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L. v. Bucs, Über Terebrateln 1. c. p

Ziernen, Die Versteinerungen Württembergs 1. c. PI. 44, fig. 1.

La coquille, ovalaire transversalement, est déprimée, plus large que longue, les valves légèrement convexes, le crochet étroit et aigu n’est guère saillant, l'ouverture est embrassée par le deltidium, divisé en deux pièces; les bords cardinaux sont droits, et les bords latéraux de la coquille arrondis passent doucement dans le bord inférieur arrondi, dépourvu d’un bourrelet quelconque. La surface est couverte d’un grand nombre de plis délicats, serrés et munis de petits piquants tubuleux.

Hab. dans un calcaire jurassique inférieur grisâtre de Balaclava *.

Les stries d’accroissement concentriques sont fortement développées vérs le bord inférieur de la coquille. Elle à 11 L. de long, 13 de large et, à valves closes, une épaisseur de 7 lignes.

Le Rhynch. senticosa Scazors. appartient à l’espèce suivante, le Rhynch. spinosa.

Esp. 348. Rhynch. spinosa Scxcorx.

Dawson, Brit. ool. and liass. brachiop. 1. c. p. 71. PI. XV, fig. 15—20.

Coquille transverse, plus large que longue, plus ou moïns sphérique; la petite valve convexe est le plus haute vers le milieu de sa surface et largement échancrée à son bord inférieur, pour recevoir la languette courte et large de la valve perforée, qui est pourvue d’un sinus distinct. Le crochet est court, aigu et recourbé dans les individus adultes. La surface des valves est munie de côtes nombreuses, garnies de longs pi-

* Brit. ool. and liass. brachiop. p. 95. PI. 16, fig. 9—12. #* Barzy, Fossils from Crimea, voy. Quart. Journ. 1857, p. 137.

quants tubuleux, dont quelques uns, près du bord inférieur, ont une longueur de 6 à 9 lignes.

Hab. dans le calcaire jurassique de l'étage oxfordien inférieur bitumineux de la chaîne de montagnes en Ossétie, surtout du mont Kariou, entre les vallées d’Ardon et de Genaldon.

La coquille à 13 1. de long et 15 1. de large; elle à 11 1. d'épaisseur. Les côtes paraissent quelquefois comme dichotomiques, quoiqu’elles soient plutôt accessoires. Le nombre de côtes est très variable; on en voit jusqu’à 46. #

Le calcaire bitumineux de la vallée d’Ardon contient, selon les recherches de M. Agicx *, beaucoup d’autres Térébratules, comme par exemple les Rhynch. quadriplicata Zretx. et dissimilis Münsr.

Esp. 349. Rhynch. plicatella Sow.

Davison, Brit. ool. brachiop. I. c. p. 86. PI. XVL fig. 7—8.

Ta coquille est petite, presque trigone, plus ou moins sphérique, plus longue que large ; la valve perforée est comprimée et moins bombée que la valve opposée; le crochet est aigu et recourbé; le bord cardinal est élargi en un lobe arrondi, qui ce en une échancrure correspondante de la valve opposée; le bord inférieur est largement échancré et, à valves closes, obtus et arrondi. La surface est garnie de plis, au nombre de 25 à 50, dont quelques uns sont bifides.

Hab. dans le terrain jurassique de l’étage oxfordien inférieur du mont Kariou en Ossétie, réuni au Rhynch. trilobata Müxsr.

La coquille à 1 p. 8 1. de long et 1 p. 7 L. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 1 p. 1 ligne. :

Esp. 350. Rhynch. concinna Sow.

Miner. con I, p. 192. PI. 83, fig. 6 DaYins0x, Brit. ool. and liass. brachiop. 1. c. p. 88. PI. XVIL fig. 6—12.

La coquille, inéquivalve, presque sphérique, plus comprimée au jeune âge, est ordinairement plus large que longue; crochet aigu et faiblement recourbé; l'ouverture est embrassée en partie par un deltidium divisé en

“, deux, pièces. Les bords cardinaux sont élargis des deux côtés du crochet ‘et simulent un faux aréa. La surface est ornée de 32 plis tranchants, dont 8 occupent le bourrelet, qui correspond à un sinus de la valve perforée.

# Vergleichende Geognosie des Kaukasus 1. c. p. 456.

Hab. dans le terrain jurassique inférieur de la Pologne près de Sanka, Ostrowiec et Brodla, et selon M. pe Bucu * aussi près de Bogoslowsk.

M. pe Bucm n’a décrit que le moule de la coquille; il est par conséquent incertain si l’espèce se trouve effectivement au bord du fleuve Soswa. Elle wexiste pas non plus dans le néocomien de Khoroschéwo, d’où M. Roue l’a décrite; c’est plutôt le Rhynch. sulcata (voy. plus haut). .

Esp. 351. Rhynch: tetraëdra Sow.

Miner. conch. I, p. 191. PI. 83, fig. 5.

Davwsow, Brit. ool. brachiop. p. 93. PI. XVIEL, fig. 5 —10.

La coquille, de forme très variable, est presque deltoïde, à valves convexes et plus larges que longues, le crochet est aigu, recourbé et s’applique au sommet de la valve opposée, l’ouverture circulaire est embrassée presque entièrement par le deltidium; les arètes cardinales bien accusées, et entre elles et le bord cardinal il y a un faux aréa concave et arrondi, qui s’applique à l’échancrure de la valve opposée. La surface est garnie sur chaque valve de 22 à 30 plis, dont 4 à 9 existent sur le bourrelet, et 3 à 7 dans le sinus.

. Hab. dans le calcaire jurassique inférieur près du village de Khode dans l’Alaghir du Caucase, réuni au Rhynch. rostriformis Rôm. *, et dans le terrain moyen jurassique de Brzegi, sur les bords de la Nidda en Pologne.

Cette espèce est très difficile à déternlinets à cause de ses nombreuses variétés, dont les plus grandes ont une longueur d’un pouce et une largeur de 1 p. 1 1. et sont d’une semblable épaisseur à valves closes; le Rhynch. media Sow. est encore la même espèce, mais quant au Rh. obsoleta Sow. il semble être différent du Rh. tetraëdra.”

Cette espèce ne se trouve pas dans le néocomien de Khoroschéwoÿ a. on y trouve plutôt le Rhynch. sulcata.

Esp. 352. Rhynch. Martini Mar.

G. Mawreuz, Geology of Sussex. London 1822, p. 131. Terebratula pisum Sow. Min. conch. VI, p. 70. PI. 536, fig. 6—7.

Cette petite coquille est légèrement renflée, presque anguleuse et à

bord inférieur droit, presque dépourvu du sinus et du bourrelet; 20 à 30

* Beiträge zur Bestimmung d. Gebirgsformationen v. Russld. I: €. p. 105. ** ABicB, Gcologie des Kaukasus I. c. p. 452.

‘côtes se dirigent, à partir du bord, jusqu'aux sommets, où elles deviennent

indistinctes.

Hab. dans une marne crétacée du Daghestan, où il forme une grande couche sur les bords de l’Akouscha, et en Imérétie entre Bielogorsk et Scharapan.

La coquille ressemble beaucoup au Rh. Mantelliana, qui est cependant muni de plis tranchants, tandis que le Rh. Martini a des côtes

* distinctes, arrondies et plus nombreuses.

La coquille à 5 L. de long et de large, les valves closes offrent une épaisseur de 31/2 L Elle a la valve perforée plus renflée que la valve opposée, qui est légèrement enfoncée au milieu; par là le bord inférieur devient un peu sinueux.

Esp. 393. Rhynch. limbata ScaLorts.

PI. XVIIE, fig. 23 a—d gr. nat.

Rhynch. subplicata d’Ors. Terr. crét. PI. 499, f. 13—17 (excl. f. 12—15).

La coquille est sphérique, légèrement comprimée, un peu plus large que longue, à crochet très petit, aigu et recourbé; le bord cardinal est élargi. Le sinus est large et superficiel, muni de 4 ou 5 plis, le bourrelet peu saïllant et muni de 3 ou 4 côtes courtes, comme celles des

“deux côtés, qui sont au nombre de 5 à 7 de chaque côté.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et de Baktschissaraï.

Les côtes se trouvent seulement sur le bord inférieur des valves, elles sont remplacées sur la plus grande partie des valves par des stries rayonnantes, très fines et très rapprochées, séparées par une couche d’accroissement des côtes larges du bord inférieur.

La coquille à 6 1. de long et 6!}2 de large, et, à valves closes, une épaisseur de 5 L.; celle de la France est de grandeur double.

La fig. 23 a montre la coquille en grandeur naturelle d’en haut, b vue d’en bas, c vue de côté et d vue du bord inférieur.

Esp. 354. Rhynch. octoplicata Sow.

NERNEUIL, Paléont. de la Russie 1. c. p. 492. PI. 43, fig. 15—17 gr. nat.

La coquille, presque triangulaire, est plus large que longue et garnie, lorsqu’elle est jeune, d’un grand nombre de plis rayonnants, qui, à l’âge adulte, se réunissent deux à deux et forment des côtes; la valve perforée a un crochet aigu, recourbé et espacé du sommet de la valve opposée; le sinus est profond et large, le bourrelet de l’autre valve très haut et garni,

comme le sinus et les côtés des valves, de plis peu déve Oppés et courts, au nombre de 20 à 22.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk, près deswillages de Tepssa et de Panschina et en d’autres localités des bords du Volga, ainsi 1 que près de Bränsk sur le bord du Desna. Es

Les Ses d’accroissement sont très distinctes; les deux oi sont arrondis et les plis disparaissent vers les sommets des valves.

La coquille a 8 1. de long et 9 L de large, les valves closes sont ” d’une épaisseur de 3 {2 lignes. de

Esp. 355. Rhynch. micropteryx #.

PI. XVIL, fig. 3 a—c gr. nat.

Testa mediocris, subglobosa, valva perforata depressa, sinu profunde excavata, opposita perquam convexa, utraque plicata, sinu biplicato, jugo triplicato, lateribus perforatae valvae alarum instar productis quadriplicatis, cardine exiguo, prosiliente, acuto reflexoque.

Hab. dans un grès vert ferrugineux à petits grains de quarz et de mica au bord du fleuve Tolya.

La coquille, presque sphérique, de grandeur moyenne, a les valves plissées fort inégales, la perforée est fortement déprimée, presque plate au milieu, munie d’un sinus très profond et de deux plis, les flancs sont garnis de 4 ou 5 plis relevés en ailes très hautes, entre lesquelles le sinus se continue en une languette large et allongée. Le crochet est petit, aigu, proéminent et pourvu d’une petite ouverture arrondie, qui s’appuie au sommet de la valve opposée; le bord cardinal est court et lisse. -

La valve non perforée est fortement gibbeuse, à bourrelet saïllant et marqué de trois plis, qui laissent libre le sommet lisse. Les plis latéraux , au nombre de 3 ou 4, sont également hauts, fort tranchants et forment au bord inférieur des dentelures très longues et fort aiguës, qui correspondent aux profondes échancrures du bord inférieur de la valve opposée.

Le premier pli des deux côtés du sinus s’élève très haut; c’est ce qui rend le sinns très profond, tandis que le premier pli de la valve opposée près du crochet ne s'élève pas si haut, et de la sorte le crochet n’atteint pas une hauteur semblable. ÿ

La coquille a 9 1. de large et 7 L de long, les valves closes sont d’une épaisseur de 6 lignes.

Les stries d’accroissement sont très serrées et très fines; par suite

" la surface est striée transversalement, surtout vers le bord inférieur des

valves. La plus grande hauteur existe au bord cardinal.

Cette espèce ressemble quelque peu auRhynch. r ingens de Bucx et Herauzr *, de l’oolithe inférieur de l'Angleterre et du lias de la France, surtout à un individu de la France, offrant également trois plis sur le bourrelet; mais les plis sont plus courts, ne garnissent que les bords des valves, tandis qu’ils dépassent les trois tiers des valves du Rhyn. micropteryx et s'élèvent sur la valve perforée en hautes ailes; par là le sinus devient d’une profondeur double de celle du Rh. ringens, dont la longueur est plus grande que la largeur ; c’est le contraire de ce qui se remarque sur le Rhynch. micropteryx du nord de l’Oural.

Esp. 356. Rhynch. furcillata THeon.

v. Bucu, Über Terebrateln I. c. p 43.

Rouizuter, Bull. de laSoc. de Mosc. 1848, I, p. 279. PI. F, fig. 9—10. Davinson, Brit. ool. and liass. brachiop. 1. c. p. 69. PI. XIV, fig. 2—5.

La coquille transverse est plus large que longue, à crochet aigu, saillant, et presque droit; l'ouverture est embrassée par le deltidium, qui présente une petite expansion tubuleuse; le faux aréa est bien développé. La valve non perforée est plus convexe que la perforée, toutes deux sont garnies de fines stries rayonnantes, qui se réunissent vers le bord inférieur en côtes ou plis larges. Le sinus et le botrrelet sont courts, mais nettement distincts.

Hab. dans l'argile jurassique noire de létage supérieur blanc près

* de Moscou, au village de Galiowa.

Cette espèce est rare à Galiowa; elle se trouve au Wurtemberg dans le lias moyen, comme aussi en France et en Angleterre, mais ces derniers échantillons diffèrent un peu par une taille plus grande, par leur forme plus arrondie, par le crochet moins allongé et par des plis inférieurs plus nombreux, dont chacun comprend 3 ou 4 plis supérieurs, qui occupent la partie lisse près des sommets.

Les individus de Galiowa sont presque triangulaires, plus que ceux de l'Allemagne, l’angle apicial surtout est plus aigu, et le bourrelet à 5 plis s'élève un peusplus haut chez eux que chez les individus du Wurtemberg; les côtés ont 4 plis, moins hauts que les plis médians. Les stries rayonnantes très fines,sont traversées près des sommets par des stries encore beaucoup plus fines.

* Davinson, Brit. ool. and liass. brachiop. I. c. p. 74. PI. XIV, fig. 13—16.

M. Rover à fait figurer (1 c. fig. 9a b) une petite valve pres-

que lisse, transversale et comprimée; il y voit une espèce particulière qu'il nomme Rhynch. Zeuschneri, mais ce n’est que le Rhynch. furcillata jeune, auquel manquent les larges plis et même les stries rayonnantes fines; il provient du même terrain jurassique que l'adulte:

M. Davipsox regarde le Rhynch. furcillata comme une espèce particulière, tandis que M. Broxx * le réunit au Rhynch. variabilis ScaLork., avec lequel il place aussi le Rhynch. rimosa Quensr. et même les Rhynch. bidens Pare. et triplicata Parer., lesquels pourtant diffèrent par un sinus plus profond et par des plis au nombre de 6 ou 7 de chaque côté. Le caractère du Rh. furcillata repose sur les fines stries rayonnantes, que l’on n’observe pas dans les autres espèces plus ou moins différentes.

Esp. 357. Rhynch. varians Scacorx.

Petrefactenkunde 1820, p. 267.

Puscn, Polens Palaeont. |. c. PI. 3, fig. 3 c d (excl. reliq.). Davipsow, Brit. ool. and liass. brachiop. 1. c. p. 83. PI. XVIL, fig. 15—16. D'Orrieny, voy. Verneulz, Paléont. de la Russie 1. c. p. 480. PI. 42, f 14-17. Czarsui, Bull. de Moscou 1850. IL, L. c. p. 470. PI. VIE, fig. 5 —6. . La coquille variable à le lobe moyen toujours plus saïllant que les flancs et marqué de 3 à 6 côtes, qui arrivent, comme les latérales, jusqu’au sommet; le sinus, muni de 2 à 5 côtes, forme une languette très allongée et séparée par une large échancrure des deux côtés, qui sont également pourvus de côtes, passant jusqu’au sommet de la valve perforée. Le crochet est petit, presque droit et pointu. Les bords latéraux et l’inférieur sont obtus.

Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie, à la frontière de la Courlande, où cette espèce forme des bancs considérables; dans un grès jurassique 0x- - fordien à Khoteïtschi près de Moscou, ainsi que près du village de Khod en Alaghir, et dans la vallée d’Ardon du mont Kariou au Caucase du nord. Jeune, notre espèce est comprimée et marquée de 2 côtes assez épaisses dans le sinuset de 3 sur le lobe, les flancs n’ont que 2 ou 3 côtes rudimentaires, en sorte que la moitié des valves près des sommets reste lisse, non plissée. La coquille adulte se distingue par les côtes plus nombreuses, occupant toute la largeur des valves jusqu'aux sommets, et par les bords tout à fait obtus, non tranchants.

# Lethaea geognost, |. c, IV, p. 161.

Li:

La coquille a 5 L de haut et 61 L de large, les valves closes offrent une épaisseur de près de 5 L Les sillons entre les côtes ne sont pas profonds, parce que les côtes ne s'élèvent pas très haut et ne forment pas de plis tranchants.

Les individus de Khoteitschi, district de Bogorodsk du gouvernement de Moscou, sont les plus grands; ils ont 8 L. de long et autant de large; leurs plis sont plus nombreux que ceux des individus de Popilani, mais l’espace près des sommets est dépourvu de plis et entièrement lisse; les jeunes sont presque tout à fait lisses, à Pexception du bord inférieur, qui est plissé.

Esp. 358. Rhynch. personata v. Bucx.

Beitrâge zur Gebirgsk. v. Russld. Berlin 1840, p. 88. D’OrBieny, voy. VErNEUIL, Paléont. de la Russie I. c. pag. 481. PI. 42,

fig. 18—21.

La coquille, plus large que longue, est plus fortement comprimée que le Rh. varians et pourvue de courtes côtes tranchantes, assez épaisses, qui n’occupent que la moitié des valves et laissent libre l’espace près des sommets. Il existe 5 ou un plus grand nombre de côtes dans le sinus et 6,sur le lobe; les flancs n’en présentent que 4 ou 5.

Hab. dans un grès ferrugineux néocomien supérieur au centre de la Russie près de Jelafma au bord de la rivière Ounja, et près du village d’Inka au bord de l’Oka dans le gouvernement de Tambow, en outre près de Lassino, dans une localité nommée Antonowa-Poustoschtsch du même . gouvernement, sur le bord de l’Ounja entre Dmitriyewo et Mourom dans un grès argileux à nombreux petits grains ferrugineux arrondis et brillants, ainsi qu’au nord de la Russie au bord de la Petschora près du village de Schtschougor, et au bord de la Syssola près des villages de Wotscha et de Kangor, sur les fleuves collatéraux de la rivière Wisinga ; enfin sur le bord du Volga, dans un grès néocomien à grains ferrugineux entre Kamyschine et Tzaritzine, et de là plus vers le midi de Russie près d'Orenbourg, à Hetzkaya- Saschtschita, au bord de la petite rivière d’Outessouyouk.

Cette espèce diffère du Rhynch. varians par ses côtes plus épais- | ses, courtes et moins nombreuses, n’occupant que la moïtié des valves. Les plus grands individus se trouvent au bord de la Petschora; ils ont une hauteur de 6 L., une largeur de 6'}2 L. et une épaisseur de 41/2 1, à valves closes; ils n’ont que 3 côtes dans le sinus, 4 sur le lobe moyen et 4 sur les flancs; les côtes, très courtes, n’oceupent que le bord infé-

rieur et laissent libre plus de la moitié supérieure des valves près des sommets.

Les individus jeunes de Tambow sont encore plus lisses, et les côtes plus courtes occupent à peine le bord inférieur des valves; ils sont plus longs que larges, à 2 côtes dans le sinus et à 3 sur le lobe, à bords obtus. Les plus jeunés individus ont les bords plus tranchants, un pli dans le sinus et 2 sur le lobe; ils ont 2%/4 L de long et de large, à valves closes ils sont d’une épaisseur de 11/2 ligne.

sé Les individus du bord de la rivière d’Outessouyouk, à 25 verstes d’Iletzkaya, appartiennent à cette espèce et non au Rhynch. varians, que je ne connais que de la Lithuanie, de l’ouest de la Russie et des environs de Moscou. Le Rh. personata de l’Outessoujouk est petit; il n’a que 3°/4 L. de long et 41) 1. de large, les valves closes, fortement comprimées, présentent une épaisseur de 2 L; on n’observe que 2 côtes dans le sinus et 3 sur le lobe. Les plus jeunes sont plus longs que larges, fortement comprimés et presque triangulaires, les côtes commencent à peine à se montrer sur les flancs. us

J’ai rangé plus haut (p. 203) le grès d’Antonowo et de Lassimo dans le terrain jurassique, mais d’après un nouvel examen des objets fossiles de ces localités, que m'a communiqués M. KoULIBINE, je suppose qu’il appartient plutôt du néocomien.

Esp. 359. Rhynch. dubia d'ArCH.

Mém. de la Soc. géol. de Fr. Série IL. T. 2ième part. 1, p. 333. Les fossiles du ” tourtia. PI. 22, fig. 5. à

La coquille est petite, triangulaire, plus longue que large, à valves plissées également convexes, et à bords tranchants. Les plis rayonnants sont au nombre de 15 à 20, étroits, bifurqués et traversés par des stries d’accroissement très serrées et fines. é

Hab. dans un grès néocomien près du village d’Inka sur le fleuve Oka aux environs de J elatma du gouvernement de Tambow, ainsi que dans le tourtia de Gressignies en France. .

Le crochet droit est pointu; l’aréa triangulaire, l'ouverture allongée; les arètes cardinales, grandes, droites, forment un angle prononcé avec les arètes latérales; celles-ci sont convexes et se continuent au bord inférieur, qui est légèrement convexe ou droit, et même pourvu d’un faible sinus.

La coquille a 21) 1. de long et presque autant de large, les valves réunies ont 11/2 1. d'épaisseur. |

L'ouverture du crochet est bordée par un deltidium relevé, qui forme deux expansions courtes et droîtes, conformation toute particulière que l’on observe aussi sur les individus du village d'Inka.

Esp. 360. Rhynch. mutabilis »m.

PI. XVII, fig. 17 a—d gr. nat.

Naturhist. Skizze von Lithauen L. c. p. 202.

Rhynch. varians var. popilanica, Puscu, Polens Palaeont. I. c. p. 12. PI. 3, fig. 3 a b (excl. reliq.).

Testa parva, compressa, plicata, plicis numerosis, approximatis et ad vertices usque excurrentibus, 4 in sinu et 5 in jugo, at 10 et pluribus utrinque in utraque valya obvis, marginibus valvarum scindentibus, acuminatis.

* Hab. dans le calcaire jurassique de l'étage oxfordien inférieur de Popilani et de Pomorzany près d’Olkousch en Pologne.

La coquille, petite et comprimée, est aussi large que longue et finement plissée, à plis nombreux, serrés, arrivant jusqu'aux sommets des , valves; il y en à 4 ou 5 dans le sinus, 5 ou 6 sur le lobe, et 10 ou plus sur les deux côtés des valves; le chiffre Le plus élevé en est de 25 à 27, et ne se trouve pas dans le Rhynch. varians. Les bords latéraux et l’inférieur sont tranchants, le sinus ne sélève pas aussi haut que sur le Rh. varians, et la languette est par conséquent plus courte. Le crochet est un peu plus saïllant et plus aigu, mais l’angle apicial présente une plus grande ouverture. Les côtes latérales passent insensiblement - à celles du lobe et ne sont pas interrompues, des deux côtés du lobe, par la haute terrasse du Rh. varians, dont on ne voit pas de traces sur le Rh. mutabilis. :

La coquille à 4 L. de long et de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 2 L Les plus jeunes individus sont plus longs que larges ; ils ont 3 L. de long et 2%/4 de large, les valves closes n’offrent que 2 1. d'épaisseur. Les valves sont presque également bombées et finement parcourues de plis aussi nombreux que sur les adultes. Le sinus large et peu profond est garni de 5 plis dans le sinus et de 6 sur le lobe, mais ces plis se distinguent à peine des plis latéraux, car il n’existe pas d’interruption entre eux.

- Les figures citées dans la Paléontologie de la Pologne montrent des individus de tout point semblable, il en résulte que cette espèce se trouve aussi dans le même calcaire, maïs je ne la connais pas dans la Russie centrale. |

Cette espèce, que j'ai déjà déterminée en 1830, n’est pas une wariéte du Rhyneb. varians, dont les valves sont constamment munies de côtes distinctes et moïns nombreuses que les plis du Rh. mutabilis à bords aigus, très tranchants, tandis que les bords du Rh. varians sont obtus. Les jeunes individus de ce dernier sont lisses et munis en somme de 10 ou 12 côtes sur les deux valves, tandis que le Rh. mutabilis en présente ce nombre sur chaque flanc des valves adultes.

Le Rhynch. Fürstenbergensis Quexsr. *, du terrain jurassique du Wurtemberg, me semble très voisin du Rh. mutabilis, si ce n’est pas la même espèce, car les individus comprimés sont presque dépourvus du lobe et du sinus, les plis sont également nombreuxet le crochet est aigu et saïllant, comme dans le Rh. mutabilis; le petit individu (1. c. fig. 26) ressemble absolument au petit Rh. mutabilis, surtout par sa forme étroite et presque triangulaire. D’autres individus plus bombés, que M. Quexsrepr (1. ce.) a nommés Ter. Steinbeisii, se trouvent dans la même localité de. Geisingen au Wurtemberg, mais ne sont jamais réunis au Rh. varians, en sorte que M. Quensrepr les regarde comme une espèce particulière. Le Rh. Fürstenbergensis se trouve aussi dans le caleaire jurassique jaune grisâtre de Kæœnigsberg.

Ce n’est pas non plus le Rh. personata, dont le nombre des côtes n’est jamais aussi considérable et dont les côtes sont toujours plus courtes et n’occupent pas les espaces près des sommets, comme cela est le cas chez le Rh. varians. Les trois espèces en question sont très constantes dans leurs caractères et méritent d’être conservées comme distinctes.

Famille troisième.

Discinidées voy. vol. L, p. 909.

Genre XXXV. Discina LA. voy. vol. I, p. 910.

C’est le genre Orbicula Ow., qui se trouve dans tous les terrains, cependant le plus rarement dans le jurassique et le crétacé.

Esp. 361. Disc. maeotis m.

PI. XVIIL, fig. 31 gr. nat.

Orbicula maeotis, Urwelt Russlands I, 1840, p. 98. PI. IV, fig. 5 —6.

La coquille, fortement déprimée, est elliptique, un peu plus longue

que large, à sommet placé au centre de la coquille; la surface est par-

* Quensrepr, Jura p. 496. PI. 66, fig. 26—27, 28—29.

ematndt :

courue de stries concentriques profondes et coupées par des stries rayonnées presque imperceptibles.

Hab. dans une marne jurassique noire feuilletée, bitumineuse et inflammable, près de Gorodischtsche dans le gouvernement Ssimbirsk, près de Ssyszan au bord du Volga, et au bord du petit fleuve Ssolianka dans le district de Nicolajew du gouvernement de Ssamara.

Lacoquille est petite, très mince et fragile; elle ressemble à un opercule de Paludine plus qu’à une Orbicule; elle a 61/2 1. de long eb 5 L. de large.

Cette espèce a été souvent méconnue et nant M. TraurTscxozn * l’a supposée identique avec l’Orbicula reflexa Sow., en l’admettant dans le grès néocomien inférieur de Mnidwniki, où se trou ve Me Patella sulcigera #., mais non l’Orbic. maeotis, fossile que je ne connais que de l'argile marneuse feuilletée de Ssimbirsk. L’Orbicula reflexa Sow. **, du lias anglais, est lisse, à sommet rapproché du bord postérieur élargi et arrondi, tandis que le bord antérieur est rétréci et plus étroit que le postérieur; c’est donc une forme toute différente de lOrbic. maeotis, et encore plus du Patella sulcigera, qui se trouve dans le néocomien de Mni6wniki, de Khoroschôéwo et sur le bord du fleuve Jauza à Moscou. C’est une coquille de grandeur double, à sommet rapproché du bord antérieur échancré, et munie de stries concentriques nombreuses. L’Orbic. Humphriesiana Sow. *** ne ressemble pas non plus à l’Orbic. maeotis, car la coquille n’est pas elliptique, mais presque quadrangulaire; le sommet est excentrique et la

surface plissée, à plis ou côtes rayonnées très distinctes, caractère que je ne vois pas non plus sur le Patella sulcigera.

