. 5, a grand. natur, b c grossies.
Testa subulato-conica, nitida, anfractibus planis, satis celeriter increscentibus, margine columellari recto, apertura oblique ovata ; longitudo 11/,'{ et latitudo !/,.
Hab. près de Zukowce.
La petite coquille est lisse, polie, subulée, pointue, les 9 tours sont aplatis, situés sur un seul plan incliné, quoiqu'’ils s’accroissent assez rapidement; ils sont d’un blanc uni, les sutures sont peu distinctes brun clair. L'ouverture est obliquement ovale, arrondie en bas et plus haute que large ; le bord intérieur est droit, l'extérieur est arqué en dehors ; les deux bords sont désunis en haut, la base assez convexe avance un peu entre ces deux bords désunis, comme dans le genre Melania.
Une espèce très-voisine est le Melania acicula Puir. * qui est plutôt cylindrique que subulée, ses tours sont plus convexes et les sutures sont plus profondes.
Esp. 247. Eul, scala m.
PI, X, fig. 5, a grand. natur., b c grossies.
Testa crassiuscula turrita, anfractibus 10 sensim increscentibus subconvexis costatis, costis 7—8 in singulis, iisque crassioribus approximatis, sulcos profundiores excipientibus, margine columellari recto.
Hab. près de Zukowce.
La coquille assez grosse est turriculée, les 10 tours à côtes épaisses longitudinales sont assez convexes; ils s’accroissent insensiblement et ont les sutures assez profondes, les sillons entre les côtes sont lisses, profonds, étroits, les côtes sont plus larges que les sillons, obliques, arquées et opposées ou allernantes ; le dernier tour n’est pas plus long que l’avant-dernier ses côtes ne se continuent pas jusqu’à la base qui
* Mollusca Siciliae pag. 158, Tab. IX, fig. 6.
est toute lisse et convexe; l’ouverture est ovale-arrondie en bas, pointue en haut et désunie au bord supérieur.
npser a quelques rapports avec le Melania campanella Pais. *, fossile de la Sicile, mais les tours entièrement lisses de celle-ci sont ts la coquille est très-pointue, tandis que la nôtre a plutôt le sommet obtus,
Esp. 248. Eul. spiculum m.
PI. X, fig. 7, a grand. natur., b c grossies,
Testa gracili turrita tenuissima, costata, anfractibus 10 sensim increscentibus, costis 5—6 in singulis iisque tenuioribus subrectis seque invicem excipientibus; longitudo 1°/,//’ et latitudo 1/,//’.
Hab. près de Zukowce.
C’est une des plus petites coquilles fossiles, elle est très-mince, turriculé et à côtes longitudinales très-délicates et à peine distinctes, il y en a 5 ou 6 sur chaque tour, c’est-à-dire moins que dans l’espèce précédente; les 10 tours aplatis sont situés presque dans un seul plan peu incliné et les côtes sont séparées par de petits sillons; la coquille très-mince est un peu arquée, quelquefois toute droite.
Le derniet tour est un peu plus long et plus gros que l’avantdernier ; il est lisse à sa base, sur laquelle les côtes disparaissent entièrement; l'ouverture est ovale, très-petite, le bord intérieur est droit, l'extérieur est arqué; les deux bords sont désunis en haut.
Les deux espèces sont entièrement développées.
Famille trente-neuvième.
Paludinidae.
Les coquilles sont plus ou moins allongées à spire courte ; l’ouverture ovale a le bord extérieur entier et l’intérieur lisse, les deux sont réunis en haut et arrondis à la base; l’ombilic est nul; l’opercule est corné, Les coquilles sont petites, tantôt marines, tantôt d’eau douce.
Genre LXXXIX. Risso a FREM.
L.. petites coquilles en forme de cône allongé et à sommet pointu sont pourvues d’épiderme, l'ouverture est ovale (Rissoa) ou semilunaire (Rissoiïina) à bord extérieur épais. Les espèces se trouvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles.
* Mollusca Siciliae pag. 156, Tab, IX, fig. 5.
* vivant.
Esp. 249, Riss. splendida m.
PI. X, fig. 8, a grand. natur., b c grossies.
Naturhist. Skizze 1. c. pag. 219.
Rissoa violaestoma Kryx.
Testa conica costata, ultimo anfractu laevi ventricoso, apertura latiore supra angulata, verticis instar, violacea, reliqua testa nivea, subtiliter flavo-punctata; longitudo 21/,''’ et latitudo 1!/,‘.
Hab. dans la mer Noire près du bord de la Crimée.
La petite coquille est mince transparente, blanche, le bord de l’ouverture et le sommet sont d’un beau violet, le dernier tour est strié, les stries sont fines obliques, formées de petites taches d’un jaune-foncé. Les tours s’accroissent insensiblement et son pourvus de côtes assez prononcées, le dernier est très-ventru presque lisse, orné de stries jaunes disposées dans la même direction que les côtes longitudinales. °L’ouverture a une ligne de longueur, son bord intérieur est strié transversalement à sa bases, les stries sont fines concentriques, le bord extérieur est tranchant. , |
Le Rissoa cimex de la mer Adriatique ressemble beaucoup à cette espèce, mais il n’en a pas les taches jaunes, ni le bord de l’ouverture violet; elle est aussi plus pointue et les tours sont sans côtes, à l'exception des deux derniers grands tours.
Notre espèce vivante a aussi beaucoup de rapports avec leRissoa turricata fossile de Volhynie, mais les côtes nombreuses de celle-ci sont beaucoup plus rapprochées et elle n'est pas aussi allongée que l'espèce vivante, qui a 7 tours, tandis que la fossile n’en a que 6. Celleci ressemble aussi un peu au Rissoa pulchella Puir., fossile de l'Italie, qui est de la même grandeur et presque de la même forme, $ans avoir, cependant, les jolies couleurs de la nôtre.
Mr. KRYNITZKi * a publié les noms de plusieurs coquilles de Russie sans en donner la description ; il fait entre autre mention d’un Rissoa violaestoma de la mer Noire, qui sans doute est identique avec l’espèce que j'ai décrite déjà en 1830; il cite encore une seconde espèce, le Rissoa cylindrica de la mer Noire, que je n’ai pas vu moi-même.
* Conchylia rossica quae pro mutua offeruntur nutatione dans le Bullet. de la Soc. des Natural. de Moscou 1830. No. Il, pag. 60.
## fossiles.
Esp. 250. Riss. cochlearella Law.
Rissoa extranea m Naturhistor. Skizze 1. c. pag. 219. Rissoa stricta Anprz. |. c. 1833, PI. XI, fig. 3. Rissoa multiplicata Puscu 1, ce. PI, IX, fie. 8. Rissoa Bruguieri Payr.
Mangilia reticulata Miss,
Testa conico-turrita , tenuiter costata, anfractibus subplanis contiguis, margine externo ovalis aperturae ventricoso, tumido, inflato; longitudo 5’// et latitudo 1%/,//!.
Hab. près de Zukowce, de Warowce et de Kremionna, elle se trouve aussi dans la couche inférieure et supérieure du terrain tertiaire et vit encore dans la Méditerrannée.
La petite coquille conique-turriculée est pourvue de 9 ou 10 tours qui s’accroissent insensiblement et dont les premiers tours sont trèsminces, très-petits, fortement pointu au sommet, le dernier est ventru et de la hauteur des deux premiers; tous ces tours ont des côtes longitudinales nombreuses plutôt aplaties qu'arrondies et alternantes entre elles sur les tours respectifs ; elles sont plus fines sur le dernier tour et finissent à une grosse côte qui occupe le bord extérieur de l'ouverture. Les interstices entre les côtes sont finement striées, de stries transversales, très-serrées, à peine visibles. L'ouverture ovale est pointue en baut et en bas, le bord extérieur est semi-orbiculaire et épais, l’intérieur est presque droit, un peu renversé en dehors et plus épais que dans d’autres espèces ; la longueur de l’ouverture a un tiers du total de la coquille.
Esp. 251. Riss., turricula m.
PI. X, fig. 9 et 9*, « grand. natur., b c grossies. Naturhist. Skizze 1. c. pag. 218.
Melania Roppii Dus. 1. c. PI. IL, fig. 32—33, Rissoa Roppii Des. voy. Lamarck animaux sans vertèbres Vol. IT, Bruxelles pag. 459.
Rissoa pulchella Par. Molluse. Sicil, Tab. X, fig. 12.
Testa conica ventricosa laevi (fig. 9) vel passim costata (fig. 9*), costis elongato-nodosis, ultimo anfractu ventricoso, externo margine aperturae ovalis subtumido; longitudo 4’ et latitudo 2’/.
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Staro-Poczaiow, de Bilka, de Kuncza, ainsi qu’à Szydlow en Pologne dans un calcaire à Cerithes.
La coquille en forme de cône turriculé est composée de 8 tours qui s’accroissent rapidement, et dont le dernier est très-ventru et muni, de mème que les précédents, de côtes longitudinales, qui s'élèvent au milieu en noeuds allongés tranchants, et dont le nombre varie entre 12, 13 et 14 sur chaque tour; ces côtes sont assez grandes et affectent des plis allongés tranchants et infléchis en faux sur les individus étroits et allongés ou de vraies côtes sur les individus plus élargis. Les tours suivants des individus ventrus couvrent la moitié des tours précédents, c'est-à-dire leur bord inférieur jusqu’au milieu des côtes; les sutures ne sont pas profondes. Le dernier tour est très-ventru à côtes beaucoup plus courtes et à stries d'accroissement assez nombreuses, mais les interstices entre les côtes sont entièrement lisses (voy. PI. X, fig. 9).
Les tours s’accroissent quelquefois plus rapidement en largeur, de sorte que le dernier devient fortement ventru; les côtes n’offrent pas de noeuds ou de plis, comme dans les variétés lisses, mais des côtes arrondies ou allongées, se réunissant les unes aux autres sur les tours; le dernier tour est garni de 9 côtes entre lequelles il existe des stries fines transversales très-serrées; qui passent sur les côtes et se voient surtout en grand nombre à la base du dernier tour; c'est la variété striée (1. c. PI. X, fig. 9*).
L'ouverture ovale est pointue en haut , arrondie en bas, son bord extérieur est très-épais et renversé en dehors, formant une lèvre distincte ; le bord intérieur est entier, renversé comme l'extérieur et mince.
L'espèce diffère par sa forme allongée du Rissoa ampulla qui a des côtes transversales, coupées par des côtes longitudinales. Il me semble que le Trochus detritus Du. * appartient à cette espèce de Rissoa, car il en a tout-à-fait la forme et les côtes, coupées par de petites stries.
Esp. 252. Riss. angulata m.
PI, X, fig. 10 et 10*, « grand. natur., b c grossies.
Naturhist. Skizze 1. c. p. 218.
Scalaria pseudoscalaris (Broccni) Dus. I. c. PI. IL, fig. 36—37. Testa elongata, turrita, costata, singulis anfractibus propter costas
acutiores medio acute prominulas angulatis, transversim tenuissime
striatis , apertura testae supra angulata; longitudo 3‘ et latitudo 5/4‘. Hab. près de Zukowce et de Zalisce.
* Conchiologie pag. 41, PI. IL, fig. 26—28.
La coquille est très-allongée, turriculée, les tours s’accroissent trèsinsensiblement et sont pourvus de côtes plus élevées, qui les rendent presque anguleux; les côtes sont plus grandes et plus hautes sur les 4 ou à premiers tours que sur les deux derniers, sur lesquels elles disparaissent insensiblement ; elles ne sont pas droites, mais un peu courbés en faux, leur pointe supérieure est toujours infléchie à gauche. Les interstices entre les côtes sont tantôt lisses, comme dans la variété PI. X, fig. 10, tantôt striées transversalement, comme dans la variété PI. X, fig. 10* les stries sont très-serrées, droites et passent sur les côtes. Les tours sont assez convexes et les sutures sont très-profondes. Les côtes sont plus distinctes sur les premiers tours et les stries transversales sur le dernier: La base est très convexe et allongée à l'ouverture, son bord extérieur est tranchant, simple, l’intérieur est fortement renversé et très-mince ; tous les deux forment un angle aigu, et sont arrondis en bas; sa longueur est un peu moindre que le tiers de, la longueur totale de la coquille.
Le Scalaria pseudoscalaris (BRoccHi) DuBois appartient à cette espèce, étant également striée et ayant les côtes longitudinales comme elle,
Notre espèce diffère de la précédente par sa forme plus grêle, plus allongée et distinctement turriculée ; ses tours ne s’accroissent que trèsinsensiblement.
Esp. 253. Riss. striatula m.
PI. X, fig, 11, a grand, natur., b c grossies.
Naturhist. Skizze 1, c. p. 218.
Rissoa spiralissima Dus. 1. c. PI. III, fig. 30—31. Melania reticulata Dus, I. c. PI. IIL, fig. 24—27.
Testa turrita, elongata, striato-costata, striis tenuissimis, tribus quatuorve transversis costulas longitudinales decussantibus, margine exiguae aperturae propter costulam tumido; longitudo 2‘/’ et latitudo ultimi anfractus /,/*.
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Staro-Poczaiow, de Kuncza, de Bilka et de Szuskowce.
La petite coquille turriculée est très-allongée, les 8 {ours s’accroise sent très-insensiblement et. sont plutôt aplatis que convexes; les côtes longitudinales des tours sont très-nombreuses, peu élevées et à peine visibles, mais très-serrées; elles sont coupées par deux ou trois, même par quatre ou cinq stries transversales qui rendent la surface réticulée,
Les sutures sont aplaties; le dernier tour n’est pas plus grand que l’avant-dernier et peu convexe; ses stries transversales sont plus marquées à la base que sur les autres tours précédents, L'ouverture est petite, son bord extérieur est formé par une côte longitudinale.
Les stries transversales des tours s’accroissent quelquefois, il y en a cinq, même six plus saillantes que les côtes longitudinales; le nombre des tours augmente aussi, il y en a 8, 9 ou 10 et la longueur de la coquille devient plus considérable ; les côtes longitudinales sont le plus ordinairement plus prononcées que les stries transversales; les côtes sont presque granuleuses: ces variétés sont aussi plus allongées, mais plus minces que les autres.
Mr. DuBois à nommé ces variétés Melania spiralissima et Melania reticulata, quoiqu'elles n'aient jamais la columelle plissée, comme il le dit,
Je ne suis pas encore sûr, si le Melania pupa Dus. est une espèce distincte ou non; les côtes longitudinales sont très-prononcées, les stries transversales à peine visibles, Mr. Woop en a fait un O dostomia ou plutôt un Odontostomia FLEm., Mr. Nysr un Tornatella, mais il est bien possible, que ce soit unRissoa, peut-être trèsvoisin de celui qui nous occupe; il s’est rencontré près de Szuskowce en Volhynie.
Esp. 254. Riss. laevigata m.
PI. X, fig. 12, a grand. natur., b grossi.
Naturhist. Skizze 1. c. p. 218.
Cyclostoma Bialozurkiense Dus. 1, c. PI 1, fig. 37—38. Cyclostoma planatum Dos. I. c. PI. IT, fig. 38—39.
Testa turrita laevigata, ultimo anfractu ventricoso, apertura ovali supra angulata, externo margine tumido, incrassato, in exiguum processum acutum infra prolongato; longitudo #4‘ et latitudo 2//’,
Hab. près de Staro-Poczaiow, de Jaorlik, de Zalisce, de Zukowce et de Szuskowce.
La petite coquille en forme de cône turriculé est lisse d’un blanc uni, les 6 ou 7 tours s’accroissent assez rapidement, surtout le dernier qui est très-ventru et dont la longueur égale celle de tous les précédents; les tours sont très-finement striés, les stries sont longitudinales irrégulières et identiques aux stries d'accroissement. Le dernier tour a le bord extérieur renversé et renflé ou en côte qui se prolonge en bas en une pointe fortement avancée. L'ouverture est ovalé, pointue
en haut, arrondie en bas; sa hauteur est à peu près d’une ligne ,, c'est-à-dire beaucoup plus que les tiers de la longueur totale de la coquille.
Le Cyclostoma Bialozurkiense Dug. semble être notre espèce, au moins ce n'est pas un Cyclostome, mais un Rissoa ainsi que le Cyclostoma planatum Dug., qui lui ressemble beaucoup.
Esp. 255. Riss.exigua m.
PI, X, fig. 13, « grand, natur., b c grossies. Naturhist, Skizze 1, ce. p. 218.