Famille quatrième.

Craniadées.

La coquille bivalve, inéquivalve, est attachée aux corps sous-marins par toute sa valve inférieure, la supérieure est convexe et lui sert d’opercule; elle manque des dents cardinales et d’une articulation quelconque. La coquille à une structure ponctuée et le dedans est marqué d’empreintes vasculaires en digitations.

* Zeïtschrift d. deutsch. geol. Gesellsch. 1861. peine p. 390 et Bull. de la Soc.de Mosc. 1862. IV, p. 390.

#* Davipson, Brit. ool. and liass. brachiop. 1. c. 1850, p. 10. PI. X, fig. 8. F#* Davinson 1, c. PI. I, fig. 5.

Genre XXXVI. Crania Rerz.

Orbicula Cuv.

La coquille, de forme très variable, circulaire ou carrée, transverse ou allongée, est fixée par toute sa face inférieure, rarement elle est libre; la valve supérieure est conique, à sommet excentrique; la valve fixée est plus épaisse que la supérieure; les valves sont réunies par 4 muscles adducteurs, qui vont d’une valve à l’autre et y laissent des empreintes profondes, réunies par paires, entre lesquelles on remarque une apophyse aiguë nasiforme, et plus haut un faux aréa. La valve fixée est entourée par un bord renflé et relevé, bien caractérisé par sa structure tubuleuse. Les vaisseaux ou les lobes allongés du manteau ont laissé sur chaque

valve des empreintes en digitations. Le seul genre de cette famille se,

trouve généralement dans le terrain crétacé et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 362. Crania ignabergensis aff. Rerz.

BRoNN, Leth. geogn. V, p. 236. PI. 30, fig. 2.

Les valves sont petites, arrondies, légèrement carrées et presque égales, l’inférieure est fixée par son sommet un peu plus petit que celui de la supérieure; la surface des valves est garnie de côtes rayonnées et bifides.

Hab. dans une marne crétacée inférieure, stratifiée immédiatement au-dessus du calcaire jurassique à Nérinées, de Petrowskoyé près d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow.

La coquille a 3 1. de large, et, à valves closes, 1 12 L de boat

Une empreinte de la face intérieure de la valve inférieure est marquée sur le bord postérieur de deux enfoncements superficiels arrondis et situés au dessus des impressions musculaires supérieures, contenant un petit grain au milieu de leur impression. Les impressions inférieures ne forment qu’un seul petit enfoncement au milieu de la face, sans montrer un appendice nasiforme distinct; il y a en outre plus bas de chaque côté quatre digitations allongées et étroites. ;

Esp. 363. Crania spinulosa Nrcss.

Petrificata Suecana. Londini Gothorum. 1827, p. 37. PI. III, fig. 9. Baïzy, Quart. journ. 1. c. 1857, p. 140. PI. 8, fig. 7.

La coquille, arrondie et élargie au bord antérieur, rétrécie et tronquée au bord postérieur, porte de petites épines sur la surface bombée

de la valve supérieure conique, marquée de stries concentriques. Le sommet est rapproché du bord postérieur rétréci.

Hab. dans la craie blanche d’Inkerman, en Crimée, dans laquelle, selon Dugors de Montpereux, se trouve aussi le Cran. nummulus Lam., associé à l’Ostrea vesicularis.

Les stries d’accroissement semblent être plus distinctes sur la valve inférieure plate que sur la supérieure, qui est d’une épaisseur double; le bord des valves est garni en dedans de petites granulations, et l’apophyse nasiforme de la valve inférieure est reçue par une impression cordiforme, dont les deux côtés arrondis sont occupés par les deux empreintes musculaires antérieures.

La coquille a 5 1. de long et presque autant de large au bord antérieur, la valve supérieure, mesurée au dessus du sommet, offre une épaisseur de 114 ligne.

Esp. 364. Cran. volgensis m.

Géognosie de la Russie (en russe) 1846, p. 509.

Testa subquadrangularis, rotundata, vertice elato ad cardinalem marginem fere truncatum verticaliter propius accedente, sinu à vertice valvae superioris versus anteriora descendente; impressionibus musculorum cardinalium inferioris valvae exiguis, radis brachialibus numerosis elongatis.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk.

La coquille, presque carrée, est plus ou moins arrondie, lisse, à bords légèrement granuleux; la valve supérieure présente le sommet, placé au milieu, un peu vers le bord postérieur, qui est tronqué presque verticalement. Un sillon traverse la surface de la valve supérieure; ïl prend naissance au sommet et arrive jusqu’au bord antérieur, où la surface de la coquille est par là légèrement concave. Le bord de la valve est comme granuleux. En dedans de la valve inférieure fixe il y a deux apophyses aiguës, qui se réunissent au milieu; les empreintes musculaires sont très petites, situées près du bord cardinal droit; elles sont à peine plus profondes au bord postérieur que celles du milieu de la valve. L’empreinte moyenne, dans laquelle aboutit l’apophyse nasiforme double, est presque triangulaire. Les rayons nombreux de lappareïl brachial sont fortement accusés et très allongés.

Le Crania parisiensis Derr. * a le sommet subcentral, placé

* Voy. Davinson, Brit. cret. brachiop. p. 8. PI. I, fig. 1—7. Eichwald, Lethaea rossica. II. 23

près du bord tronqué postérieur; un enfoncement en sillon indistinct descend du sommet vers le bord inférieur; le sillon est plus court que dans le C. volgensis, où il occupe la majeure partie de la surface supérieure. L'autre partie de la surface de cette valve est deux fois plus large et fortement bombée; par suite de cette structure la valve prend une tout autre forme que celle du Cran. volgensis, dont les stries concentriques d’accroissement ne sont pas coupées par des stries rayonnantes, qui se reconnaissent distinctement chez le C. parisiensis; toute sa surface est en outre moins conique et couverte de petites pointes granuleuses. Celui-ci a la valve inférieure transverse, tandis que la valve de Ssimbirsk est plus longue que large, à peu près de la longueur d’un pouce. |

Dans ma collection se trouve aussi l'empreinte d’une jolie espèce de Crania de l'étage crétacé de Petrowskoyé près d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow; les deux empreintes musculaires du bord cardinal sont grandes, mais superficielles, les deux médianes plus petites et plus profondes; elles occupent le milieu de la valve; l’apophyse nasiforme est aiguë, et des deux côtés de celle-ci on observe quatre empreintes allongées en digitations. C’est une espèce toute particulière, à valve supérieure très haute et percée par de nombreux tubes parallèles et très longs.

Famille cinquième.

Lingulidées voy. vol. L p. 917.

Genre XXX VII. Lingula BRua. voy. vol. T, p. 917.

Ce. genre, très fréquent dans la Période ancienne, se trouve très rarement dans la Période moyenne, et des espèces très douteuses s’en rencontrent seulement en Russie.

Esp. 365. Lingula subovalis Davis.

Brit. cret. Brachiop. 1. c. 1852, p. 7. PI. I, fig. 29—30. Lingula Beani (Purcz.) Traurscn., Bull. de la Soc. des Natural. de Mosc. 1861. IV, p.68. PI. V, fig. 1.

La coquille est mince, oblongue, ovalaire, à valves presque égales et légèrement convexes, à bord inférieur à peine différent du cardinal; la surface est lisse et marquée seulement de quelques stries concentriques d’accroissement. :

Hab. dans le néocomien inférieur de Mniéwniki et de Khoroschôwo

près de Moscou, et dans le grès vert supérieur de Warminster en Angle-

terre.

La figure donnée par M. Davipsox I. c. est tout à fait identique à celle du Bulletin de Moscou, c'est là ce qui me porte à présumer que l'espèce de Mniéwniki est la même, et non le Lingula Beani de l’oolithe inférieur du Yorkshire, qui est d’une longueur double et ressemble beaucoup moins à l’espèce de Moscou; la surface de celle-ci à encore gardé tout son éclat primitif, peut-être aussi sa couleur, qui est d’un châtain foncé.

La coquille de Khoroschéwo à 5 1. de long et presque 3 L. de large; l’épaisseur des valves closes n’est pas connue.

Les figures données par M. Davinsox de l'espèce crétacée se rapprochent tellement de l'individu de Khoroschôwo que je ne puis pas y reconnaître de différence spécifique. Le crochet de la grande valve est plus prononcé que celui de la petite, le bord cardinal est arrondi des deux côtés, comme dans les individus d'Angleterre.

Ordre second.

Rudistes.

Les Rudistes, animaux fossiles tout à fait inconnus parmi les

espèces actuellement vivantes, ont été rangés tantôt parmi les Brachiopodes, les Balanes, et parmi les Ascidiens, tantôt parmi les Coraux, à

cause de leur structure entièrement abnorme. Ce sont pourtant des ani-

maux plus semblables aux Brachiopodes, mais dépourvus, comme les Thécidées, de bras internes et de la symétrie de leurs valves. La coquille des Rudistes est bivalve, méquivalve, à valve inférieure épaisse et fixe, à supérieure ordinairement plus petite, operculiforme. Les valves asymétriques sont contournées en une spirale incomplète ou restent droites, la petite valve est tantôt contournée légèrement en spirale, tantôt plane, et propre à fermer la cavité de la valve inférieure. La cavité des valves est plus ou moins grande, petite ordinairement et irrégulière à cause de deux ou plusieurs carènes ou plis longitudinaux, qui divisent la cavité principale en plusieurs autres cavités latérales, accessoires. Celles-ci se remplissent d’une masse calcaire à mesure que la coquille s’allonge, et l'accroissement des valves se fait par des couches lamelleuses transverses, lesquelles imitent les diaphragmes des polypiers et forment des cloisons. D’ordinaire la coquille de Rudistes manque d’un ligament quelconque, et même d’une charnière, qui est très prononcée dans les Brachiopodes; 23 *

il y existe pourtant des genres pourvus de muscles adducteurs et de dents très grandes, coniques.

Famille sixième.

Radiolitidées.

Les valves des Radiolitidées sont épaisses, très inégales, l’inférieure fixe est allongée, conique, creuse en dedans; la supérieure operculiforme est munie quelquefois de tubercules très forts qui, sous forme de dents, entrent dans des fossettes correspondantes de la valve inférieure, en s’approchant ou s’éloignant de celle-ci, sans l'ouvrir à la manière des valves de Brachiopodes. Les valves très épaisses, à petite cavité, semblent indiquer qu’elles restèrent peut-être entr'ouvertes pendant la vie de l’animal, car celui-ci à dû être plus grand que la cavité, qui n’a pas pu contenir et garder le grand corps de l'animal. C’est là la raison que les deux valves se trouvent aussi entr'ouvertes et éloignées l'une de l’autre. La structure de la coquille est caractérisée par des tubes ou tuyaux, qui percent les valves, surtout l’opercule, et qui semblent avoir été destinés à recevoir des cirres d’un manteau quelconque de Panimal, à la manière des cirres du Haliotis. La coquille se compose d’une couche calcaire. compacte, marquée de stries d’accroissement concentriques, et d’une seconde couche fibreuse, à cellules hexagones, prismatiques eb traversées souvent par des canaux simples ou bifides. La couche extérieure est formée de lames transversales ou de côtes longitudinales, entre lesquelles on remarque deux sillons ou rainures longitudinales; les côtes s’enfoncent à l’intérieur et forment les plis longitudinaux de la cavité.

Genre XXXVIII. Radiolites Lau.

Acardo Bruc. Sphaerulites de la Methr.

La coquille bivalve, épaisse, à valves très inégales, est pourvue de côtes longitudinales; la grande valve inférieure est conique ou cylindrique et fixe; sa surface est pourvue de deux rainures longitudinales, la cavité interne est parcourue de stries transverses et garnie de 2 ou 3 plis épais en carènes verticales. Le bord de la valve se compose de fibres rameuses bifides et creuses en dedans. La petite valve est déprimée ou légèrement conique, à sommet central; sa structure lamelleuse est percée quelquefois de tubes nombreux; un sillon, qui prend naissance au somiet, descend jusqu’au bord de la valve. Le moule des valves se compose de eux cônes, contournés à leur ouverture l’un vers l’autre; il porte le nom

de Birostrites ou Jodamia, décrits autrefois comme des genres particuliers. Le Sphaerulites ne diffère du Radiolites que par sa surface plus lamelleuse. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé.

Esp. 366. Radiol. socialis d'Or.

Paléont. fr. Terr. crétac. 1. c. p. 213. PI. 555, fig. 1—3. Agicu, vergl. Geogn. des Kaukasus I. c. p. 483.

La coquille, bien plus longue que large, est toujours agrégée en familles nombreuses; la valve inférieure conique est pourvue de lames espacées, obliques, comme des cornets placés les uns dans les autres.

Hab. dans le terrain crétacé de la pente septentrionale de la chaîne de Daradyssée, près du village de Ghergher au Caucase.

Les coquilles sont garnies de côtes longitudinales anguleuses, quelquefois interrompues, et vivent toujours réunies en nombreuses familles.

, Esp. 367. Biradiol. Rozowii Fiscn.

Cibicides Rozowii Fiscu., Oryctogr. de Mosc. L. c. 1837, p. 128. PI. 14.

La coquille bivalve à la valve supérieure conique, déprimée et striée, à stries ou côtes rayonnées, coupées par des stries d’accroissement concentriques; deux sillons, qui prennent naissance au sommet, se continuent jusqu’au bord arrondi et tranchant. 5

Hab. dans un terrain crétacé supérieur au bord de la rivière de Ratowka près de Vereya du gouvernement de Moscou.

Les deux valves sont coniques, à cônes très courts et marqués de deux silions rayonnés, qui prennent naissance au sommet et aboutissent au bord, Ven s’écartant légèrement l'un de l’autre; la surface est munie de côtes en plis rayonnés, qui percent læ coquille et y forment des lames calcaires rayonnées, laissant, à ce qu’il semble, une cavité au centre. Les deux sillons d’une valve correspondent aux sillons de l’autre et vont se réunir aux bords. Les sillons rayonnés semblent avoir de l’analogie avec les sillons verticaux des Biradiolites.

M. De Fiscmer décrit ce fossile rare, comme conique, aplati à sa base et rayonné de côté. La coquille courte est distinctement conique, à large base arrondie, et les deux sillons de la surface aboutissent au bord. Les sillons ressemblent tellement à ceux du Biradiolites cornu pastoris * que le genre était peut-être identique avec le fossile de Moscou.

* Bron, Leth. geogn. I. c. p. 259. PI. XXX! fig. 6.

M. pe Fiscuer dit que M. Rozow, membre de la Société des Naturalistes de Moscou, a trouvé cette espèce dans la carrière de la Ratowka; c’est donc probablement un terrain crétacé, qui y doit couvrir le calcaire carbonifère, développé près de Vercya, à moins que ce ne soit un terrain jurassique inconnu jusqu'à présent aux environs de la carrière, qui y serait recouvert par le terrain crétacé.

C’est par l’étude de cette espèce et du Radiolites Enargetes de V'Oryctographie de Moscou que j'ai été porté en 1861 * à considérer le Pleurophyllum argillaceum Travwrsox. dunéocomien deKhoroschôwo comme un Radiolite. Mais à la suite d’un nouvel examen plus soigné je me suis convaincu que c’est plutôt un Cephalites T. Surrx et non un Polypier, ni un Radiolite. Cependant le Cephalites, comme genre des Spongiaires, est également caractéristique pour le terrain crétacé comme le Radiolite; et la conclusion reste donc la même, à savoir que le terrain, considéré comme jurassique à Khoroschôwo, est un néocomien, qui contient le Cephalites et le Ventriculites, décrits plus haut parmi les Spongiaires.

M. ne Fiscaer ** a aussi fait mention d’un autre genre également paradoxe; c’est le genre Tripodetes, changé en silex, qui s’est trouvé au bord de la Tschernowka près de Troïtzi; je suis néanmoins porté à le prendre pour un simple silex roulé du terrain crétacé, car ni par sa Structure organique, ni par sa forme il ne saurait être comparé à un genre quelconque de Rudistes.

J’ai vu pendant ma visite à Moscou, dans la collection de M. Ausr- BACH, un fossile du grès néocomien supérieur ferrugineux du mont Worobjew près de Moscou, que je suppose être un Rudiste bien distinct, sans que je puisse cependant décider s’il appartient aux Radiolites ou aux Hippurites. La structure lamelleuse du corps conservé très incomplétement semble avoir plus de ressemblance avec un Hippurite.

Enfin je dois faire mention ici du genre Enargetes, décrit par M. pe Fiscaer dans son Oryctographie de Moscou; c’est un moule, à ce qu’il paraît, d’un Rudiste plutôt que d’un Radiaire, pour lequel l’a pris son auteur. Le fossile est changé en silex et a été trouvé réuni au Radiolites Rozowii dans la même localité de Vereya; il se compose de deux pièces, d’un moule de la grande valve inférieure en cône allongé, et d’un autre plus petit en cône très court et placé à côté du cône in-

* Bull. des Natur. de Mosc.1861. No. 3.

** Oryctogr. de Moscou I. c. p. 182. PI. 29.

nv

LA

. passant par les parois de la valve qui la rendent fibreuse comme la

. férieur plus long. Le petit cône présente, comme dans le Radiol. Hoe-

ninghausii, la figure d’une barbe, à cause de ses tubes nombreux et très serrés.

Genre XXXIX. Caprotina dOrs Monopleura Marx. (pars).

La coquille, très inéquivalve, lamelleuse et fixe, se compose d’une valve inférieure, à sommet légèrement contourné en spirale et à sillon latéral, et d’une valve supérieure ordinairement plus petite et convexe, à sommet également contourné en spirale et à sillon cardinal, comme sur Vautre valve. Un appareil à fortes dents et deux empreintes musculaïres semblent exister sur chaque valve. Ce genre se trouve dans le néocomien, le cénomanien et le sénonien.

Esp. 368. Caprot. Jazyckowii m.

PI. XMIIT, fig. 32 a valve inférieure, gr, nat.: b plis de la surface grossis, vus d'en haut; c plis grossis et vus en coupe verticale.

Exogyra Jazykowii, Tableau des terrains du gouvernement de Ssimbirsk, publié en russe par M. pe Jazvxow. St. Pétersb. 1845. Géognosie de Russie (en russe) 1846, p. 509.

esta mediocris ovato-elongata, vertice laterali subspiraliter con-

torto, profunda fossula pro valido dente superioris valvae excipiendo instructa, superficie valvae inferioris plicata, plicis e vertice radiantibus granosis.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk.

La coquille, de taille moyenne, est ovalaire, allongée, convexe et se continue en une spirale incomplète vers le sommet, quiest rapproché du bord cardinal. Des plis granuleux et rayonnants prennent naissance au sommet et garnissent toute la surface bombée; les plis sont tranchants et portent de chaque côté de la tranche (voy. L. c. fig. 32 c) de petites granulations ; il se forme par là des aspérités sur les plis, entre lesquels il y à d’autres plis moins épais dans des sillons qui séparent les gros plis les uns des autres.

La coquille est fibreuse en dedans, et ce sont spécialement les plis

paroi des Radiolites; on voit très bien cette structure dans le Caprot. semistriata d’OrB. *, dont le bord est divisé par les plis en compartiments nombreux. La fossette dentaire est ovalaire, profonde et placée près du crochet, au bord cardinal.

# Voy. Brown, Leth. geogn. I. c. p. 260. PI. 311 fig 7b.

La valve dont je donne la figure à 1 p. 11. de long. et8l1 delarge. -.

Elle était fixée à sa base sur une coquille convexe et présente un léger enfoncement près du sommet, au dessus du bord cardinal, enfoncement qu'on ne remarque pas dans la fig. 3—4 de la PL. 588 de la Paléontologie française, en sorte que je suis porté à considérer l’espèce de Ssimbirsk comme différente de celle de la France, dont la forme est d’ailleurs un peu différente; l'ouverture est plus large et la valve moins haute que celle de l'individu de Ssimbirsk; la surface est coupée par des stries d’accroissement fortement espacées, au nombre de 4, éloignées les unes des autres de 2 lignes et davantage.

Esp. 369. Caprot. russiensis d'Ors.

Caprina russiensis d'OrBIeny, voy. Paléont. de la Russie 1. c. PI. 43,

fig. 31—33. je

La coquille, fortement convexe, offre des côtes rayonnantes, élevées perpendiculairement et crénelées sur les bords. La valve inférieure est très convexe, fixe, contournée sur elle-même comme une Exogyre. La valve supérieure operculaire est ovalaire, convexe, son sommet est latéral; c’est de ce point que partent les côtes.

. Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk.

Sa forme semble un peu différer de celle du Caprot. Jazykowii,”

qui à été trouvé pourtant dans la même craie blanche de Ssimbirsk; le sommet de celui-ci est plus svelte et infléchi en demi-spirale, laissant un

enfoncement en dessous près du bord cardinal, auquel se fixe une lame :--

épaisse, qui forme la fossette dentaire. Comme je ne vois pas cette conformation reproduite dans la figure donnée L. c. par M. d’OrBreny, je suis disposé à admettre que les deux espèces existent l’une à côté de l’autre. Je ne connais pas la valve supérieure de notre espèce.

Le nom de russiensis n’est pas bien choisi; il faudrait dire rossica au lieu de russiensis.

Esp. 370. Caprot. caucasica m.

Agicu, Caprot. sp. Vergl. Grundzüge einer Geogn. des Kaukasus L c. p. 483.

PL. IL fig. 1 a b.

& La coquille, de grandeur moyenne, a la valve inférieure oblique, infléchie de côté et contournée en spirale; elle est garnie de plis espacés près du sommet contourné; la valve supérieure a le sommet lisse et la surface, près du bord, parcourue de stries rayonnantes très serrées.

Hab. dans le néocomien supérieur ou l’urgonien du haut plateau de Trapassardagh du Karabagh au Caucase.

Cette espèce, selon M. Agrcu, ressemble au Requienia carinata Mare. et diffère par sa forme, qui rappelle plutôt les Caprotines, et par les côtes où plis rayonnants, qui ne se trouvent pas sur la coquille des Requienia.

Genre XL. Re quienia MATxH., d'ORz.

Diceras Sow. (pars) Monopleura Marx. (pars).

La coquille épaisse est fortement inéquivalve, le sommet contourné en spirale complète de la grande valve est toujours latéral, obliquement placé d’un côté, tandis que le côté opposé occupe la petite valve conique, légèrement infléchie; c’est la valve supérieure, tandis que la grande valve fixe est l’inférieure. Chaque valve contient de grandes empreintes musculaires. La cavité est munie souvent de 1 ou 2 carènes longitudinales arrondies; la surface est striée, à sillons et côtes transverses. (Ce sont des Caprotines dépourvues de fortes dents et de cavités coniques ; il leur manque la charnière et le ligament, comme aux Ru distes en. général. Ce genre se trouve dans le néocomien, le cénomanien et le turonien.

Esp. 371. Requien. ammonia d'Ors. sp.

Terrains crétac. T. IV. PI. 578.

La coquille épaisse est lisse, à stries d’accroissement onduleuses, la

- valve inférieure est convexe, à 2 ou 3 tours en spirale et à sillons longi-

tudinaux près de la base. La valve supérieure est plate ou légèrement concave, à tour en spirale à peine élevé.

Hab. dans la marne crétacée de la Crimée près de Karassoubazar, et dans le néocomien supérieur de Balaclava *.

Je ne connais, de l’espèce de la Crimée, qu’un fragment de la grande valve, contournée deux fois en spirale, à surface marquée de nombreuses et grosses stries d’accroissement.

Esp. 372. Requien. urgonensis Marx.

Catalogue méthodique et descriptif des corps organisés du département des Bouches-du-Rhône. Marseille 1842.

La valve supérieure très nette appartient plutôt au genre Requi e-

Ty #

* Baizy, Quart. journ. XIV, p. 139. London. 1857.

nia qu'à celui de Caprotina; elle nest d’ailleurs qu'incomplétement connue.

Hab. dans le calcaire néocomien inférieur du Karabagh sur le haut plateau de Trapassardagh au Caucase (ABrc).

Les espèces de Requienia commencent avec l'étage néocomien, atteignent leur maximum à l’étage cénomanien et cessent d’exister avec l’étage sénonien *

Esp. 373. Requien. lithuana m.

Acardo lithuanus #. Zool. spec. Viln. 1829. I, p. 291. PI. IV, fig. 14 gr. nat.

Les deux valves très inégales sont creuses en dedans, l’inférieure grande est allongée et se rétrécit doucement vers le sommet obtus et tronqué, la surface est parcourue de sillons profonds irréguliers, et striée dans les intervalles. La valve supérieure, en opercule légèrement convexe, présente un sommet à peine saillant.

Hab. dans le terrain d’alluvion de Vilna, mais fixé à un morceau de la craie blanche de Grodno, à laquelle adhèrent également un Turbinolia et un Tubulipora.

C’est une espèce dont les sommets ne sont ni contournés en spirale, ni placés de côté, mais placés au milieu des valves et opposés l’un à l’autre, à l'extrémité des valves. Cela pourrait indiquer une espèce particulière ou même un genre entièrement différent, qui à été anciennement appelé Acardo BruG.; au moins C’est un Rudiste adhérent à la craie blanche, maïs on ignore de quelle localité il provient. Il existait autrefois dans le Musée minéralogique de la ci-devant Université de Vilna et se trouve maintenant dans le cabinet zoologique de l’Université de Kiew ; car toutes les collections d'histoire naturelle de Vilna furent transportées à Kiew. La valve inférieure à 1 p. 6 L. de haut et 2 p. 3 L. de large à son ouverture, l’autre valve a 1 p. 1 L. de haut et 2 p. 2 I. de large.

Il serait peut-être plus convenable de laisser le nom d'A cardo à ce genre, dont les sommets ne sont pas contournés en spirale, mais droits; ce serait donc un Requienia à sommets courts et droits, ou un Caprina, à sommets rudimentaires, tandis que les sommets des autres espèces sont allongés, contournés en spirale et VEINE l'un à l’autre.

Comme je ne connais pas la structure intérieure, je ne suis pas sûr

; d'Orsreny, Terr. crét. L. c. vol. 4, p. 267.

du genre auquel doit être réunie la présente espèce et je la range en attendant dans les Requienia, quoique le nom d’'Acardo me semble préférable.

Cette espèce est curieuse par ce que les deux valves sont éloignées l’une de l’autre et placées à une distance régulière, symétrique; on en pourrait conclure que les valves restèrent entr’ouvertes pendant la vie de l’animal; car le corps de quelques espèces très lourdes et muni de valves à petite cavité intérieure ne semble pas avoir pu contenir tout le corps musculeux de l’animal, et les valves ne pouvaient pas se fermer entièrement, mais restèrent entr’ouvertes.

Famille septième.

Caprinidées.

La coquille bivalve est cylindrique, irrégulière, en entonnoïr droit où courbé et infléchi, à structure lamelleuse ou fibreuse, les valves sont très différentes: l’inférieure est lamelleuse, la supérieure fibreuse. L’inférieure fixe est conique, oblique, légèrement infléchie, à sillon longitudinal du côté interne, la supérieure, plus fortement courbée, est quelque- . fois enroulée au sommet et forme plusieurs tours en spirale; le bord est percé de canaux longitudinaux étroits, et l’intérieur se compose de cavités plus larges, disposées en cônes enchâssés les uns dans les autres; il en résulte une conformation lamelleuse de la valve, rappelant les diaphragmes des Polypiers, comme les lames verticales du Biradiolites se répètent dans la structure des Coraux.

Genre XLI. Caprina Ch. d'Ors.

Plagioptychus Maïs.

La coquille, inéquivalve et épaisse, se compose de deux valves coniques ‘à contéurnées en spirale, surtout la plus grande ou la supérieure, infléchie en corne de bélier et divisée vers l'extrémité en deux sommets pointus et légèrement enroulés; la valve infériqute est également conique et à peine courbée vers le sommet; en dedans elle est pourvue de nombreux cônes, placés les uns près des autres et offrant par là à l’intérieur un grand nombre de tubes coniques. La valve supérieure est pourvue de 2 fortes dents, qui ont dû être reçues par de profondes fossettes de la

valve opposée; la supérieure, plus grande que l’inférieure, est caracté-

risée par les deux cavités, qui apparaissent à l'extérieur comme deux sommets distincts. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé supérieur, le cénomanien et le turonien.

Esp. 374. Caprina adversa Ch. d’Ore.

BRoNN, Leth, geogn. p. 250. PI. XXX! fig. 3.

La valve supérieure, plus grande et fibreuse en dedans, est tantôt contournée en spirale de 2 ou 3 tours placés de côté, dans une autre direction que la valve inférieure, tantôt elle est légèrement contournée ou infléchie dans une direction tout à fait opposée à la valve inférieure fixe; elle se compose alors de 2 tubes intérieurs, placés l’un près l’autre et se divisant au bout en 2 sommets infléchis et parallèles entre eux.

Hab. dans la marne crayeuse de Tirenaïr en Crimée, et près de la Croix dans l’île d'Aix, où cette espèce forme de grands bancs dans le cénomanien.

Cette espèce est plus rare en Crimée, d’où je ne connais jusqu'à présent que le fragment des deux sommets contournés en demi-spirale de la valve supérieure. Les côtés sont marqués d’un profond sillon, qui indique la division des deux sommets à l’extérieur; leur surface est parcourue de stries longitudinales, traversées par des stries transversales rapprochées. La largeur des sommets est de 1 pouce, leur longueur n’est pas connue; leur forme est absolument la même que celle de la fig. 3 € de la planche citée de M. Bronx.

M. Agrcu * indique le Caprina Coquandiana d'Ors. comme se trouvant dans le calcaire turonien du Trapassardagh au Caucase, mais en un fragment si mal conservé qu’on a de la peine à y reconnaître las forme d’un Caprina.

Ordre troisième.

Acéphales, voy. vol. E, p. 930.

* Monomya.

Famille septième.

Ostréidées, voy. vol. I, p. 931:

Les huîtres fossiles sont très nombreuses — il y en a plus de 200 espèces — dans les terrains jurassique et crétacé, en sorte qu’on est obligé de les subdiviser en trois genres, en Ostrea proprement dits, en Gryphaea et en Exogyra, pour faciliter leur description, quoique leurs différences ne soient ni bien constantes ni caractéristiques.

* Vergl. Grundz. d. Geogn. d. Kaukasus 1. c. p. 526. PI. IL, fig. 5.

Genre XLII. Ostrea L.

… La coquille inéquivalve, inéquilatérale, lamelleuse, est fort irrégulière, la valve droite fixe est plus grande, plus profonde que la gauche operculiforme; le crochet de la valve droïte est presque droit, à peine contourné à l'extérieur ou en spirale. Le ligament est fixé dans une fossette triangulaire plus grande dans la valve droite que dans la gauche. L’empreinte musculaire est plus rapprochée du bord extérieur que du central. Ce genre se trouve dans presque tous les terrains, quoiqu’on ne le rencontre qu’exceptionnellement dans la Période ancienne.

Esp. 375. Ostr. Defrancii Fisox. sp.

Alectryonia Defrancii Fiscex., Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. VIII, 1835, p. 113. PI. LIL. cum var. Alectryon. Deshayesii Fiscn. I. c. p. 113. PI. IX.

Ostrea Defrancii A. Demnorr, Voyage dans la Russ. mérid. Paris. 1842, p. 795.

La coquille est grande, demi-circulaire, à valves plissées, la supérieure inégalement plissée des deux côtés perpendiculaires; les plis sont très hauts, et larges vers l'extrémité inférieure de la coquille; ils sont très minces et plus rapprochés vers le crochet du côté droit, au bord concave.

Hab. dans le terrain crétacé supérieur de Baghtschissaraï, de Badrak, d'Oulakly et de Sably en Crimée.

Le milieu des valves est occupé par les plis, qui se réunissent au dos et y apparaissent comme bifurqués; les plis deviennent plus minces et sont plus rapprochés à l’endroit près du crochet où les valves se recourbent. Le bord cardinal y est légèrement ailé, et c’est à ce point que commencent les plis rapprochés très minces. Les côtés sont très hauts, — c'est l'Alectryonia Deshayesii Fiscx.; — ils s’abaissent perpendiculairement à la valve supérieure et s'élèvent à l’inférieure, pour former une pente verticale. L’empreinte musculaire très longue se trouve près du bord concave à une petite distance du bord cardinal.

La coquille, suivant la courbure des valves, a une longueur de 1 pied 1 pouce et une hauteur de 5 pouces et au delà.

Esp. 376. Ostr. diluviana L,

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 11. PI. 75, fig. 4. Alectryonia Ferussaci Fiscn. L ec. p. 111. PI. IV.

Ostrea Marshii Sow. var tenuis TrAuTscu., voy: Bull. de Mosc. 1862. III, p. 212. PI. VIL fig. 1—2.

La coquille, ovalaire, allongée, courbée, est pourvue au milieu du côté concave d’une large aile, et au côté convexe de gros plis bifurqués.

Hab. dans le même terrain crétacé près de Baghtschissaraï que l'espèce précédente, dans le grès vert ferrugineux de Koursk, et dans le néocomien de Dmitriyewo, près de Mourom, ainsi que dans le grès vert d’Essen en Westphalie.

La coquille à 3 p. 6 L. de long et 1 p. 6 L de haut.

Les plis du côté concave sont minces, courts et noueux à cause de traces d’accroissement continuelles; les plis du côté opposé sont plus hauts, plus larges et plus tranchants, à longues dentelures fort aiguës. L’impression musculaire est située près du bord concave et non au centre, comme dans l'O. Marshii, coquille très lourde et épaisse. L’Ostr. dilaviana rappelle beaucoup l’'Ostr. Milletiana d’Ors. du grès vert.

Esp. 377. Ostr. acrodon Fiscx.

Alectryon.acrodonta Fiscx., Bull. de la Soc. de Mose. L. c. p. 116. PI. V, fig. 2.

La coquille, oblongue et courbée, porte des plis très gros, terminés par des dents fort aiguës; le dos est lisse et les plis latéraux commencent des deux côtés du dos.

Hab. dans la craie blanche de Baghtschissaraï et de Badrak.

La coquille est presque équivalve, inéquilatérale; le bord concave est dépourvu d’oreillette, et garni de plis plus allongés et plus tranchants : que le bord opposé.

La coquille a 2 p. de long et 1 p. de haut; on en rencontre pourtant des variétés où les deux côtés sont également plissés.

Esp. 378. Ostr. frons PARK.

Organic remains L. c. III. PI. 15, fig. 2.

Ostr. prionota Gozpruss, Petref, Germ. IL, p. 10. PI. 74, fig. 8. Ostr. serrata Defr. Gozpr. 1. c. PI. 74, fig. 9 et Ostr. harpa,l.c. PI. 75, fig. 3.

La coquille, plissée, lancéolée et courbée, est pourvue d’un côté concave oblique et d’un autre convexe; les plis, moins nombreux et plus grands que dans l’'Ostr. carinata Lam. se réunissent au milieu du dos.

Hab. dans la craie blanche de Baghtschissaraï, de Badrak; dans le grès néocomien ou sénonien ferrugineux de Koursk et d’Antonowo-Poustoschtsch près de Tambow.

Les plis se bifurquent, sont écailleux et de grosseur inégale, les premiers près de l'oreillette de la valve inférieure sont petits et courts; les suivants, très grands et tranchants, se réunissent au dos de chaque valve en une carène obtuse. Les bords sont dentelés, le bord convexe est . muni de 12 à 14 dentelures fort aiguës et grosses.

Le bord cardinal est large, la fossette triangulaire contournée vers le bord concave, muni de l’oreillette, tandis que le côté convexe en est dépourvu.

La coquille de Koursk à 4 p. de long et au milieu 1 p. 3 1. de large; loreillette est triangulaire.

L’individu d’Antonowo-Poustoschtseh du bord de l'Oka dans le gouvernement de Tambow est beaucoup plus petit; il n’a que 7 L. de long et 4 1. de large près du bord cardinal, qui est pourvu d’une large oreillette au côté concave; les plis sont nombreux, bifurqués et se réunissent sur le dos, la fossette cardinale est courbée en demi-spirale vers l'oreillette.

Esp. 279. Ostr. carinata Lam.

Gorpruss, Petref. Germ. IL, p. 9. PI. 74, fig. 6. Ostr. pectinata (Lam.) Gozpr. IL. c. PI. 74, fig. 7.

La coquille, équivalve et courbée, est pourvue de gros plis, surtout au bord convexe, où il se développe une carène par les crêtes réunies en demi-arc, tandis que les plis du bord concave sont ordinairement plus courts et moins saillants; le dos des valves entre les deux rangées de plis est aplati, même enfoncé, et forme une rainure longitudinale plus ou moins distincte.

Hab. dans un terrain néocomien dolomitique du haut plateau du Schahdagh, à une altitude de 13200 pieds au-dessus du niveau de la mer Caspienne, dans un grès vert supérieur de Badrak en Crimée, et, à ce qu’il semble, dans un grès néocomien ferrugineux d’Antonowo-Poustoschtsch du gouvernement de Tambow, sur le bord de l’Oka, aïnsi que dans un terrain crétacé près du village d’'Akhtouscha sur le bord du Volga, au sud de Ssimbirsk.

La coquille provenant de la localité d’Antonowo ressemble plutôt à lOstr. pectinata Gozpr., qui n’est qu'une variété de l'O. carinata; - les plis du bord concave de celui-ci sont d’égale longueur que ceux du bord convexe, tandis que dans celui-là le bord concave est pourvu de plis beaucoup plus courts que le bord convexe. L’espace du dos dénué de plis est marqué d’un sillon distinct. |

L’échantillon d’Antonowo n’a que 10 1. de long et 5 1. de large; les dentelures du bord convexe sont très longues et aiguës; celles du bord opposé sont courtes et moins nombreuses, comme dans l’'Ostr. pectinata.

Esp. 380. Ostr. gregaria Sow.

Min. conch. I. c. II, p. 19. PI. 111, fig. 1 et 5. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 7. PI. 74, fig. 2. pi

La coquille, équivalve, étroite et allongée, est courbée presque en demi-cercle; la surface des valves est plissée, à plis situés des deux côtés en rangée régulière; les plis prennent naissance d’une carène médiane.

Hab. dans le calcaire oolithique supérieur de Petrowskaya, au gouvernement de Kharkow.

La coquille est petite, elliptique, courbée, plus large à une extrémité qu’à l’autre; la carène médiane est tranchante. Elle n’a que 7 L de long dans le calcaire jurassique de Petrowskaya.

Esp. 381. Ostr. flabelliformis Nicss.

Petrificata suecana I. Lond. Goth. 1827, p. 31. PI. 6, fig. 4.

Gozpruss |. c. p. 12. PI. 76, fig. 1.

Ostrealatirostris Dupois, Conchiolog. foss. L. ce. p. 74. PI. 8, fig. 15—16. La coquille plissée est presque orbiculaire, un peu plus large que

longue, la valve supérieure plus convexe que l’inférieure, les plis sont

assez espacés et peu nombreux.

Hab. dans la craïe blanche de Makow en Podolie, dans la marne

crétacée de Werewkine, près d’Izioume, dans le sable glauconien de Ba-

drak, de Simferopol et du village de Krimskaya en Crimée, et dans le cénomanien d’Ossinowo au gouvernement de Kharkow.

Le bord cardinal est étroit, à fossette triangulaire allongée et recourbée, et à 4 ou 5 dentelures grandes et aiguës au bord inférieur; la surface est écailleuse, à écailles nombreuses et plus ou moins saillantes. {

Les individus d’Ossinowo sont petits et incomplets, en moules; la valve supérieure est fortement convexe, à crochet saillant et à plis nombreux, obtus et rapprochés. L’un des deux côtés est élargi en aile, tandis que l’autre est tronqué obliquement. La petite valve n’a que 9 lignes de long et autant de large.

Les individus sont plus grands, et ressemblent tout à fait à ceux de la marne crétacée de Coesfeld et de Quedlinburg, ainsi qu’à ceux de Badrak en Crimée ; ils se dilatent au bord inférieur, les plis se bifurquent,

PRET EMT es e VOS

et la grande empreinte musculaire ovalaire occupe le milieu de la face intérieure; le bord cardinal est presque triangulaire, aussi long que large et marqué d’une fossette cardinale triangulaire.

Esp. 382. Ostr. nodosa Müxsr.

Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 8. PI. 74, fig. 4.

La coquille équivalve est ovalaire, légèrement lancéolée, infléchie et plissée, à plis aigus, noueux et réunis au dos sous un angle aigu.

Hab. dans le terrain jurassique supérieur aux environs de la forteresse de Ssouscha au Caucase.

La coquille a 2 p. de long, le sommet allongé est triangulaire et infléchi de côté.

Les nœuds des plis semblent provenir des couches d’accroissement très fréquentes, et c’est presque le seul caractère qui distingue cette espèce de l’Ostr. frons PARK.

Esp. 383. Ostr. larva Lam.

Gozpruss, Petref. Germ. IL p. 10. PI. 75, fig. 1.

La coquille est presque équivalve, demi-circulaire, à dos lisse, à bords plissés, à plis larges, arrondis et espacés. Le crochet est aigu et courbé légèrement de côté.

Hab. dans le sable glauconien de Baktschissaraï.

La coquille est munie au bord convexe de 5 ou d’un plus grand nombre de gros plis, et près du bord cardinal de 3 ou 4 plis beaucoup plus petits. Le bord concave est plissé finement, à 8 ou 9 plis très courts, qui ne passent pas jusqu’au milieu, tandis que les grands plis du bord opposé s'élèvent très haut et sont fort espacés. Le crochet fort aigu occupe le bord gauche de la valve supérieure, et une petite oreillette se voit à son bord droit; c’est ici que commencent les petits plis du bord convexe. La valve inférieure est fixée près du crochet.

Le dos de la valve supérieure est lisse au milieu de la surface, tandis que la valve inférieure y est occupée par les grands plis du bord convexe. Les plis du bord concave sont également plus grands et plus marqués que ceux de la valve supérieure.

La coquille à 1 p. 1 1. de long et 6 1. de large; les valves closes

sont d’une épaisseur de 4 lignes.

Eichwald, Lethaea rossica. Il. i 24

Esp. 384. Ostr. Marshii Sow.

Ostr crista galli (L.) Scucoru., Petrefactenkunde I, p. 240. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p.6. PI. 73, fig. 1. TraurscaoLn, Bull. de la Soc. de Mosc. 1859. IIL, p. 9. PI. IE, fig. 16—17.

La coquille, grande et épaisse, est presque équivalve, légèrement convexe des deux côtés, ou convexe d’un côté et concave de l’autre, à gros plis écailleux et bifurqués; le bord inférieur est tronqué verticalement.

‘Hab. dans l'argile jurassique de Dorogomilow près de Moscou.

L’individu de Dorogomilow est trop petit pour qu’on puisse affirmer

son identité avec l’espèce type; il n’a que 6 IL. de long et au milieu 412 1. de large; le bord inférieur élargi présente 5 plis larges et espacés: c’est pourtant l’'OStr. crista galli du terrain oxfordien brunâtre du Wurtemberg.

Un autre individu, de Dmitriyewo au bord de l’Oka près de Mourom, considéré par M. TraurscnozD * comme l’Ostr. Marshii, appartient à une espèce néocomienne, l’'Ostrea diluviana L., car il est mince et non épais et pesant comme l'O. Marshii, quoiqu'il ait 2 p. 7 L. de long et 3 p. 4 IL. de large, c’est-à-dire que c'est un individu adulte.

Esp. 385. Ostr. solitaria Sow.

Miner. conch. V, p. 105. PI. 468, fig. 1.

La coquille est ovalaire, plissée, à plis profonds, tranchants, bifurqués; une valve est concave, l’autre est plate.

Hab. dans l’oxfordien inférieur de Popilani en Lithuanie.

C’est surtout lOstr. pulligera, variété de l'O. solitaria qui se trouve à Popilani; la valve inférieure est fort concave; les plis sont écailleux, l’un des bords est concave, l’autre convexe; on n’y trouve que 10 ou 12 plis, qui prennent naissance au crochet obtus.

Esp. 386. Ostr. inflexa Farrenx.

FaurenxouL, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1844. IV, p. 793. Ostrea gregaria (Sow.) Traurscs., Bull. de Mosc. 1859. IIT, p. 9. PI. IE, fig. 15.

La coquille, inéquivalve et mince, a la valve inférieure plus large que la supérieure, qui est plus étroite et même plus mince; le bord cardinal est légèrement élargi et infléchi.

# Bull. de la Soc. de Mosc. 1862. IL, p.212. PI. VIL, fig. 1 — 2.

Hab. dans la marne jurassique argileuse noire de Dorogomilow près de Moscou. .

Je suppose que l'individu de Dorogomilow, figuré par M. TraurscHOLD, appartient à cette espèce et non à l’Ostr. gregaria Sow., qui a des plis réunis sur le dos en crête et bien plus nombreux — on compte 16 plis écailleux de chaque côté; le bord cardinal est beaucoup plus rétréci que l’inférieur, qui est fort élargi; lindividu de Dorogomilow n’a de chaque côté que 4 plis simples et espacés, qui ne se réunissent pas au milieu du dos et le laissent libre; il est tout droit et étroit, c’est-àdire offrant une longueur de 9 I. et une largeur de 4 L Je suppose par conséquent que c’est l'O. inflexa Far, qui effectivement diffère de toutes les espèces connues jusqu’à présent.

Esp. 387. Ostr. costulata Rourzr.

Exogyra costulata Rouizs., Bull. de Mosc. 1849. II, p. 355. PI K, fig. 82 (la valve supérieure).

Ostrea nidulus Traursca., Bull. Mosc. 1859 III, p. 13. PI. IT, fig. 27 (la valve supérieure et l’inférieure).

La coquille petite, inéquivalve, a la valve supérieure semi-lunaire et lamelleuse, à lamelles très minces, se détachant facilement et plissées sur leur bord intérieur; la valve inférieure est fortement concave et plus longue que large.

Hab. dans l’argile jurassique noire de Dorogomilow près de Moscou.

La face extérieure de la valve inférieure est d’une forme irrégulière et garnie d’un grand nombre d’excroissances, surtout du côté de la région cardinale.

J'ai conservé le nom d’Ostr. costulata, donné en 1849 par M. RouILziER, quoique cet auteur n’ait connu que la seule valve supérieure, car le nom d'Ostr. nidulus ne date que de l’année 1859 et a été donné en parfaite connaissance du premier nom.

M. ‘TraurscHoLp a figuré de la même localité * encore une valve isolée et incomplète de l’Ostr. dextrorsum Quensr. du terrain jurassique du Wurtemberg, espèce douteuse selon M. Quexsrepr lui-même, laquelle pourrait également être une Plicatule; je n’ose confirmer ni l’une ni l’autre de ces opinions, car il me semble même qu’il pourrait être le fragment d’un petit individu de l’Ostr. flabelliformis, au cas que l'échantillon provienne d’un terrain néocomien, superposé à l’argile ju-

* Loe.p.9. PI. IL, fig. 19.

rassique de Dorogomilow, comme ceci se voit aussi dans le gouvernement de Moscou.

Esp. 388. Ostr. extensa m.

RouizziEr, Explication de la coupe géol. des environs de Mosc. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1846, IV. PI. E, fig. 9.

Testa dilatata, subtriangularis, vertice acuto, protracto, area spuria triangulari, irregulari, fossulam vixdum conspicuam excipiente, superficie testae concentrice plicata et radiatim costata, costis prope marginem tantummodo inferiorem iisque rudimentariis praeviis.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo près de Moscou.

La coquille dilatée, plus large que longue, est presque triangulaire, à côtés arrondis, passant doucement au bord inférieur arrondi, à bord cardinal prolongé, aigu, triangulaire. La surface de la valve inférieure (la seule connue) est pourvue de nombreux plis concentriques ou stries d’accroissement onduleuses et écailleuses, coupées, vers le bord inférieur, par de courtes côtes rayonnées, irrégulières; elles sont plus distinctes et plus nombreuses du côté élargi en aile que de l’autre côté, qui est presque dépourvu de côtes.

Le faux aréa triangulaire est irrégulier et marqué de stries d’accroissement très nombreuses; l’un des côtés, le côté gauche, est plus large que l’autre, qui est plus court; la fossette ligamentaire est légère-

ment indiquée et occupe le crochet aigu droit; il est légèrement tourné -

vers le côté dilaté de la coquille. Les bords de celle-ci sont lamelleux et onduleux.

La coquille a 2 p. de long, mesurée au-dessus du crochet saillant, et 3 1. de large. La valve supérieure n’est pas connue.

Cette espèce diffère de l’'Ostr. choroschovensis par sa largeur remarquable, tout à fait contraire à l’étroitesse de la valve fort prolongée de celui-ci, dont le milieu des deux valves est garni quelquefois d’une carène obtuse; c’est aussi de celle-ci que les côtes prennent alors naissance, dans une direction oblique, des deux côtés de la carène.

Esp. 389. Ostr. fornix m.

PI. XIX, fig. 4 a gr. nat.; b la même valve, vue en dedans.

Testa satis magna tenuis, elongata et oviformis, extrema parte cardinali angusta, rotundata, vertice exiguo ad latus inflexo, inferiore mar-

RC éd <=

gine opposito dilatato, rotundato; superficie transversim et irregulariter sulcato-striata, striis his incrementi inflexis, numerosis.

Hab. dans le grès noirâtre néocomien de Khoroschéwo, aux environs de Moscou.

La coquille, de grandeur moyenne, est très mince et fragile, à crochet très peu saïllant et infléchi d’un côté, à faux aréa et à fossette ligamentaire indistincts, en sorte que ces parties semblent manquer à la coquille, dont le bord cardinal est tranchant. La surface de la valve inférieure, qui seule est connue, est convexe et pourvue irrégulièrement de rides concentriques infléchies et courbées en différentes directions, offrant des deux côtés de la valve les stries d’accroissement plus marquées, à “peine écailleuses; les bords de la valve sont tranchants et minces, même le bord cardinal, qui ne présente pas de fossette ligamentaire. Le sommet, à peine saillant, est marqué d’un petit enfoncement, qui paraît avoir été le point d'attache de la valve, car on ne voit sur toute la surface nulle trace d’un point par lequel la valve aurait pu se fixer aux corps étrangers.

La cavité de la valve est très profonde, maïs remplie de la roche . compacte, en sorte qu’on ne voit pas l'empreinte musculaire.

La valve à 2 p. 2 L. de long et 1 p. 6 I. de large.

Esp. 390. Ostr. impar m.

Rouuer, Bull. de Mosc. 1849, II. PI. N, fig. 113 a—d.

La coquille, de grande taille, est ovalaire, aplatie, et garnie sur la valve inférieure de côtès longitudinales et parallèles, séparées par des sillons profonds. Le bord cardinal est rétréci, presque triangulaire et légèrement recourbé.

Hab. dans l'argile jurassique de Goliowo aux environs de Moscou.

Cette espèce est très bien caractérisée par ses côtes épaisses, au nombre de 3 à 6, prenant naissance au bord cardinal et descendant, parallèles entre elles, vers le bord inférieur élargi et arrondi. Les côtes sont séparées par de larges sillons, et coupées par des couches d’accroissement très rapprochées et disposées en ziczac, à cause des côtes élevées qu’elles traversent.

.. L’individu figuré par M. Rouizxter, sans nom et sans description, a près de 3 p. de long et 2 p. 3 L. de large. L’empreinte musculaire est grande et située presque au milieu, un peu rapprochée du bord extérieur. La fossette ligamentaire triangulaire est étroite.

On ignore de quel terrain provient cette espèce; je suppose que c’est du néocomien, qui en Russie est plus riche en huîtres fossiles que le jurassique. Néanmoins M. TraurscaoLp * a représenté un petit échantillon du terrain jurassique de Dorogomilow, sous Le nom d’Ost. Knorri Quexsr., qui me semble être un jeune individu de l’espèce figurée par M. Rouxrer; il n’a que 3 côtes grosses et parallèles entre elles; sa largeur est d’un demi-pouce et sa longueur est inconnue, car ce n’est qu'un fragment, qui cependant pourrait appartenir avec le même droit à un jeune Inoceramus digitatus Sow. ** de la craie blanche.

M. Traurscnozp *** suppose que l’échantillon découvert par feu M. Farrenxomz dans l’argile jurassique de Galiowo n’est que l'Osbr. plastica, moulé sur des Ammonites, mais les côtes de l’Ostr. impar sont trop irrégulières pour avoir été moulées sur des Ammonites, dont les côtes sont très régulières.

Esp. 391. Ostr. disjuncta v. Bucx.

Deutsche geol. Zeitschrift 1851, p. 32. PI. IL, fig. 2.

La coquille, de taille médiocre, est plissée, à plis ou plutôt à côtes bifurquées; la côte principale médiane se divise en 4 ou 5 côtes latérales, qui prennent naissance sous un angle aigu.

Hab. dans un grès néocomien à grains très fins du Daghestan, près de Choppa.

Les côtes, au nombre de 6 ou 7 du côté concave, ne se réunissent pas immédiatement avec la côte principale, maïs en sont séparées par un sillon.

Le fragment a 1!}2 p. de long et 2 p. de large.

Esp. 392. Ostr. sulcata BLums. Gozpruss, Petref. Germ. IT, p. 13. PI. 76, fig. 2.

LA

Coquille inéquivalve, allongée, dilatée au bord inférieur et rétrécie au bord cardinal, à côtés plissés par des côtes situées obliquement; la valve inférieure est fixe, la supérieure munie d’une carène longitudinale obtuse.

Hab. dans le terrain crétacé de Bränsk du gouvernement d'Orel, c’est-à-dire dans une couche à grains de quarz grisâtre et de glauconite vert foncé; les grains de quarz sont réunis par un phosphate de chaux.

* Bull. de Mosc. I. c. 1859. IL, p. 9. PI. IL fig. 18.

## Sowergy, Min. conch. VI, p. 215. PI. 604, fig. 2. **# Bull. de Mosc. 1. c. 1861. IV, p. 3.

L'espèce ordinaire du Hanovre a 2 pouces de long et 1 p. 5 L de large.

Esp. 393. Ostr. choroschoviensis Roviz.

Bull. de Mosc. 1847. II, p. 432 et 1846, IV. PL. E, fig. 10.

La coquille, allongée et ovalaire, se rétrécit au bord cardinal en un sommet aigu et se recourbe en dehors dans la valve inférieure, l’autre sommet est infléchi dans la valve supérieure; une carène obtuse longitudinale passe ordinairement le long de la coquille, jusqu’au bord inférieur rétréci; les valves écailleuses se composent de lames concentriques très minces et serrées. ®

Hab. dans le grès néocomien noïrâtre de Mniéwniki près de Moscou.

C’est une espèce fort bien caractérisée par sa carène longitudinale obtuse, qui descend du sommet aigu, pour arriver jusqu’au bord inférieur aigu. La carène se voit constamment aux deux valves, quoiqu’elle puisse aussi manquer; elle est droite et laisse un enfoncement correspondant à l’intérieur de la valve supérieure, tandis que l’inférieure est marquée par une élévation longitudinale correspondante. Les couches d’accroissement sont très rapprochées et fort nombreuses; elles sont garnies de courtes côtes obliques, qui semblent prendre naissance à la carène médiane, et atteignent jusqu’au bord inférieur des couches d’accroissement.

Le faux aréa triangulaire du sommet commence presque au tiers de la longueur des valves, offre la largeur d’un pouce en bas, et s’amincit doucement près du sommet aigu, lequel par là atteint une longueur de 8 lignes. La face triangulaire de l’aréa est parcourue transversalement

de stries fines et très rapprochées, et au milieu de l’aréa on voit la fos-

sette allongée ligamentaire, à peine indiquée et recourbée en dedans avec l’aréa lui-même. La fossette est encore moins distincte au milieu de l’aréa opposé dans la valve supérieure, dont le sommet est légèrement contourné en dehors. Le faux aréa rappelle beaucoup la conformation semblable d’un Spondylus ou d’un Plicatula, genres non fixes, car l'Ostr. choroschovensis n’était peut-être pas non plus fixe.

Cette coquille mérite de former un genre particulier.

La coquille à 2 p. 2 IL. de long et, au milieu, une largeur de 1 p. 6 lignes.