Testa incrassata conica, abbreviata, rufa, laevi, ultimo anfractu tumidiusculo, transversim subtilissime striato, margine aperturae simplice; longitudo 1!/,‘‘ et latitudo 1‘.
Hab. près de Zukowce, de Bilka et de Mendzibosh,
La coquille est brun roux, très-épaisse, en forme de cône court et très-petit, les 6 tours s’accroissent assez rapidement; ils sont peu convexes, les sutures sont aplaties, les cinq premiers tours sont lisses, le sixième est le plus grand, il à la longueur de tous les précédents réunis; ils sont tous finement striés, les stries transversales sont principalement très-distinctes à la base qui très-convexe. L'ouverture ovale est pointue en haut, arrondie en bas, les deux bords sont tranchants, l'extérieur est pourvu d’un bourrelet longitudinal, occupant toute sa longueur.
La coquille se distingue par ses tours très-épais, c’est pourquoi qu'elle n’est pas aussi fragile que les autres espèces; quelques individus sont plus courts, mais plus gros, d’autres plus longs et plus étroits, quoique la différence, cependant, n’est pas bien grande; les autres caractères restent les mêmes. La base des variétés plus longues est plus profondément sillonnée que les tours eux-mêmes, et leur longueur est souvent de 1!/,// et leur largeur de 1‘,
Esp. 256. Riss. anomala m. PI. X, fig. 14, a grand. natur., b c grossies. Naturh. Skizze 1. c. p. 219.
Rissoa ventricosa Marc. ne Sen. teste Bronn.
Bulimus costellatus Grarkz, Rissoa oblonga Anonz. I. c. 1833, PI. X[, fig. 5. Testa aciculato-turrita, raro gibboso-costata, laevi externo margine
aperturae coarctatae, gibboso-incrassato ; longitudo 21/,‘!! et latitudo 1‘,
Hab. près de Zukowce et de Bialozurka.
La petite coquille est lisse, turriculée , pointue, les 6 tours s’accroissent insensiblement; ils sont un peu convexes et pourvus de bourrelets longitudinaux en côtes, au nombre de 2 ou 3 sur chaque tour; quelquefois ils manquent aussi entièrement ; les côtes de deux tours ne sont jamais opposées les unes aux autres, mais très-espacées; le bord extérieur de l'ouverture est épais ou renflé en côte. Les premiers tours sont très-petits, minces, pointus, les suivants sont plus gros et le dernier est très-ventru; il n’a de bourrelet que vers le bord extérieur de l’ouverture; le tour lui-même est tout lisse. L'ouverture est pointu en haut, arrondie en bas, presque ovale, son bord intérieur est peu renversé et à peine visible, différence assez notable, qui distingue cette espèce de ses congénères.
La couleur est d’un jaune clair, presque blanche, les bourrelets en côtes sont d’un rouge de chair.
Le Rissoa oblonga ANDRZ. appartient sans doute à cette espèce et non pas au Rissoa cochlearella, qui est toujours toute lisse et à laquelle Mr. BroNN l’a réunie *.
Esp. 257. Riss. elongata m.
PI. X, fig. 15, a grand. natur., b c grossies.
Naturhist. Skizze 1. c. pag. 218.
Rissoa elongata Puairips Molluse. Sicil, Tab. X, fig, 16. Melania laevigata (Des) Dus. I. c. PI. III, fig. 28—29.
An Paludina Drapalnaudii Nysr 1. c. Tab. XXXVIL, fig. 12.
Testa elongata, turrita, laevissima, anfractibus sensim increscentibus, convexiusculis, apertura minima laterali, supra acuta, margine simplice ; longitudo 2//’ et latitudo 1‘.
Hab. près de Novo-Constantinow et de Jaorlik.
La petite coquille allongée et turriculée est lisse, les tours assez convexes s'accroissent insensiblement et les trois premiers sont trèspetits, les suivants sont plus grands le dernier ou septième a la double grandeur de l’avant-dernier. L'ouverture ovale est pointue en haut et arrondie en bas, son bord extérieur est simple et tranchant, l'intérieur est entier, renversé et tranchant; la longueur de l'ouverture est du tiers de la longueur totale de la coquille, Cette espèce est sans doute identique avec le Rissoa elongata Paxipri de la Sicile qui par hasard porte le même nom que mon espèce de Volhynie; elle est quelquefois
* Index palaeont. I. c. pag. 1093.
plus courte et par conséquent plus grosse ; ce sont alors des individus, que Mr. Dugois a nommés Melania laevigata DESn., avec lequel ils n’ont pas de ressemblance. Elle a plus de rapports avec le Rissoa caspiam., fossile du Daghestan, quoique celul-ci ait le dernier tour plus ventru, et l'ouverture en général plus petite et située un peu plus de côté que dans notre espèce. Elle semble être aussi identique avec le Paludina Drapalnardii Nysr, que Mr. NysT lui-même a cru identique avec le Melania laevigata (DESH.) Dus. Elle offre effectivement quelque ressemblance avec un Paludina, car elle a quelquefois une petite fente ombilicale, de sorte que l'espèce pourrait tout aussi bien appartenir au genre Paludina.
Mr, Puscx fait mention du Paludina inflata FER, comme fossile de notre bassin; mais il me semble que c’est plutôt le Rissoa elongata, dont il voulait parler, puisque je n'ai pas réussi à retrouver chez nous ni le Paludina inflata, ni le Paludina pygmaea Fr.
Esp. 258. Riss. caspia m.
Fauna caspio-caucasica Tab. XXXVIII, fig. 14—15.
Testa elongato-acuta, anfractibus 9 sensim increscentibus, subconvexis, ultimo multo minore reliquis insimul sumptis; longitudo 51/, et latitudo 2//’,
Hab. fossile dans un calcaire quaternaire du Daghestan. L'espèce est fort allongée et pointue, les 9 tours sont aplatis, très-
minces, le sommet est très-pointu ; le dernier tour ne mesure que le tiers de la longueur totale.
Esp. 259. Riss, conus m.
Fauna caspio-caucasica Tab, XX XVII, fig. 16 a b.
Testa multo minore breviore, coniformi, anfractibus 6—7 sensim increscentibus , omnibus subplanis ; longitudo 2‘ et latitudo 1.
Hab. fossile dans le même calcaire du Daghestan que lespèce avec la précédente et accompagnée de beaucoup de Paludines.
Cette espèce est plus petite que la précédente, les 6 ou 7 tours sont aplatis, les premiers à peine distincts, ils s’accroissent un peu plus rapidement que dans le R. caspia; le dernier tour occupe la moitié de toute la coquille.
d’Eichwald, Lethaea rossica. “I. 18
Esp. 260. Riss, ampulla m.
PI, X, fig. 16, « grand, natur,, b ec grossies,
An Rissoa cimex Brocou?
Cyclostomu scalare Dos. L ec. PI. IE, fig. 40—41. Rissoa Duboisii Nysr 1, c. PI. XXXVIL fig, 19.
Testa minima depresso-turrita costata, costis contiguis interstitiisque inter eas costato-cancellatis, margine ovalis aperturae tumido ; longitudo 1!/,'* et latitudo 1‘,
Hab. près de Zukowce, ainsi qu'en Belgique.
La petite coquille est déprimée-turriculée, presque ventrue et munie de côtes tres-serrées, alternantes entre elles, à interstices striés de côtes transversales plus petites de manières à rendre la surface réticulée; les 6 tours s'accroissent rapidement presque comme dans le Rissoa turricula strié, avec lequel elle a beaucoup de rapports, mais les côtes longitudinales du Rissoa ampulla sont plus grosses que les côtes transversales et il n'y en a que cinq sur l’avant-dernier tour ; les sutures sont assez profondes et les tours sont peu convexes, Les côtes longitudinales augmentent de plus en plus en nombre, car il se forme chaque fois entre deux une côte accessoire, La dernière côte du bord extérieur de l'ouverture est la plus grosse et très-renflée; elle cest raversée par les nombreuses strics ou côtes transversales du dernier tour. L'ouverture ovale est pointue en haut, arrondie en bas et le bord extérieur est renflé, l'intérieur est tranchant et renversé, La cavité de l'ouverture est striée transversalement près du bord extérieur par les côtes transversales de Ia surface qui y font saillie,
Elle ressemble beaucoup au Rissoa cimex BROCCuI, mais ses côtes longitudinales sont moins nombreuses et plus grandes ; les tubercules des côtes de l'espèce d'Italie, formés par l’entrecroisement des côtes sont plus petits, le bord extérieur de l'ouverture est comme granuleux, il n’est pas aussi tranchant que dans notre espèce de Volbynie, dont la côte longitudinale en bourrelet lui manque entièrement,
Le Rissoa clathrata Pic. vivant de la Méditerranée diffère de notre espèce par sa forme plus allongée et moins bombée,
Esp. 261, Riss. crux m.
PI, X, fig. 17, a grand, natur,, be grossies.
Testa exili turrita, costata, anfractibus quinque sensim inerescentibus, costis anfractuum majoribus remotis, strias transversas decussanti-
* bus, apertura ovata, margine columellari subintegro; longitudo 1/// et latitudo 17,1!
Hab. près de Zukowce, peut-être aussi à Szuskowce.
La très-petite coquille turriculée est pourvue de côtes, les 5 tours peu convexes s’accroissent insensiblement, le dernier n’est pas plus grand que l’avant-dernier, les côtes longitudinales sont grosses, très-élevées et moins nombreuses, aussi larges que les interstices entre elles, ceux-ci sont finement striés de stries transversales difficiles à reconnaitre sur les côtes elles-mêmes, Le sommet est obtus, la base est un peu convexe, les côtes la traversent jusqu’au bord intérieur de l’ouverture ; le bord extérieur est tranchant, sans bourrelet. L'ouverture ovale est pointue en haut, arrondie en bas et son bord intérieur est entier etrenversé; elle forme une petite fente ombilicale à peine visible.
L'espèce ressemble beaucoup au Rissoa pusilla Pis, vivant de la Méditerrannée; ces deux espèces sont de la même grandeur, Mr. Paicippi appelle son espèce ventrue, quoiqu'elle ne soit pas plus ventrue que la nôtre, à en juger d’après la figure qu'il en donne * ; elle a les mêmes côtes longitudinales, mais l'ouverture n’est pas pointue en haut ; les tours sont très-convexes, c’est-à-dire plus convexes que dans notre espèce,
Elle a beaucoup de rapports avec le Cyclostoma scalare Dus. **, qui n’en diffère que par son ouverture arrondie.
Esp. 262. Riss. turritella m.
PI, X, fig, 18, a grand, natur,, bc grossies,
Testa exigua turrita acuta, anfractibus sensim increscentibus, subconvexis, transversim striatis; ultimis longitudinaliter callosis ; longitudo 2‘! et latitudo /,‘'’.
La très-petite coquille turriculée est composée de 9 où 10 tours qui s’accroissent insensiblement et qui sont très-peu convexes et striés
transversalement ; les sutures sont très-profondes, Chaque tour à 5 ou 6 stries très-fines, ce qui lui donne une grande ressemblance avec une Turritella, pour laquelle je l'avais prise longtemps à cause de sa forme générale ; mais son ouverture complètement ovale a les bords entiers, comme dans le Rissoa, pointue en haut et arrondie en bas; le bord
* Mollusca Siciliae pag, 154, Tab. X, fig. 13. ** Conchiologie pag. 47, PI, II, fig. 40—41, 18 *
intérieur des Turritella est, au contraire, désuni, caractère qui les distingue du genre Rissoa, Les deux derniers tours sont pourvus de bourrelets épais, comme traces du bord extérieur de l'ouverture, ils sont très-caractéristiques dans le genre Rissoa, et manquent toujours au genre Turritella. La base de notre cspèce est convexe, striée transversalement comme les tours en général; les stries du milieu sont plus grosses que les latérales,
Malgré sa petitesse la coquille est entièrement développée; j'en possède beaucoup d'échantillons de Ja même grandeur, Elle diffère de toutes les espèces connues par l'absence de côtes longitudinales, par ses petites côtes transversales très-nombreuses, formant des stries minces, Cette espèce a quelque rapport avec le Rissoa terebellum Paicippi * du terrain tertiaire de Hildesheim qui, cependant, n’est pas aussi grêle et aussi mince, et qui n’a que trois stries sur les tours, en quoi il diffère de toutes les autres espèces et ressemble beaucoup à un Turritella, Notre coquille se distingue par des bourrelets longitudinaux placés sur les derniers tours et qui semblent remplacer les côtes longitudinales, dont il n'existe pas de traces; ces bourrelets paraissent être une suite de l'accroissement de la coquille, à peu près comme dans le Turritella terebra, dont les jeunes individus ont beaucoup de rapports avec notre espèce, mais les stries d’accroissement en sont onduleuses et le bord intérieur de l'ouverture est séparé en haut du bord extérieur.
Le Melania clathrata BRONGN, “* lui ressemble aussi un peu, au moins a-t-il aussi la forme d’un Turritella strié transversalement, mais il est plus grand que notre espèce.
Esp. 263. Riss. mitreola m.
PI, X, fig. 19, a grand, natur., b € grossies,
Testa exigua conica, longitudinaliter costata, anfractibus 5—6 convexis, celeriter increscentibus suturisque profundioribus, apertura ovata, integro margine instructa, umbilico conspicuo ad P aludin am transitum constituente; longitudo 2’/’ et latitudo 1’,
Hab. dans un calcaire tertiaire brun clair de l'Usturte, au bord oriental de la mer Caspienne,
La petite coquille conique est pourvue de côtes longitudinales,
* Tertiärversteinerungen des nordwestlichen Deutschlands, Cassel 1843, Taf, II, fig, 19, pag. 52, "4 0, PLAIT, Ag. 10
dont il y a 10, 11 ou 12 sur chaque tour, les tours sont assez espacés, les 5 ou 6 derniers tours sont très-convexes et séparés par de profondes sutures; ils s'accroissent assez rapidement et le dernier surpasse en grosseur tous les autres réunis, L'ouverture ovale est presque arrondie, les bords réunis en haut sont tranchants comine dans lesRissoa: il y a une fente ombilicale assez profonde, comme dans les Paludines dans lesquelles l'ombilic est aussi plus distinct que dans les Rissoa; j'ai pris cette espèce pour un Rissoa, parce qu'elle est pourvue de côtes longitudinales très-caractéristiques pour ce genre et parce que l'ombilic n’est pas distinct,
C'est aussi à cette espèce que ressemble le Rissoa (Cancellaria) macrostoma Dus.*, fossile de Szuskowce près de Bialozurka; Mr. Nysr ** a déclaré celui-ci pour son Rissoa Michaudii nommé en 1836.
Genre XC. Scalaria. LA.
La coquille allongée est sans épiderme, à côtes longitudinales très-prononcées formant les traces d’accroissement, les tours sont convexes, séparés les uns des autres; l'ouverture ovale est entière, les bords sont unis, l’opercule est corné, Les espèces se trouvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles ; le petit Scalaria communis vit dans la mer Noire près du bord de la Crimée.
Esp. 264. Scalar. clathrata FLEM.
PI, X, fig. 20, « grand. natur., b ce grossies, Scalaria minuta Sow.
Scalaria pseudoscalaris Dos. 1. c. PI, IT, fig. 36—37.
Testa exigua turrita costata, anfractibus convexis, satis celeriter increscentibus, suturis valde profundis, costis remotis lamelliformibus, basi ultimi quoque anfractus costata, apertura integra suborbiculari; longitudo 2// et latitudo #/,‘/,
Hab. près de Zukowce ainsi qu'en Angleterre; elle vit encore aujourd'hui,
La très-petite coquille turriculée est pourvue de côtes longitudinales, les 8 tours s'accroissent assez rapidement, le dernier est un peu ventru, les côtes sont lamelleuses, étroites, mais très-prononcées,
* Conchiologie 1, c. PI. HIT, fig. 36—37.
** Nysr, Coquilles fossiles de la Belgique pag. 418.
les espaces entre elles sont plus larges que les côtes et lisses , les côtes sont un peu obliques. La couleur est d'un blanc uni. L’espèce est une des plus petites connues jusqu'à présent, L'individu figuré par Mr. Dugois, est un peu plus grand que le nôtre, il appartiendrait d’après Mr. BRONN au S calaria clathratula FLEM.
Genre XCIT, Turritella. Lam.