M. d'Orgieny * à réuni à tort l’Ostr. choroschovensis avec POstr. duriuscula Bean. du terrain jurassique de l'Angleterre, qui est plus large, presque orbiculaire, dépourvu de la carène longitudinale

* Paléont. stratigraph. L, p. 375.

et muni d’un sommet obtus. Ce n’est pas non plus l’Ostr. Sowerbyana Bronx, de la Russie du nord, qui est une espèce tout à fait différente, ainsi que l’Ostr. menoides Gozpr. de l’oxfordien, deux espèces qui n’ont rien de commun avec l'O. choroschovensis Row.

Cette espèce se distingue surtout par la valve supérieure à carène obtuse, qui occupe. son milieu, est recouverte par le test très mince et s’oppose à admettre que la coquille, pour gagner la carène, ait dû se fixer aux corps cylindriques de la mer.

M. Puces a donné la figure * de l’'Ostr. sulcifera du cave oolite du Yorkshire; cette espèce ressemble beaucoup à l’Ostr. choroschovensis, car la coquille est allongée, comme celle-ci, mais elle a en général une forme allongée et ovalaire, s’élargissant doucement vers le bord inférieur obtus, tandis que l'O. choroschovensis y est aussi aigu qu'au sommet, et conserve cette forme jusqu’à la longueur de 1 p. 6 1. Après ce temps elle semble acquérir une largeur plus grande et le bord inférieur devient par là plus arrondi et obtus *. La grande empreinte musculaire est rapprochée du bord gauche de la coquille. Ajou- : tons que MM. Morris et Lycerr ** ont prouvé que l’Ostr. sulcifera Paz. n’est autre chose qu'un jeune Ostr. Marshii Sow., et nous sommes obligés de conserver le nom donné par M. Rover à l'espèce qui nous occupe.

Une autre coquille, qui ressemble également à l’Ostr. choroschoviensis, est l’'Ostr. sulcata BLums. du grès vert du Hanovre; elle a la même carène longitudinale obtuse au milieu de la valve supérieure, mais les côtes des deux côtés sont plus épaisses, plus longues, et par con-

séquent la largeur de la coquille est plus considérable; ses bords sont garnis de larges plis.

Esp. 394. Osbr. plastica Traursor.

Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1861. IV, p. 2.

Ostr. duriuseula (Puizr.) Rouizzier, Bull. de Mosc. 1846, IV. PL E, fig. 9 a—c et 1848, 1. PI. H, fig. 45.

Posidonia revelata Keys. Petschorareise. St. Petersb. 1846, p. 302. PI. 14, fig. 12—15.

La coquille, tantôt allongée, tantôt élargie, est inéquivalve, à valve

inférieure fixe, à crochet court et recourbé du côté droit, et à surface

* Voy. Rouiszier, Bull. Mosc. I. c. 1848, No. 1. PL. H, fig. 43 A. B, cependant la fig. 43 À me semble être une variété courte. #* Paleont. Society. 1854, p. 127.

garnie de côtes rayonnées élargies, coupées par des couches d’accroïssement épaisses et élevées; la valve supérieure est plus convexe que l’inférieure, marquée seulement de stries d’accroissement rapprochées et nombreuses, et d’un ou deux sillons obliques près du côté élargi.

Hab. dans le néocomien inférieur de Moscou, sur le bord du fleuve Jauza, et près de Mnidwniki et de Khoroschéwo.

La coquille semble avoir été fixée au sommet du crochet et n’a pas été moulée sur des Ammonites, car la forme des individus est toujours la même; elle est arrondie, oblique, ou élargie, à sommet de la valve inférieure prolongé et fixé; les couches d’accroissement sont épaisses et espacées, — il y en à trois ordinairement, — les intervalles sont parcourus de sillons rayonnés et espacés; les courtes côtes qui se développèrent par là, sont traversées par d’autres couches d’accroissement, moins épaisses, et cette conformation se répète à chaque nouvel accroissement. La valve figurée par M. Rourczier *, dont l'original se trouve dans ma collection, montre très bien les ornements de la surface des deux valves. Je possède aussi des individus d’une grandeur double, dont la forme est tout à fait la même; les courtes côtes, séparées par des sillons, sont plus nombreuses et les couches d’accroissement épaisses plus prononcées ; mais les couches d’accroissement moins épaisses ne se distinguent pas bien.

Cette espèce offre des différences d'âge. Les plus jeunes individus sont sillonnés ou parcourus par des stries fines d’accroissement, et ne montrent pas encore les sillons rayonnés. Ce sont des individus de 9 I. - de long. D’autres, plus grands, sont tantôt plus larges que longs, presque triangulaires, comme l'individu figuré par M. Roururier **, tantôt plus longs que larges, comme un moule de ma collection qui à 212 p. de long et 1 p. 5 1. de large; celui-ci ne présente pas les sillons rayonnés et par conséquent non plus les côtes rayonnées. Les couches d’accroissement, moins épaisses, accessoires et situées entre les couches d’accroissement principales, sont plus nombreuses et plus nettement accusées. Nulle part on ne voit que cela dépende d’un corps étranger quelconque qui y aurait été moulé.

Voilà la raison que je n’ai pas réuni à cette espèce une coquille tout à fait différente, celle que j'ai nommée plus haut Ostr. impar et

* Voy. Mosc. Bull. 1847, PL H, fig. 45, A. B. ** Bull. de Mosc. 1846, IV. PL. E, fig. 9.

que M. Trautscaorp regarde comme variété de l’'Ostr. plastica *; elle est plate, ovalaire, se prolonge en un crochet étroit, légèrement courbé d’un côté, et est munie de nombreuses stries d’accroissement très fines, très rapprochées et disposées en ziczac, à cause des côtes parallèles plus ou moins nombreuses, qui vont du bord cardinal vers le bord inférieur. J’ai préferé en faire une espèce particulière, parce qu’elle manque tout à fait des couches d’accroissement épaisses. L’Ostr. impar figuré par M. Rourzcter ** n’est pas l'O. plastica et ne se trouve pas avec celuici dans le néocomien, mais se rencontre, d’après M. FAHRENKOHL, dans argile jurassique.

Je suis porté à réunir à l’Ostr. plastica un autre fossile, décrit par le comte KeysERLING sous le nom de Posidonia revelata, du terrain néocomien de Polouschino, sur le bord de la Petschora. La valve supérieure , striée concentriquement, par son crochet prolongé et aigu, par ses sillons concentriques larges et profonds et par sa forme générale ressemble tellement à la valve supérieure de l’'Ostr. plastica que je n’y trouve pas de différence. Je serais même d’avis de donner la priorité au Posid. revelata, décrit en 1846, et de nommer cette espèce Ostr. revelata Keys. sp.

Esp. 395. Ostr. undulata ».

PI. XIX, fig. 2 et 3 gr. nat.

Géogn. de la Russie 1. c. 1846, p. 491.

Ostrea virgata Dixon, the Geology of Sussex. Lond. 1850.

Testa subinflata transversa, costata, costis radiantibus numerosis undulato-striatis, aequalibus, strias incrementi concentricas easque numerosissimas excipientibus, vertice vix prominulo extremam partem exiguam et rotundatam testae occupante, margine cardinali recto.

Hab. dans le néocomien inférieur noirâtre de Khoroschôwo, et d’Iletzkaya-Saschtschita aux environs d’Orenbourg, et dans le sable glauconien de Karassoubazar en Crimée.

La coquille transverse à la surface garnie de côtes rayonnantes, au nombre de 30 à 35, très rapprochées et devenant plus épaisses vers le bord postérieur, qui est doucement élargi. Les côtes sont coupées par des stries d’accroissement très fines, onduleuses et fortement rapprochées; les intervalles entre les côtes sont très étroits et également striés en

* Bull de Mosc. 1860. IV, p. 3.

#* Bull, de Mosc. 1849. PL. N, fig. 113.

travers comme les côtes. La surface de la coquille est en outre marquée de gros sillons concentriques, au nombre de 4 ou 5, dont les premiers sont séparés par des interstices en segments à côtes moins larges que les suivants, le dernier segment est plus large que les 4 précédents réunis; les gros interstices transverses forment les couches d’accroissement du test. Les deux côtés sont arrondis et passent au bord inférieur sous forme d’un demi-cercle crénelé, les deux côtés sont également crénelés.

Le crochet, à peine saïllant, est rapproché du côté antérieur, qui est un peu plus petit que le postérieur; le crochet est recourbé vers la cavité de la coquille, qui est fortement convexe, surtout au milieu de sa surface. Les bords latéraux sont tranchants, le bord cardinal presque droït ou doucement enfoncé au devant du crochet.

C’est là la conformation de l'individu de Khoroschéwo (1. c. fig. 3), dont la largeur est de 1 p. 7 L. et la longueur, mesurée au-dessus du crochet, de 1 p.11. La surface de l'individu d’Iletzkaya (L c. fig. 2 a vu de côté, b vu sur le crochet) en diffère un peu, car les côtes sont moins nombreuses, les intervalles étant plus larges que les côtes et celles-ci par conséquent plus espacées. La convexité de la coquille est la même, ainsi que les interstices transverses, qui la divisent en plusieurs segments. L’individu de Karassoubazar se présente en moule de la face intérieure de la coquille; il offre 13 côtes moins épaisses que les intervalles et coupées par des rainures concentriques moins nombreuses, au nombre de deux seulement. La coquille doit avoir été fortement bombée et le crochet paraît avoir été enfoncé, car le moule montre un profond - enfoncement au bord cardinal rétréci.

La coquille a 1 p. 5 L. de large et 1 p. 1 1. de long; au milieu du test elle présente 6 IL. d'épaisseur. :

Cette espèce diffère de l’Ostr. plastica par l'épaisseur de sa valve supérieure, qui est très bombée, tandis que celle de l'O. plastica est plane, même plus ou moins enfoncée, surtout entre les couches d’accroissement, qui sont très saillantes.

Des trois individus je ne connais que la valve bombée supérieure, qui n’était pas fixée; l’inférieure manque et a dû être fixe, ou les deux valves étaient libres, parce que je ne vois pas de point d’attache distinct.

C’est la même espèce, à ce que je suppose, qui, nommée par M. Dixox * Ostrea virgata (non Gozpr.), se trouve dans la craie blanche de Sussex en Angleterre; le nom de ©. virgata est un double-emploi.

* Dixon, The geology and fossiles of Sussex. London 1850, p. 348.

Esp. 396. Ostr. striatula m.

PI. XIX, fig. 11 a b gr. nat.

Géogn. de la Russie 1846. p. 485.

Rouizuier, Bull. de Mosc. 1849, IT. PI. N, fig. 111 (sans nom).

Testa ovato-orbicularis, valva inferior convexa, cardine affixa et concentrice striata, propter rudiora ac numerosa incrementi strata striis e vertice ad peripheriam radiantibus numerosis.

Hab. dans un calcaire néocomien compacte d'Iletzkaya-Saschtschita près d'Orenbourg et, à ce qu’il semble, dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo près de Moscou.

La coquille est petite, ovalaire, presque orbiculaire, à petit crochet au milieu du bord cardinal arrondi et rétréci, et à lobe antérieur divisé par un sinus peu profond, mais bien distinct. Le test est assez épais; il se compose de 8 à 10 couches épaisses d’accroïssement annuel. Elles forment des lames inégales concentriques, dont la surface est parcourue de stries rayonnantes espacées. Le crochet occupe la première des couches dans un enfoncement arrondi destiné à fixer la coquille. Un sinus traverse les couches près du bord antérieur et y forme un lobe distinct.

Les couches d’accroïssement sont couvertes par un épiderme muni de stries rayonnantes nombreuses et très rapprochées; il s’en est conservé un fragment sur la moitié du test. Les bords sont arrondis, l’inférieur se rétrécit comme le cardinal, tandis que les deux côtés se dilatent.

La valve inférieure seule est connue; elle est bombée, à 1 p. 9 L de large, mesurée au-milieu des deux côtés, et 1 p. 10/2 L. de long, mesurée au-dessus du crochet; la valve à crochet à 5 IL. de haut.

La valve rappelle un peu le Gryphaea vesicularis; elle en a la forme générale, sauf le bord cardinal, qui est étroït et non élargi; le crochet du Gryphaea est recourbé vers la cavité de la coquille, tandis qu’il est à peine saillant et enfoncé dans l’Ostr. striatula, parceque le point d'attache y est placé. Les couches d’accroissement de la valve sont presque les mêmes chez Les deux espèces, mais les stries rayonnantes fines et rapprochées manquent au Gryphaea vesicularis. Tandis que celui-ci est ordinairement plus large que long, l'O. striatula est un peu plus long que large, et sa plus grande épaisseur est un peu plus près du bord cardinal, et retombe de là doucement vers le bord inférieur de la coquille.

M. Rover a fait figurer 1. c. une coquille fossile qui provient

probablement du grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo et que je suppose être VOstr. striatula d’Iletzkaya; sa forme est presque la même: elle est allongée, plus élargie vers le bord arrondi inférieur que vers le bord cardinal, qui est rétréci et droit, à fossette triangulaire au milieu; le crochet est fixé à une large base, et la surface des deux valves est parcourue de stries rayonnantes plus distinctes sur la valve supérieure enfoncée. L’empreinte musculaire de celle-ci est rapprochée du bord gauche, et ne se trouve pas au milieu de la coquille, comme dans le Gryphaea vesicularis. Elle a 8/2 L. de long.

Esp. 397. Ostr. concentrica Münsr.

Goupruss, Petref, Germ. II, p. 21. PI. 80, fig. 1.

La coquille, petite et épaisse, à surface gibbeuse, est ovalaire, élargie légèrement vers le bord inférieur, ou presque arrondie, à sommet aigu, triangulaire et recourbé à l'extérieur; la surface est parcourue de stries d’accroissement concentriques; la valve supérieure est plane, épaisse, arrondie, et le sommet prolongé en une petite pointe pour l’articulation des valves.

Hab. dans le calcaire oolithique de Werewkine près d’Izioume.

L’empreinte musculaire arrondie est située près du bord gauche de la valve inférieure fixe; elle à 7 L. de long et un peu plus de large. La valve supérieure est plus petite, en opercule.

Cette espèce ressemble à l’Ostr. sandalina Gozpr. du même terrain jurassique, mais semble en différer par une empreinte musculaire

située du côté droit de la valve inférieure; le sommet est également infléchi du côté opposé.

Esp. 398. Ostr. sandalina Gopr.

PI. XIX, fig. 7 a—d gr. nat.; a valve à crochet, vue en dessus; b valves réunies, vues en dessus de la valve supérieure; c valve à crochet, vue en dedans; d la même, vue de profil; e charnière grossie.

Gozpr. Il, p. 21. PI. 79, fig. d

La coquille, petite et mince, est ovalaire, arrondie, lamelleuse, à valve inférieure bombée, fortement concave, à valve supérieure plane ou concave; le bord cardinal étroit est tourné légèrement de côté, ou droit et court; l'empreinte musculaire est située du côté droit de la valve inférieure près du bord et rapprochée du crochet.

Hab. dans l'argile noire jurassique de Khoroschéwo près de Moscou.

La coquille fragile est ovalaire et fortement concave, à surface mar-

quée de nombreuses couches d’accroissement, ainsi que la valve supérieure, très enfoncée et lamelleuse, à première couche d’aceroi sement épaisse, ovalaire et lisse, placée en disque près du sommet. Les bords des valves sont tranchants, et le bord droit de la valve inférieure est marqué d’un petit lobe plus appréciable à l’intérieur qu’à l'extérieur. L’empreinte musculaire est située en dessous du lobe. La valve inférieure était fixée par le sommet, qui est marqué d’un grand enfoncement arrondi.

La valve inférieure à 10 I. de long et 81) L de large; elle présente une épaisseur de 31} 1. au milieu de sa convexité. La valve supérieure à une longueur de 81/2 1. et une largeur de 7 L.; sa se est de 2 lignes.

L’Ostr. sandalina, d’une argile ferrugineuse jurassique ‘de Streitberg et de Gräfenberg, est moins allongé et se trouve toujours réuni en grand nombre.

Esp. 399. Ostr. exogyroides Rozw. af.

Verstein. d. norddeutsch. Oolithengeb. p. 61. PI. IL, fig. 4.

La coquille ovalaire se rétrécit vers le sommet très saïllant et aigu; la surface est parcourue de stries d’accroïssement concentriques.

Hab. dans un calcaire jurassique à petits grains de fer lenticulaire près du village d’Inka sur le bord de l’Oka aux environs de Yelatma dans le gouvernement Tambow.

L'individu, d'à peine 31/2 1. de long et de 3 L. de large vers le bord inférieur, ressemble un peu à l’Ostr. exogyroides, sans cependant lui être identique.

Esp. 400. Ostr. gibba Reuss.

PI. XIX, fig. 6 a—d gr. nat.; a valve inférieure, vue en dessus; b la même, vue en dedans; c la même, vue de profil; d les deux valves réunies, vues de la valve supérieure.

Die Verstein. d. bühm. Kreïdegeb. p. 42. PI. 27, fig. 28.

La coquille est petite, allongée, légèrement infléchie vers le bord droit de la valve inférieure, qui est fortement convexe; elle y est par conséquent largement concave, et convexe de l’autre côté; la valve supérieure est plane et lamelleuse, comme l’inférieure.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo près de Moscou.

La coquille n’était connue jusqu’à présent que par la seule grande valve inférieure, décrite et figurée (1. c.) par M. Reuss, du plänermergel

de Louschitz en Bohème; mon excursion à Khoroschéwo m'a valu les deux valves réunies, figurées L c.; la valve inférieure est très convexe et lamelleuse, comme celle figurée par M. Ruuss. Les valves sont minces et fragiles, le bord cardinal élargi et droit montre d’un côté la courte et petite fossette triangulaire; l’angle du bord cardinal est obtus, tandis que l’angle opposé reste plutôt aigu.

L’empreinte musculaire est située près du bord droit concave, presque au milieu du bord. Les lames des valves se détachent facilement, et ne se sont pas conservées à la valve supérieure, qui est toute plane.

La valve inférieure a 9 L de long et 4%/4 L. de large; elle a une profondeur de 313 L. et s’élargit du côté gauche du bord cardinal en une petite oreillette rétrécie, qui semble même former un lobe rudimentaire.

Je dois à la bonté de M. ne Norpmanx le moule d’un individu un peu plus grand, qui provient de la craie marneuse de Karassoubazar; son opercule est même enfoncé au milieu, et l'oreillette est plus petite.

Esp. 401. Ostr. biconvexa m.

PI. XIX, fig. 8 a—c gr. nat.; a valve inférieure; b valves réunies, vues sur la supérieure; c valves réunies, vues de profil.

Testa mediocris tenuis, ovata, utraque valva convexa, inferiore convexiore costata, costis marginum distinctis, in medio evanescentibus, vertice parvo ad latus inflexo fossaque triangulari notato, superiore minus convexa et striis solummodo incrementi instructa.

Hab. dans le sable glauconien de Karassoubazar en Crimée.

La coquille, de grandeur moyenne, est mince, allongée, ovalaire, à valves convexes, l’inférieure est plus convexe que la supérieure; elle est pourvue d’un petit crochet, infléchi de côté et offrant une fossette ligamentaire triangulaire ; la surface de la valve est lisse, à stries d’accroissement concentriques, coupées vers les bords par de courtes côtes, qui n’occupent que les bords de la valve, lesquels par-là deviennent crénelés. Le bord gauche est droit et l’autre convexe; il se dilate quelquefois vers le bord cardinal en une large proéminence, qui semble former une oreillette.

La valve supérieure est également convexe, maïs beaucoup moins que l’inférieure; elle ne présente que des stries concentriques d’accroissement et manque des côtes qui garnissent la valve inférieure. Le crochet de la valve est à peine saïllant, mais tourné également vers le bord gauche.

La coquille a 1 p. 4 IL. de long et 9 L. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 8 lignes.

La surface des valves est écaïlleuse par suite de stries d’accroissement lamelleuses; par là la surface devient raboteuse.

Cette espèce ressemble un peu à l’Ostr. pusilla Nrss. de la craie blanche de la Scanie, dont la valve supérieure est également lisse et l’'inférieure plissée; elle diffère pourtant de celui-ci par ses bords cardinaux arrondis et obtus, non aigus comme dans l’O. pusilla, et par les valves, qui dans ce dernier sont plus petites et à peine convexes.

Esp. 402. Ostr. curvirostris Nrcss.

Petref. suec. p. 30. PI. VL fig. 5.

La coquille est petite, allongée, à bord inférieur arrondi et élargi, et à bord cardinal de la valve inférieure aigu et infléchi vers le côté droit; les bords latéraux près du sommet sont crénelés, et l'empreinte musculaire est située près du bord droit, au milieu du bord.

Hab. dans la marne crayeuse de Karassoubazar, de Badrak et d’Inkerman en Crimée, ainsi que près de Ssimbirsk sur le bord du Volga.

La coquille s’élargit vers la partie inférieure et se termine en un bord inférieur rétréci et arrondi; le bord cardinal est fort étroit, à sommet courbé vers le côté droit, à fossette ligamentaire triangulaire; en dessous du sommet il y a sur les deux valves une petite saillie en oreillette rudimentaire, laquelle ne se remarque ni dans les individus de la craie de Mastricht, ni dans ceux de la Suède. Les individus de la Crimée ap- partiennent par conséquent à une variété moins grande de l’Ostr. curvirostris Nizss. La valve supérieure est plus petite que l’inférieure et légèrement bombée.

La valve inférieure a 9! 1. de long et près de 5 1. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 3 lignes.

; Esp. 403. Ostr. lithuana ».

Avicula lithuana Zool. spec. Rossiae vol. I, p. 288. Vilnae 1829. PI. V, fig. 13 a b.

Ostrea mirabilis Rouss. Demnworr, Voyage dans la Russie méridionale. Fauna pontica. Mollusca. PI. XIT, fig. 1—3, vol. II, p. 797. 1842 (excepta Tab. V, fig. 1—3).

La grande valve est plane, l’inférieure à peine convexe et à sommet situé au milieu du bord cardinal droit; un lobe distinct se forme par un sillon oblique, qui se dilate vers le bord inférieur arrondi. La valve

supérieure est toute plane, même légèrement enfoncée vers le bord cardinal et garnie de stries rares rayonnées, qui manquent à l’inférieure.

Hab. dans la craie blanche de Grodno en Lithuanie et dans la glauconie marneuse de la Crimée, de Badrak, entre Oulakli et Sably, de Baghtschissaraï et de Karassoubazar.

. La coquille est marquée de couches d’accroissement lamelleuses, très serrées. Les deux côtés sont arrondis et non échancrés, le bord cardinal, entièrement droit, est élargi et ne se continue pas en ailes, comme dans l’'Ostrea mirabilis Rouss. L c. PI V, fig. 1—3, espèce particulière dont la valve inférieure devient de plus en plus épaisse, et se relève en une haute gibbosité médiane, qui manque à l’'Ostr. lithuana. De ce dernier je possède un individu plus grand que celui figuré par M. Rousseau, et même plus grand que la fig. 1 —3 de la PI V. du Voyage de M. Demporr; il est dépourvu d'ailes. Je suis donc porté à regarder l'Ostr. mirabilis Rouss. PL V, fig. 1—3, comme une espèce particulière aïlée du grès vert de Karassoubazar, ou d’en faire une variété remarquable, qui ne dépendrait pas de l’âge avancé de la coquille. La fossette ligamentaire de l’'Ostr. lithuana est large, profonde, triangu- | laire et placée au milieu du bord cardinal, qui y forme un petit crochet, réfléchi à l’intérieur. La grande empreinte musculaire est située au milieu de la face intérieure, un peu plus rapprochée d’un côté que de l’autre.

La coquille a 5 p. 2 1. de long et 6 p. 5 L. de large; les valves closes de mon échantillon sont d’une épaisseur de 1 p. 2 L., maïs on n’y voit pas de valves, comme celle figurée dans le Voyage de M. An. de Demi- DorF, où elles ont au milieu une épaisseur double, de 2 p. 4 L, quand elles sont closes. La figure que j'ai donnée de cette espèce en 1829, est réduite à !/3 de sa grandeur naturelle *.

Esp. 404. Ostr. gigantea Branp. Dus.

BranDer, Fossil. Hant. fig. 88.

Sowergy, Min. conchol. I, p. 143. PI. 64.

Dusois, Bull. de la Soc. géol. 1837. VIIL, p. 385.

Ostrea latissima Des. Verneuiz, Mémoire sur la Crimée p. 19. PI. VI, f. 1-3.

Ostr. latissima Demporr, Voyage dans la Russie mérid. Paris. 1842, vol. II, p. 796. Fauna pontica. Mollusca. PI, ILE, fig. 1.

La grande coquille inéquivalve est fort épaisse et gibbeuse, la valve inférieure très convexe et pourvue d’un lobe distinct; la valve supérieure

* Bauv, (Quart. journ. XIV, p. 141), qui a conservé le nom d’'Avicula lithuana, dit que le terrain est un grès vert supérieur. Eichwald, Lethaoa rossica. Il. 25

est plane, épaisse et très lamelleuse, comme la valve inférieure; le côté gauche est dilaté en lobe.

Hab. dans le terrain nummulitique de la Crimée, près de Simféropol, Baghtschissaraï, Karassoubazar, et à Indersk aux environs d'Orenbourg.

Le bord cardinal de la valve inférieure est droit, lamelleux et élargi, la fossette triangulaire est profonde et le crochet presque nul; au dessus du bord cardinal s’élève sur la surface de la valve une gibbosité médiane en demi-arc, qui est séparée du lobe par un sillon profond. L'empreïnte musculaire, profonde et presque circulaire, est placée près du bord cardinal et du bord extérieur, qui‘est droit; elle est divisée du bord inférieur très enfoncé par une légère gibbosité médiane de la face interne.

La valve supérieure est très pesante, près du bord inférieur elle est plus épaisse que vers le supérieur, à empreinte musculaire grande et arrondie. Le bord cardinal est la partie la plus mince de la valve, et offre une petite fossette ligamentaire presque ronde. Le bord gauche commence sous un angle obtus au bord cardinal et se continue en un bord tranchant. La valve se prolonge au bord droit en un lobe élargi, légèrement réfléchi à l'extérieur, offrant plus haut sur ce bord une large échancrure.

L'Ostrea gigantea Dus.* du terrain nummulitique des Corbières, variété de l'Ostr. latissima Desx., ressemble tout à fait à l'individu de la Crimée.

C'est là aussi la conformation de l’Ostrea deltoidea (Lam.) figurée sous ce nom par M. Traurscnorn **, du calcaire nummulitique des environs d’Orenbourg, près d’Indersk, où cette huître se trouve aussi grande et aussi pesante que l'Ostr. gigantea de la Crimée. M. Traur- SCHOLD suppose que c’est un terrain jurassique qui y est développé, et que c’est l’'Ostr. deltoidea Lam, avec lequel la figure citée n’a pas de ressemblance; j’ai déjà dit plus haut que l’espèce dont le comte Key- SERLING fait mention sous le nom d’Ost. deltoidea et dont M. Rourz- LIER donne une figure sans nom, de Khoroschôwo, est l’'Ostr. hippopodium du terrain crétacé, tandis que l’espèce d’Indersk appartient, selon moi, à une des nombreuses variétés de l’Ostr. gigantea Dur. — Ostr. latissima Des. Celle d’Indersk a le bord cardinal de la valve supérieure étroit et allongé, le lobe du bord gauche prolongé est aussi large

*# Mém. de la Soc. géol. de France, 2e. série vol. I, p. 366. PI. EF, fig. 2. #* Über jurass. Schichten von Indersk. Bull. de Mosc. 1863. IV, p. 459. PI. VIIL. et IX.

que dans la valve d'une semblable variété de ma collection de Simféropol; la valve inférieure, d’après la figure citée du Bulletin de Moscou, a la même épaisseur que la coquille de la Crimée. Je suis même porté à réunir à celle-ci, et par conséquent aussi à l'individu d’Indersk, l’Ostr. callifera * Lam. de la mollasse d'Alzey et du terrain éocène de Paris; la forme et la grandeur ainsi que la face intérieure des deux valves ressemblent tout à fait à celles de l'individu d’Indersk.