Les coquilles sont allongées turriculées ou coniques sans côtes longitudinales; l'ouverture est orbiculaire ou anguleuse en haut, les bords sont désunis en haut et l’inférieur est muni d’un petit sinus; l’opercule corné se compose de couches et est orbiculaire. Les espèces se trouvent dans tous les terrains et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 265. Turrit. indigena m.
PI. X, fig. 21, a grand. natur., b un tour grossi.
Naturhist. Skizze I. c. p. 220.
Turritella duplicata (L.) Dus. I ce. PI. IL fig. 19. Turritella bicarinata m. Puscu 1. c. PI. X, fig. 8. Turritella imbricataria (Lam.) Puscu.
Testa turrita gracili, anfractibus convexis, transversim confertim striatis, striis duabus tribusve carinularum instar in inferiore anfractuum parte eminentioribus indeque anfractibus ibidem angulatis iisque tribus quatuorve aliis striis interpositis; longitudo 11/,//! et latitudo 9///,
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Bilka, de Staro-Poczaiow, de Szuskowce, ainsi qu’à Korytnice, à Lipa et à Chomentow en Pologne.
La coquille mince et turriculée a des tours convexes qui s’accroissent insensiblement et qui sont striés transversalement, par des stries très-fines en forme de côtes et dont deux outrois de la partie inférieure des tours s'élèvent plus distinctement que les autres; trois ou quatre stries encore beaucoup plus fines sont interposées entre ces stries plus grosses ; la partie supérieure des tours n’a que quatre ou cinq stries fines sans montrer de côtes entre elles. Un individu de 9 lignes de longueur a 9 tours, dont le dernier a 2 lignes de haut près de son ouverture; les autres tours sont encore plus bas et les premiers sont tout petits.
La base du dernier tour, dont le bord inférieur est obtus, est trèsfinement striée, comme les tours eux-mêmes, l’ombilic est entièrement couvert par le bord intérieur et renversé en dehors, l'extérieur et l’infé-
rieur sont tranchants; le supérieur est un peu pointu, le bas de l’ouverture est assez arrondi. |
Cette espèce ressemble un peu au Turritella Brocchi BRoNN, fossile du bassin tertiaire de Vienne, qui est plus grand et pourvu de 4 ou 5 grandès côtes transversales sur chaque tour, entre lesquelles il y a beaucoup de petites stries à peine visibles; les 12—135 ou 15 côtes de notre espèce sont presque toutes égales, à l'exception de 2 ou 3 qui s'élèvent un peu davantage et forment de petites carènes, Elle diffère aussi par ces côtes du Turritella biplicata BR. ou duplicata (L.) BRoccHI, qui a des tours pourvus en bas de deux côtes plus grandes, tandisque la partie supérieure des tours est très-finement striée, à stries nombreuses transversales; la base en est lisse et aplatie, à bord inférieur très-tranchant ; l'ouverture est plus haute que large, tandis qu’elle est, dans notre espèce, plutôt plus large que haute.
Elle a plus de rapports avec le Turritella triplicataBroccHi qui est muni de trois carènes au milieu et non sur la partie inférieure des tours, comme dans notre espèce ; les carènes sont plus espacées; la partie supérieure des tours est moins grande et les stries fines sont moins nombreuses.
Les stries d’accroissement sont assez distinctes, principalement sur le dernier tour, sur lequel elles sont très-prononcées ; elles sont rarement distinctes sur les tours médians et en forme de zigzag.
L'espèce est aussi très-voisine du Turritella subangulata Bron, fossile de Korytnice; elle en diffère cependant, car celui ci est pourvu de 5 côtes transversales inégalement espacées, entre lesquelles il y a de petites stries transversales, qui sont simples à la partie supérieure et doubles à la partie inférieure des tours beaucoup plus aplatis que dans notre espèce.
Mr. Puscx fait encore mention de plusieurs espèces de Turritella, comme fossiles de Zukowce et de Warowce, savoir: du Turritella tornata (Broccui) et du Turritella sulcata (LAM.), mais comme je ne-les ai pas observés moi-même, je ne puis pas juger, si ces espèces sont bien déterminées ou non.
Esp. 266. Turrit, subangulata BRONN.
PI. X, fig. 22, a un tour grossi, b grand. natur.
Turritella acutangula (L.) Broccur.
Testa elongato-turrita, anfractibus sensim increscentibus, convexiusculis, medio carinatis, carina rotundata, tenuiter transversim striata,
margine utroque supra el infra carinam subconcava, illius instar tenuitér ac transversim striato; Jlongitudo 1!’ 2’/’ et latitudo 4’.
Hab. près de Zukowce et de Warowce.
La coquille turriculée et allongée est pourvue de tours qui s’accroissent insensiblement et qui, à cause de la carène médiane, sont un peu convexes,; la carène est un peu plus rapprochée du bord inférieur que du supérieur, elle est arrondie et se compose de stries transversales très-fines, le bord supérieur et l’inférieur des tours sont un peu concaves et striés transversalement, les stries sont très-fines et rapprochées, le bord supérieur du tour inférieur se réunit au bord inférieur du tour supérieur en un plan égal; il s’en suit que la suture y est à peine marquée par une strie transversale, qui est un peu plus grosse que les autres; les stries longitudinales d’accroissement sont très-irrégulières et plus ou moins distinctes.
Elle diffère du Turritella Archimedis BRONN (non BRONGN.) ou de mon Turritella bicarinata, parce qu'il lui manque la seconde carène du bord inférieur des tours; les sutures ne sont pas aussi profondes que dans ce dernier; le Turritella Archimedis BRONGN. (non BRoNN) lui ressemble encore moins, parce que les tours de celui-ci ont toujours trois bords, le supérieur, l'inférieur et le médian qui est situé entre les deux carènes et qui est un peu plus étroit que les deux autres.
La base est aplatie, striée concentriquement, il y a entre les fines stries deux plus grosses et l'ouverture est presque arrondie, un peu anguleuse à la base du bord extérieur.
Esp. 267. Turrit. bicarinata m.
PI, X, fig. 23, a grand, natur,, & la base grossie, c un tour grossi.
Turritella scalaria L. v. Buca Dugors 1. c. PI, I, fig, 18. Turritella Archimedis (Broncn.) Bronn Ind, palaeont. Turritella fasciata (Lam) Puscu.
Testa crassiore turrita, anfractibus acute bicarinatis, celeriter increscentibus, carina superiore magis prominula quam inferior, passim subnodulosa, margine suturali inferiore in axi verticaliter sito oblique adscendente, longitudo 1// et latitudo 4//!,
Hab. près de Zukowce, de Zawadynce, de Bialozurka, de Zaionski, de Warowce, de Kremionna et à Korytnice en Pologne.
La coquille turriculée est assez grosse, les tours s’accroissent beaucoup plus vite que dans le Turritella Archimedis BRONGN.;
les supérieurs sont beaucoup plus minces que les inférieurs; il y a sur chaque tour deux grandes carènes, la supérieure un peu plus prononcée que l'inférieure, qui dans les tours inférieurs devient un peu tubercu leuse ; l’espace entre les deux carènes est strié, les stries transversales sont très-fines; le bord supérieur des tours est incliné obliquement à l'axe vertical, l'inférieur est vertical à l'axe. La base du dernier tour est peu convexe, plutôt aplatie, pourvue de 2 ou 3 côtes plus minces que les carènes; il y a entre ces côtes les mêmes stries fines concen triques, que dans l’espace entre les deux carènes des tours. L'ouverture est plutôt anguleuse que ronde, principalement à l'extérieur, quoique ce bord soit rarement entier. Le bord supérieur est toujours anguleux.
Je crois que cette espèce diffère du Turritella Archimedis BRONGN., quoiqu'elle en soit très-voisine; la principale différence provient des tours qui s’accroissent plus rapidement dans notre espèce, dont le bord supérieur est un peu plus long que l'espace entre les deux carènes ; le bord inférieur des tours est entièrement couvert, tandisque dans le Turritella Archimedis le bord inférieur des tours est de la même grosseur que le supérieur et entre ces deux bords il y a encore l’espace médian des tours tout distinct.
Les petits individus ont les deux carènes également prononcées, quelquefois très-aplaties, sans faire aucune saillie au-dessus de la surface des tours. Les variétés de Zukowce ont toujours les carènes tranchantes ou quelquefois au lieu de carènes des bords tranchants, Le Tu rritella Archimedis BRoNGn. diffère principalement par le bord inférieur des tours qui descend beaucoup plus en bas, au moins autant que le bord supérieur s'élève ; il s’en suit que la suture occupe le milieu de deux tours, comme cela se voit aussi dans le Turritella acutangula. C'est par cc caractère que l'espèce du Vicentin ou le vrai Turritella Archimedis BRoNGN. * se distingue de l'espèce de Roncà “*, de Vienne et de Volhynie, pour laquelle je propose de garder le nam de Turritella bicarinata.
Esp. 268. Turrit, spirata Broccni.
PI, X, fig. 24, a grand, natur., b grossie, Turbo spiratus Brocour,
Testa exigua turrita, anfractibus celeriter increscentibus, unicari-
"OR i0. El A DR 8:
** Bronw, Lethaca geognostica Tab, XLIF, fig. 36.
natis, transversim tenuiter striatis, utroque margine suturali aequaliter prolongato; longitudo 21/,/!’ et latitudo 1!
Hab. près de Zukowce, ainsi que dans le bassin de Vienne et en Italie.
La petite coquille est turriculée à carène simple très-tranchante au milieu des tours qui s'enfoncent également en haut et en bas dans les sutures. Le bord inférieur des tours s'élève à la carène et le bord supérieur descend presque sous le même angle à la carène; il est un . peu concave à sa surface. Les carênes sont très-saillantes, lisses et simples, les bords au-dessous et au-dessus sont finement striés, les stries transversales sont rapprochées ; les carènes supérieures sont plus tranchantes que les inférieures. La base est striée simplement, les stries concentriques sont très-fines ; elle est en partie couverte par le bord intérieur de l'ouverture. Celle-ci est presque arrondie, le bord intérieur est muni de deux carènes, dont l’une provient de la carène du milieu du dernier tour et l’autre du bord inférieur. Mes individus sont plus grands que ceux de Mr. BRocCHI qui n’ont que quatre lignes de longueur.
Genre XCIL Paludina LAM.
La coquille est plus ou moins globuleuse, ovale, quelquefois en cône court à l'ombilic souvent peu distinct ; l'ouverture est entière, ovale, pointue en haut et l’opercule est corné. Les espèces se trouvent dans les terrains de la période ancienne et moyenne et vivent encore dans les mers et les eaux douces de l'Europe et de toute la Russie.
vivantes.
Esp. 269, Pal. striata m.
PI. X, fig. 34, a grand. natur., à c grossies. -Naturbist. Skizze |. c. pag. 219.
Testa exigua tenui, obtuse conica, anfractibus 5 sensim increscentibus, subconvexis, laevissimis:; testa viventis animalis e nigro fusca, flavescentibus striis e vertice per singulos anfractus confertim decurrentibus, supero margine aperturae angulato; umbilico subcontecto ; longitudo 2‘ et latitudo 1‘! k
Hab. dans la mer Noire aux environs d'Odessa, ainsi que dans la rivière du Boug près de Ladyzyn et de Rask.
La coquille est petite ct mince courte-conique obiuse ; ses 5 tours sont convexes et très-lisses; ils ne s’accroisscnt pas rapidement et le dernier est presque de la grandeur de tous les autres réunis, La
coquille est d’un brun noir à bandes longitudinales d’un jaune-clair. L'ouverture est ovale oblique, pointue en haut, arrondie en bas; l’ombilic est couvert par le bord intérieur,
L'espèce ressemble un peu au Litorinella acuta, qui est plus petit, plus allongé et dépourva de bandes longitudinales obliques; notre espèce a aussi la taille du Paludina variabilis m.*, fossile du bord occidental de la mer Caspienne, quoique les trois premiers tours de celui-ci soient plus petits relativement au dernier tour, qui est plus ventru.
Le Paludina balthica a 5 ou 6 tours qui s’accroissent fort insensiblement ; les deux derniers ne sont pas beaucoup plus gros que les précédents et l’ouverture est plus petite, que dans notre espèce.
Esp. 270. Pal. pusilla m.
PI. X, fig, 33, a grand. natur., à c grossies.
aturhist. Skizze 1, ec. pag. 219.
Fauna caspio-caucasia pag. 204, Tab. XXXVIIT, fig. 12—13 8. elongata. Testa minima ex viridi nigra, subconica, abbreviata, ultimo (quinto) anfractu ventricoso , reliquis rapidius decrescentibus eorumque margine superiore plano ideoque subcarinato, umbilico conspicuo, a margine aperturae sursum subangulatae interno paullo contecto ; longitudo %/,‘‘ et latitudo 1/,/#.
Hab. dans la mer Caspienne et dans la mer Noire, dans de petits lacs salés aux environs d'Odessa,
La très-petite coquille est d’un vert noir pendant la vie de l’animal et d’un jaune-clair sans l'animal; elle a la forme d’un cône court, les deux premiers tours sont très-petits à peine visibles, les trois autres s’accroissent plus rapidement, surtout le dernier, qui surpasse en longueur tous les autres réunis; les tours sont lisses, convexes, ils ont le bord supérieur un peu aplati d'en haut, le dernier tour est ventru ; l'ouverture est grande, ovale, élargie , arrondie en bas, un peu pointue en haut, L’ombilic est distinct, quoiqu'il soit un peu couvert par le bord intérieur. Cest l'espèce de la mer Caspienne; celle de la mer Noire en diffère un peu, elle est plus allongée et ressemble plutôt au Paludina balthica, de Reval, mais le nombre de ses tours est plus grand, il en a 6 ou 7, même 8, qui sont convexes et s’accroissént insensiblement; l'espèce Caspienne est plus petite et n’a que 4 ou 5 tours,
Fauna caspio-caucasica 1. c. Tab. XX XVII, fig. 6—7.
Mr. BASTEROT avait déjà, longtemps avant moi, nommé une autre espèce vivante et fossile de la France, du même nom de Paludina pusilla, mais celle-ci étant identique avec le Bulimus pusillus BRoNGN. et par conséquent avec le Litorinella acuta AL. BRAUN, elle ne devrait peut-être pas être considérée comme espèce distincte et mon nom pourrait rester.
Mr. Puscx * a fait mention de deux espèces de Paludines, du Paludina pygmaea Fer. et du Paludina inflata FER., dont il croit l’une identique à mon Paludina striata et l’autre à mon Paludina pusilla; il s’est trompé sans doute, car mes espèces sont vivantes et non fossiles, mais je n’ose pas dire, quelles seraient les espèces, nommées par Mr. PuscH comme indigènes de la Pologne.
Esp. 271. Palud. (Helix) balthica L.
Testa ovato-conica, acuminata, tenuissima, pellucida, anfractibus 4, celeriter increscentibus , 5 convexioribus, propter incrementi strata longitudinaliter raroque striatis, apertura ampliata ovata, sursum angulata ; longitudo 2‘/’ et latitudo 1!//’,
Hab. dans la mer Baltique, aux bords du golfe de Finlande, vivante et fossile, ainsi qu'à Hapsal dans un terrain d’alluvion à quelques pieds au-dessus du niveau actuel de la mer et à une distance d’une verste du golfe de Hapsal, entourant cette petite langue de terre qui semble avoir été exposée à un soulèvement progressif; elle se trouve aussi fossile en Finlande au gouvernement de Wasa ** près de Myrberget et aux environs de Helsinefors dans un sable marin très-fin d’un joli bleu-clair, produit de petits d’ébris de tests bleu du Mytilus edulis dont il se compose; ces coquilles s'y rencontrent aussi à une grande distance du golfe de Finlande, quelquefois même à un profondeur de 10 pieds, plus souvent à trois pieds au-dessous du niveau actuel de la mer.
Cette petite coquille vivante est conique, peu allongée, pourvue de 4 ou 5 tours très-convexes et à sutures distinctes, la surface est striée ou sillonnée par quelques stries d’accroissement, l'ouverture est ovale et plus grande que dans les espèces suivantes, elle est très-pointue en haut ; l’ombilic forme une petite fente; quelques individus sont plus courts, les tours s’accroissent très-vite, les premiers tours sont très-petits, les autres beaucoup plus bombés et plus gros; ces individus sont plus élargis aux derniers tours que les autres qui sont plus allongés, plus grêles à
Polens Palaeontol. I, c. pag. 95.