Esp. 405. Ostr. hippopodium Nisss.

PI. XIX, fig. 5 a b gr. nat.; a valve supérieure; b vu sur les crochets des valves réunies.

Nixsson, Petrif. suec. I, p. 30. PI. VIL fig. 1.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 23. PI. 81, fig. 1.

Ostr. Sowerbyana (Bronx) Keyseruin6, Petschorareise p. 294. PI, 14, f. 7-9. Ostr. deltoiïidea (Law) Traurscu., Deutsche geol. Zeïtschr. 1861, p. 395 et

Rourzzrer, Bull. de Mosc. 1849, II. PI. N, fig. 112 et 113.

La coquille est grande, comprimée, aplatie, arrondie ou transverse, à lobe du côté droit saïllant et à échancrure près du sommet, à bord opposé arrondi, composant avec le bord inférieur un segment semi-circulaire ; le bord cardinal est rétréci, à fossette ligamentaire triangulaire recourbée en bas. Empreinte musculaire presque au milieu de la face intérieure, rapprochée du bord échancré.

Hab. dans le néocomien de l’Oural septentrional sur le bord du fleuve Tolya, près du village de Wotscha, sur le bord de la Ssyssola et

. près de Pécluse du fleuve Ishma au pays de la Petschora, et au midi de lOural, au mont Ssaragoul près d’Orenbourg; dans le grès néocomien noïrâtre de Khoroschéwo, dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk, dans la glauconie crayeuse de Ladawa en Volhynie, et dans le même terrain de Badrak et d’Inkerman en Crimée, ainsi que dans le grès vert d’Essen en Westphalie et de Kôüpingemolla de la Scanie.

Cette espèce, très caractéristique pour le grès vert de la Suède et des environs d’Essen en Westphalie, se distingue par sa taille assez grande et sa forme très comprimée et plane; la surface des valves est inégale, à enfoncements et gibbosités alternes; la coquille semble avoir été molle, et par suite elle a dû recevoir des empreintes de différents objets, de Pecten, d'Avicules ou d’autres coquilles, qui se sont moulés quel-

quefoïs sur la valve supérieure près du bord cardinal (voy. la PI. XIX, fig. 5 a). :

* Gozpryss I. c. PI. 83, fig. 2.

La surface est marquée de couches d’accroissement concentriques épaisses et offre par là une conformation lamelleuse du test. Le bord cardinal de la valve inférieure fixe est rétréci et droit, à fossette triangulaire oblique et recourbée vers la surface de la coquille; l'empreinte musculaire, assez large et arrondie, est rapprochée du bord échancré et très éloignée du large bord arrondi opposé.

Cette espèce présente plusieurs variétés, dont je dois encore faire mention. L’individu de Wotscha, Ostr. Sowerbyana Bronx, est un peu plus long que large et présente la forme normale; il à 3 p. 5 L de long et 2 p. 7 L. de large; les valves sont marquées de nombreuses gibbosités.

L’individu de Koursk a la même forme, il est cependant un peu plus large que long; il à 3 p. 7 L. de large et 3 p. 9 1. de long.

L’individu des bords du Tolya (1. c. fig. 5) est très grand et presque circulaire; sa surface est marquée de larges couches d’accroissement, à partir de son milieu jusqu’au bord inférieur arrondi, tandis que le bord cardinal de la valve supérieure est marqué par l’empreinte d’un fragment de Pecten, tout à fait comme l'individu de Khoroschéwo, qui y est marqué par un fragment de l’'Avicula Cornueliana, réuni avec lui dans la même couche néocomienne. Près du bord cardinal, le côté gauche de l’individu de Tolya est légèrement échancré, et le sommet court est infléchi vers la surface intérieure ; le sommet pointu de la valve opposée est muni d’une fossette triangulaire et recourbée en bas. L’individu à 4 pouces de large et autant de long, les valves closes offrent une épaisseur de 1 p. 3 lignes.

L’individu de Khoroschéwo a la valve supérieure fortement convexe et plus longue que large; elle n’a que 2 p. de long et 1 p. 10 1. de large vers le bord inférieur considérablement élargi; le bord inférieur, parfaitement arrondi, forme la continuation immédiate des deux côtés, tandis que la coquille se rétrécit vers le bord cardinal, marqué des deux côtés d’une échancrure inégale. L’empreinte musculaire est située près du bord gauche. C’est là la structure de l'individu qui est marqué près du bord cardinal par lempreinte de l’'Avicula Cornueliana.

Enfin je rapporte à cette espèce deux petites valves supérieures du terrain crétacé de Ladawa en Volhynie. Les valves sont aplaties, légèrement enfoncées, à stries d’accroissement fines et nombreuses et à bord cardinal rétréci et marqué en dessous, des deux côtés, d’une rangée de petites crénelures, et du côté gauche d’une échancrure distincte. La profonde et grande empreinte musculaire arrondie est également rapprochée

de ce bord. La petite valve n’a que 11 L. de long et autant de large au milieu des deux côtés; elle est distinctement lamelleuse.

Il me reste encore à dire quelques mots sur la valve de Khoroschôwo, figurée maïs non décrite par M. Rouiccrer (Bull. de Mosc. 1849, IH. PI. N, fig. 112); elle est le plus grand des individus ci-dessus mentionnés, car elle doit avoir, d’après la figure, une longueur de 4 p. 3 L et une largeur semblable, mesurée au bord inférieur, où le lobe gauche fait une saillie très prononcée, aiguë; entre cette saillie et le crochet tout le bord gauche est largement échancré. L’empreinte musculaire arrondie est rapprochée de ce bord, qui est moins lamelleux que le bord opposé et arrondi. Le bord cardinal se rétrécit subitement et se prolonge en une fossette ligamentaire recourbée. La valve supérieure de l’'Ostr. hippopodium se rapproche le plus de l'individu de Koursk et de la figure donnée * par M. Gorpruss du grès vert de Westphalie.

Esp. 406. Ostr. virgata Gozpr.

Petref. Germ. Il, p. 15. PI. 76, fig. 7 Ostr. flabellula (Law.) TraurscaoLD, Bull. de Mosc. p. 312. 1859, IL. PI. V,, fig. 4.

La coquille ovalaire se rétrécit vers le sommet, situé obliquement près du bord gauche, qui est légèrement échancré; l’autre bord est arrondi ainsi que l’inférieur; la surface est pourvue de nombreuses côtes serrées et bifurquées.

Hab. dans le calcaire nummulitique des bords du lac d’Aral.

Cette espèce diffère de l'Ostr. flabellula par ses côtes bifurquées plus nombreuses, et par la coquille, qui s’élargit doucement vers le crochet pointu et infléchi vers le bord concave.

La coquille a 1 p. 9 1 de long et 1 p. 4 L. de large vers le bord inférieur arrondi.

Esp. 407. Ostr. ventilabrum Goupr.

Petref. Germ. II, p.13. PI. 76, fig. 4 Ostrea pera Traurscu., Bull. de Mosc. 1859. IT, p. 311. PI. V, fig. 2 Coquille inéquivalve, ovalaire, irrégulière, oblique, à valve supérieure lisse et à valve inférieure munie de côtes rayonnées, coupées vers le bord inférieur arrondi par des stries d’accroissement nombreuses. Hab. dans le calcaire nummulitique des bords du lac d’Aral.

* Petref. Germ. IL p. 23 PI. 81, 6g. 1 h.

La coquille est inéquilaterale, à bord gauche largement échancré et à bord droit arrondi; le crochet est un peu saiïllant et renflé.

L’individu de l’Aral à 2 p. 3 1. de long et 1 p. 8 1. de large vers le bord supérieur.

La valve est tout à fait lisse, elle présente quelques stries d’accroissement conceñtriques vers le bord inférieur, qui est légèrement échancré des deux côtés; la surface est un peu enfoncée et marquée de deux gibbosités concentriques.

Cette espèce, figurée par M. Asrcu * sous le nom d’0. virgata Gozpr. du bord de lac d’Aral, me semble appartenir aussi à l’Ostr. ventilabrum Gozpr. car la coquille est demi-circulaire, à sommet saïllant d’un côté, et les couches concentriques d’accroissement sont plus nombreuses dans l'O. virgata que dans l’espèce du lac d’Aral.

Esp. 408. Ostr. Milletiana d’Ors.

Paléont. franc. Terr. crét. PI. 472, fig. 5.

Asicu et Leor. v. Bucu, Zeitsch. d. deutsch. geol. Gesellsch. 1851. Heft I, p. 19.

La coquille porte des plis larges, au nombre de 8 ou 9 sur chaque côté, ceux du côté extérieur convexe sont plus longues et plus larges que ceux du côté intérieur concave.

Hab. dans le calcaire crétacé des montagnes du Tschourdidagh au Daghestan, réuni aux Terebratula nuciformis et biplicata.

La charnière forme un enfoncement triangulaire au milieu du bord cardinal élargi; la surface de la coquille est parcourue de stries fines concentriques et serrées.

“Genre XLIII. Gryphaea Lay.

La coquille, inéquivalve, inéquilatérale, à la valve inférieure (la droite) profonde, concave, à crochet prolongé et courbé presque en spirale verticale vers la cavité de la valve; la valve supérieure (la gauche) est plane ou enfoncée à sa surface, dépourvue de crochet, à courte et large fossette ligamentaire sur le bord cardinal, tandis que celle-ci est grande, allongée et courbée sur elle-même dans la valve inférieure. Un sillon oblique commence au crochet de cette valve et se dirige vers le bord inférieur, pour limiter un lobe bien distinct; la grande empreinte musculaire est située à l’intérieur de la valve sur ce sillon ou en dehors de lui sur le lobe. Les Gryphae a, comme genre, diffèrent fort peu desOstrea;

* Ic. Grundzüge e. vergl. Geogn. des Kaukasus. PI. IL, tig. 4.

. plusieurs auteurs réunissent même ces deux genres. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé.

Esp. 409. Gryph. cymbula Lam. 1802.

Brown, Leth. geogn. IV, p. 197.

Gryphaea cymbium Lam., Hist, des anim. sans vertèb. VI, 1. 1819, p. 198.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p: 29. PI. 84, fig. 3—5 et PI, 85, fig. 1 et Gryph. obliqua (Sow.) Gopr. I. c. PI. 85, fig. 2, ainsi que le Gryph. gigantea? Sow. 1. c. PI. 85, fig. 5 (voy. Bronx I. c.).

La coquille est grande, orbiculaire, quelquefois plus longue que large, à crochet plus ou moins grand et courbé vers la cavité de la valve; le sillon est plus oblitéré que dans d’autres Gryphées, cependant le lobe est distinct. L’empreinte musculaire est fixée sur le sillon en dedans de la grande valve. La valve supérieure est plane vers le bord inférieur, marquée de grosses couches d’accroissement concentriques; son crochet est enfoncé.

Hab. dans l’oxfordien inférieur des environs de Popilani, de Ga- Bowo, de Vladimir, de Tambow, d’Orel, de Koursk, de Donetzkaya dans le district d'Izioume, sur le bord du Donetz; d’Iletzkaya, et dans le même terrain de la vallée de Soudagh en Crimée; cette espèce descend en Allemagne à partir de l’oolithe ferrugineux inférieur, jusqu’au lias supérieur; selon M. Quexsrepr elle est caractéristique pour le jura noir du Wurtemberg.

La coquille lamelleuse de Popilani est un peu plus longue que large; elle à 4 p. de long et 3 p. 2 1. de large; elle se dilate légèrement vers le bord inférieur et se rétrécit vers le sommet, qui est pourvu d’un crochet peu saïllant. La valve inférieure est légèrement convexe, la supérieure plane et même enfoncée près du sommet; celle-ci est marquée d’une empreïnte musculaire grande, arrondie, et rapprochée des bords droit et inférieur. Les deux côtés, rétrécis près du sommet, sont lamelleux et fortement épaissis. Elle diffère du Gryph. cymbula typique par le crochet moins saillant, et je serais presque porté à en faire une espèce distincte.

Ce n’est pas le Gryph. dilatata, qui se distingue du G. cymbula par son crochet moins épais, à peine allongé et courbé vers l’intérieur de la valve convexe. Le Gryph. cymbula est l’espèce la plus ancienne de ce genre, car elle remonte à l’année 1802; elle fut rétablie dans ses droits par M. Bronx, et le Gryph. cymbium, identique avec elle, y à été réuni comme synonyme. Le Gryph. cymbula typique, à

crochet fort saïllant et recourbé, se trouve à Koursk, à Galiowa et près de Tambow, à Jelatma.

Esp. 410. Gryph. cardinalis ».

Gryph. dilatata (Sow.) v. Bucu, Beitr. zur Gebirgskunde Russlands L. c. p. 79 et Jazvxow (voy.le Tableau des terrains de Ssimbirsk).

Gryph. dilatata var. lucerna Traurscoz», Bull. de Mosc. 1862. IL, p. 212. PI. VI, fig. 3—7.

E. Horrmanx, Der Jura v. Iletzkaya, St. Petersb. 1864, p. 152. PI. 1. VE fig. 85 bis 86. Gryph. dilatata (non Sow., non Gozpr.).

La coquille se compose d’une valve inférieure très concave, et d’une supérieure fortement dilatée au milieu des deux côtés et arrondie vers le bord inférieur; le crochet de la valve inférieure est court, mince, et la petite fossette ligamentaire cachée au fond du sommet est concave. L’empreinte musculaire de la valve inférieure est arrondie et située à la moitié supérieure de la valve, du côté intérieur du lobe très petit.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux des bords de lPOka près d’Antonowo-Poustosch et près de Dmitriyewo dans le gouvernement de Vladimir, sur le bord de l’Ounja; au mont Ssaragoul, aux environs d’Orenbourg, près d’Indersk et d’Iletzkaya-Saschtschita, associé à lPOstr. flabelliformis, ainsi que dans les toundres du nord de la Russie.

La coquille est plus mince, plus élargie au milieu des deux côtés, et à bord cardinal beaucoup plus étroit et plus mince que le Gryph. dilatata Sow. de l’oxfordien inférieur de l'Angleterre, qui manque au terrain jurassique de la Russie et de la Pologne. Celui-ci est plus épais, plus pesant et plus dilaté au bord inférieur que le Gryph. cardinalis, dont l'empreinte musculaire, forte et parcourue de stries concentriques, est située plus près du lobe que dans le G. dilatata.

Les individus d’Antonowo sont un peu plus épais et plus lamelleux que ceux d’Indersk et d’Iletzkaya, qui ont l'empreinte musculaire plus rapprochée du bord cardinal que du bord inférieur; c’est le contraire de ce qu'on observe sur le G. dilatata.

Le caractère principal du G. cardinalis est fondé sur le crochet plus petit et le bord cardinal très mince et caché au fond du sommet excavé, tandis que le Gryph. dilatata a le bord cardinal très épais, à longue et large fossette ligamentaire; il fait une forte saillie à l’extérieur et se continue des deux côtés en bords latéraux épais, élargis et fort lamelleux; le bord cardinal et les deux bords latéraux du Gryph. cardinalis au contraire sont minces et même tranchants.

La valve supérieure est fortement enfoncée, à couches d’accroissement lamelleuses et nombreuses, qui sont coupées par des stries rayonnantes, comme chez le Gryph. vesicularis; le crochet est nul, lempreinte musculaire est rapprochée du bord cardinal et située près du lobe, qui est peu marqué à la surface de la valve, en sorte que les stries d’accroissement se continuent, sans interrompre leur convexité, jusqu’au bord gauche de la coquille. La valve supérieure ressemble parfaitement à celle du Gryph. vesicularis.

La coquille d’Antonowo a 3 p. 6 1. de long et 3 p. 4 L. de large; son épaisseur est de 1 p. 4 L; elle devient plus large à Indersk et ressemble davantage au Gryph. vesicularis.

Esp. 411. Gryph. dilatata Sow.

Miner. conch. IT, p. 113. PI. 149, fig 1 (excel. fig. 2). Bronx, Leth. geogn. IV, p. 199. PI. XIX, fig. 2. Gryph. controversa Rô»., Oolith. 1. c. L p. 61. PI. 4, fig. 1.

La valve, épaisse, très lamelleuse, est presque circulaire, à bord inférieur élargi et arrondi, et à grand lobe divisé par un profond sillon au milieu de la valve; le crochet, grand et recourbé vers le bord cardinal saillant, est élargi et marqué d’une large fossette ligamentaire de la valve inférieure, qui se continue directement en une fossette de la valve inférieure; celle-ci est épaisse, parcourue de stries rayonnées et à lobe nul.

Hab. dans l’oxfordien inférieur d’Iletzkaya près d’Orenbourg, dans

un semblable terrain du village de Kamenka au bord du Donetz; dans la Russie centrale aux environs d’Orel et de Koursk; dans la Russie occidentale près de Popilani et de Nigranden en Lithuanie; il manque au royaume de Pologne.

Le bord cardinal, fort épais et tourné vers le bord opposé de l’autre valve, distingue cette espèce des Gryph. cardinalis et cymbula; le crochet est plus grand et marqué d’un enfoncement, parce qu’il était fixé aux corps étrangers; la valve supérieure est moins concave et moïns lamelleuse que l’inférieure.

Cette espèce est fort caractéristique pour l’argile oxfordienne et le kelloways-rock. M. ne Buou l’a décrite du terrain oxfordien des bords de l’Ounja et de l’Oka, et M. ne KeyserzinGe du bord de la Ssyssola près du village de Wotscha; M. pe VerneuIz l’a observée sur le mont Ssaragoul près d’Orenbourg et même près de la rivière Emba; M. Rourzurer l’a décrite du grès néocomien de Khoroschéwo, maïs tous ces

échantillons appartiennent plutôt à l'espèce que je nomme Gryph. cardinalis et non au Gr. dilatata Sow. La variété de Koursk a le crochet saillant et fortement recourhé en demi-spirale; il était fixé par une petite pointe, au sommet, mais le bord cardinal ne présente pas la saïllie du Gryph. dilatata et reste caché au fond du crochet excavé. Cette même structure se retrouve sur la variété de Popilani, qui, comme toutes les autres, a le bord cardinal plus fortement rétréci que cela ne devrait être dans le Gr. dilatata typique.

Esp. 412. Gryph. vesicularis BronGx.

Annales du Muséum d’hist. nat. Paris. VIIE, p. 160. PI. 22. fig. 3.

Gryphaea globulosa Sow. Min. conch. IV, p. 127. PI. 392.

Ostrea vesicularis Nirss., incurvata Nisss., clavata Nirss. Petref. suecana. 1827, p. 30. PI. VIL, fig. 3—5, 2 et 6.

Pycnodonte radiata Fiscn et Pycn. laevigata Fiscm, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. VIIL, p. 119. 1835. PI. L fig. 1—2.

Ostrea vesicularis var. uncinella Leyx., Sur un nouveau type pyrénéen. Mém. géol. de la France 1851. T. IV, part. 1, p. 200. PI. X, fig. 2—3.

La coquille, semi-globuleuse et plus large que longue, a la valve inférieure fortement concave et le bord cardinal élargi, ou petit et court, à crochet épais et fixé à sa pointe; la valve supérieure est bien enfoncée, par conséquent concave, et marquée d’un bord cardinal tourné en dehors, élargi et triangulaire, à large fossette ligamentaire. La surface de la valve est striée concentriquement par des couches d’accroissement nombreuses, qui elles-mêmes sont coupées par des stries rayonnées.

Hab. dans la craie blanche de l'étage sénonien de Grodno au bord du Niemen, de Bränsk sur le bord du Desna, de Ssimbirsk, sur les bords du Volga, de la Ssoura, en Crimée près du village de Krimskaya, de Baghtschissaraï, de Karassoubazar, de Simferopol et en d’autres localités de cette presqu'île; ensuite dans la craie chloritée du village de Pereschtschepino, à 75 verstes de la ville d'Ekaterinoslaw, sur la route de poste de Kharkhow; cette espèce se trouve également près de Slavianosserbsk au bord du Donetz, et plus loin vers l’orient aux environs d'Orenbourg, près d’Iletzkaya et sur les îles du lac d’Aral; elle se trouve aussi dans un terrain crétacé plus ancien, néocomien, de Koursk et de Galiowa, et sur les bords de la Jauza près de Moscou, et même au nord de la Russie, réunie à l’Ostr. acutirostris, Nizss. dans un grès ferrugineux des toundres du Timan près du village de Wotscha au bord de la Ssyssola.

Voici une espèce remarquable par le grand nombre de ses variétés. La coquille est tantôt fortement élargie, tantôt plus longue que large;

celle-ci devient épaisse et pesante, surtout la valve inférieure, dont le bord cardinal est rétréci, à crochet aigu, étroit et recourbé, et à empreinte musculaire profonde et grande, située au milieu de la face interne. Une autre variété élargie de Krimskaya offre le bord cardinal très large et droit; il est vertical et garni en dessous de nombreuses crénelures, de même que la valve supérieure enfoncée; l'empreinte musculaire est située près du bord supérieur et rapprochée du bord gauche; les deux côtés latéraux du bord cardinal sont prolongés en lobes aïlés et séparés par un sillon superficiel à chaque côté de la convexité médiane de la valve inférieure. — J’ai trouvé dans le néocomien inférieur ferrugineux du bord de la Jauza à Moscou le moule de la valve inférieure d’un petit Gry- . phaea vesicularis, var. uncinella Leym., Baye, qui est plus longue que large et marquée d’un sinus vers le bord inférieur; elle a 9 L de long et 8 1. de large; le lobe ne s’est pas conservé complétement; le crochet est étroit et aigu. L’individu ressemble au Gryph. vesicularis * encore plus petit du grès à Exogyres de Dorogomischel en Bohème, qui est de la même forme et également strié, à stries d’accroissement concentriques. La grande valve d’un autre individu, du même néocomien inférieur de Galiowa, qui y est superposé à l’argile jurassique, est beaucoup plus grande et ne diffère pas de la valve inférieure à crochet du Gryphaea vesicularis de la craie blanche de la Crimée. Elle à 2 p. 9 L. de long, mesurée au dessus du sommet et du milieu du bord inférieur, et 3 p. 3 L. de large, mesurée entre les deux bords latéraux. Le test est lamelleux et plutôt mince qu'épais, comme le Gr. vesicularis; la valve est convexe et offre la surface parcourue par des sillons concentriques, plus distincts près du sommet que vers le bord inférieur, où les différentes couches d’accroissement constituent une surface lamelleuse. La partie supérieure de la valve près du sommet aigu et peu saillant est enfoncée et distinctement sillonnée. Le lobe latéral de la valve est séparé par un sillon oblique et presque vertical d'avec la partie moyenne convexe et très large. La valve est en général très irrégulière; l’échantillon se trouve déposé au Musée de la Société minéralogique de St. Pétersbourg.

La valve de Koursk est également l’inférieure et présente la même forme, excepté qu’elle est plus large que longue; elle à 1 p. de large et 9 L de long, mesurée au dessus du crochet; le bord gauche est allongé en un lobe plus long que d'habitude et séparé par un sinus moins distinct

* Reuss, Bôhm. Kreide p. 38. PI. 30, fig. 2.

d'avec la partie moyenne bombée de la coquille. La surface est marquée

de nombreuses couches d’accroissement, surtout vers le bord inférieur élargi et arrondi.

Esp. 413. Gryph. signata Roux.

Bull. de Mosc. 1847, ÏE 1. c. p. 437 et 1849. No. 1. L ce. p. 15. PI. J, fig. 46.

La coquille, épaisse et presque ovalaire, se rétrécit vers le sommet, qui est à peine enroulé et pourvu d’un très court crochet saillant, épais et fixe; il est marqué par là d’une large empreinte d'attache; la valve inférieure est assez profonde et dépourvue d’un sinus distinct; la surface est ridée, à rides concentriques irrégulières, et striée, à stries nombreuses rayonnantes, qui traversent les rides concentriques.

Hab. dans l'argile jurassique de Khoroschôwo.

La coquille est ovalaire, à bord inférieur élargi et arrondi, et à sommet rétréci; la valve inférieure convexe a le crochet légèrement réfléchi et enfoncé à son sommet obbus par l'empreinte d’attache. La valve supérieure est concave à sa surface. Les deux valves sont parcourues par des stries concentriques, coupées par d’autres qui sont rayonnantes, très serrées, caractère principal par lequel cette espèce se rapproche un peu du Gryphaea vesicularis; elle en diffère pourtant par sa coquille épaisse et allongée, par sa forme rétrécie vers le crochet et élargie au bord inférieur, et par là elle rappelle la variété du Gryph. obliquata Sow., figurée par M. Gorpruss * sous le nom de Gryph. suilla ScaLotx. ? du terrain jurassique de Bayreuth. Ce dernier manque pourtant des stries rayonnantes, et sa grandeur est plus considérable, car le Gryph. signata n’a que 7 L de long et à peu près 4 L. de large. Cette espèce se trouve aussi, selon M. TrauTscHoLp, dans l'argile jurassique de Ssimbirsk; videant ali!

Genre XLIV. Exogyra Sow.

Amphidonte Fiscs.

La coquille inéquivalve est inéquilatérale, la valve droite plus grande et plus convexe que la gauche, qui est plane ou rarement enfoncée ; les crochets des deux valves sont enroulés en une spirale latérale, placée horizontalement et non verticalement, comme dans les Gryphaea, le crochet . de la valve gauche n’est pas saillant. La charnière est dépourvue de dents, et la fossette cardinale étroite et allongée. L’empreinte muscu-

* Petref. Germ. IL, p. 30. PI, 84, fig. 8.

Jlaire est grande et située près du bord antérieur, comme dans les Ostrea, sur le sillon ou au devant de lui; il se développe par là un lobe distinct. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique, mais plus fréquemment dans le crétacé.

Esp. 414. Exogyr. angustata Lam. 1802.

Bron, Leth. geogn. I. c. p. 202. PI. XVIIL, fig. 15. Ostr. virgula Derr., Diction. des Sc. nat. XXII, p. 26. Exogyra virgula Vozrz, Gozpr. Petref. Germ. IL, p. 33. PI. 86, fig. 3.

La coquille, petite, allongée, est réniforme, la valve inférieure convexe, à carène longitudinale obtuse, la surface est parcourue de stries rayonnantes, fines, à petit point d'attache sur le crochet légèrement saillant de côté; la valve supérieure plane porte des stries d’accroissement concentriques et est pourvue d’une carène obtuse marginale, la surface est lamelleuse.

Hab. dans le kimméridgien et le portlandien du terrain jurassique du royaume de Pologne près de Korytniça.

La coquille est au moins trois fois plus longue que large. Elle est caractéristique pour les deux étages jurassiques nommés ci-dessus; on fait de ces terrains le groupe à Exogyra virgula. Cette espèce manque au midi de l'Allemagne et en Russie, mais elle existe en Pologne, au nord de l’Allemagne, dans la chaîne jurassique de la Weser, en Angleterre, en France, en Suisse.

Esp. 415. Exog. haliotoidea Sow.

Min. conch. VI, p. 218.

Exogyra auricularis Gozpr., Petref. Germ. Il, p. 39. PI. 88, fig. 2.

Exogyraplanospirites GoLpr.l. c. p. 39. PI. 88, fig. 3.

Exog. reniformis (Gocpr.) Trautscs., Bull. Mosc. 1. c. 1865. I, p. 23. PI. IE,

La coquille, plane, à oreillette contournée en spirale, est lamelleuse, surtout vers le bord arrondi; la valve inférieure est fixée par toute sa surface, et le côté arrondi forme un bord renflé vertical, à fines stries serrées, transversales, le côté opposé est plan et tranchant.

Hab. dans le quadre inférieur, appelé par cette raison grès à Exogyres du royaume de Pologne, près de Szczerbakow à Wislitza, dans l'argile néocomienne de Ssimbirsk, dans un grès glauconitique de Badrak, de Karassoubazar et d’Inkerman en Crimée; dans la craie blanche au. Daghestan sur le haut plateau du Tourtschidagh, associé à lOstrea

Milletiana, et sur les hauteurs entre le village d’Akouscha et la forteresse de Temirkhanschoura, associé aux Inoceramus concentricus et sulcatus.