#* Voy. mon Urwelt Russlands. Heft III, 1842, p.129—131.
Ed
tours moins gros; les premiers appartiennent au vrai Paludina (Helix) balthica L., les derniers plutôt au Paludina balthica Nizss., qui est le Litorinella acuta Ar. BRAUN. Les individus fossiles de Finlande ont le bord extérieur de l'ouverture tranchant, le bord intérieur renversé en dehors et la fente ombilicale plus distincte et plus profonde; ils appartiennent au Paludina balthica L. à o fours.
#* fossiles.
Esp: 272. Pal variabilis.a.
Fauna caspio-caucasica Tab. XXXVIITL, fig, 6 —7.
Testa oblonga laevissima, anfractibus 5 planis celerius increscentibus, spica paullo producta obtusiuscula, umbilico contecto; longitudo 2! et latitudo 1‘.
Hab. vivante, à l'embouchure du Volga près d’Astrachan ét fossile dans un calcaire moderne du Dagesthan.
L'espèce est plus grosse que la précédente, les tours un peu aplatis s’accroissent plus rapidement ; le dernier est très-grand et plus haut que les précédents réunis.
Esp. 273. Pal. triton m.
Fauna caspio-caucasia Tab. XXXVIIL fig. 8—9.
Testa inflato-ventricosa, apertura ovato-acuta, prosiliente, maxima, umbilico conspicuo ; longitudo 3‘//.
Hab. fossile avec la précédente dans un calcaire moderne du Dagesthan.
L'espèce un peu plus grande que la précédente se distingue par son dernier tour très-bombé et très-saillant ; l'ouverture est grande, arrondie en bas et pointue en haut; l’ombilic est distinct.
Esp. 274. Pal. dimidiata m.
Fauna caspio-caucasia Tab. XXXVIIL, fig, 17 a b. : Testa subturrita exaltata, anfractibus 6— 7 medio simpliciter cari-
natis, apertura coarctata; longitudo 2‘/ et latitudo 1//’.
Hab. fossile avec les espèces précédentes dans un calcaire moderne du Dagesthan,
L'espèce est petite, ses tours sont carénés au milieu, ils s’accroissent insensiblement, le dernier est un peu plus bombé, que l’avantdernier ; l'ouverture est petite, plus petite que dans aucune des autres
espèces mentionnées ci-dessus; elle diffère par la carène oblique des tours.
Esp. 275. Pal. cincta m.
Urwelt Russlands Heft IT, Tab. IL, fig. 13—14. |
Testa subglobosa exigua, transversim costulata, anfractibus 4—5 celeriter increscentibus ventricosis, costulis transversis tenuissimas strias longitudinales decussantibus, umbilico minimo; longitudo et latitudo 15/4‘ accedunt.
Hab. fossile dans un sable marin très-fin près de Mynberget dans le gouvernement de Vasa en Finlande.
L'espèce presque globuleuse est très-distincte à cause de ses petites côtes rapprochées transversales, coupées par de très-petites stries longitudinales très-serrées ; le dernier tour est très-grand, les précédents sont à peine saillants.
Esp. 276. Pal. borealis m.
Urwelt Russlands Heft IIT, Tab. HT, fig. 15 à b.
Testa subglobosa exigua, laevissima, ultimo anfractu maximo, ventricoso, apertura rotundata; longitudo 21/,‘/ et latitudo paullo minor.
Hab. fossile dans un sable marin très-fin de la Finlande avec la précédente. |
La petite coquille est bombée, très-ventrue, les tours s’accroissent rapidement ; ils sont lisses, les stries d’accroissement sont à peine visibles. Elle ressemble beaucoup au Paludina exigua, son ouverture cependant est presque tout-à-fait ronde, tandis qu’elle est très-pointue vers le haut dans cette dernière espèce.
Esp. 277. Pal. protracta m.
PI. X, fig. 25, a grand. natur., b c grossies. Bulimus acicula (Derar.) Dis, I. ce. PI, HT, fig. 49—50. :
Testa elongato-turrita, exigua , laevissima, subumbilicata, anfractibus 8—9 convexiusculis, apertura ovali, reflexo margine columellari umbilicum contegente ; longitudo 3‘‘’ et latitudo vix 1///,
Hab. près de Zalisce, de Novo-Constantinow et de Bialozurka.
La coquille allongée est pourvue de 8 ou 9 tours très-lisses, et plus ou moins convexes qui s’accroissent très-insensiblement, les premiers {ours sont aussi petits que des grains de sable et à peine visibles ; les sutures sont assez profondes; la plus grande convexité des tours se trouve à leur partie inférieure, le bord supérieur étant un peu incliné.
L'ouverture ovale pointue en haut est garnie d’un bord intérieur trèsrenversé en dehors, l’ombilic est à moité couvert. L'ouverture a */,' de longueur et 1‘’ de largeur.
L'espèce est un peu plus grande que le Paludina muriatica ou le Litorinella acuta AL. BRAUN, mais il y a aussi des individus plus petits; notre espèce est plus allongée, turriculée, sa plus grande convexité n'est pas au milieu des tours, comme dans cette dernière espèce, mais à leur bord inférieur, Le dernier tour a à peine un tiers de plus que l’avant-dernier; le Paludina muriatica a presque la double grandeur de ce tour, il est en général plus petit et ses tours s’accroissent plus rapidement. Notre espèce ressemble aussi au Rissoa elongata, fossile de la même localité, mais qui n’est pas aussi allongée et n’a pas d’ombilic distinct, comme le Paludina protracta.
Je ne vois pas de différence entre notre espèce et le Bulimus acicula (Drar.) Dus., que Mr. BRON * a pris pour l'Acteonspina GRAT., auquel il ressemble cependant moins qu'à mon Paludina protracta.
Esp. 278. Pal. nympha m.
PI. X, fig. 27, a grand. natur., bc grossies, en deux individus différents.
Testa exigua, obtuse conica, laevi, anfractibus convexis, priore minimo obtuso, duobus insequentibus celeriter increscentibus, ultimisque duobus minus celeriter adauctis, apertura ovata, supero margine subacuto, umbilico majore, longitudo 1%/,‘! et latitudo 1/,/!°,
Hab. près de Zalisce.
La petite coquille est obtuse-conique lisse, unie, le premier des 5 tours est très-petit et obtus, les deux suivants s’accroissent rapidement et diffèrent beaucoup par leur grandeur des premiers qui sont plus petits ; les deux derniers tours s’accroissent fort peu relativement aux précédents; le dernier ou cinquième a la grosseur double des précédents et forme un peu plus que le tiers de la longueur totale de la coquille.
La base est convexe, l'ouverture est ovale, son bord supérieur est fort peu saillant, l’inférieur est très-arrondi, l’ombilic est très-grand, à peine un peu couvert par son bord intérieur renversé. La surface est lisse, montrant quelques stries d’accroissement. |
Il me semble que le Cyclostoma rotundatum Dus.**
Index palaeont. !. c. pag. 12.
site Dugoïrs Conchiologie I. C: pag. 48, PI. L, fig. 39— 40,
appartient aussi à cette espèce ou à la suivante ; en tout cas ce n’est pas un Cyclostoma.
Esp, 279. Pal, avia m.
PI. X, fig. 28, a grand. natur., b c grossies,
Testa exigua crassiuscula conica, acuta, anfractibus 5—6 sensim et aequaliter increscentibus, convexiusculis, ultimo maximo ventricoso, omnibus propter incrementi strata Jongitudinaliter ac tenuiter striatis, apertura ovata, supra angulata, umbilico majore ; longitudo 11//* et latitudo 1’.
Hab. près de Kuncza.
La petite coquille assez grosse en forme de cône court et pointu est pourvue de 5 ou 6 tours qui augmentent en grosseur assez insensiblement, quoique également ; ils sont assez convexes, le dernier est très-convexe, très-crand, ventru et tous les tours sont striés, les stries longitudinales très-fines et très-serrées correspondent aux stries d’accroissement; il n’y a point de stries transversales. L'ouverture est ovale, élargie, le bord supérieur est pointu, l'inférieur est arrondi, l’extérieur est tranchant et l'intérieur est renversé sur l’ombilic qui est assez distinct.
Elle ressemble beaucoup à l’espèce précédente, et n’en diffère que par ses tours, qui augmentent en grosseur d’une manière uniforme et par son ouverture très-pointue en haut.
Esp. 280. Pal. zonata ”.
PI. X, fig. 26, a grand. natur., be grossie.
Testa exigua depresso-conica, alba, fascia tenui transversa aurantiaca in basi ultimi anfractus, anfractibus convexis celerius increscentibus, ultimo maximo ventricoso; longitudo paullo ultra 1’! et latitudo paullo infra 1°.
Hab. près de Zalisce,
La petite coquille en cône déprimé est d’un blanc uni, ornée sur la base du dernier tour qui est très-ventru d’une bande étroite transversale orange, les # premiers tours sont petits, peu saïllants au-dessus du dernier; celui-ci les surpasse en grandeur, quoiqu'ils s'accroissent assez rapidement; ils sont très-lisses, convexes, les sutures sont trèsprofondes. L'ouverture est ovale, arrondie, inclinée en dehors, trèspointue en haut et arrondie en bas; l'ombilic est couvert par le bord intérieur de l'ouverture.
Cette coquille ressemble un peu, par sa forme générale, au P aludina exigua qui, cependant, est plus déprimée.
Esp. 281. Pal. exigua m.
PI. X, fig. 30, a grand, natur., b c grossies. Fauna caspio-caucasica pag. 203, Tab. XXXVIII, fig. 10—11.
Testa subglobosa, prioribus anfractibus vix emergentibus, ultimo eoque quarto ventricoso amplissimo, apertura dilatato-ovata, margine superiori acuto, umbilico conspicuo; longitudo 2// et latitudo 11/,/"*.
Hab. fossile au bord oriental de la mer Caspienne dans le Dagesthan.
La petite coquille est presque globuleuse, fortement déprimée, les deux premiers tours sont à peine visibles, le troissième est un peu plus convexe, distinct et plus grand ; le dernier est ventru de la grandeur double de celle de tous les autres réunis.
Je ne connais cette petite espèce que de la côte occidentale de la mer Caspienne, du Daghestan, où elle se trouve dans un calcaire moderne composé de différentes espèces de Paludines; je l'ai dessinée de nouveau, car la première figure dans ma Faune Caspienne était mal lithographiée,
Esp. 282, Pal. flammea m.
PI. X, fig. 29, a grand. natur., # c grossies.
Testa elongato-globosa, transversim striata, longitudinaliter ex rufo flammeoque fasciata, anfractibus 4— 5 convexis, celeriter increscentibus, apertura subrotundata, supra acuta; umbilico majore ; longitudo 21/,// et latitudo 21/,‘,
Hab. sur la côte orientale de la mer Caspienne, sur le haut plateau de l’Usturte,
La coquille presque globuleuse est pourvue de bandes longitudinales jaunes, couleur de flamme, et striée transversalement par des stries très-fines, égales en grosseur, coupées par de petites stries longitudinales très-serrées et un peu obliques; les #4 ou 5 tours très-convexes s’accroissent rapidement, les sutures sont très-profondes; le dernier tour n’est pas de la grandeur de tous les tours réunis. L’ouverture est presque arrondie, aussi haute que large et pointue en haut; l’ombilic est grand et profond ; la base en est convexe et striée concentriquement.
L'espèce est très-distincte à cause de ses bandes longitudinales d’un jaune de flamme qui sont très-bien conservées, quand tant d’autres coquilles fossiles de l’Usturte sont entièrement dépourvues de leurs couleurs.
d'Eichwald , Lethaea rossica. 1, 19
Esp. 283, Pal, granulum mm.
PI, X, fig. 31, a grand, natur., 4 ce grossies.
Testa minima abbreviato-conica transversim tenuissime striata, anfractibus 4—5 sensim increscentibus, ullimo maximo ventricoso, omnibus convexis, suturis profundioribus, apertura subrotunda; Iongitudo 8/,1tt et latitudo 1Z,/!!,
Hab. près de Holowezynce en Podolie.
La très-petite coquille en forme de cône court est très-finement striée, les stries transversales sont très-serrées et à peine visibles à la loupe; les 4 ou 5 tours s’accroissent insensiblement, le dernier est de la grandeur de tous les autres réunis; il est strié un peu plus distinctement, très-convexe; sa base est convexe à ombilic profond et très peu couvert par le bord intérieur de l’ouverture, qui est presque arrondie,
L'espèce a la grandeur double de celle du Paludina punctum et s'en distingue par sa forme conique.
Je l'ai observée aussi à Castell'arquato, où elle a la longueur que nous venons d'indiquer; elle est un peu plus grande à Holowezynce, c'est-à-dire de 1//’ de longueur et de */,'’ de largeur, et ses 6 ou 7 tours s'accroissent un peu plus rapidement en largeur que dans l'espèce d'Italie; ses stries longitudinales sont toujours coupées par des stries transversales, et les individus les plus petits ont les stries plus distinctes
et l'ouverture plus ou moins arrondie,
Esp. 284, Pal. punctum m.
PI, X, fig, 32, a grand, natur., be grosssies.
Testa minima subglobosa nivea transparente, laevissima, nitida, anfractibus # celcriter increscentibus, ultimo ventricoso, apertura ovata, umbilico majore ; longitudo !/,/# et latitudo !/,/#,
Hab. près de Zalisce,
La très-petite coquille presque globuleuse est blanche, lisse, unie, transparente, les # tours s'accroissent très-rapidement, le premier est très-petit et à peine visible et le dernier est très-ventru, surpassant en grandeur tous les autres réunis, les tours sont convexes, principalement le dernier et l'avant-dernier, les sutures sont très-profondes, L'ouverture est ovale, également arrondie en bas et en haut, le bord supérieur est un peu plus pointu que l'inférieur qui est entièrement arrondi; le bord intérieur est renversé en dehors. L'ombilic est grand et profond.
C'est sans contredit l'espèce la plus petite de ce genre; elle est
cependant presque de la même grandeur que le Paludina pusilla vivant de la mer Caspienne , qui est un peu plus long, mais moins épais.
Esp. 285, Pal, planata Dus.
Cyclostoma planatum Dus, 1 ce. PI, I, fig, 38—39.
Testa exigua conica, anfractibus sensim increscentibus subconvexis, suturis profundioribus, apertura ovata supra acuta, umbilico profundo ; longitudo 11/,//! et latitudo 1!//,
Hab. près de Kuneza et de Szuskowce.
La petite coquille conique est lisse et pourvue de très-fines stries d'accroissement, coupées par les stries transversales du dernier tour qui est très-ventru; les 5 tours s’accroissent assez insensiblement ; l’ouverture est ovale, pointue en haut, arrondie en bas; l'ombilic est plus grand et plus profond que ce n’est ordinairement le cas dans lesPaludines.
J'ai observé cette espèce à Kuncza de Ia même grandeur et je ne trouve pas de différence entre mes individus et ceux que Mr. Dugois à décrits sous le nom de Cyclostoma planatum de Szuskowce.
Genre XCIIL Litorinella BRAUN.
La coquille est presque identique avec celle desPalludines, lisse et en forme de cône allongé, les tours sont peu convexes, le sommet est très-pointu, l’'ombilic est grand et l'ouverture ovale est couverte d’un opercule corné à plusieurs tours distincts. Les espèces se trouvent fossiles dans des terrains très-modernes et vivent encore dans nos mers actuelles, même dans des eaux thermales chaudes,
Esp. 286. Litor. acuta BRAUN.
Testa pusilla elongato-conica, nitida, tenui, transparente, anfracti-
bus 5—7 sensim increscentibus subconvexis, ultimo vixdum ventricoso, umbilico conspicuo ab interno margine ovalis aperturae supra angulatae paullo contecto; longitudo 2!/,// et latitudo 1!//’. Hab. dans la mer Baltique, dans la mer Noire et dans la mer Caspienne ainsi que dans les petits lacs salés au bord nord de la mer Noire près d'Odessa et dans le limon du Boug, elle se trouve fossile, quoique rarement, en Finlande et en Esthonie,
La petite coquille en forme de cône allongé pointu est unie, polie, transparente et lisse, les 5, 6 ou 7 tours sont peu convexes, s’accroissent très-insensiblement, le dernier est peu ventru, sans augmenter plus rapidement en grosseur que les précédents ; la coquille dépourvue de
l'animal est ovale, l'ouverture est pointue en haut et arrondie en bas, le bord extérieur est tranchant, l’intérieur est renversé et couvre l’ombilic, la base est convexe. à
Elle se rencontre vivante dans le limon du Boug près de Nicolajew, je l'ai décrite autrefois sous la dénomination d? Paludina balthica; Mr. KRYNITZKI * en a fait une espèce distincte, sous le nom de Paludina Eichwaldi; elle est à l'ordinaire une fois plus longue que le Paludina balthica du bord de la mer Baltique près de Réval; elle a de même les tours un peu moins convexes que le Litorinella du bord de la Méditerrannée près de Montpellier et ressemble alors beaucoup plus à la coquiile baltique, dont les tours s’accroissent aussi insensiblement, étant en même temps moins convexes que dans le Litorinella acuta de Montpellier.