La coquille de l'argile de Ssimbirsk, signalée L c. fig. 1 comme Exog. reniformis, qui ressemble dans la figure mal réussie à lExog. conica, n’est autre chose que l’'Exog. haliotoidea. Le bord arrondi, écailleux et finement parcouru de stries transversales très serrées, le prouve suffisamment; toute la forme et l'oreillette en spirale l’attestent également.

L'empreinte musculaire est variable, ordinairement très grande mais quelquefois petite: c’est alors lExog. auricularis Reuss, du plänerkalk inférieur des environs de Biline en Bohème.

La valve supérieure à été considérée antérieuremeut comme un Haliotis; le crochet de la valve est petit et s’enfonce tout à fait dans la masse du test; l'impression musculaire est rapprochée du bord’cardinal.

La petite coquille de Dorogomilow, nommée par M. TRAUTSCHOLD * Exogyra spiralis (Gozpr.), paraît être l'E. haliotoidea; je suppose qu’elle s’est trouvée dans un terrain néocomien, superposé au jurassique de cette localité et non dans l’argile jurassique elle-même; c’est la seule valve supérieure qui s’y rencontre, et elle n’est ni orbiculaire, ni parcourue des stries concentriques très serrées par lesquelles se caractérise l'E. spiralis Gozpr.; le bord arrondi est au contraire lamelleux, comme chez l'E. haliotoidea.

Esp. 416. Exog. lateralis Nrcss. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 24. PI 82, fig. 1.

La coquille allongée est très mince, la valve inférieure est concave et lisse, la supérieure marquée de couches d’accroïssement à bords relevés, concentriques; le crochet de la valve inférieure est contourné en spirale vers le bord extérieur, qui est légèrement concave.

Hab. dans la glauconie crayeuse de Slavänosserbsk du midi de la Russie, de Badrak et de Karassoubazar en Crimée, et dans le néocomien supérieur du mont Ssaragoul près d’Orenbourg.

La valve inférieure est quelquefois pourvue d’une fossette cardinale élargie et d’une oreillette distincte et lamelleuse, située tantôt au bord antérieur, tantôt au postérieur, mais elle est toujours lisse et marquée

* Bull. des Natural, de Moscou. 1859, IL. PI. IL fig. 12—13.

seulement de stries concentriques lisses, tandis que la valve supérieure offre les stries d’accroissement plus nombreuses et très relevées.

Les individus de la Crimée ressemblent le plus à ceux du grès vert de Küpingemülla en Scanie, qui ont également le bord antérieur élargi en lobe, quoique ceux de la Crimée soient plus allongés. Ils acquièrent quelquefois une longueur de 1 p. 7 L. et une largeur de 11 1. Un autre individu complet n’a que 1 p. 3 1. de long et 7 1. de large. Le crochet de la valve inférieure très concave est contourné vers le bord antérieur presque droit, le bord postérieur est élargi en un petit lobe. La valve supérieure est également courbée près du sommet vers le bord antérieur et garnie de nombreuses couches d’accroissement, à bord inférieur relevé, écailleux.

Je possède dans ma collection, du grès vert du mont Saragoul, une valve supérieure, que je crois appartenir à l’'Exog. lateralis, à cause de la forme allongée et ovalaire de la valve, qui est en outre munie de nombreuses couches concentriques d’accroissement en lames écailleuses.

Esp. 417. Exog. aquila Gozpr.

Petref. Germ. IL, p. 36. PI. 87, fig. 3. Exogyra Couloni Dus., Voyage de M. ne Dewiporr 1. c. p. 750. Gryphaea sinuata Sow. (non Law.), Miner. conch. IV, p. 43. PI. 336. Exog.sinuata Leyx., Mém. de la Soc. géol. V, p. 28. PI. 12, fig. 1—2. Exogyralaevigata Sow.? Traurscs., Bull. de Mosc. 1863. IV, p.460. PI. X, B, fig. 3.

La coquille, élargie, épaisse, presque triangulaire, a le sommet recourbé vers le bord antérieur, et la surface marquée sur les deux valves de rides lamelleuses, anguleuses dans la jeunesse et arrondies à l’âge adulte. La valve supérieure est plane, arrondie, la valve inférieure concave et pourvue d’une carène obtuse, qui, plus âgée, devient noueuse.

Hab. dans la craie blanche des bords de la Desna, près de Bränsk, dans le grès néocomien supérieur de Kamyschine au bord du Volga, au midi de la Russie, de Bagtschissaraï, Biassala, Ouloussala, Karagatsch, Badrak, Tirenaïr, Staroïkrim en Crimée, ainsi qu’à Indersk aux environs d’Orenbourg.

La coquille, grande et ovalaire, est lamelleuse, les couches d’accroissement concentriques de la valve inférieure concave s'élèvent tantôt en lames presque noueuses sur la carène obtuse dorsale, tantôt elles restent lisses et ne forment qu’une carène lisse, qui commence au sommet, et arrive jusqu’au bord inférieur, où elle disparaît. La valve supérieure est

plane ou légèrement enfoncée, à couches d’accroïissement lamelleuses, très serrées, à sommet indistinct et confluent avec la surface de la valve.

Les plus grands individus se trouvent à Biassala en Crimée dans un grès néocomien supérieur ; ils ont 5 p. 3 L. de long, 3 p. 3 L. de large, et offrent une épaisseur de 2 p. 4 L La grande coquille est triangulaire, à bord extérieur droit, s’élevant en pente verticale, légèrement enfoncée eb à bord opposé convexe arrondi. La carène dorsale est convexe, à peine noueuse. Le crochet, petit, tourné vers le bord extérieur, est tranchant et à peine saillant. La valve supérieure est ovalaire, arrondie et élargie près du sommet, rétrécie vers le bord inférieur; elle est légèrement enfoncée et lamelleuse. Les couches d’accroissement sont onduleuses et rappellent beaucoup la conformation de la valve supérieure de lExog. lateralis, var. reniformis d'Ors. L’empreinte musculaire, grande et circulaire, occupe le milieu de la valve inférieure très épaisse et pesante.

L’individu d’Indersk, figuré dans le Bulletin de Moscou, ressemble à une jeune variété de l’Exog. aquila de Biassala, dont la carène n’est pas noueuse et dont le bord antérieur forme une pente verticale légèrement enfoncée.

Lindividu du grès vert de Kamyschine est moins grand et par conséquent plus jeune; la carène obtuse, qui passe au milieu du dos de la valve, est lisse, les couches d’accroïssement ne s’élevant pas en lames noueuses ; le bord extérieur forme une pente oblique, moins verticale. La coquille n’a que 1 p. 5 1. de long et 1 p. 9 L. de large; le sommet petit, à carène distincte, est contourné en spirale et situé de côté; elle rappelle beaucoup l'Exog. laevigata Sow., du grès vert de l'Irlande, qui ne diffère que par Le bord inférieur plus rétréci et un peu plus prolongé.

Esp. 418. Exog. conica Nicss. sp.

Petref. suecana I. c. PI. VIIL, fig. 3.

Sowerg8y, Miner. conch. VI, p. 219. PI. 605, fig. 1—3.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 36. PI. 87, fig. 1.

Exogyra spiralis (Gozpr.) Traurscnon, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1863. IV, p. 461. PI. X, A, fig. 4 et 5.

Rouizzrer, Bull. de Mosc. 1849, II. PI. N, fig. 115, 116 et 117 (sans nom).

Ostr. obscura (Sow.) et O0. acuminata (Sow.) Traurscaozp, Bull. de Mosc. 1861,L PI V, fig. 11 et fig. 10.

La coquille est petite, ovalaire, à valve inférieure concave et pourvue d’un crochet épais, fort saillant et recourbé vers le bord extérieur; la valve supérieure est plane, à crochet assez distinct, la surface des deux

valves est garnie de stries concentriques très serrées et légèrement onduleuses. Le crochet épais et latéralement enroulé est pourvu en dessous d’une échancrure, car le bord extérieur y fait-une saillie. Les valves se fixent souvent les unes sur les autres, et par là leur forme devient comprimée et irrégulière.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk, et d’Antonowo-Poustosch, sur le bord de l’Oka, et, à ce qu’il paraît, dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou, dans un néocomien plus moderne de Badrak et de Karassoubazar en Crimée, dans un terrain crétacé supérieur près d’'Indersk et dans la craie blanche près de Makow en Podolie.

La coquille est presque triangulaire, comme lExog. aquila, maïs se distimgue surtout par son crochet très grand, épais et recourbé de

“côté; il est pourvu d’une carène obtuse, qui passe de là par le dos et ?

divise la coquille en deux parties égales; car la carène occupe le milieu du dos de la valve inférieure, dont les bords sont finement crénelés intérieurement.

L’individu le plus grand de Koursk est de dimension double de ceux de l'Irlande et de la Suède; il est même plus grand que celui du grès vert de Quedlinbourg, figuré 1. c. * par M. Gozpruss; il a 2 p. 7 L de long et 1 p. 8 L. de large; l'épaisseur de la valve inférieure est de 1 p. 2 1. Sa surface est marquée de stries d’accroissement concentriques très nombreuses et épaisses; on n’y voit pas de côtes ou stries rayonnées, comme dans l’'Exog. cornu arietis Nicss., et c’est là le seul caractère distinctif de ce dernier. La fossette ligamentaire est étroite, mais allongée et en demi-arc; en dessous d'elle on voit un autre enfoncement, strié transyersalement, pour la réception du sommet de la valve supérieure. Celle-ci, d’après le moule, semble avoir été convexe en dehors et légèrement concave en dedans. L’empreinte musculaire est au milieu, rapprochée du bord extérieur échancré de la valve; elle est assez grande, presque ovalaire et située tout près du même bord de la valve inférieure, occupant le milieu de la face intérieure de la pente oblique de cette valve.

Un individu du grès néocomien ferrugineux d’Antonowo est très petit; il n’a que 5 L de long et 3 L. de large; la valve inférieure est fortement convexe et pourvue d’un crochet, tourné de côté en demi-spirale et, par suite d’un large point d'attache, garni d’une crête, qui com-

che Mc dd

os

mence au crochet et passe par le milieu du dos jusqu’à la base arrondie. Le grès paraît par là être du néocomien supérieur.

Les individus de Khoroschôwo, figurés * par M. RourLLtER, ne diffèrent pas de lespèce type; ils ont la même grandeur, 1 p. 2 1. de long et 8 L. de large, à crochet épais et recourbé. Un autre individu figuré aussi par M. Rover **, à ce qu’il paraît de la même localité, est un peu plus petit, également parcouru de stries d’accroissement concentriques très serrées, et à crochet également épais, en sorte que je suis porté à le réunir aussi avec l’'Exog. conica.’ Grâce à M. DE Norpmanx je possède des individus très minces de l’'Exogyra conica de Badrak et de Karassoubazar, qui ressemblent tout à fait aux individus des environs de Moscou; l’un d’eux est pourvu du bord inférieur élargi. On connaît encore une autre variété, figurée par M. Rourccrer sur la même Plan- 4 che **, que je suppose être une semblable forme élargie et à bord ex-" térieur saillant, à peu près comme l'espèce figurée par MM. Gozpruss et Nizsson du grès vert, mais ce n’est nullement lOstrea irregularis Münsr. du lias, qui est une vraie Huître aplatie, dépourvue du crochet épais et enroulé de côté.

Les individus de Mnidwniki près de Moscou sont très petits; ils ont été décrits dans le Bulletin de Moscou sous les noms d'Ostrea acuminata Sow. et obscura Knorri du terrain jurassique.

La fig. 10 de la PI. V du Bulletin de l’année 1861, No. I, est un jeune individu de lExog. conica, et non l’Ostr. acuminata Sow. du grand oolithe de Bath, dont la valve en demi-arc est pointue aux deux extrémités, et offre en outre la petite fossette ligamentaire triangulaire, située au milieu d’une charnière triangulaire recourbée. La fig. 10 a ne montre pas cette conformation de la charnière, mais fait voir une ponctuation sur les bords, comme dans l’'Exog. conica. C’est le premier âge de l'espèce; la valve inférieure, un peu plus avancée en âge, se voit dans la fig. 11 a: c’est l’'Ostrea obscura (Sow.), dont la charnière grande et large est très caractéristique pour cette espèce; on ne la voit pas dans la fig. 11, que je suis porté à réunir aussi à l’Exog. conica.

Il existe cependant encore une autre espèce très voisine de celle de Mniéwniki: c’est l’Ostrea arduennensis d'Ors. f, du grès vert de la

# Le. fig. 115.

**# ], c. Bull. de Mosc. 1849, II. PI. N, fig. 116. #6 |, c. fig. 117. :

+ d’OrgIGNy, Paléont. fr. Terr. crét. PI. 472, fig. 1—4,

France; la valve inférieure est profonde, concave, la supérieure plane, presque lisse, à stries d’accroïssement concentriques, qui sont plus serrées sur la valve inférieure. La forme des valves est presque la même.

Esp. 419. Exopg. laciniata Nrzss. sp.

Chama laciniata Nirss., Petref. suec. p. 28. PI. 8, fig. 2.

Chama prolifera Fiscmer, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. vol. VIIL. 1835, p. 120. PI. V, fig. 1.

Exogyra reniformis (Gozpr.) d'OrB., voy. Ro Paléont. de la Russie lc. p. 479. PI. 42, fig. 9.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 35. Exogyra laciniata PI. 86, fig. 12.

La valve inférieure est grande, presque triangulaire, à sommet enroulé vers le bord extérieur concave, comme dans les espèces précédentes; la carène dorsale est plissée, à plis fortement relevés en crêtes, qui descendent vers le bord intérieur à pente enfoncée oblique. Le bord opposé est convexe et muni de côtes obliques, par lesquelles le bord intérieur est garni de digitations.

Hab. dans le néocomien du mont Ssaragoul, dans le grès crétacé de Bagtschissaraï et d’Inkerman en Crimée, dans le terrain crétacé au des- : sus du gault du Daghestan, entre Koumoukh et Ouloutscha, à une altitude de 5772 pieds au-dessus de la Caspienne; il se trouve aussi dans la craie blanche de la Scanie, et dans le grès vert d’Aix-la-Chapelle.

La coquille a 4 p. de large au bord concave et 3 p. 4 L de large, son épaisseur est de 1 p. 9 lignes.

La valve supérieure est plane, à surface inégale, et offre à l’intérieur une empreinte musculaire grande, ovalaire et située au milieu de la face vers le bord extérieur.

La coquille du néocomien du mont Ssaragoul près d’Orenbourg, figurée par M. d'Orgiexy L. c., ne diffère pas de la valve supérieure jeune de PExog. laciniata Nrzss. du grès vert de la Westphalie (voy. Gozpr. 1. c. PL 86, fig. 12 c.), qui est de la même grandeur; elle est également plane et rugueuse, à plis rugueux concentriques très irréguliers, surtout vers le bord élargi et arrondi. Ce n’est pas l’'E&xog. reniformis Gozpr. du terrain jurassique, qui est beaucoup plus petit, à surface lisse et à bord convexe crénelé.

Esp. 420. Exog. pyrenaica Levw.

Levugrie, Mém. sur un nouveau type pyrénéen. PI. X, fig. 4 Voy. Mém. de la Soc. géol. de France. 1851. 2e. Sér. T. IV, p. 194.

La coquille, assez grande, ovalaire, est arquée d’un côté et droite 26 *

de l’autre; le crochet est tourné en demi-spirale vers le côté droit et pourvu d’une carène aiguë, qui de là descend en demi-arc jusqu’au bord inférieur.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk et de Khoroschéwo, près de Moscou.

La valve inférieure, seule connue de la localité citée de Koursk, est plane et même légèrement concave du côté inférieur; le bord arrondi s'élève en une pente verticale, marquée au milieu d’une rangée de petites crénelures. La carène est commune aux deux valves, comme chez l'Ostr. Boussingaulti d’Ors. du néocomien de France, et se contourne en demi-arc, à partir de la base de la valve jusqu’au sommet, où elle se confond avec le crochet. L'espèce du grès pyrénéen est plus grande que celle de Koursk, qui a 1 p. 3 L. de long, 7 1. de large, et une épaisseur de 5 1. Elle est remplie de grès ferrugineux, et je ne connais ni la conformation de l’intérieur de la valve inférieure, ni la valve supérieure, qui manque. C’est le Gryphaea auricularis Bronex. du terrain crétacé.

La coauille de Khoroschôéwo se compose de ses deux valves réunies; c’est un jeune individu de 4 1. de large et de 3 1. de long, mesuré au milieu des valves réunies, qui n’ont que 3 1. d'épaisseur. La valve inférieure est fortement convexe, et c’est elle qui montre seule l'épaisseur de 3 L.; elle est marquée de nombreuses couches d’accroissement et d’une crête obtuse, qui traverse la valve d’une extrémité à l’autre, jusqu’au crochet latéral. La valve supérieure est toute plane, également munie de stries concentriques et à crête demi-circulaire tranchante, qui se perd dans le crochet latéral; la pente postérieure de la valve est lamelleuse, tout à fait comme le bord de la valve supérieure très grande de l'E xogyra pyrenaica, voy. Levmerie L. c. PI. X, fig. 4.

Esp. 421. Exogyr. columba Goupr.

Petref. Germ. Il, p. 34. PI. 86, fig. 9.

La coquille, plus ou moins orbiculaire ou allongée, est lisse, à sommet infléchi et fortement accusé, la valve inférieure est très concave, arrondie, la supérieure plane, légèrement enfoncée; les bords sont finement crénelés.

Hab. dans la marne crayeuse de Baghtschissaraï, de Karassoubazar et en d’autres endroits de la Crimée, sur la côte occidentale du lac d’Aral, au dessus de la couche argileuse jurassique, ainsi que dans le

2 D ut |

grès néocomien ferrugineux de Koursk, dans l'argile des bords du Volga entre Ssaratow et Tzaritzyne; c’est le kieselthon, qui contient les Alcyonia * de M. Murcmsox et qui de là passe le long du Don et du Donetz à Kharkow, dans le grès vert près de Demezyne au bord de Dnjestr; aux environs de Kamenetz, dans le sable glauconien sur le bord de Dnjepr près de Kiew, et dans la marne crayeuse près de Kazimirsz sur le bord de la Vistule.

La forme de la coquille est plus régulière que celle des espèces précédentes, elle ne présente jamais de point d'attache. La surface de la valve inférieure est bombée, marquée de stries d’accroissement concentriques, et pourvue, comme les Gryphées, d’un sinus et d’un lobe distinct au côté gauche; le bord inférieur arrondi s’élargit brusquement. L’impression musculaire est très petite.

Les jeunes individus sont plus allongés que les adultes, qui sont plus élargis et arrondis. Le test, mince, lisse et dépourvu de sillons concentriques, n’offre que dès stries d’accroissement distinctes.

Un individu de Karassoubazar à 2 p. 3 L. de long et presque autant de large; d’autres sont moins grands et plus allongés.

Esp. 422. Exog. striato-costata m.

PI. XIX, fig. 10 à b c gr. nat.; a grande valve, vue en dessus; b la même valve, vue en dedans: c charnière grossie.

T'esta inflata, triangularis, vertice majore ad latus inflexo, superficie oblique costata, costis distantibus et interstitiis earum oblique striatis.

Hab. dans le sable glauconien de Badrak en Crimée.

La coquille, renflée, concave, est presque triangulaire, à carène de la grande valve inférieure occupant toute la longueur de Ia coquille; la surface est pourvue de 4 ou 5 côtes, qui descendent de la carène en direction oblique ‘vers le bord arrondi, et garnie de nombreuses stries obliques entre les côtes. La carène est coupée par des stries d’accroissement, qui se relèvent près du crochet en aspérités écailleuses; celles-ci sont plus fréquentes sur la pente enfoncée qui s’élève au bord droit de la valve, vers laquelle le crochet est contourné en demi-spirale.

* M. Murcmison (Geol. of Russia 1. c. p. 275) fait mention dans le grès ferrugineux des bords du Volga des Alcyonia, que je ne connais pas. Je suppose que ce sont les Cylindrites de Ssysran du gouvernement de Ssimbirsk, décrits plus haut. Le grès ferrugineux crétacé contient en outre aux environs de Ssaratow l’'Inoceràämus Brongniarti et semble former le terrain au dessus duquel est stratifié le grès compacte quarzeux de Kamyschine à végétaux fossiles,

La coquille à 1 p. de long et 9 1. de large.

Le sommet, épais et triangulaire, est tourné en demi-spirale et parcouru de stries rayonnantes nombreuses et serrées; la fossette ligamentaire est étroite et longue; les côtés tranchants sont crénelés en dedans, comme ceux de l’'Exog. conica, qui lui ressemble beaucoup et ne diffère que par sa surface lisse, dépourvue de côtes et de stries obliques. La base de la coquille se prolonge en angle aigu.

Par sa forme générale elle ressemble beaucoup au grand Exogyra laciniata, qui cependant diffère également par le manque des côtes et des stries de la surface.

Esp. 423. Exog. contorta m.

PI. XIX, fig. 9ab c gr. nat.; a valve inférieure, vue en dessus; b valves réunies, vues de profil; c les mêmes valves, vues sur la valve supérieure.

T'esta mediocris ovalis inflata, vertice inferioris valvae prolongato, spiraliter contorto et ad latus inflexo, superficie laevi et marginibus solummodo plicatis; valva superiore convexa costata, costis radiantibus.

Hab. dans le sable glauconien de Badrak.

Les deux valves sont convexes, mais inégales dans leurs ornements; la valve inférieure est fortement bombée, à crochet tourné en spirale et placé du côté droit; la surface est lisse, les bords seuls sont plissés, à plis courts, correspondant aux plis de la valve supérieure. Celle-ci est convexe, à plis épais ou à côtes rayonnantes, qui ne laissent libre que le sommet et vont de là jusqu'aux bords, pour s'appliquer aux plis de la valve inférieure.

La coquille à 1 p. de long et 10 IL. de large, les valves closes ont une épaisseur de 10 lignes.

Il existe une valve inférieure (1. c. fig. 9 c), munie de côtes rayonnantes épaisses, que je suppose appartenir à la même espèce; les côtes espacées commencent au crocheë et passent de là jusqu’au bord inférieur arrondi; les interstices entre les côtes sont finement garnis de stries d’accroissement concentriques; cependant cette valve inférieure pourrait bien appartenir à une autre espèce et même au Chama cornu copiae.

Genre XLV. Cyclostreon m”.

Ostrea et Plicatula auct.

La coquille inéquivalve, inéquilatérale, est deltoïde, à contours ar-

* Le mot Cyclostreon est composé de #u#Aos, un cercle, et de ospeov, une huître.

rondis; le côté droit se projette en avant; elle est convexe à la valve inférieure, et concave à la supérieure; le crochet est faiblement aigu et toujours fixé; elle est dépourvue de dents cardinales et même de l’impression musculaire, au lieu de laquelle on observe une impression en zone marginale, qui entoure la concavité de la valve supérieure et réunit celle-ci à la valve inférieure. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé, type pyrénéen.

C’est un genre intermédiaire-entre les Huîtres, Ostreae, proprement dites et les Plicatules. Le manque d'impression musculaire, le mode de réunion de la valve supérieure très convexe avec l’inférieure par une zone marginale sont des caractères * qu’on ne rencontre presque jamais dans les Huîtres; d’un autre côté l’absence de dents cardinales et de côtes à épines en rangées rayonnantes s’oppose à une réunion générique avec les Plicatules.

Esp. 424. Cyclostr. plicatuloides Levy. sp.

Ostrea plicatuloides Leyw., Sur un nouv. type pyrénéen I. ec. p. 195. PI. A. Mém. No. Ill, fig. 17 a—e.

La coquille est peu épaisse dans son ensemble, au point d'offrir l'aspect d’une seule valve; la valve inférieure est presque lisse, à texture lamelleuse; elle offre à la surface quelques stries concentriques, mais nulle trace de stries, ni de plis rayonnants; intérieurement la valve présente une cavité profonde, surtout à une petite distance du sommet, qui est toujours brisé par suite de son adhérence; la cavité est marquée de * quelques lignes, rayonnant vers le bord inférieur, bordé par la zone marginale, qui selon M. Levmerre répond à l'impression palléale.

Hab. le calcaire crétacé à Nummulites de Simferopol, ainsi que dans le terrain crétacé de Bidart, près de Biarrits.

La coquille est plutôt plane que convexe; la cavité de la valve inférieure est toujours striée en dedans, à stries qui, courbées légèrement vers les deux côtés, naissent au crochet et passent vers le bord inférieur jusqu’à l’impression dite palléale: celle-ci me semble plutôt être l'empreinte musculaire elle-même, car elle est marquée d’un sillon étroit, entourant toute la concavité, qui par là est bordée par cet enfoncement musculaire étroit.

La valve supérieure est légèrement concave, s'applique étroitement

se

Voy. Levuerig. Sur un nouveau type pyrénéen 1. c. Mém. de la Soc. géol. de Fr. Sér. 2e. vol. 4. 1851, p. 196.

à la zone marginale de la valve inférieure et ferme hermétiquement les deux valves à l’entour; les valves y sont minces et adhèrent intimement l’une à l’autre. La surface de la valve supérieure est garnie concentriquement de stries très serrées et régulières.

L’individu de Simferopol a 9 1. de long, mesuré au dessus du crochet, et 8 1. de large; l'épaisseur des valves ne m'est pas connue. Je ne connais qu’une valve brisée, l’inférieure, vue du dedans, à laquelle adhère le seul bord inférieur de la valve supérieure incomplète.

La coquille est libre, maïs les bords inférieurs des deux valves sont réunis, de sorte qu’il est impossible de les séparer.

La forme extérieure de notre espèce rappelle beaucoup celle des Plicatules; ellé est fréquente et prédominante aux environs de Monléon, dans des calcaires marneux caractérisés par l’Orbitolites socialis de Genzac, et il semble selon M. Leymerre qu’elle vienne rem-

placer, dans la première localité, les Orbitolites, si abondants dans” l’autre.

Genre XLVI. Placunopsès J. More. et J. Lyc.

La coquille inéquivalve, mince, suborbiculaire, est à peine lamelleuse; la valve inférieure est plate, entière, imperforée, la supérieure un peu plus grande et légèrement convexe, à crochet submargimal. Le ligament est marginal et rudimentaire; l'impression musculaire large, :subcentrale, elliptique. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique.

Esp. 425. Placunops. jurensis Rôm. sp.

PI. XIX, fig. 12 a gr. nat ; b fragment grossi.

Placuna jurensis Rôw., Norddeutsch. Oolithengeb. I. c. p. 66. PI. 16, fig. 4. J. Morris and J. Lycurr, Mollusca from the great oolite v. Paleont. Soc. P. IT. Bivalves. Lond. 1853, p. 5. PI. I, fig. 8.

La coquille est grande, très mince, maïs compacte; elle est orbiculaire et plate, à surface finement parcourue de stries rayonnantes très serrées et bifurquées, surtout vers le bord inférieur; le crochet est légèrement saillant et espacé du bord cardinal.

Hab. dans un grès calcaire jurassique de Khoteïtschi du gouvernement de Moscou, et dans le calcaire jurassique inférieur de Popilani en Lithuanie, ainsi que dans le great oolite de Minchinhampton en Angleterre et dans le coral-rag de l'Allemagne du nord (Rôm.).

Cette espèce est grande, mais très mince; elle a près de 2 p. de long et autant de large. La valve supérieure, la seule connue de Kho-

teitschi, est presque plate, à crochet à peine saïllant, occupant près du

bord cardinal une petite région bombée et lisse, de laquelle prennent naissance les stries rayonnantes de la surface (voy. L. c. fig. 12 à gr. nat.; b fragment très grossi de la surface). Elles sont très serrées, très fines et accessoires continuellement vers les bords de la coquille. Les stries sont lisses et non noueuses; mais de petits nœuds semblent avoir occupé la petite région convexe près du crochet, car la loupe y fait voir quelques petites granulations.

La valve à crochet se présente dans l’individu qui nous occupe; à extérieur et vers le bord inférieur on voit un petit segment de la valve opposée, fixée à l’autre valve; le segment est presque lisse, dépourvu de stries rayonnantes, et paraît avoir été fixé par toute sa surface à un corps étranger quelconque; elle semble légèrement enfoncée au milieu.