J'ai observé une autre variété dans le limon de Teligut près d'Odessa; elle ressemble tellement au Paludina protracta fossile de Zalisce, que je ne puis l’en distinguer qu'avec beaucoup de peine.
Le plus ancien nom de cette coquille est celui de Turbo ther ma: lis L, GM., DE LAMARCK l’a nommée ensuite Paludina muriatica Mr. DRAPARNAUD Cyclostoma acutum, Mr. FAUJAS DE ST. Fonp. Bulimus elongatus, Mr. Nizssox Paludina balthica, différent du Paludina (Helix) balthica de LiNNE, et Mr. LyELL Paludina ulvae. C’est peut-être l'Helix octona L.
Genre XCIV. Valvata MÜzz.
Les coquilles sont presque globuleuses, les tours très-convexes, s'accroissent très-rapidement ; l'ouverture est tout-à-fait arrondie, entière à opercule distinct, l’ombilic est très-grand. Les espèces se trouvent fossiles dans le terrain très-moderne d’eau douce et vivent encore dans les marais.
Esp. 287. Valv. dilatata m.
PI. X, fig. 55, a grand, natur., b grossie.
Naturhistor. Skizze I. c. pag. 219.
Testa subglobosa depressiuscula, longitudinaliter ac subtilissime striata propter incrementi strata, anfractibus 4 perquam convexis, repente increscentibus, externo margine rotundatae aperturae dilatato, umbilico profundo ; longitudo 2%/,/' et latitudo 21/,///,
Bullet, de la Société des Natural. de Moscou. No. II, p. 57, 1837.
Hab. dans une argile moderne lamelleuse près de Grodno avec des Planorbis et des Limnées d'espèces vivantes.
La petite coquille est presque globuleuse, les premiers tours sont fortement déprimés à peine saillants, les tours en général sont trèsconvexes, les sutures sont profondes; le premier tour est à peine visible, très-petit, le second est un peu plus grand et situé dans le même plan; le troisième a le double de la grandeur de celui-ci et le quatrième est une fois plus grand que les précédents réunis; les trois premiers ne s'élèvent pas autant au-dessus du dernier tour que dans le Valvata obtusa, quoique un peu plus que dans le Valvata depressa PFEIrFr.; il s’en suit que c'est une espèce intermédiaire plus grande que la dernière et plus petite que la première. Le dernier tour est un peu ventru et l'ouverture est ronde.
La surface de tous les teurs est finement striée par des stries d’accroissement longitudinales nombreuses ; l'espèce diffère du Valvata obtusa qui n'est striée longitudinalement que sur le dernier tour. L'ombilic est très-grand et mème plus grand que dans le Valvata obtus a, dont les tours ne sont pas aussi convexes ; elle n’est pas aussi petite que l'espèce fossile de Grodno.
Le bord extérieur de l’ouverture est fortement élargi et entier, l'espèce se rapproche en cela des Paludines.
Les espèces vivantes de Valvata en général ne se trouvent pas souvent en Russie; j'ai observé le Valvata obtusa en grande quantité au bord du lac supérieur ou de Jerwekülle près de Réval, à Zarskoje Selo et en d’autres endroits, le Valvata depressa en Volhyÿnie; celui-ci y est presque de la grandeur du Valvata dilatata, mais un peu plus aplati et très-déprimé ; son ombilic a presque la grandeur et la profondeur de celui d’un Solarium.
Famille quarantième.
Limneidae.
Les coquilles minces en cône allongé sont formées de tours contournés plus ou moins dans un plan ou quelquefois sans spire distincte ; l’ouverture arrondie est semi-lunaire ou allongée ; l'ombilic est quelquefois double.
Genre XCV. Limneus LA.
Les coquilles allongées-coniques ont les tours très-convexes et les sutures profondes; l'ouverture ovale est pointue en haut et a un pli
oblique au bord columellaire. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans nos eaux douces, ë
| * vivants :
Esp. 288. Limn. stagnalis MüLr.
Naturhist. Skizze 1. c. pag. 217.
Testa ovata ventricosa, anfractibus sensim increscentibus , ultimo maximo, supra angulato, sutura minus profunda, ab antecedente sejuncta, superficie laevissima; Jongitudo 1/!’ et latitudo 71/,‘/’.
Hab. fossile près de Brikow dans un calcaire siliceux d’eau douce très-dure et vit encore dans toute la Russie.
Il me semble que l'espèce ne diffère pas du Limneus stagnalis de nos eaux douces; des individus mieux conservés offriraient peutêtre quelques légères différences ; je ne connais pas le nombre des tours qui ne semblent pas s’accroitre aussi rapidement que dans le Limneus stagnalis, à en juger d'après la grande circonférence de l'avantdernier tour relativement au dernier; il s’en suit que sa suture n'est pas aussi profonde que dans le Limneus stagnalis. Le dernier tour est de la grandeur ordinaire dans cette espèce ; il est finement strié; les stries longitudinales sont coupées par des stries transversales trèsserrées, ce qui donne à la surface l'aspect d'un réseau, comme dans le Limneus stagnalis.
Esp. 289, Limn. balthicus m.
Testa ovata, propter incrementi strias longitudinaliter striata, anfractibus # celeriter increscentibus, tribus prioribus minimis acutis, quarto maximo amplissimo passim transversim costulato, apertura ovata, ampliata, plica columellari distincta; longitudo !/,/’ et latitudo #1/,/#,
- Hab. fossile aux environs de Hapsal à quelques pieds au-dessus du niveau actuel et à la distance d’une verste de la mer Baltique; elle vit encore maintenant dans cette mer.
La coquille ovalaire est très-fragile, transparente, ses 4 tours s’accroissent rapidement, les 3 premiers sont très-petits, à peine saillants et très-pointus, le #ième est très-grand et bombé, il enveloppe tous le précédents et est strié longitudinalement par ses stries d’accroissement; il se trouve aussi de jeunes individus à côtes transversales également espacées sur le dernier tour qui disparaissent, à ce qu’il paraît, dans les adultes.
Je l'ai observée, quoique rarement, dans un terrain sablonneux
d’alluvion près de Hapsal en Esthonie avec le Cardium edule, le Mytilus edulis, le Tellina balthica, le Nerita fluviatilis et le Paludina balthica, qui vivent encore dans la Baltique.
Esp. 290, Limn. laevigatus m.
PI. XI, fig. 2, a b grand. natur.
Naturhistor. Skizze 1. c. pag, 217.
Testa ovato-ventricosa, laevissima, longitudinaliter striata, spira brevi, tribus prioribus anfractibus sensim increscentibus, ultimo quarto multo majore ventricoso, fasciculatim ac longitudinaliter striato, apertura elongato-ovali, ultra */, longitudinis testae occupente ; longitudo 5‘! et latitudo 21/,‘/.
Hab. près de Brikow.
La coquille ovale ventrue est très-lisse, unie, très-finement striée par des stries d’accroissement nombreuses très-serrées, et formant des
| faisceaux, ayant entre elles de petites stries longitudinales: une strie transversale fine est parallèle au bord supérieur du dernier tour, c’est ce qui distingue principalement l'espèce.
Elle ressemble un peu au Limneus pereger DRAP., mais les tours précédents sont un peu plus petitis et principalement plus étroits diminuant beaucoup plus rapidement dans le Limneus laevigatus que dans cette espèce.
Esp. 291. Limn. Buchii m.
PI. XI, fig. 3, a grand. natur., b grossie.
Naturhist, Skizze |, c. p. 217.
Testa abbreviato-conica, subovalis, laevissima, anfractibus tribus brevissima spira conspicuis, ultimo anfractu maximo valde ventricoso, apertura ovali; longitudo 3/// et latitudo 2’.
Hab. près de Brikow dans un calcaire siliceux.
La petite coquille est conique et courte ou ovale, très-lisse, la spire est très-courte, les deux tours sont à peine saillants, le troisième est trèsgrand, ventru, ce qui ne se voit pas dans les espèces vivantes et fossiles connues jusqu’à présent; elle est malheureusement tellement enfoncée
. dans le calcaire compacte siliceux qu'on peut à peine distinguer sa forme générale. Le dernier tour a une longueur de 2 lignes, et les deux précédents réunis n’ont pas plus de 1!/, ligne ; il est possible que ce tour soit encore un peu plus large, dans ce cas l'espèce aurait quelques rapports avec l'Amphipeplea glutinosa MÜLL. qui n'a que trois
tours comme notre espèce, et dont le dernier est très-ventru, de sorte qu’on ne voit pas les deux premiers. Elle ressemble aussi un peu au Limneus succineus Nizss. du lac de Wetter en Suède qui est plus petit, le dernier tour est aussi ventru mais les deux précédents sont aussi petits que dans notre espèce fossile.
Esp. 292. Limn. Weissii m.
PI. XI, fig, 4, a grand, natur., b grossie, Naturhist. Skizze 1. c. pag. 217.
Testa elongato-conica, anfractibus quatuor sensim increscentibus, ultimo maximo ventricoso, margine superne singulorum anfractuum transversim impresso, quasi filo tenuissimo cincto, apertura ovali.
Hab. près de Brikow.
La petite coquille est allongée ovale-conique lisse, les 4 ou 5 tours s’accroissent insensiblement et le dernier rapidement, il est ventru; les 3 ou 4 premiers tours font une saillie au-dessus du dernier tour et tous les tours sont pourvus d’une impression fine filiforme sur leur bord supérieur, au-dessus de laquelle on voit 2 ou 3 stries très-fines à peine distinctes; quelques individus sont légèrement réticulés, La grande ouverture est ovale, pointue en haut et arrondie en bas.
L'espèce a quelques rapports avec le Limneus pereger, qui cependant n’a pas l'impression filiforme qui longe le bord supérieur de tous les tours.
Esp. 293. Limn. anceps m.
PI. XI, fig. 5, a grand. natur,, b grossie.
Naturhist. Skizze 1, c. pag. 217.
Testa attenuato-conica, spira elongata, quatuor anfractibus sensim increscentibus convexis, ultimo majore ventricoso, interno aperturae margine uniplicato; longitudo 2’! et latitudo 1’.
Hab. près de Brikow.
La petite coquille est toute lisse en forme de cône allongé, la spire est très-saillante, les 4 tours s’accroissent très-insensiblement, les stries d’accroissement ne se voient qu’à la loupe. Je ne connais que de petits individus; mais il y a aussi dans le même calcaire siliceux une coquille plus grande de la même forme à 5 tours qui s’accroissent trèsinsensiblement et qui sont très-allongés; la longueur totale est de 41/,/‘ et la largeur du dernier tour de 2‘. On observe aussi sur la même roche près de cet individu une autre coquille à ouverture distincte, poin-
tue en haut et pourvue, au bord columellaire, d'un seul grand pli; il ‘me semble que tous ces individus appartiennent à la même espèce,
Genre XCVI. Ancylus GEOFFR.
Les coquilles sont en bonnet plat, minces, simples, le sommet est très-peu saillant et l'ouverture est ovale, sans opercule. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans nos eaux douces.
Esp. 294. Ancyl. marginatus m.
PI. XI, fig. 6, a b grossies, c grand, natur. Naturhist. Skizze 1. c. pag. 214.
Testa pileiformi ovata, medio vertice prominulo, margine testae incrassato ; longitudo 1‘, Hab. près de Stawnitza aux environs de Mendzibosh dans un calcaire tertiaire marin avec plusieurs espèces de Helix et de Cardium. La coquille est en forme de bonnet ou en écusson presque ovale, les deux bouts sont arrondis, le sommet s'élève au milieu, mais fort peu, il est plutôt obtus que pointu; la surface est lisse, le bord est renflé, séparé de la partie supérieure par un sillon transversal profond. C’est une des plus petites coquilles de notre bassin tertiaire.
Genre XCVII Planorbis Müzz.
Les coquilles sont enroulées dans un seul plan, de sorte que l’ombilic devient double, l’ouverture est semi-lunaire ; les tours s’accroissent plus ou moins rapidement. Les espèces se trouvent dans le terrain tertiaire et vivent encore dans nos eaux douces.
Esp. 295. Plan. marginatus Nirss. aff.
Naturhist. Skizze 1. c. p. 216.
Testa depresso-discoidea, externo margine inferiore angulato, subcarinato, anfractu postremo majore apertura suborbiculari ; longitudo testae supra aperturam 1!’ et latitudo 5’’/.
Hab. près de Kuneza.
La coquille est aplatie, l’ombilic du sommet est un peu plus profond que celui de la base; les tours s’accroissent insensiblement, le dernier est un peu moins gros que celui du Planorbis marginatus vivant de Volhynie, dans lequel il est plus convexe en haut et trèspeu convexe en bas. La coquille fossile est presque également convexe en haut et en bas; ce qui fait que l'ouverture est presque orbiculaire, sans montrer la petite entaille au bord intérieur de l’espèce vivante.
La carène inférieure est petite en forme de strie linéaire, sans modifier le bord extérieur et inférieur de l'ouverture, Toute la surface est striée très-finement les stries transversales sont très-serrées, anguleuses à la carène et un peu obliques. La différence entre cette espèce fossile et le Planorbis marginatus vivant est tellement petite que j'ai préféré la réunir avec ce dernier.
Esp. 296. Plan. conivens m.
PI. XI, fig. 7, a grand, natur., b c d grossies. Naturhist, Skizze 1. ©. p. 217.
Testa depresso-discoidea, minima, anfractibus tribus quatuorve sensim increscentibus, ultimo majore, ideoque magis conspicuo quam in Planorbe complanato; margine inferiore aperturae semilunaris cum superiore subconnivente, utroque umbilico planiuseculo; latitudo :4//;
Hab. près de Brikow ainsi qu'à Kuneza et à Grodno.
La petite coquille est discoïde, déprimée, les 3 ou # tours s’accroissent insensiblement, les bords sont également convexes et les tours sont enroulés symmétriquement; le dos est arrondi; l’ombilic très-peu profond et égal au sommet et à la base, La surface des tours est lisse et ne montre que les petites stries transversales de l'accroissement. L’ouverture semilunaire est un peu plus large que longue.
L'espèce diffère de toutes les espèces connues par son ouverture presque entièrement semi-lunaire, par son bord inférieur qui avance un peu plus que le supérieur, de sorte que la coquille devient un peu asymé. trique; les deux ombilics sont presque aplatis. Les tours s’accroissent insensiblement, ce qui distingue principalement cette espèce du Planorbis complanatus qui est beaucoup plus aplati, et la fait ressembler un peu au Planorbis spirorbis, les tours cependant sont plus gros et l'ouverture se continue en deux bords tranchants; elle a plus de rapport avec le Planorbis albus Müzr. ou hispidus STURM, qui a aussi l'ouverture semi-circulaire à bords simples; par conséquent l'ouverture nest pas semi-lunaire, et les bords ne sont pas aussi avancés que dans notre espèce.
Esp. 297. Plan. siliceus m.
PI. XI, fig. 8, « b c grand. natur., c la surface grossie. Naturh. Skizze 1. ec, pag. 216.