L’individu orbiculaire de Popilani est plus petit, il n’a qu’un pouce de large et de long ; les stries d’accroissement concentriques de la valve supérieure à petit crochet sont coupées par de nombreuses stries rayonnantes très serrées, et la valve inférieure paraît toute lisse, dépourvue de l’ouverture et de stries quelconques; elle a des reflets diversement, colorés, comme l’opale, tandis que la valve supérieure est calcinée et ne montre pas ces reflets. ;

Genre XLVII. Anomia L.

Coquille inéquivalve, mince, arrondie, à valve supérieure légèrement bombée et à inférieure percée par un trou ou une échancrure au bord

cardinal. L’ouverture sert à l’animal pour se fixer aux corps sous-marins

au moyen d’un opercule testacé; les impressions musculaires sont multiples, au nombre de trois à la valve supérieure et d’une seule à la valve inférieure. Le ligament cardinal est interne. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé, tertiaire et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 426. Anomia truncata Gr.

Characteristik d. sächs. Kreide |. c. IIE, p. 87. PI. 19, fig. 4—5.

Placuna jurensis (Rô».) Rouizztær, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1846. IV. PI. C, fig. 26 et 1848, I, p. 271.

Anomia ginsensis (Quensr.) Traursca., Der Moskauer Jura, voy Zeitschr. d. deutsch, geol. Gesellsch. Berlin 1861, p. 396. T'esta: suborbicularis, antice truncata, tenuissima et striata, striis radiantibus tenuissimis, ad marginem inferiorem bifidis aliisque striis incrementi concentricis eas decussantibus; margine cardinali subrecto,

vertice exiguo ipsi margini imposito, latere utroque rotundato, inferiore semicirculari, coarctato.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo, ainsi que dans le grès à Exogyres de Saxe et dans le quadersandstein de Kreïbitz en Bohème. dy

La coquille, presque orbiculaire, est très mince et parcourue de stries rayonnantes très fines, très serrées et coupées par de nombreuses stries d’accroissement concentriques; les stries rayonnantes se bifurquent au bord inférieur, qui est rétréci et arrondi, le bord cardinal est droit et plus élargi que l’inférieur. Les deux côtés du bord cardinal sont arrondis et passent insensiblement aux bords latéraux.

Le sommet, situé tout près du bord cardinal, s'élève en une petite élévation, peu saïllante au dessus de la surface du test; il se continue en un petit crochet près du bord cardinal; le sommet, légèrement renflé, est lisse, à peine marqué de stries d’accroissement. Les stries rayonnantes de la surface prennent naissance à l’entour du sommet et se dirigent de là en rangées très serrées, se bifurquant continuellement, vers les bords latéraux et l’inférieur; les stries d’accroissement les traversent rarement, et n’y forment point de nœuds. Les stries rayonnantes sont en outre traversées par de fines stries très serrées, qui occupent les intervalles entre les stries d’accroissement,

La coquille a 10 1. de long et 11 I. de large. Le sommet semble occuper le milieu du bord cardinal, qui est marqué à l’intérieur d’un léger enfoncement étroit occupant toute la largeur du bord cardinal et qui a dû servir à fixer le ligament des valves.

La coquille figurée par M. Rourezæe (1. c.) est un peu plus grande que l'individu de ma collection, mais lui ressemble entièrement; cependant ce n’est pas le Placuna jurensis Rôm. du coral-rag supérieur, qui est beaucoup plus petit et se rétrécit vers le bord cardinal, tandis que l’'Anomia truncata se dilate au bord cardinal tronqué et se rétrécit à l’inférieur; ce n’est pas non plus lAnom. gingensis QUENST. du jura brun du Wurtemberg, espèce douteuse, que M. Quexsrepr * penche plutôt à réunir au genre Spondylus qu'à l’'Anomia; en outre le sommet de ce dernier fait une petite saillie au dessus du bord cardinal, et les côtés sont aigus et non arrondis, comme dans l’'Anom. truncata, qui se distingue par son bord cardinal tronqué et ses stries rayonnantes très fines, tandis que lAnom. gingensis n’en a pas du tout.

* Der Jura p. 379.

Esp. 427. Anom. ephippiiformis ».

PI. XIX, fig. 13 a —c gr. nat.; a valve à crochet, vue en dessus ; b fragment de la surface de cette valve, très grossi: c valve à ouverture près du bord cardinal.

Testa tenuis, suborbicularis, irregularis, utrinque leviter deflexa, magno orificio ovali inferioris valvae marginem cardinalem occupante ; striis radiantibus continuis undato-inflexis illas incrementi concentricas decussantibus indeque nodosis.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo.

C’est la plus grande espèce des Anomies de Khoroschôwo, mais elle est toujours incomplète et par là difficile à caractériser; je ne possède dans ma collection que des fragments de 1 p. 4 1. de long et de 1 p. 5 L. de large. La coquille est presque orbiculaire, à valve perforée légèrement convexe, à bords latéraux relevés et à valve supérieure plus large, légèrement concave; les bords latéraux sont également relevés et la surface offre un aspect onduleux, par suite de la présence de quelques sillons obliques et parallèles.

Les stries rayonnantes sont très serrées et légèrement infléchies en différentes directions; elles semblent presque noueuses, car elles s’enflent de distance en distance, surtout aux endroits où elles sont coupées par des stries d’accroissement fort peu distinctes. 2e

La valve perforée est fort irrégulière, oblique et munie d’un orifice ovalaire très grand; elle est également sillonnée, à sillons parallèles, correspondant aux élévations parallèles de la valve supérieure; ces sil-

lons sont caractéristiques pour la présente espèce.

Esp. 428. Anomia distracta m.

PI. XIX, fig. 1 a gr. nat.; b fragment grossi.

T'esta tenuis distracta, dilatata, undato-inflexa, margine cardimali recto, vertice exiguo, superficie radiato-striata, strliis tenuissimis, inflexis, densis alïisque inter eas accessoriis, Curtis.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo.

La coquille, légèrement bombée, de grandeur moyenne, est dilatée, à côtés très irréguliers, à côté antérieur étroit et plus court que le postérieur, qui est élargi et prolongé; la surface est parcourue de stries rayonnantes très fines, infléchies, très serrées, presque noueuses, car les stries sont renflées ça et là, et de petites stries accessoires occupent les intervalles et arrivent jusqu’au bord inférieur. Les stries concentriques d’accroissement sont moins distinctes. La surface est fort inégale; elle

est onduleuse, à ondulations irrégulières, formant des sillons longitudinaux indistincts. pl

Le sommet est fort peu saillant; il occupe le milieu du bord cardinal, qui est court et droit; le bord latéral droit est légèrement échancré près du bord cardinal, avec lequel il forme un angle obtus: le bord latéral gauche au contraire est légèrement convexe près du bord cardinal et forme avec lui un angle beaucoup plus obtus.

La coquille a 10 1. de long et 1 p. 2 L. de large; elle est très mince et fragile.

Esp. 429. Anom. laevigata Frrr.

d'Onsreny. T'err. crét. p. 755. PI. 489, fig. 4—6. Agicu und v. Bucn, Deutsche geolog. Gesellsch. 1851, p. 30.

La coquille mince porte des stries d’accroissement à peine perceptibles, le crochet de la valve convexe est situé près du bord cardinal, qui est droit et plus court que l’inférieur arrondi.

Hab. dans le grès néocomien de la vallée d'Akouscha au Daghestan, ainsi que près de St-Dizier en France.

La coquille n’a que 9 lignes de long et de large, c’est-à-dire une circonférence orbiculaire, excepté le bord cardinal droit, près duquel est fixé le sommet à une distance plus grande que dans l’Anom. orbis.

Famille huitième.

Pectinidées (voy. vol. I, p. 931.).

Genre XLVIII. Plicatula Lan.

La coquille inéquivalve, inéquilatérale, est toujours fixe et dépourvue d’oreillettes; elle est rétrécie au bord cardinal, élargie et arrondie au bord inférieur; la surface est plissée, à plis épineux, et les crochets ne sont pas saillants. La charnière se compose de deux fortes dents convergeant vers le bord cardinal; elles sont quelquefois bifurquées, en sorte que les dents de la valve opposée se placent entre les deux dents latérales bifurquées (Harpax Park); les côtés des deux dents primaires, tournées l’une vers Pautre, sont striés, comme dans les Trigounies; leur interstice triangulaire est occupé par un ligament. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé et vit encore dans les mers actuelles.

Le 430. Plicat. producta Rourer. sp.

Ostrea ut Rouizz., Bull. des Nat. de Mosc. 1847. II, p. 434. PI. H,

La coquille ovalaire est fortement rétrécie vers le bord cardinal et très élargie au bord inférieur arrondi; le test est lamelleux, la surface est plissée, les plis coupés par des couches concentriques d’accroissement et garnis vers le bord inférieur de longues épines, qui sont striées transversalement.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo.

Les plis rayonnants sont minces dans les jeunes individus, dans les adultes ils deviennent plus épais et s’élèvent en lames, et c’est surtout le bord inférieur qui montre des couches concentriques garnies de longues épines coniques, creuses et ouvertes du côté de la valve. L’extrémité des épines n'excède pas le bord inférieur de la valve.

La coquille a 1 p. 1 1. de long et 10 L. de large.

L’impression musculaire arrondie est très distincte et située un peu au dessus de la moitié de la coquille, plus près du bord antérieur que du postérieur.

Esp. 431. Plicat. affinis m.

Plicat. spinosa (Sow.) Traurscx., Bull. de Mosc. 1861. I, p.25. PI. V, f. 12.

La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, très mince, la surface porte des stries rayonnantes, coupées par de rares stries d’accroissement; des épines tubuleuses, creuses et courtes, garnissent la surface

. de distance en distance; le crochet aigu se prolonge au dessus du bord

cardinal étroit.

Hab. dans le grès néocomien noïrâtre de Khoroschéwo.

La forme de la coquille est régulière, ovalaire, le crochet occupe le milieu du bord cardinal; c’est par ce caractère que notre espèce diffère du Plicatula spinosa Sow., dont la coquille est oblique, plus élargie et plus prolongée d’un côté que de l’autre, tandis que les deux côtés du Plicat. affinis sont presque égaux. La surface du Plic. spinosa était garnie de stries concentriques très serrées et de nombreuses épines disposées en rangées concentriques, tandis que les stries concentriques manquent au Plic. affinis, qui au contraire porte des stries rayonnantes; les épines ne se trouvent que rarement sur la surface, et ne sont point disposées en rangées régulières. Le crochet du P. affinis est en outre plus allongé et plus aigu que dans le Plicat. spinosa du lias de l'Angleterre.

La coquille 4 1 p. 3 L de long et 1 p. de large vers le bord inférieur. ” Esp. 432. Plicat. placunea Lam.

D’Ons. Terr. crét. p. 682. PI. 462. fig. 11—18.

La coquille; presque triangulaire, présente la valve inférieure bombée et prolongée en un crochet aigu, l’autre valve est plane et plus petite; la surface des valves est garnie de plis nombreux très serrés, rayonnants, qui, vers le bord inférieur arrondi, sont munis de quelques épines tubuleuses, courtes. L’un des côtés est droit et tronqué, l’autre légèrement élargi et arrondi.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Mniéwniki et de Khoroschéwo; cette espèce est caractéristique pour l'argile à Plicatules ou le terrain aptien de M. d’OrBreny.

La coquille se distingue par ses valves, dont l’une est convexe et bombée, surtout au milieu, et retombe de là vers les bords, l’autre valve est toute plane et plus petite que la bombée. Les côtes ou plis de la surface sont saillants, très serrés, presque onduleux et interrompus par des stries d’accroissement; ils paraissent par là noueux. Vers le seul bord inférieur élargi l’on remarque de petites épines rudimentaires sur la surface, marquée de petites élévations et d’enfoncements, surtout sur la valve bombée, qui par là devient très irrégulière.

L’individu de Khoreschôwo a 10 IL. de long et 9 L. de large; sa surface est comme ridée, à rides concentriques irrégulières. Les valves sont munies de 8 à 10 grosses côtes rayonnantes, anguleuses, épineuses; entre ces premières côtes 1l en naît d’autres un peu moins grosses, au nombre de 3 à 6, couvertes d’écailles épineuses imbriquées.

Esp. 433. Plicat. retifera Eup.-Desr. Traursca., Bull. de Mosc. 1861. No. 3. PI. VIL fig. 11.

La coquille est petite, presque orbiculaire, légèrement oblique, à sommet à peine saillant, situé de côté; l’intérieur des valves forme un réseau de lignes courbes, réunies les unes aux autres, surtout vers le bord inférieur élargi et arrondi; les bords des valves sont relevés et lisses, dépourvus de réseau.

Hab. dans l'argile noire de l'étage jurassique blanc moyen de Khoroschéwo, où cette espèce est ordinairement fixée au Mespilocrinus macrocephalus.

Lun des individus est pourvu de dents convergentes et crénelées,

entre lesquelles une petite proéminence fait une saillie à enfoncement, pour fixer le ligament.

La coquille à 4 1. de large et 312 de long.

Esp. 434. Plicat. subserrata GoLpr. sp.

Ostrea subserrata Gozvr., Petref. Germ. IT, p. 7. PL 74, fig. 1. Traurscuozp, Bull. de Mosc. 1859, IT. PI Il, fig. 14.

La coquille est petite, allongée, arrondie, à côtes rayonnantes, ornées de plis latéraux, qui proviennent des stries concentriques d’accroissement; les côtes y deviennent comme crénelées.

Hab. dans l'argile jurassique noïre de Dorogomilow, près de Moscou et, à ce qu’il paraît, dans l’oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie.

La coquille ne se trouve qu’en fragment et semble avoir été orbiculaire, tandis que l’espèce type de l'Allemagne est allongée.

L’individu de Nigranden est un moule d’un coquille incomplète et plus grande qu’habituellement; sa surface est couverte de 7 ou 8 côtes épaisses, très espacées vers le bord inférieur, sur lequel on voit des couches d’accroissement épaisses; dans les intervalles plus larges il existe des stries concentriques très fines et nombreuses. Le bord y forme une pente oblique obtuse. Notre fragment à une largeur de 1 p. 2 1., c’est-à-dire de grandeur double de celle de l'individu du jura blanc d’Amberg, figuré par M. Gorpruss (1 c.).

Esp. 435. Plicat. aurita TrauTson.

Bull. de Mosc. 1860. IV, p. 340. PI. VI, fig. 1—5.

La coquille est petite, presque orbiculaire, à valve droite convexe, munie de côtes longitudinales, légèrement infléchies et naissant au petit crochet recourbé vers la cavité de la coquille; la surface est marquée de nombreuses stries d’accroissement très serrées et onduleuses.

Hab. dans l'argile noire de Dorogomilow et dans le grès néocomien de la rivière Jaouza.

Les deux grosses dents de la charnière sont convergentes et séparées par un enfoncement longitudinal du bord cardinal renflé, Les côtes rayonnantes de la surface, au nombre de 9 à 18, prennent naissance à une petite distance du sommet et passent de là, infléchies légèrement, vers le bord inférieur. La valve gauche est plane et ovalaire.

L’individu de ma collection a 412 L de long et 4 L. de large; il

est fortement convexe et pourvu de 9 côtes en plis, séparées les unes des autres par de larges intervalles. Il se peut pourtant que c’est un petit Spondylus, car je ne connais pas l’intérieur de la coquille.

J’en ai recueilli moi-même deux individus dans le grès noirâtre néocomien du fleuve Jaouza dans la ville de Moscou, et je suppose qu’un troisième individu, du cimetière de Dorogomilow, vient aussi d’un semblable

grès néocomien.

Esp. 436. Plicat. convexa m.

Plicatula sacrinula (Münsr.) Traurscu., Bull. de Mosc. 1862, IX PI. VIL, f. 1.

Testa suborbicularis perquam convexa, laevis, margine cardinali recto, auriculato.

Hab. dans le grès noirâtre néocomien de Khoroschéwo,

La coquille, de grandeur moyenne, est presque orbiculaire, très convexe, à bord cardinal droit; la surface est lisse et garnie ça et là de quelques piqûres, auxquelles se fixaient, à ce qu'il paraît, de petites épines. Le sommet, à peine saïllant, offre une seule oreillette bien marquée, l’autre est rudimentaire.

La coquille a 10 I. de long et 9 L. de large; elle a 4 L. d'épaisseur au milieu de sa valve convexe.

Ce n’est pas le Plicat. sacrinula Müxnsr. du lias de Bayreuth et du Wurtembere. Celui-ci est plus allongé, plus étroit, moins circulaire et moins bombé que le Plicat. convexa, dont les deux oreillettes ne sont jamais aussi distinctes que sur le Plic. sacrinula. Le sommet de ce dernier s'applique au bord cardinal, sans passer au delà, tandis que le sommet du Plic. convexa forme un crochet distinct faisant une petite saillie. Le moule présente quelques sillons concentriques, comme suite des stries d’accroissement des valves.

L’individu figuré par M. Gorpruss comme espèce type, diffère tout à fait par sa forme étroite et allongée; son bord cardinal élargi, marqué des deux oreillettes fortement développées, offre au milieu le petit crochet à peine saillant; le bord inférieur est plus étroit que le cardinal; c’est le contraire de ce qui se voit sur le Plic. convexa, dont le bord inférieur arrondi est plus large que le bord cardinal; l’espèce de Khoroschéwo est en outre caractérisée par sa grande convexité.

Esp. 437. Plicat. rudis m.

PI. XXI, fig. 1 gr. nat.; a valve supérieure, vue de face; b valves réunies, vues de profil; c valve inférieure, vue de face; d valve supérieure, vue en dedans.

Testa parva ovato-triangularis, obliqua, altero latere convexo, altero

truncato, superficie testae majoris convexae rudius sulcata, sulcis transversis, cardinem versus radiato-costata, alterius testae planae solummodo transversim sulcata.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Biassala en Crimée.

La coquille est presque triangulaire, ovalaire, oblique, à valves épaisses, l’inférieure est convexe, la supérieure plane, leur surface est sillonnée, les sillons de la valve inférieure sont profonds, offrent les couches d’accroissement épaisses et parcourues de stries transversales; les trois ou quatre premières couches sont coupées par des côtes rayonnantes assez rapprochées et prenant naissance au sommet. Le bord droit de la valve est convexe, le gauche tronqué obliquement; le sommet étroit est lamelleux, comme toute la valve, et légèrement infléchi; on observe un profond enfoncement en-dessous de la charnière épaisse. L’impression musculaire est située près du bord tronqué, plus près du bord cardinal que de l’inférieur. Des deux côtés, jusqu’au bord cardinal, l'impression palléale montre une rangée courbée de petites granulations.

La valve supérieure plane est parcourue de sillons concentriques plus rapprochés que ceux de la valve opposée, les sillons offrent des stries’ fines transversales, mais les côtes rayonnantes semblent manquer.

La coquille à 9 1. de long et 7/2 L. de large, suivant les couches d’accroissement du bord inférieur élargi.

Esp. 438. Plicat. lamellosa m.

PI. XX, fig. 1 gr. nat.; a vu en dessus; b fragment de la surface, grossi.

Testa transversa, convexa, altero latere dilatato et rotundato, altero prolongato, protracto, cardine marginem curtum accedente, superficie lamellosa, marginibus lamellarum exsertis, striis concentricis tenuissimis numerosis et aliis radiantibus iisque tenuissimis illas decussantibus.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk.

La coquille, de grandeur moyenne, est transverse et lamelleuse, les lames concentriques ont les bords saillants et lamelleux; des stries concentriques très fines remplissent les interstices entre les lames plus grosses, d’autres stries également fines, rayonnantes, prennent naissance au sommet et coupent les stries concentriques.

La valve est fortement convexe, à côté droit élargi et arrondi, à côté gauche prolongé, légèrement rétréci et arrondi. Le sommet est en-

foncé, ce qui prouve qu’il était fixe. Elle a 8 L de long et presque 11 1. de large.

Eichwald, Eethaea rossica. Il. 27

Cette espèce ressemble le plus au Plicat. Carteroniana d'Ors. du néocomien de la France, mais les côtes rayonnantes épineuses la distinguent de l’espèce de Koursk, qui a, au contraire, les lames ou feuillets daccroissement fort développés, et qui au lieu de côtes distinctes rayonnantes n’a que de simples stries rayonnantes, qui coupent les stries concentriques également nombreuses.

Genre XLIX. Spondylus L. LAu. DEsx.

Pachytos Derr, Podopsis Lau. Dianchora Sow.

La coquille inéquivalve, lamelleuse, bombée, à oreillettes, est garnie d’épines et de lames concentriques relevées; la valve droite est plus grande et le crochet fixe, allongé, la valve gauche plus petite et le crochet tronqué. La charnière se compose dans chaque valve de deux fortes dents, entre lesquelles il y a une fossette ligamentaire arrondie, qui passe quelquefois en gouttière au bord cardinal à l'extérieur. La grande impression musculaire occupe le milieu de la coquille vers le bord postérieur. La coquille est tantôt fixe, tantôt libre, et se compose de deux couches distinctes, dont l’extérieure est mince et un peu plus épaisse au bord inférieur, et dont l’intérieure, qui se dissout facilement, occupe toute l'épaisseur des valves. Ce genre se trouve déjà dans le muschelkalk et le jura; il est plus fréquent dans le terrain crétacé, moins fréquent dans le tertiaire et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 439. Spondyl. velatus Gozpr.

Petref. Germ. IL, p. 96. PI. 105, fig. 4. Hinnites velatus Traurscaozp, Bull. de Mosc. 1860. IV, p. 342. PI. VI, f. 4.

La coquille, en fragment de la valve bombée, est pourvue de côtes rayonnantes onduleuses et d'épaisseur inégale; entre des côtes plus épaisses il y en a d’autres très fines; les oreillettes sont de même de grosseur inégale, la gauche est du double plus large que la droite.

Hab. dans l'argile noire de l’étage du jura blanc moyen de Goliowa, dans le calcaire oxfordien supérieur à Nérinées de Petrowskaya au midi de la Russie près d’Izioume, et dans le même terrain du mont Kariou près de la vallée d’Ardon au Caucase septentrional.

L'individu de Petrowskaya a 1 p. 2 1. de long et autant de large; il ne montre que la couche extérieure de la valve, l’intérieure étant détruite. À

Esp. 440. Spond. tauricus #».

PI. XXI, fig. 2 a valve supérieure, vue de face, grand. nat.; b fragment de la surface grossie.

Testa satis magna convexa, radiatim costata et striata, costis striisque asperis, tribus quatuorve striis inter binas costas sitis.

Hab. dans le néocomien ferrugineux supérieur de Biassala en Crimée.

La coquille, assez grande, est convexe, arrondie, à bord antérieur plus court que le postérieur, qui est allongé et comme tronqué; le bord inférieur est demi-circulaire et élargi; le sommet est court, épaissi et légèrement infléchi. La surface est pourvue de côtes rayonnantes fines, entre lequelles on observe trois ou quatre stries encore beaucoup plus fines et granuleuses ou rudes, comme les côtes elles-mêmes. Les stries d’accroissement concentriques ne s’observent que vers le bord inférieur de la coquille.

La valve droite, la seule que ie connaisse, a 2 p. 3 IL. de long et autant de large, mesurée au milieu des deux bords latéraux. La charnière n’est pas connue, car l'individu décrit est incomplet.

Quant à sa forme et sa grandeur, cette espèce se rapproche le plus’ du Spond. velatus du terrain jurassique, dont les côtes sont pourtant plus courbées et les intervalles des côtes munis de stries plus nombreuses et coupées par des stries transversales fort nombreuses; en outre il n’est pas aussi convexe que le Sp. tauricus.

Esp. 441. Spond. truncatus Gozpr.

Petref. Germ. Il, p. 97. PI. 106, fig. 4.

D'Orgieny, Terr. crét. p. 668. PI. 459.

La coquille est très variable dans sa forme, suivant l'endroit où elle s’est fixée. La valve supérieure est arrondie, convexe, oblique et garnie d’un grand nombre de petites côtes presque égales, simples, et lisses. Le sommet a souvent des pointes sur les côtes, et six ou sept côtes plus grosses, sur lesquelles on remarque en outre des épines saillantes.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo, dans le cénomanien de Boutschak près de Kiew, ainsi que dans la marne crétacée de Badrak en Crimée.

C’est, à ce que je suppose, l’espèce qui se trouve dans la Crimée, d’après un échantillon conservé au Musée de l’Institut des Mines; elie s’est trouvée aussi à Khoroschôwo, mais en une seule valve supérieure, qui

existe dans ma collection. Le sommet est tronqué et la surface forte- AU

ment bombée, garnie de nombreuses côtes rayonnantes; des côtes épaisses sont situées parmi d’autres, plus minces.

Esp. 442. Spond. obesus d'Ors.

Terr. crét. Pl 461, fig, 5—7.

La coquille ovalaire est presque sphérique, à deux valves fortement bombées, qui se rétrécissent vers le crochet à bords cardinaux saillants ; leur Surface est couverte de côtes rayonnantes, à intervalles un peu plus larges que les côtes.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk.

L'individu à deux valves closes s’élargit vers le bord inférieur arrondi et obtus. Les côtes nombreuses sont coupées par des stries d’accroissement concentriques vers le bord inférieur, et les arêtes latérales du bord cardinal sont saillantes, de largeur presque égale et offrant de petites côtes parallèles.

La coquille à 1 p. 5 L de long, 1 p. 312 IL. de large au bord inférieur, son épaisseur, à valves closes, est de 1 p., mais les épines manquent à l'individu de Koursk, parce que c’est un moule.

Esp. 443. Spond. spinosus Desx.

d’Onsieny, Terr. crét. PI. 461, fig. 1—4.

Plagiostoma spinosum L. v. Bucu, Beitr. zur Bestimmung d. Gebirgsform. Russl. p. 97.

| «La coquille ovalaire est allongée, fortement élargie et arrondie au bord inférieur, et rétrécie vers le sommet aigu; les crochets, presque égaux, sont renflés, celui de la valve droite est légèrement infléchi.

Hab. dans la craie blanche de la Volhynie près de Kremenetz et de Ssimbirsk, sur le bord du Volga, ainsi qu’en Pologne, dans le même étage sénonien.

La coquille est moins convexe que l’espèce précédente, mais plus élargie au bord inférieur. La plus grande épaisseur se voit vers les crochets, tandis que le Spond. obesus la présente au milieu des valves. L’individu de Kremenetz est un moule sans épines; il n'offre que de rares traces d’épines sur le moule, en sorte qu’il faut présumer que c’était un Spond. spinosus, à épines qui ne garnissaient que le bord inférieur des valves.

L’individu a 1 p. 7!}2 1. de long, 1 p. 6 L. de large et 11 1. d’épaisseur à valves closes. Il semble se trouver aussi dans le grès ferrugineux

PA

néocomien, réuni au Spond. duplicatus Gorpr., près du village de Popowka dans le gouvernement de Koursk.

Esp. 444. Spond. pygmaeus m.

PI. XIX, fig. 15 a b gr. nat.

Testa exigua ovata, obliqua, altera valva inflata, convexa, altera plana, cardinali margine angusto, truncato, superficie concentrice squamosa.

Hab. dans la craie blanche de Ladawa en Volhynie.

La coquille est ovalaire, plane, rétrécie vers le bord cardinal et élargie vérs le bord inférieur arrondi. Le bord cardinal de la valve inférieure plane est pourvu en dedans de deux fortes dents, entre lesquelles il y a deux petites fossettes, pour la réception des deux dents de la valve opposée; entre les deux fossettes on observe Le petit enfoncement du ligament cardinal. La surface est écailleuse, à couches d’accroissement concentriques écailleuses, plus ou moins relevées. L'intérieur de la valve est lisse, à impression musculaire très grande, située près du bord droit de la valve. Les bords sont renflés, lisses dans le haut et crénelés au bord inférieur.

La valve plane à 6 L. de long et 5 I. de large à son bord inférieur.

Esp. 445. Spond.lineatus Gozpr.

Petref. Germ. IL, p. 97. PI. 106, fig. 3.

Reuss, Bühm. Kreideverst. II, p. 36. PI. 40, fig. 7 - 9.