Testa magna longitudinaliter distinctissimeque striata, rudioribus striis cum tenuioribus alternis, quinque anfractibus sensim increscentibus,
ultimo maximo, apertura duplo fere latiore penultimo anfractu, margine aperturae reflexo, umbilico inferiore profundiore ; longitudo 3’ et Jatitudo ultra 7‘.
| Hab. près de Brikow, de Kuncza, de Zalisce et de Wischnewetz, La coquille assez grande est enroulée symétriquement dans un seul plan, très-finement striée, à stries longitudinales entremêlées de stries un peu plus grossières; il y en a à l'ordinaire 4 fines entre 2 stries plus grosses; les stries sont toutes égales sur les premiers tours; des stries plus grosses alternent avec des stries plus fines sur les tours suivants (voy. I. c. Fig. 8 d). Les 5 tours s’accroissent insensiblement, mais en général un peu plus rapidement que dans le Planorbis corneus; le dernier est de la double grandeur de l’avant-dernier. L’ombilic du sommet est plus grand que dans cette espèce, ses tours deviennent insensiblement plus profonds, ne faisant pas une telle saillie que dans l’ombilic de celle-ci, dont le second tour est plus convexe et l’ombilic plus aplati. L’ombilic de la base est plus profond et moins aplati que le supérieur. Les stries d’accroissement sont très-fines et plus distinctes à certaines distances que dans le Planorbis corneus. L'ouverture est semi-lunaire, le bord inférieur descend un peu plus vers le bas que le supérieur; il est arrondi comme lui. La largeur de l’ouverture est de 2°/, lignes et d’une hauteur de 1°/, ligne; l'espèce diffère aussi par cette proportion de l'ouverture du Planorbis corneus. L'espèce se trouve dans un calcaire siliceux d’eau douce très-dure, en beaucoup de fragments avec les autres espèces fossiles de Planorbis et une espèce qui ressemble un peu au Planorbis carinatus, mais à ombilic inférieur beaucoup plus profond et à ombilic supérieur à peine visible; outre cela il y a dans ce calcaire siliceux un Helix et un Pupa fossiles.
Esp. 298. Plan. spirorbis Müzr.
Testa planiuscula plano-umbilicata, quinque anfractibus sensim increscentibus, rotundatis, lateribus eorum convexis, apertura suborbiculari, paullo protracta ; latitudo minima,
Hab, près de Brikow dans le même calcaire siliceux et près de Kuncza dans une argile moderne.
La coquille très-aplatie a lombilic supérieur très-aplati, l'inférieur un peu plus profond; les 5 tours s’accroissent insensiblement, et sont convexes, le bord inférieur avance un peu plus que le supérieur ce qui la fait différer de l'espèce vivante. Ce bord est arrondi et ne s'élève
pas en carène distincte ; caractère qui distingue cette espèce du P1anorbis vortex, qui est caréné au bord inférieur; son ouverture n’est pas toute ronde, mais un peu allongée.
Famille quarante-unième,
Limacidae.
Les coquilles contournées en spirale sont presque globuleuses, en forme de cône court et à ouverture distincte; elles sont terrestres.
Gene XCVIII Helix L.
Les coquüles sont globuleuses, quelquefois déprimées, rarement en forme de cône, l'ouverture est semi-lunaire, les bords sont désunis, l'ombilic est fort profond. Les espèces se trouvent dans le terrain tertaire et vivent à présent partout sur la terre-ferme,
Esp.:299;, Hel. striata m PI. XI, fig. 9, a grand. natur., b c d grossies. Naturhist. Skizze 1. c. pag: 215.
Testa depresso-globosa, transversim nitidissimeque sulcato-striata, obliquis striis perquam regularibus aequalibus remotioribus, ultimo anfractu in medio obtuse angulato, basi infra bivittata, umbilico conspicuo; longitudo °/,'!! et latitudo 1‘.
Hab. près de Holowezynce, aux environs de Mendzibosh, dans un calcaire tertiaire d'eau douce.
La petite coquille est déprimée-conique, les 5 ou 6 tours s’accroissent insensiblement, ils sont convexes et très-régulièrement striés, à stries obliques très-serrées, qui ont la forme de petites côtes écailleuses, laissant entre elles de petits sillons. Les stries et les sillons passent au-dessus du bord inférieur obtus du dernier tour jusqu’à sa base; tous les tours précédents ont les mêmes stries et les mêmes sillons. Les tours sont séparés par de profondes sutures, le dernier est pourvu à sa base de deux bandes concentriques obscures; l'ouverture est étroite, semi-lunaire, les bords sont un peu renversés en dehors et l’ombilic est distinct et profond.
Esp. 300, Hel. depressa m.
PI. XI, fig. 10, a grand. natur., b € d grossies. Naturhist. Skizze I. c. pag. 215.
Testa valde depressa, vertice subplano, anfractibus quinque subconvexis transversim costulatis tenuissimeque striatis, in uno fere plano
horizontali sitis, ultimo duplo majore antepenultimo, reliquis sensim increscentibus; latitudo 1// et longitudo 1/,‘.
Hab. près de Holowczynce, aux environs de Mendzibosh dans un calcaire d’eau douce.
La petite coquille est fort déprimée et contournée presque dans un seul plan horizontal, les 5 tours s’accroissent d’abord très-insensiblement, le dernier est un peu plus grand que l’avant-dernier, les stries transversales ont sous la loupe la forme de petites côtes; il y en a 9 sur le dernier tour; elles sont séparées par de petits sillons plats et coupées par de fines stries longitudinales. Les tours sont un peu convexes au bord supérieur de manière que les sutures deviennent profondes. La base est pourvue d’un grand ombilic laissant voir en-dedans les tours et l’ouverture semi-lunaire, son bord inférieur est un peu plus grand et plus large que le supérieur,
Je ne connais pas de Helix vivant qui soit strié transversalement comme celui-ci; il a quelque rapport avec l’Helix diodonta MonrTr. du Bannat, mais le dernier tour de celui-ci est déprimé et tout lisse.
Esp. 301. Hel. flava m.
PI. XI, fig. 11, a grand, natur., b c grossies. Naturh. Skizze 1. c. pag. 215.
Testa depressa laevi, flava, anfractibus 5—6 sensim increscentibus subplanis in uno fere plano horizontali sitis, margine suturali filo tenuissimo instructo, ultimo anfractu obtuse angulato ; latitudo 4‘! et longitudo 2//’,
Hab. près de Holowczynce, aux environs de Mendzibosh, avec des coquilles marines dans un calcaire tertiaire d’eau douce.
La petite coquille d’un jaune claire est déprimée-cônique presque toute lisse, striée par les stries d’accroissement très-fines; les 5 tours s’accroissent insensiblement , ils sont fort peu convexes, le premier est très-petit et les sutures sont peu profondes; le dernier tour est pourvu d’un bord inférieur arrondi, obtus et assez avancé; il divise le dernier tour en deux parties inégales, la supérieure un peu plus étroite et l’inférieure un peu plus grande presque aplatie, formant la base de la coquille. On remarque sur le bord supérieur du cinquième tour une strie filiforme très-fine, se prolongeant aussi dans les sutures des tours précédents, quoiqu’elle n’y soit pas aussi distincte que sur le dernier tour. Le sommet est aplati, à peine saillant, la base couverte par la roche m'est restée inconnue.
L'espèce a quelque rapport avec l’'Helix rotundata MüLz. vi< vant, quoique celui-ci soit un peu plus petit et le bord inférieur de son dernier tour un peu plus avancé, caréné et tranchant ; elle est aussi d’une autre couleur, tachetée et striée transversalement, les stries sont plus grossières que dans notre espèce. Un autre individu dans ce calcaire est dépourvu de sa couleur, parce qu'il est entièrement calciné, ses tours sont très-aplatis et son sommet fort déprimé et obtus.
Esp. 302. Hel, Deucalionis m.
Zoolog. special, Tom. I, Tab. V, fig. 19.
Naturhist. Skizze 1. c. pag. 215.
Testa incrassata, depresso-globosa, umbilicata, transversim striata, hisce striis anfractuum transversis subrugosis, apertura semilunari, margine simplice; latitudo 3‘’’ et longitudo 2‘.
Hab. près de Poczaiow et de Kuncza.
La coquille est épaisse en forme de cône déprimé, les 5 tours s’accroissent rapidement et sont assez convexes et striés transversalement ; il y a entre les stries de petits sillons obliques, qui la distinguent de toutes les espèces vivantes. L'ouverture est semi-lunaire, le bord est renversé en dehors. Le dernier tour se fait remarquer par son ombilic étroit et profond. L'espèce rèssemble le plus à l'Helix depilata Preirr., dont le bord inférieur du dernier tour est distinctement caréné, tandis qu'il est arrondi dans notre espèce fossile; son ouverture est aussi plus arrondie que dans celle-ci.
Esp. 305. Hel. Pyrrhae 9m.
PI. XI, fig. 12, a grand. natur., b c d grossies. Naturh. Skizze 1. c. pag. 215.
Testa depressa, subglobosa, anfractibus 5 sensim increscentibus planiusculis angustis laevibus substriatis, margine ultimi anfractus subprominulo, apertura irregulariter semilunata, umbilico majore contecto; latitudo 2!!! et longitudo 11/,//.
Hab. près de Mendzibosh et de Kuncza,
La petite coquille est en cône très-déprimé, formée de 5 tours complets convexes au bord inférieur et supérieur, le sommet est peu saillant et les tours lisses s’accroissent très-insensiblement et sont un peu aplatis; les sutures sont fines et distinctes, les stries transversales sont à peine visibles sur les tours ; le bord supérieur des tours est arrondi, plus avancé que l’inférieur, l'ouverture est par conséquent
irrégulièrement semi-lunaire, plus convexe à l'extérieur que vers le bord intérieur. L’ombilic est très-grand et profond; il est malheureusement rempli d’une masse calcaire et difficile à reconnaitre.
Genre XCIX. Pupa DRApr.
La coquille est cylindrique, épaisse, à ouverture irrégulière, semi-ovale et arrondie en bas, à bords renversés en dehors et désunis en haut; le bord intérieur est pourvu d’un pli situé entre les bords. Les espèces se trouvent fossiles dans le terrain tertiaire et vivent encore partout sur la terre-ferme.
Esp. 304. Pup. antiquissima m.
PI. XL, fig. 13, a grand. natur., b c grossies, Naturhist. Skizze 1. c. pag. 216.
Testa exigua laevissima, anfractibus 5 aequalibus convexis, fere rectis, postremo duplo majore antecedentibus, apertura semilunari ; longitudo 1‘! et latitudo 3/,'’
Hab. près de Kuncza et de Mendzibosh.
La petite coquille est toute lisse et unie, formée de 5 tours presque égaux, un peu convexes, s’accroissant insensiblement, disposés presque verticalement et par conséquent droits et non inclinés comme dans le Pupa Defrancii BRONGN., qui lui ressemble beaucoup; elle est aussi de la même grandeur. Le dernier tour a presque le double de Ja grandeur des précédents ; il est d’un tiers plus grand que le troisième, le second à la moitié de la grandeur du troisième, et le premier est de la grandeur du second.
L'espèce ressemble aussi au Pupa muscorum Nizss., pourvue de 6 tours qui s’accroissent plus régulièrement et aussi insensiblement que les 4 tours médians; ils ont presque la même grandeur; le dernier est très-grand et le premier très-petit : ils s’accroissent beaucoup plus irrégulièrement dans notre espèce et sont plus convexes que dans le Pupa muscorum; les sutures sont aussi plus profondes. : L’ouverture est un peu oblique, semi-lunaire, le bord intérieur descend tout droit en bas, il est un peu plus allongé que l'extérieur qui est arrondi.
Esp. 305. Pupa muscorum Nicss. antiqua.
Naturh. Skizze 1. c. pag. 216.
Testa ovato-cylindrica, obtusa, longitudinaliter substriata, margine aperturae edentulo, extus callo albido cincto ; longitudo 11/,‘‘ et latitudo 1‘/’
Hab, près de Kuneza,
La petite coquille est presque ovale, cylindrique, obtuse au sommet, les 3 premiers tours s’accroissent beaucoup plus vite que les trois suivants, de sorte que la coquille gagne une forme presque cylindrique, les tours ne sont pas aussi convexes et aussi lisses que dans l’espèce précédente. Elle ressemble entièrement à l'espèce vivante.
Genre C. Succinea DRaAr.
La coquille est ovale, l'ouverture est très-grande, allongée sans opercule, les bords sont réunis et tranchants, la columelle est lisse insensiblementrétrécie. Les espèces se trouvent rarement fossiles dans un terrain d’alluvion et vivent encore partout dans les marais,
Esp.’ 306. Succ, oblonga Drap.
Naturb. Skizze 1. c. pag. 216.
Testa ovali albida, flavo colore omnino evanido, Hab. près de Kuncza, fossile dans une argile moderne. Elle ressemble tout-à-fait à l'espèce ordinaire vivante et se trouve aussi vivante partout en Russie.
Famille quarante-deuxième.
Bullaeacea.
Les coquilles ne sont pas très-enroulées, l'ouverture est trèslarge et occupe toute la longueur de la coquille, la spire n’est presque pas visible.
Genre CI Bulla LAM-
La coquille est allongée, fort peu enroulée, sans spire et à bord extérieur tranchant. Les espèces se trouvent dans le terrain jurassique, plus souvent dans les terrains crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles.
Esp. 307. Bull. inflata mm.
PI. XI, fig. 14, a grand. natur., b c grossies. Naturh. Skizze I. c. pag. 214.
Testa ovato-inflata, ultimo anfractu maximo reliquos antecedentes omnino contegente, longitudinaliter et transversim tenuissime striata, striis his transversis approximatis, undato-decurrentibus microscopicis,
margine columellari aperturae subtus dilatatae late exciso; longitudo 3!’ et latitudo 15/,‘/{,
Hab. près de Zukowce et de Szuskowee,
La coquille est ovale, renflée, Hsse et unie, si bien conservée qu’on peut à peine la dire fossile *; le dernier tour est très-ventru et se prolonge en s’élargissant un peu en bas, la surface est très-lisse, quoiqu’on reconnaisse à la loupe des stries longitudinales très-fines très-serrées et coupées par des stries encore plus fines et plus serrées. Ces stries transversales sont courbées ou ondulées, et donnent à la coquille un aspect tout-à-fait particulier. L'ouverture est allongée et large, rétrécie en haut et s’élargissant du milieu vers le bas; l’excision au milieu du bord intérieur à la columelle est grande et complètement arrondie en bas; le bord intérieur est ici un peu renversé sur l’ombilic; les bords inférieur et extérieur sont tranchants.
La couleur de la coquille est d’un violet clair comme dans le vivant, mais comme il se trouve à Zukowce une quantité de coquilles fossiles à couleurs bien conservées, il est très-naturel que cette coquille ait pu conserver aussi bien ses couleurs. Elle ressemble outre cela beaucoup au Bulla utriculus BroccHi, qui en diffère cependant par ses stries un peu plus grossières en haut et en bas et par une excision plus profonde à la columelle,
Le Cte. MüNSTER ** a nommé longtemps après moi, en 1835, une autre espèce du même nom, quoiqu'elle en soit entièrement différente,
Esp. 308. Bulla elongata m.
PI XI, fig. 15, a grand. natur., b c grossies.
Bulla ovulata (Broceui) Dus. 1. c. PI. I, fig. 13—14. Bulla lignaroiïides Anprz, |. c. pag. 446, PI. XI, fig. 4.
Testa elongata nitida, verticem versus attenuata et ad basin inflata, laeviuscula, transversim striata, subumbilicata; longitudo 2!‘ et latitudo 1’.
Hab. près de Zukowce, de Zalisce, de Tarnaruda et de Szuskowce.
La coquille allongée est fortement rétrécie en haut, rapidement grossie à la base et élargie; elle est tellement involute qu'on ne voit que le dernier grand tour, recouvrant tous les autres ; la surface est
* Je ne l’ai pas observée moi-même à l’état fossile, c’est Mr. ZBor- ZEWSKI, Ci-devant maître de HAIÉRAQUES, qui me l’a donnée comme provenant de Zukowce.
y, Leonnarp und BronN, N. Jahrb. f., Mineral. 1835, pag. 448.
d’Eichwald, Lethaea rossica. I. 20
lisse et unie, à stries longitudinales, coupées par de petites stries obliques très-fines, de la même grosseur en haut qu'en bas; le sommet est assez obtus et un peu enfoncé ; on y voit les premiers tours beau= coup plus courts, cachés dans l’intérieur et le bord supérieur de l'ous verture très-saillant. L'ouverture est allongée en haut et fort étroite, ovale et dilatée en bas, le bord inférieur est arrondi et le bord intérieur, offrant une grande échancrure ou excision en bas, est renversé en des hors; on voit une petite fente longitudinale, comme trace de l'ombilie:
Mr. Dupois a pris cette espece pour le Bulla ovulata (Lam) Brocoi, qui se rencontre fossile en Italie sous le nom de Bulla Brocchi BRONN, quoiqu'elle diffère de notre espèce par une ouverture plus large, s’élargissant insensiblement en bas et ne passant pas aussi rapidement de l'endroit rétréci à la partie inférieure très-élargie.
Il existe aussi un autre Bulla elongata Pnir., du terrain ju: rassique du Yorkshire, toute différente de notre espèce, pour laquellé je proposerais maintenant le nom de Bulla Bronnii on.
Esp. 309. Bulla pupa m.
PI. XI, fig. 16, a grand, natur., b grossie.
Testa exigua laevi cylindrica, medio subconvexa, ultimo anfractu utrinque antecedentem superante, apertura angusta longitudinali ad basin dilatata; longitudo 1’! et latitudo */,/#,
Hab. sur le haut-plateau de l'Usturte avec le Bullina usturtensis, le Cardium edule var, exigus, le Donax priseus et d'autres coquilles, dans un calcaire tertiaire moderne,
La très-petite coquille est lisse, unie, cylindrique, un peu convexe au milieu où elle est plus large qu'aux extrémités; le dernier tour avance un peu au-dessus du sommet enfoncé et se prolonge aussi en bas un peu davantage que le tour précédent ; l'ouverture étroite est de. la longueur totale de la coquille; le bord intérieur de l'ouverture est un peu renflé.
C'est la plus petite espèce de Bulla: elle diffère par sa forme générale de toutes les autres espèces de Volhynie,
Genre CII. Bullina BAST.
La coquille est cylindrique comme dans le genre Bulla, dont elle diffère par sa spire saillante au sommet, s'approchant ainsi du genre Oliva. J'avais nommé ce genre Alicula, sans connaître le nom de Mr. BASTEROT, antérieur au mien, Les espèces se trouvent dans Je terrain tertiaire.
Esp. 310, Bullin, usturtehsis m, PI. XL, fig. 12, a grand. natur., & grossie, Fauna caspio-caucasia Tab. XXXVIIT, fig, 20.
Testa minima cylindrica, lineari, spira vixdum emergente, ultimo anfractu maximo laevissima; longitudo 11/,‘/ et latitudo %/,/#.
Hab. sur le baut-plateau de l'Usturte.
La très-petite coquille ne se trouve qu’en noyaux et diffère du Bulina Okeni de la Volhynie principalement par sa forme en cylindre allongé, qui n'est pas convexe comme le Bullina Okeni; les tours ne font pas de haute saillie au sommet, qui est beaucoup moindre que dans le Bulina Okeni, elle n'a pas de strie transversale à son bord supérieur, comme celui-ci; l'ouverture est plus étroite vers le bas.
On observe quelquefois aussi des individus plus grands que celui dont j'ai donné la figure et la description.
Esp. 311. Bullin. Okeni m.
PI. XI, fig. 17, a grand. natur., b c grossies. Alicula Okeni Naturh. Skizze |. ec. pag. 214. Bulla Lajonkaïreana (Basr.) Parrson (in litt.).
Testa majore elongata, spira late prominula, obtusa, anfractibus 3— 4 subcomplanatis, margine eorum superiore impresso-canaliculato, ultimo maximo subventricoso, interno aperturae prolongatae sensimque dilatatae margine reflexo, calloso, laevi, umbilicali fissura conspicua ; longitudo 4!/,/! et latitudo 2///,
Hab. près de Kremenetz, de Novo-Constantinow, de Tessow, de Staro-Poczaiow, de Kuncza, de Szuskowce ainsi que dans le bassin tertiaire de Vienne,
La coquille est assez grande et allongée, un peu convexe, lisse, d'un blanc clair, à 3 ou 4 tours, à sommet obtus; les premiers tours sont beaucoup plus saillants que dans les autres espèces de ce genre, plus espacés et très-comprimés; le dernier tour est plus grand et s'éloigne du bord supérieur du tour précédent un peu plus que dans les autres espèces de Bullines. L’impression transversale, en forme de petit sillon autour du bord supérieur de tous les tours, est très-étroite et fine, peu enfoncée, l'échancrure du bord extérieur du dernier tour en haut n’est pas aussi grande que dans le Bullina volhynica. L'ouverture est plutôt étroite que large, elle s’élargit fort insensiblement en bas. Le bord extérieur est tranchant, l'intérieur est très-renversé en
dehors et renflé en se prolongeant plus en bas au-dessus de la columelle; il grossit tellement près du bord inférieur qu’il ne couvre pas tout-à-fait la fente ombilicale. |
Le Bullina Lajonkaireana a quelque rapport avec notre espèce quant à la grandeur, mais elle n'est pas aussi grosse ou gonflée, la spire n’est pas aussi large et aussi saillante que dans celle-ci.
Esp. 312. Bullin. volhynica m.
PI, XI, fig. 18, a grand. natur., b c grossics. Alicula volhynica m. Naturhist. Skizze I. ec. pag. 215. Bulla terebellata Dus. I. c. PI I, fig. 8—10.
Testa exigua elongata tenui, utrinque acute attenuata , laevissima, alba, anfractibus 4 celeriter increscentibus, oblique involutis, superiore margine ultimi anfractus ab illo antecedentis remotiore, aperturae angustato-elongatae margine interno tumido; longitudo 1°/,// et latitudo 1°’.
Hab. près de Zalisce, de Tessow et de Szuskowce.
La petite coquille est allongée, étroite, pointue aux deux extrémités; elle est lisse et sans stries, blanc de neige; les 4 tours s’accroissent assez vite, le premier en forme de petit noeud est situé obliquement au sommet, tous les autres occupent aussi la même position oblique; le bord supérieur du dernier tour est fort éloigné du bord du tour précédent, le tour lui-même est lisse sans stries et presque cylindrique et très peu convexe ; l’ouverture est très-longue, mais très-étroite, très-rétrécie en haut, s’élargissant insensiblement en bas; le bord intérieur est fort renversé, enflé en bourrelet, s’élevant un peu à sa base en pli longitudinal. |
Mr. BRONN réunit le Bullina volhynica et le Bullina spirata Broccui au Bullina Lajonkaireana BAST., mais la première coquille est plus étroite et par conséquent plus longue que celle-ci; elle est aussi plus pointue et l'ouverture est bien différente, elle est étroite et rétrécie en haut et plus large en bas; mais ilest bien difficile de décider sile Bullina terebellata DuBois appartient à cette espèce ou plutôt au Bullina Lajonkaireana, qui se rencontre aussi en Volhynie, quoiqu'elle ressemble davantage à la première.
Esp. 313. Bullin. Lichtensteinii m. PI. XI, fig. 15, a grand. natur., b ce grossies.
Alicula Lichtensteinii Naturhist. Skizze 1. ce. pag. 214. Bullu clandestina Dus. 1. c. PI. I, fig. 19— 21.
Testa brevi subcylindrica, tumidiuseula, fasciata , spira brevissima, tenuissima, ex ultimo anfractu ventricoso subito prominula; externo margine attenuatae aperlurae acuto, interno reflexo, non calloso; longitudo 2‘’’ et lat tudo 1''’.
Hab. près de Zukowce, de Bilka, de Zalisce et de Tarnaruda. |
La petite coquille est très-raccourcie et ventrue, à bandes larges transversales d’un brun foncé, les 5 tours saccroissent très-vite et se recouvrent les uns les autres et il n’y a que les petites pointes des 4 tours précédents qui fassent une petite saillie; le sommet est très-pointu et s'élève subitement au-dessus du dernier tour qui est très-ventru et trèslarge, différence bien notable de l'espèce. Le bord supérieur de tous les tours est très-aplati, à stries fines transversales qui se continuent sur le dernier tour très-ventru et convexe en y produisant des stries fines longitudinales, identiques aux stries d’accroissement. L'ouverture est étroite en haut, fort élargie et arrondie en bas, le bord supérieur s’aperçoit tout-de-suite sous le bord supérieur du tour précédent; le bord extérieur est assez convexe et un peu tranchant; le bord intérieur est renversé, mais mince et sans bourrelet; la fente ombilicale est petite.
Le Bullina spirata BRroccui est pourvu de tours qui s’accroissent très-insensiblement, en formant une ‘grande saillie au-dessus du dernier tour, d’où ils s’élèvent par gradations. Le Bullina volhynica est plus allongé, plus mince et plus pointu aux deux bouts et ses tours s’accroissent insensiblement; le Bullina Lichtensteinii est plus pointu au sommet et ses tours s’accroissent plus rapidement. Le Bullina Lajonkaireana BAsrT. diffère par sa longueur, le Bullina Lichtensteinii est plus petit, plus court et plus convexe, sa spire s'élève insensiblement.
Esp. 314. Bulin. Lajonkaireana Basr.
Bulla spirata Broconr Dugois I. c. PI. I, fig. 11—12.
Testa exigua, ovato-elongata , laevi, spira magis exserta quam in antecedente, apertura latiore, interno margine tumido; longitudo 3‘.
Hab. près de Zukowce, de Zalisce et de Tessow.
La coquille est plus grande et plus grosse que le Bullina volhynica qui, au contraire, est très-mince et très-étroite et par conséquent plus courte; elle est aussi toute lisse; les tours sont en gradins et plus saillants que dans les espèces précédentes. Elle est très-répandue et se trouve dans notre bassin de Volhynie et de Podolie, dans celui de Bessarabie et même dans le petit bassin du bord oriental de la mer
Caspienne, sur le haut-plateau de l’Usturte ; elle se rencontre aussi dans le bassin de Vienne et dans celui de Castell’ arquato ainsi que dans le bassin de la France méridionale près de Dax.
Résumé.
Tous les Mollusques de notre bassin volhyno-podolien et de celui de Bessarabie forment 98 genres, parmi lesquels il y a un seul genre de Brachiopodes, 37 genres d'Acephales et 60 genres de Gasteropodes outre le genre Balanus que nous comptons parmi les Crustacés. La plupart sont des genres encore vivants dans les mers voisines, la mer Noire et la Méditerranée ou dans l'Océan Atlantique; quelques-uns appartiennent aux genres éteints qui se rencontrent déjà dans le terrain tertiaire ancien de Paris, p. e. les genres Bifrontia et Rimula, le genre Teredina qui se trouve principalement dans le terrain crétacé et le genre Anatina qui se rencontre rarement dans le terrain tertiaire, plus souvent dans le terrain crétacé ; enfin le genre Trigonocoelia qui se trouve très-rarement à l’état vivant, comme le Trigonocoelia (Pectunculus) multistriata dans la mer Rouge, plus souvent parmi les fossiles du terrain tertiaire,
D'autres genres se trouvent très-rarement à l’état vivant dans la Méditerranée et dans l'Océan américain, comme le Diplodonta, ou. dans la Méditerranée, le Galeomma, genre qui n'était pas connu jusqu'à présent à l’état fossile. Les autres genres de Mollusques de notre bassin se trouvent tous parmi les vivants et aussi dans toutes les mers d'Europe, principalement dans la Méditerranée qui est très-riche en Mollusques de tous les ordres. Notre bassin se distingue ensuite par les genres Calyptraea et Sigaretus qui, outre le genre Scutella parmi les Radiaïres, se trouvent pour la première fois dans le terrain tertiaire ancien et se rencontrent aussi dans notre bassin, qui est en outre caractérisé par les restes organiques de Balanides parmi les Crustacés, de Batraciens et de Serpens parmi les Reptiles; le genre Dreisseana,genre de Mollusques A cephales, s’est développé pour la première fois dans le terrain tertiaire de l’étage moyen.
Les espèces de Mollusques du bassin volhyno-podolien sont en général moins nombreuses que dans d’autres bassins tertiaires, mais peut-être sont-elles moins connues, parceque ce bassin n’est pas aussi bien étudié que les bassins de l'Italie, de Paris et de la Belgique; le petit bassin de la Bessarabie l’est encore moins que celui de la Volhynie et de la Podolie; celui de la Pologne est un peu mieux connu et il
possède, outre beaucoup d'espèces qu’il a de commun avec le bassin volhyno-podolien, une quantité d'espèces nouvelles, que j'ai admises dans le nombre total du bassin, mais j'ai dû passer sous silence beaucoup d'espèces du terrain subapennin et du terrain ancien de Paris et de Londres que Mr. Puscx avait nommées comme fossiles du bassin de la Pologne, sans en donner ni la description, ni les figures. Comme je ne les ai pas observées moi-même, j'ai préféré les passer sous silence comme n'étant en général pas bien déterminées, que de les citer comme propres à notre terrain tertiaire ; leur nombre s'élève au moins à 80 espèces.
__ Sans compter ces espèces mal déterminées j'en ai décrit moimême à peu près 300, des ordres des Brachiopodes, des Acephales, des Gasteropodes et des Cirripèdes du bassin volhynopodolien, de celui de la Bessarabie et de la Pologne, c’est-à-dire le triple du nombre des espèces citées par Mr, Dupois comme fossiles de la Volhynie de la Podolie, car il ne fait mension que de { 12 espèces, dont la plupart cependant sont mal déterminées. Il a compté parmi elles 40 espèces du terrain subapennin, 5 du Vicentin, 2f de Paris et de Londres, 16 de Bordeaux et 23 vivantes, nombre, qui diffère entièrement de ce que j'ai trouvé d’après mes propres observations.
Dans le nombre que j'ai cité, il y a 85 espèces de Brachiopodes etd' Acephales et 221 de Gastéropodes, etune seule espèce de Cirripèdes; les espèces sont en général très-caractéristiques pour notre bassin volhyno-podolien, car elles ne se sont trouvées nulle part ailleurs, si ce n’est en fort petit nombre dans le bassin de Vienne qui a la plus grande ressemblence avec le nôtre, quoiqu'il soit en même temps plus riche en espèces. Outre cela, les espèces de notre bassin sont si bien conservées qu’elles montrent encore les couleurs naturelles de leur surface, c’est ce qu’on n’observe pas dans d’autres bassins; j'ai été en état de distinguer les espèces de plusieurs genres, comme des genres T[rochus et Turbo, par leurs couleurs très-caractéristiques.
Le bassin de Vienne, en général, a 500 espèces de Mollusques, c'est-à-dire 200 espèces de plus que notre bassin de la Volhynie et de la Podolie ; il est en même temps très-riche en Zoophytes, dont il compte 207 Polypiers et 251 Bryozoaires ou Foraminifères, par ce nombre il surpasse non seulement tous les bassins tertiaires connus, mais aussi les mers des tropiques. C’est presque le même cas avec le bassin du terrain tertiaire äncien de Paris, dont on compte plus de 1200 espèces, entre autres 137 espèces de C erithes, nombre qui dépasse celui des
espèces de ce genre de nos mers actuelles, quand on les compte dans le même endroit ou dans le même bassin.
Le bassin subapennin est aussi très-riche en espèces de Mollusques fossiles et sans doute plus riche que notre bassin, qui relativement à son âge, tient le milieu entre celui de Paris et le bassin subapennin; le petit bassin de Bordeaux, peut-être contemporain à notre bassin, n’est pas du tout aussi riche que celui-ci en espèces caractéristiques du terrain,
Enfin le bassin de la Belgique se distingue du nôtre par la réunion des trois étages du terrain tertiaire ; l’étage ancien, le moyen et le
moderne s’y succèdent presque immédiatement mais ils sont compara-
tivement moins riches en espèces de Mollusques fossiles, car ils ne renferment que 281 espèces de Brachiopodes et d'Acéphales et 249 de Gastéropodes, de Céphalopodes et de Cirripèdes, ce qui fait pour les trois étages (l’éocène, le miocène et le pliocène) environ 530 espèces parmi lesquelles nous remarquons beaucoup de genres qui manquent à notre bassin, comme les genres Clavagella, Teredo, Solecurtus, Glycymeris, Corbulomya, Erycina, Ligula, Axinus, Cyrene, Cyprina, Pholadomya, Pandora, Cypricardia, Stalagmium, Pinna, Avicula, Lima, Spondylus, Scalaria, Ampullaria, Volvaria, Terebellum, Sepia, Beloptera, Nautilus.
Il manque même quelques-uns de ce genres aux bassins de Paris et de Londres, de Bordeaux et de Montpellier, au bassin subapennin et à celui de Vienne et nous sommes obligés de supposer que la différence du climat tertiaire, sous lequel s’est développé le bassin de la Belgique, était assez grande pour produire une Faune aussi différente que celle-ci.
Le bassin volhyno-podolien, situé le plus vers l’orient de l’Europe a été dans le même cas; son climat a dû différer notablemént du climat des autres localités pendant la formation des différents étages de leur bassins réciproques; notre bassin qui correspond à l’étage tertiaire moyen, a beaucoup plus d'espèces communes avec l’étage moderne ou avec le terrain subapennin qu'avec l’étage ancien de Paris.
De toutes les espèces de l'étage ancien ou éocène, du moyen ou miocène et de l'étage moderne ou pliocène, mêlées ensemble dans le bassin de Paris, de la Belgique et de tant d’autres localités, il ne se rencontre dans le bassin volhyno-podolien que très peu d'espèces, comme le Rostellaria fissurella, le Rissoa cochlearella, le Chenops pes pelecani, les Dentalium fissura etincrassatum, le Lucina divaricata, l’Arca barbata, le Quinquelocu-
lina saxorum, le Triloculina trigonula var. f. triquetra, le Lenticulina planulata et quelques autres qui, comme la plupart de celles-ci, se retrouvent encore vivantes dans les mers actuelles.
La ressemblance du bassin volhyno-podolien avec le bassin subapennin est assez grande pour les espèces de Mollusques fossiles ; chacun peut le voir aisément par les espèces communes à ce bassin et au bassin subapennin, et qui sont énumérées dans le tableau synoptique ci-joint; je suis porté à croire , que notre bassin ne correspond cependant pas entièrement à l'étage moyen du terrain tertiaire et qu’il doit occuper le milieu entre l’ancien et le moyen. En tout cas il est beaucoup plus ancien que le terrain subapennin, dans lequel ou rencontre tant d'espèces encore vivantes de la Méditerranée, qui manquent à notre bassin. |
Le petit bassin d’eau douce de Brikow et le petit bassin terrestre de Mendzibosh, où les coquilles terrestres sont réunies à des espèces marines et lacustres, distinguent principalement notre terrain volhynopodolien.
Parmi les espèces de Planorbis nous voyons deux espèces éteintes et une espèce, le Planorbis spirorbis MüLL. encore vivante, qui s'y trouve mêlée aux deux autres et qui vit encore maintenant par. tout en Russie; parmi les Limnées nous voyons quatre espèces éteintes et une espèce vivante, le Limneus stagnalis MÜüLz., mêlée aux autres espèces fossiles ; il se trouve encore partout en Russie dans les eaux douces.
Le terrain tertiaire terrestre de notre bassin, mêlé à un terrain marin, n'est pas moins remarquable ; il contient plusieurs espèces éteintes d'Helix, un Pupa et un Ancylus, tous les deux également éteints, de sorte que la Faune terrestre du terrain tertiaire du midi de la Russie n'a pas été entièrement différente de celle d’aujourd'hui; le nombre des espèces terrestres éteintes n’était pas même si grand que celui d'aujourd'hui et il y a quelques espèces qui se sont conservées encore jusqu’à nos jours. En général il est bien curieux de voir que la plupart de ces espèces fossiles d’eau douce et terrestres onf eu une durée vitale très-circonscrite et fort limitée quant à l’endroit et au temps dans lequel elles ont habité la surface de la terre; elles ont en partie péri après une courte existance, en partie elles continuent encore à vivre à présent dans les mêmes endroits ; les espèces éteintes ont été remplacées insensiblement par une Faune plus parfaite, celle du terrain tertiaire moderne et du diluvium dans lequel les Oiseau x et les Mam-
mifères se trouvent surpris par une mer fortement agitée durant la dernière révolution du globe terrestre.
Classe cinquième.
Crustacées.
Les Crustacées se rencontrent tres-rarement dans les couches tertiaires de notre bassin volhyno-podolien; c’est le même cas pour le bassin de Vienne, auquel ils manquent aussi à l'exception des nombreuses espèces du genre Cypris; ils sont inconnus entièrement aux environs de Dax, de Paris et en Belgique ; on ne connait que les C ythérines du terrain tertiaire du nord de l’Allemagne. Néanmoins il n’est pas à présumer que les Crustacés aient manqué tout-à-fait pendant la période tertiaire aux pays cités; leur corps moux n'ayant que des croûtes à peine calcaires, devait se détruire facilement et il ne reste que les ongles de leurs pattes à l’état fossile. Les valves dures des Cypridinées microscopiques ont pu se conserver d'autant mieux, qu'elles étaient en même temps rondes et si petites qu’il serait impossible de les rencontrer en fragments plus petits. Je n'ai observé que quelques traces de Crustacées décapodes dans notre bassin volhyno-podolien; les Lophyropodes et les Cirripèdes y sont encore plus rares.
Ordre premier.
Prothesmia.
Les Cirripèdes, placés à tort jusqu'à présent à cause de leur tests calcaires parmi les Mollusques, ont-le corps composé de 6 articles et pourvu des deux côtés de 6 paires de pieds articulés, comme dans les Crustacées; la tête avec les organes des sens leur manque. Le système nerveux ganglioneux a beaucoup de rapport avec celui des Crustacées. Ils sont pour la plupart fixés aux roches sous-marines, aux coquilles marines, et n’ont pas de mouvement libre.
Famille première.
Cirripedia.
Les Crustacées de cette famille sont pourvus de tests calcaires durs, composés de plusieurs valves , disposées en cône et fixées à leur
base; les six paires de pieds articulés ciliés et cirreux sont situées des deux côtés de la bouche ; les machoires transversales deatées sont disposées par paires comme dans les Crustacées, Les pieds sont pendant la vie des animaux en mouvement continuel pour attirer de l’eau fraiche aux branchies extérieures, la circulation se fait par des vaisseaux et par un ou deux coeurs, Ils subissent dans le jeune âge une métamorphose; les Balanes ont lors de leur sortie de l’oeuf, le corps renfermé dans un test bivalve, comme celui du genre Nébalie, des yeux, deux longues antennes et trois paires de pattes sétifères; après cela le jeune animal parait se fixer par le dos, le point d’adhérence s’élargit d'abord, puis il s’élève en un cône tronqué calcaire qui se revêt de six lames calcaires et qui laisse voir à son sommet tronqué les deux valves tégumentaires primitives; par les mues successives le nombre des articles des pieds augmente peu à-peu, d’après les observations curieuses de Mr. THompson; les jeunes nouvellement nés ont le mouvement libre dans la mer. |
Genre I. Balanus LA.
Le test calcaire des animaux se compose de 6 pièces triangulaires, formant un cône tronqué sessile et operculé ; il est fermé au fond par une lame calcaire; l’opercule intérieur est, quadrivalve, les valves sont mobiles. Les espèces se trouvent déjà dans le terrain crétacé, plus souvent dans le terrain tertiaire et vivent dans nos mers actuelles, comme le petit Balanus miser L. dans la mer Noire, fixé souvent sur le corps de l'Astacus leptodactylus, avec lequel il remonte l'embouchure de la rivière du Dnjestr.
Esp. 1. Bal. volhynicus Du.
Dugois, Conchiol. 1. c. PI. IV, fig. 12 grand. natur.
Testa depresso-conica, exigua, lata basi fixa, singulis valvis subtriangularibus inaequalibus, apertura ovali majore; longitudo 21/,'* et altitudo fere 11/,‘/.
Hab. près de Bialozurka.
Le test est en cône tronqué, élargi, très-déprimé, la base est large plane, ovale, le sommet tronqué est formé par une ouverture large et ovale, les valves sont minces, courtes et inégales, presque lisses à l’extérieur et soudées ensemble.
J'ai observé cette espèce à Bialozurka fixée sur un Ostrea; je
n’en ai pas trouvé de trâces à Zukowce, quoique le sable marin y soit rempli de coquilles fossiles.
Ordre deuxième.
Entomostraca.
Le corps articulé est couvert par un ou deux tests cornés demitransparents, ayant souvent la forme d’une coquille bivalve, la tête est distincte et pourvue de deux yeux réunis en un seul et sessiles, les pattes sont dures, articulées , bifides, natatoires, souvent fixées sur la tête (des pattes capitales) et au devant d’elles se trouvent deux antennes, et les machoires disposées autour de la bouche ont la forme de pattes.
Famille deuxième.
Ostracopoda.
Le corps articulé est couvert de deux tests demi-transparents en forme de coquille bivalve, les yeux sont simples et sessiles, les antennes sont courtes, la première paire de pattes est (les pattes capitales) fixée devant la bouche, les machoires sont munies de palpes et de branchies lamelleuses.
Genre IL Cypris Müzr.
Les deux tests en forme de coquille bivalve tiennent ensemble par un petit ligament dorsal, mais les valves sont sans dents cardinales; elles s’ouvrent en bas pour faire sortir les petites pattes dépourvues d’appendices natatoires ; deux pattes capitales natatoires sont fixées sur le front. Les espèces se trouvent dans les terrains jurassique, crétacé et tertiaire et vivent encore dans nos mers actuelles, comme dans la Baltique, et partout dans nos eaux douces.
Esp. 2. Cypr. pristina m.
PI. XI, fig. 23, a grand. natur., b c d grossies.
Testa bivalvi aequivalvi inaequilaterali, laevi, tenuissima, transparente, obtuse-triangulari, vertice in medio corpore sito, obtuso, dilatato, margine superiore convexo, inferiore subconcavo, recto, postico oblique truncato; longitudo 1/,‘/.
Hab. près de Zukowce.
Le petit test est assez épais, tout lisse, très-mince et transparent, presque triangulaire à angles obtus; le crochet est élargi, situé au milieu
du bord dorsal convexe et assez saillant, mais sans dent; le bord inférieur est presque concave, droit, le postérieur est tronqué obliquement. L’épaisseur des tests est relativement plus grande que dans les espèces nombreuses connues jusqu’à présent. Sa hauteur est aussi plus grande relativement à sa largeur que dans d’autres espèces.
Dans le bassin tertiaire de Vienne près de Nussdorf et aux environs de Lemberg il y a une Cythérine fossile, la Cytherina subdeltoidea Münsr. d’une grandeur double ; elle s’y trouve avec 45 autres espèces de Cythérines et avec 21 espèces de Cypridines. Mr. Reuss * apelle ces espèces fossiles tantôt Cypridines, tantôt Cythérines, croyant que le genre Cypris diffère du genre Cythérine en ce que les Cypris habitent l’eau douce et les Cythérines et les Cypridines l’eau de mer; selon Mine Epwarps les Cythérines n'ont qu'un oeil, les Cypridines en ont deux et en même temps aux tests une charnière assez développée, qui manque aux Cythérines.
Le Cytherina subdeltoidea MÜnsT. se trouve aussi en Moravie, en Hongrie, en Bohême et au nord de l'Allemagne occidentale, en France près de Dax et même dans le terrain ancien de Paris; elle y est une fois plus grande que notre espèce de Volhynie. Celle-ci n’à pas le bord postérieur de ses tests prolongé en une courte pointe, mais il ne fait qu'une petite saillie tronquée en bas. Le test est d’abord plus large à l'extrémité antérieure que dans le Cytherina subdeltoidea; au bord inférieur il est plus entaillé ou plus concave que celle-ci, quoiqu'il le soit moins que les tests du Cytherina semicircularis REUSS et du Cytherina inflata Reuss du bassin de Vienne. Le bord dorsal de mon espèce a une crête distincte qui ne se voit pas dans le Cytherina subdeltoidea.
Ordre troisième.
Decapoda.
Les Crustacées décapodes ont le corps très-grand, couvert d'un test presque calcaire; la tête est réunie au segment pectoral et l'abdomen se compose de plusieurs articles; les # antennes sont articulées, très-allongées, les deux mandibles et les machoires palpigères sont plus grandes que les 5 paires des machoires accessoires qui diminuent en grandeur ; les 10 paires de pieds fixées aux segmens pectoraux sont
Reuss, A. E., die fossilen Entomostraceen des ôsterreichischen Tertiärbeckens, pag. 42, Bd. III. Wien 1850.
tout-à-fait développées, les pieds fixés aux segments abdominaux sont rudimentaires; les Brachyures ont l'abdomen raccourci, les Macroures, au contraire, l'ont très-allongé. Je n'ai réussi à découvrir que quelques fragments des premiers, c'est-à-dire des ongles des pattes à l'état fossile, dans Ie bassin volhyno-podolien. I est sans doute impos: sible de déterminer les genres des Crustacées d'après les seuls ongles des pattes et je ne donne ici que quelques figures de ces ongles avec une courte description; quelques-uns sont plus courts (voy. PI. XI, fig. 24 «a b grossies), assez lisses, très-courbés, pointus; le bord intérieur est pourvu de petits tubercules d’une grandeur différente et disposés en rangée longitudinale, comme sur les ongles des pieds des genres Pagurus et Hyas, auxquels ces fragments fossiles ont peut: être appartenu, mais ils en diffèrent par leur surface, ayant des deux côtés de petits pores, disposés en rangée longitudinale. La longueur de ces ongles est de trois lignes; l'espèce était d'une très-pelite taille,
D'autres fragments de ces ongles sont un peu plus longs et plus grands ; ils ressemblent encore davantage aux ongles des grandes pattes de Pagurus.
J'ai observé aussi des ongles encore beaucoup plus longs, ayant cinq lignes de longueur; ils sont plus droits et plus étroits, très-pointus et un peu courbés à la pointe (voy. PI, XI, fig. 25 ab grossies); ils ont des deux côtés trois rangées longitudinales de petits tubercules, comme quelques espèces du genre Lupea; entre ces rangées de tubercules il se voit des côtes longitudinales, composées de grains très-fins ; le bord intérieur de ces ongles est pourvu de tubercules beaucoup plus grands et différents en grandeur; les plus gros tubercules se trouvent à la base. La pointe des ongles est plus droite que dans les ongles cidessus mentionnés qui en même temps sont plus larges.
J'ai rencontré ces ongles des Crustacées marins dans le sable marin de Zukowce et de Zalisce, plus souvent dans la première que dans la dernière localité où ils sont le plus ordinairement plus calcinés, tandis qu'ils conservent leur couleur pourpre ou bleu foncé dans le sable marin de Zukowce,
Résumé.
Le bassin volhyno-podolien est très-pauvre en espèces fossiles de Crustacées. On n'a rencontré jusqu'à présent dans le bassin de Pologne ni tests de Cypris, ni ongles de Décapodes; les Cirripèdes fossiles y manquent aussi; le bassin tertiaire de Vienne, très-riche
en Bryozoaires, $e distingue principalement par beaucoup d'espèces mieroscopiques de Cypris que nous devons pour la plupart aux découvertes de Mr. REUSS, mais il y manque lesCrustacées Brachyureset les Cirripèdes. Le bassin subapennin est également riche en Cypridinées, dont j'ai vu beaucoup d'espèces dans la collection du Professeur M4ZZI à Florence, mais je n'y ai vu ni Crustacées Brachyures, ni Cirripèdes qui manquent aussi aux environs de Dax et de Paris, ainsi qu’en Belgique; je ne connais du moins jusqu'à présent aucune espèce décrite de ce pays, quoiqu'il y ait quelques Cypridines fossiles.
Mr. Paiippi * a observé dans le bassin du nord de l'Allemagne un ongle d'une patte d’écrevisse qu'il croit appartenir au genre X antho ou Platycarcinus; il y a aussi trouvé des Cirripèdes, si rares dans le terrain tertiaire de Volhynie et de Podolie, une espèce d'Ana tifa ** qu'il ne décrit pas plus spécialement, et outre cela le Balanus stellaris &uct., qui s’y trouve plus fréquemment ; les espèces de C ythérine s *** qu'il a observées dans ce bassin, correspondent probablement au genre Cypris du bassin volhyno-podolien et de celui de Vienne.
Classe sixième,
Poissons.
Les Poissons fossiles se trouvent rarement dans le terrain tertiaire du bassin volhyno-podolien et ce n’est qu’à Zukowce, à Bilka, à Tarnaruda, près d'Odessa et en Bessarabie, que l’on a découvert quelques fragments de Poissons très-difficiles à caractériser; ce sont des dents qui se rencontrent le plus souvent; puis viennent des osselets d'ouie et enfin d’autres ossements ou même des morceaux de peau ou de chagrin de Requins.
J'ai trouvé un morceau de peau de Requin dans le sable marin de Zukowce; ce fragment n'avait qu'une ligne et demie de longueur et autant de largeur la surface en était couverte de fort petits tubercules
# Purmerrs, Tertiärversteinerungen des nordwestlichen Deutschlands. Cassel 1843, pag. 29.
Pal COR.