La coquille ovalaire, presque circulaire, à valve gauche ‘aplatie, est fixée par toute sa face extérieure; la surface des deux valves porte de nombreuses côtes rayonnantes, inégales, onduleuses et très serrées, en sorte que leurs interstices sont plus étroits que les côtes, qui se voient aussi sur la face intérieure des valves.

Hab. dans le terrain crétacé de Karassoubazar en Crimée.

Le bord inférieur des valves est dentelé ou crénelé, les oreillettes sont petites, rectangulaires; la valve droite est très convexe, presque hémisphérique et garnie de 60 à 70 côtes étroites, dont les latérales sont bifides. De profondes lignes concentriques traversent les côtes à de grandes distances les unes des autres. Il ressemble beaucoup au Spond. gibbosus d’Ors., qui devrait être réuni avec lui.

L’individu de Karassoubazar à 1 p. de long et presque autant de large au bord inférieur, les valves closes sont d’une épaisseur de 7 lignes.

Esp. 446. Spond. striatus Gozpr.

Petref. Germ. Il, p, 98. PI. 106, fig. 5.

Coquille irrégulière, garnie de stries concentriques d’accroissement, qui coupent les côtes nombreuses très serrées; la coquille est fortement oblique, à bord antérieur court et arrondi, passant insensiblement au bord inférieur très large, le bord postérieur est court et légèrement échancré.

Hab. dans la marne crayeuse à Nummulites de Karassoubazar et de Badrak.

Les deux valves sont presque égales, les crochets sont situés près du bord antérieur, à peine saillant, l’un d’eux s’élève plus haut que l’autre.

La coquille à 1 p. 2 1. de long et 1 p. 3 1. de large, les deux valves closes offrent une épaisseur de 8 lignes. «

Esp. 447. Spond. Coquandianus d’Ors.

La coquille, très bombée et fort allongée, est ovalaire, à sommet rétréci et très saïllant; la surface de la valve droite est convexe et garnie de côtes rayonnantes, très nombreuses et serrées.

Hab. dans la marne crayeuse à Nummulites de Karassoubazar, réuni au Spond. alternatus d'ORs. NA

. Je ne possède qu'un fragment de la coquille très convexe et parcourue de stries ou côtes rayonnantes nombreuses. Les bords latéraux et l’inférieur forment les trois quarts d’un cercle. î

Genre L. Pecten Lam. voy. vol. I, p. 932.

Les espèces du genre Pecten sont également fréquentes dans toutes les Périodes, dans la moyenne aussi bien que dans l’ancienne et la moderne; on en rencontre de nombreuses espèces dans les terrains jurassique et crétacé.

è Esp. 448. Pecten Nilssoni Gozpr.

PI. XX, fig. 5 a b moules des deux valves en gr. nat., du fleuve Tolya.

Petref. Germ. IT, p 76. PI. 99, fig. 8.

Reuss, Bôbm. Kreideversteinerungen I. c. p. 26. PI. 39, fig. {— 3,

La coquille, presque orbiculaire, est mince et munie de stries concentriques fines et serrées, les oreillettes sont rhomboïdales, Pantérieure de la valve gauche est allongée et échancrée à sa base.

° Hab. dans le grès turonien d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, de Novgorod, de Ssewersk du gouvernement de Tschernigow, dans un grès

quarzeux crétacé du mont Itschka près d’Orenbourg, et dans un semblable terrain au nord de la Russie sur le bord du fleuve Tolya, ainsi que dans le grès néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou; l’espèce de PAllemagne est caractéristique pour la craie inférieure, turonienne.

La coquille est orbiculaire, équivalve et presque équilatérale, les oreillettes seules sont un peu inégales; elle a 1 p. 7 1. de long et autant de large.

Les plus grands individus se trouvent très fréquemment dans un grès quarzeux très compacte d'Ossinowo et de Novgorodsewersk, qui semble être parallèle au terrain turonien.

L'individu de Khoroschéwo est un peu moins grand; il a 11 1. de long et autant de large; le bord cardinal est droit, à oreiïllettes inégales, une étant large et triangulaire, à bord extérieur légèrement échancré, autre un peu plus étroite à bord oblique, se prolongeant à peine au delà du tiers de la valve, qui y présente, ainsi que sur le côté opposé, une petite proéminence en nœud. Le moule de la valve légèrement convexe est marqué de nombreuses stries d’accroissement concentriques, à peine visibles, et à cause de la proéminence le moule est marqué d’un enfoncement profond des deux côtés du crochet, à la base des oreillettes.,

Esp. 449. Pect. laminosus Manr.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 76. PI. 109, fie. 9.

La coquille ovalaire est plane, légèrement convexe, munie de stries concentriques, serrées, lamelleuses, et à oreillettes petites et presque égales. ;

Hab. dans le néocomien ferrugineux de Koursk.

La coquille est plus longue que large; elle à 1 p. 5 L de long et 1 p. 3 1. de large ; elle se rétrécit très sensiblement vers le crochet, dont les deux oreillettes n’ont que 4 1. de large au bord supérieur, qui est légèrement échancré au milieu; les stries des oreillettes sont parallèles à leur bord extérieur.

Plusieurs auteurs ont réuni cette espèce au Pect. orbicularis Sow., quoiqu’elle soit un peu plus allongée et distinctement lamelleuse.

Esp. 450. Pect. orbicularis Sow.

PI. XX, fig. 4 a b gr. nat.; c valves réunies, vues de profil. Min. conch. Il. p. 193. PI. 186.

Reuss, Bôhm. Kreideverst. L. e. II, p. 27. PI. 41, fig. 18—19. Péct. nummularis (Puizz.) d'OrBieny, voy. Paléont. de Russie p.475. PI. 41, fig. 20 - 23 et Pecten demissus (Bean) I. c. p. 475. PI. 41, fig. 16—19.

Pecten nummularis Fiscx., Bull. de Moscou vol. XVI. 1843, p.38. PI. 5, fig. 4. é

Pect. nummularis (Paizz.) Trsurscuorp, Bull. de Mosc. 1861. III. p. 3 et Pecten demissus major. PI. 7, fig. 2; voy. aussi Zeitschrift d. deutsch. geolog. Gesellsch. p. 400. Berlin 1861, et P. demissus var. laevissimus 1. c. p. 400. Bull. Mosc. 1865. I, p. 14. PI. IIT, fig. 2.

La coquille orbiculaire est déprimée et à peine plus longue que large; elle se rétrécit assez sensiblement vers le crochet; l’une des valves est lisse et l’autre parcourue de sillons concentriques très rapprochés; les oreillettes sont élargies, presque égales, triangulaires, à bord supérieur droit.

Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschôwo, de Mnidwaoiki, de Kotelniki près de Moscou, de Dmitriyewo sur l’Oka, dans un grès noirâtre néocomien de Poliwna près de Ssimbirsk, dans une craie blanche assez compacte sur les bords du Dnjestr en Podolie, dans une marne crayeuse de Karassoubazar en Crimée, sur le bord de la rivière Tolya au nord de l’Oural, ainsi que dans un calcaire quarzeux crétacé d'Iletzkaya, aux environs d'Orenbourg.

La coquille, très mince et fragile, est caractérisée par les valves, dont l’une est lisse, et l’autre annelée et parcourue de sillons concentriques plus ou moins serrés. Par cette raison on a pris les deux valves pour deux espèces distinctes; M. d'OrBrany (1. c.) lui-même a figuré la valve lisse comme Pect. demissus (Bxax), et la valve sillonnée et annelée comme Pect. nummularis (Paix.). MM. Fiscaer et TRAUT- SCHOLD Î. c. ont cru de même y voir le Pect. nummularis et le P. demissus de l’oxfordien et du callovien de la France, mais le dernier auteur suppose avec raison que les deux valves de Khoroschôwo n’appartiennent qu’à une seule espèce, qu’il nomme à tort Pect. nummularis et demissus major, car en Russie le Pect. orbicularis Sow. seul a les-deux valves marquées d’un ornement différent. La valve annelée est plus plane que la valve lisse, qui est un peu plus convexe, à crochet légèrement renflé et infléchi vers l’intérieur de la valve; l’angle apicial est plus grand qu’un angle droit; les oreillettes sont de grandeur égale, et leur bord supérieur est presque droit, sans offrir la moindre échancrure au milieu du bord.

Une autre petite coquille de la même espèce, de Novaya-Poliwna près de Ssimbirsk, se trouve dans un grès noirâtre, qui ressemble au grès néocomien de Khoroschéwo; elle est munie de stries concentriques très serrées, ayant une largeur et une longueur de près de 2 pouces. Les

individus les plus grands se trouvent à Khoroschôwo; ils sont orbiculaires, lisses et ont 2 p. 5 L. de long, mais les individus de Kotelniki sont d’une grandeur extraordinaire, c’est-à-dire d’une longueur de 3 p. 38 lignes.

Il existe au Musée de l’Institut des Mines quelques valves du bord de la rivière Tolya au nord de la Russie, qui ne semblent pas différer non plus du Pect. orbicularis, et je suis porté à y admettre un grès néocomien semblable à celui de Moscou.

Les individus les plus grands se trouvent dans un banc à coquilles de Khoroschôwo, où il y a de grands blocs formés presque exclusivement du Pecten orbicularis, comme d’autres blocs de la même localité ne se composent que de l’'Aucella mosquensis. Le plus grand individu très fragile du P. orbicularis (figuré comme P. demissus major) * a 2 p. 7 L. de long et 2 p. 5 L. de large; il est par conséquent un peu plus long que large, ainsi que les individus du quadre inférieur (unterer Quadersandstein) d’Essen en Westphalie, tandis que les échantillons moins grands du grès vert du canal de Devises en Angleterre sont tout à fait orbiculaires. La longueur ordinaire de l’espèce de Khoroschéwo est de 1 p. 1 L.; les individus offrent une largeur égale à leur longueur; ceux de 1 p. 4 L de long sont plus rares **. M. DE VeRNEUIL avait pris d’abord cette espèce, d’après ce que M. Murcæson nous apprend (dans le Geology of Russia in Europe He), pour le Pecten orbicularis Sow., et M. A. d'Orgreny, ignorant que la valve lisse et la valve annelée appartiennent à la même espèce inéquivalve, en fit deux espèces, les Pect. demissus et nummularis, erreur qui s’est perpétuée jusqu’à présent. . On à fait mention + du Pect. orbicularis dans le grès ferrugineux de Dmitriyewo sur l’Oka sous le nom du petit Pect. sepultus; il est garni de stries concentriques et offre la même forme que le Pect. orbicularis, mais sa taille est plus petite.

On trouve, à ce qu’il paraît, le moule d’une valve lisse du Pect. orbicularis Sow. dans le grès néocomien de Kotelniki ff et dans le

* Bull. de Mosc. 1862. IT. PI. VII, fig. 2 (excel. fig. 3). ## C'est lePect. demissus (B£an) normalis Traursc., Bull. de Mosc. 1863, IIT. PI. VIL fig. 4.

*** Pag 236, où il est dit des corps fossiles de Khoroschôwo: we were very much strack with two forms so closely ressembling well-known fossils of the greensand formation, viz Pecten orbicularis and Inoceramus sulcatus, than on the spot we believed them really to represent those species.

+ Bull. de Mosc. 1862. I, p. 215. PI. VIT, fig. 5.

++ Voy. Bull. de ja Soc. des Nat. de Moscou 1. c. 1858. IV, p. 555, car ce.

n’est pas P. semicircularis Münsr. du terrain tertiaire. :

grès vert de l’Oural septentrional, sur le bord de la rivière Tolya, tout à fait comme en Angleterre; la grandeur des valves est exactement la même, c’est-à-dire elles ont 1 p. 7 L de long et 1 p. 6 I. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 5 LL. Celles-ci sont également d’épaisseur différente, comme celles de l'Angleterre, la valve lisse étant plus épaisse que la valve annelée, qui est moins convexe et pourvue de lames imbriquées ou de bords relevés des couches concentriques d’accroissement; la surface bien conservée (voy. PI. XX, fig. 4 b) paraît par là comme écailleuse, tandis qu’elle devient sillonnée après que l’épiderme s’est détaché (voy. PI. XX, la même figure, de l’autre côté). Les oreil-

lettes sont presque égales, triangulaires et se réunissent au-dessus du.

sommet obtus, où elles sont légèrement échancrées. M. d'OrBrany (1 c. p. 476) dit que le Pecten orbicularis — car c’est son Pect. nummularis (Paicr.) — se trouve aussi dans les grès noirâtres à trois cents verstes au nord de Bogoslowsk dans l’Oural.

M. pe Buca fait mention du même Pecten à Tolimskoyé-Simowyé*, au nord de l’Oural, à peu près sous le 64° degré de latitude septentrionale; il le compare déjà au Pect. orbicularis, quoiqu'il suppose que les stries d’accroïissement concentriques ne sont pas aussi fines que dans le Pect. orbicularis. Mais ces différences n'existent pas, et les deux prétendues espèces n’en forment qu’une seule. Je possède dans ma collection une empreinte de la valve striée provenant du bord de la rivière Wytschegda, à l’est d'Oust-Ssyssolsk, dans le pays de la Petschora.

M. pe Keyserune ** indique le Pect. demissus (Pæzr.) au nord

de la Sibérie, sur les bords du Taiïmyr, où il admet un terrain jurassique. Les fragments de ce Pecten sont trop petits pour être déterminés; mais il est plus naturel de les réunir au Pect. orbicularis que d’en faire une espèce douteuse.

Les individus qui se trouvent dans l'argile bleue de Kiew, appartiennent au Pecten orbicularis Nrzss., identique avec le Pect. membranaceus Nrzss.

Esp. 451. Pect. demissus Bean, Puizz.

Yorkshire 1. c. I, p. 162. PI. 5, fig. 6.

La coquille, très mince, ovalaire, presque orbiculaire, est parcourue de stries concentriques, les oreillettes assez grandes sont triangulaires, à angle obtus et à crochet pourvu également d’un angle obtus.

* Beiträge 1. c. p. 105.

#* Mippenporrr, Sibirische Reise 1. c. Bd. I, Thl. 1, p. 256.

tr br M po

Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Popilani en Lithuanie.

Le Pect. demissus (Sow.) d'Ors. de Khoroschôwo appartient au Pect. orbicularis, dont l’une des valves est lisse et l’autre striée, tandis que les valves du P. demissus sont également striées, à stries concentriques d’accroissement.

Esp. 452. Pect. crassitesta Rôm.

Versteinerungen des norddeutsch. Oolithengeb. IT. Hannover 1839, p. 27. Pecten imperialis Keys., Reise in das Petschoraland 1846. St. Petersb. | p299 PI XVe dis. 1,2; 3:

Pecten solidus Traursen. *, Bull. de Mosc. 1861. I, p. 76. PI. VI, fig. 4 et Pect. solidus var. lamellosus Le. PL VL fig. 5. = D'Orgreny, Paléont. franc. Terr. crét. PI 430, fig. 1—3.

La coquille est grande, inéquivalve, équilatérale, presque orbiculaire, un peu plus large que longue, la valve supérieure plus convexe que l’inférieure, leur surface est striée, à lames imbriquées concentriques plus fortement accusées sur la valve convexe; les oreiïllettes sont très larges, triangulaires, à stries serréeg onduleuses, et placées en ligne droite au bord cardinal; le crochet de la valve plus convexe est plus épais et plus, saillant que celui de la valve moins convexe.

< Hab. dans le grès néocomien inférieur de Khoroschéwo, de Mniiwniki, des bords de la Jaouza dans la ville de Moscou, dans l’argile néocomienne de Bessonow près de Ssimbirsk, qui correspond au speeton-clay de l'Angleterre, ainsi que sur le bord de l’Ishma, à 8 verstes du village de Kartayol dans le pays de la Petschora; dans un grès néocomien sem- ‘blable, composé de très petits grains de quarz et de paillettes de mica, cimentés par une argile qui fait une légère effervescence avec l’acide nitrique.

La coquille est presqué orbiculaire, les bords latéraux passant im- = médiatement au bord arrondi inférieur; sa surface est marquée de lames imbriquées, surtout sur la valve plus convexe; elle est plus lisse sur la valve moins convexe, mais les lames d’accroissement ne s'élèvent pas en bords écailleux, comme dans le Pect. orbicularis. Le test est en général plus épais et plus solide que le test de celui-ci; il est lisse et | luisant ou brillant, d’un brun foncé sur la valve moins convexe plutôt que sur la valve plus convexe, où l’épiderme brillant tombe facilement et où les lames imbriquées épaisses deviennent mates, et restent sans éclat.

* Il existe déjà un Pecten solidus Rôw. du coral-rag de Heersum, voy. d. Verstein. d. norddeutsch. Oolithgeb. Hannover 1836, p. 212. PI. XIIL, fig. 5.

La valve plus convexe est le plus bombée vers le bord cardinal, à sommet un peu plus saillant que celui de la valve moins convexe. Les oreillettes sont très caractéristiques: elles sont triangulaires, parfaitement égales, à angle obtus et à bord supérieur droit, passant immédiatement d’une oreillette à l’autre, en sorte que les crochets ne font pas saillie au dessus du bord supérieur.

Les valves sont fort épaisses, même celles des individus jeunes, comme ceux des environs de Moscou, qui n’atteignent jamais la grandeur du Pecten du nord de la Russie; les petites valves de Mnidwniki présentent en dedans du bord cardinal, à chaque côté latéral, une proéminence obtuse, simulant une dent *. C’est elle qui laisse sur le moule une impression semblable à celle que l’on observe sur le moule du Pecten orbicularis des bords du Tolya.

Les individus des environs de Moscou sont toujours petits; l’un d’eux de ma collection, à valves closes, à 1 p. 6 1. de long et 1 p. 5 L. de large, il est d’une épaisseur de 71/2 1. Les individus rapportés par le comte KeysERLING des bords du fleuve Ishma sont de la grandeur du Pect. crassitesta Rôm. du néocomien supérieur du Langenberg près de Harzburg dans le duché de Brunswic; il ont également la forme de ce dernier, une longueur de 6 p. et presque la même largeur, c’est-à-dire une ligne et demie de moins; leur épaisseur, à valves closes, est de 2 p. 5 L Les grands individus du nord de la Russie ne diffèrent pas de ceux de Harzburg, le bord cardinal est tout à fait horizontal, réunissant les deux oreillettes en ligne entièrement droite, et le crochet légèrement saillant s’avance au dessus du bord cardinal. L’épiderme de la valve moins convexe est brillant, d’un brun foncé dans les individus de Harzburg, comme dans les grands individus de l’Ishma. l'épaisseur du test est de 1%/a L. sur les individus de Harzburg aussi bien que sur ceux de l’Ishma. Les tests des petits individus des environs. de Moscou n’ont que la moitié de cette épaisseur. Néanmoins M. Rouizrrer ** assure que le Pect. imperialis se trouve aussi à Khoroschôwo; en effet on y rencontre de temps à autre des fragments appartenant à une très grande espèce de Pecten, mais jusqu'à présent on n’a pas encore observé une valve entière. Ilse peut par conséquent que les petits individus, appelés

# Voy. Bull. de Mosc. 1861. I, p. 13. PI. VI, fig 4a; l'individu figuré me semble avoir le bord cardinal nou: M Aontel ; queue la figure le montre échancré accidentellement.

*#* Zeitsch. d. deutsch. geol. Gesellsch. 1861, p. 401:

P. solidus, aient pu en grandissant prendre des dimensions plus considérables, pour appartenir au Pect. crassitesta.

L'intérieur des valves de l’espèce de l’Ishma est entièrement lisse, de même que les petits individus de Moscou, mais d’après l'observation de M. pe KevyseruNG la grande impression musculaire est centrale et plate, et au dessus d’elle il existe une seconde impression ovalaire et plus profonde; or il faut supposer que la même conformation se trouverait aussi dans les petits individus de Moscou.

Le Pect. crassitesta de l’argile de Bessonow est très épais et orbiculaire, il a près de */4 de pied de long et autant de large, comme les individus de l’Ishma; les valves closes ont 2 pouces et plus d’épaisseur. Les couches concentriques d’accroissement sont très nombreuses, très régulières et leurs intervalles sont parcourus de stries très fines et serrées, comme sur les petits individus de Moscou; les deux valves sont fort inégales en épaisseur, l’inférieure est beaucoup moins convexe que la supérieure, qui l’est fortement; c’est là le caractère distinctif du Pect. crassitesta. El

Le Pect. cinctus Sow., qui se trouve dans un terrain alluvial de Suffolk, semble être la même espèce; il doit par conséquent se trouver dans un terrain néocomien et non jurassique; il a tout à fait la forme du Pect. crassitesta et sa surface est en outre striée finement, à stries rayonnantes, comme ceci est naturel à cause de la structure fibreuse du test, dont les fibres deviennent plus claires par suite de la destruction de la surface. On observe la même structure fibreuse sur les grands in- - dividus de l’Ishma.

Les petits individus du Pect. crassitesta des environs de Moscou se rapprochent beaucoup du Pect. Robinaldinus d’Ors. du terrain néocomien de la France, mais leur grandeur est différente.

Esp. 453. Pect. membranaceus Nicss.

Petrif. suec. I. c. p.23. PI. IX, fig. 16 et Pect. orbicularis Nicss. (non Sow.) LcPI X, Go-17.

Coquille orbiculaire, ovalaire, légèrement allongée, très mince et parfaitement lisse; les oreillettes sont assez grandes, égales, à bords obtus, élargies à leur base et marquées de stries parallèles au bord.

Hab. dans le grès ferrugineux néocomien de Koursk, dans les terrains néocomiens inférieur et supérieur de Goliowa et de Khoroschéwo, dans l’argile bleue cénomanienne de Kiew, dans le grès crétacé marneux

d’Iletzkaja près d'Or enbourg, ainsi qu’en Suède dans un grès jiaus ni Küpinge, et en Bohème à Laun.

Je ne possède dans ma collection de Koursk qu’une seule valve allongée et ovalaire; elle est lisse e& montre les stries concentriques très fines et à peine appréciables; l'angle apicial est aigu, les oreillettes sont presque égales et lisses. La valve est presque plane, de 1 p. 8 1. de long et de 1 p. 6 I. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 7 lignes.

Les individus d’Iletzkaya sont très-petits; ils ont 8 1. de long et 6!}2 1. de large; les oreïllettes sont presque triangulaires et l’une paraît plus petite que l’autre. La surface est garnie de stries concentriques très fines. Les fragments de l’espèce de l'argile bleue cénomanienne de Kiew sont très fragiles, minces et brillants, à surface lisse et striée, à stries concentriques à peine visibles. Les oreïllettes sont assez grandes, presque égales et triangulaires, à bord supérieur droit et à angles latéraux obtus. La valve à 8 I. de long et autant de large ; elle est plane, à peine convexe.

Les individus les plus minces et très fragiles se trouvent dans un terrain néocomien de Goliowa; ils sont presque orbiculaires, lisses et marqués de stries concentriques très fines; ils ont une longueur et une largeur de 6 lignes.

Esp. 454. Pect. laevis Nicss.

Petrif. suec. p. 24. PI. IX, fig. 17.

Pecten subtilis Traurscn., Bull. de la Soc. de Mosc. 1861. I, p. 18. PI. VE, £. 8.

La coquille est presque orbiculaire, mince, assez convexe et luisante, la surface est lisse et les oreillettes sont inégales: l’une est petite, à angle obtus, l’autre plus grande, allongée et échancrée à sa base; l'angle apicial est droit.

Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo, de Mniéwniki, de Kiew près de Traktemirow et dans un grès semblable du mont Ssaragoul près d’Orenbourg, ainsi que dans le grès vert de nee en Suède.

La coquille droite est convexe, plus bombée vers le crochet saillant que vers le bord inférieur arrondi; la surface est lisse, les stries concentriques sont à peine visibles, mais lorsque lépiderme s’est détaché, on observe de petites stries rayonnantes à intervalles pointillés, conformation qui indique la structure fibreuse du test. Les oreillettes sont fort inégales, l’une est très petite, à angle obtus, l’autre beaucoup plus large, à angle obtus et à base légèrement échancrée. Le petit crochet est au

niveau des oreillettes, qui se réunissent en ligne droite. La valve gauche orbiculaire est moins convexe et presque plane, mais également lisse.

* La coquille a 4 1. de long et autant de large, les valves réunies offrent une épaisseur de 2 1/2 L.; la plus grande largeur est au tiers supérieur de la valve. Elle ressemble tout à fait à la figure donnée par M. Nrsson, qui ne diffère pas du Pecten subtilis Fr La coquille est bien caractérisée par sa convexité remarquable et par les valves d'épaisseur inégale.

La dernière figure, donnée par M. Rovurzzrer sur la PI. C du Bull. de Mosc. de l’année 1846, IV, comme valve inférieure du Pect. spathulatus, paraît aussi appartenir au Pect. laevis Nicss., au cas que l’individu s’est trouvé dans le néocomien de Goliowa; les oreïllettes sont très inégales, la valve est ovalaire, mais plus allongée, comme le Pect. laevis, et cette espèce ressemble par là au Pect. spathulatus.

Les individus du mont Ssaragoul près d’Orenbourg ont les valves très inégales, l’une est fortement convexe, plus bombée que celle du Pect. spathulatus, l’autre plane, à côtés inégaux et marqués à l’entour d’un large enfoncement latéral.

Esp. 455. Pect. Cottaldinus d'Or.

Paléont. franc. Terr. crét. PI. 431, fig. 7—11. Pecten demissus auriculatus Traurscn., Bull. de Mosc. 1861. III, p. 3. PL VIL fig. 3.

La coquille, de grandeur moyenne, est orbiculaire, un peu plus longue que large; sa surface est lisse et plane; les oreillettes sont trèsinégales, l’une est petite à angle obtus, l’autre grande, allongée et à large et profonde échancrure à la base; l'oreillette devient par là étroite et allongée.

Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo, ainsi que dans le néocomien d'Auxerre en France.

La coquilleæst mince, plane et pourvue de stries concentriques, le crochet est à peine saillant, la petite oreillette a son côté extérieur oblique, à angle obtus, l'oreillette la plus grande, profondément échancrée, est d’une largeur double.

La coquille a 8 1. de long et 7 1. de large; l'espèce type de la France a la forme du Pect. demissus auriculatus, quiestle Pecten Cottaldinus plutôt que le Pect. demissus du coral-rag.

Esp. 456. Pect. spathulatus Rôm.

Norddeutsch. Oolithengeb. Nachtr. Hannover 1839. PI. 18, fig. 22. .

Rouiczier, Bull. de Mosc. 1847, II, p. 431. PI. H, fig. 42 (grossi) et Bull. de Mosc. 1846, IV. PI. C, fig. 29 (l’avant-dernière, sans nom).

Pecten sepultus (Quexsr.) TraurscH., Bull. de Mosc. 1859. II. p. 9. PI. II, fig. 21 et Bull. de Mosc. 1863. IL, p. 215. PL. 8, fig. 5.

La coquille est lisse, un peu plus longue que large, et très mince, à bord inférieur demi-circulaire ; les valves sont égales en grandeur, mais diversement bombées; la valve droite est faiblement bombée à partir du crochet, où le test est saïllant au dessus des oreillettes égales et petites, la gauche est plane ou même un peu déprimée; les bords latéraux du moule présentent toujours un enfoncement léger, qui entoure la coquille en forme d’une légère dépression.

Hab. dans l'argile noire de l’étage jurassique blanc moyen de Goliowa près de Moscou, et dans le calcaire oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie.

La coquille est plus petite dans l’argile jurassique de Goliowa que dans le calcaire oxfordien de Nigranden; un individu de Goliowa de ma collection n’a que 3 1. de long et 21/2 1. de large, tandis que les échantillons de Nigranden sont beaucoup plus grands et plus allongés; ils ont 41l2 L de long et 21/2 L de large; c’est l’espèce type spatulée; en grandissant elle devient plus large, et offre, à l’âge parfaitement développé, une longueur de 10 IL. et une largeur de 91/4 L; elle ressemble alors tout à fait au Pect. spathulatus Rôx. de l’oolithe ferrugineux du jura brun de Spaichingen au Wurtemberg *, dont les valves sont garnies de stries particulières très fines et arquées. Les échantillons de Nigranden, en moules, sont dépourvus de test, à bords enfoncés, entourant la valve jusqu’au bord cardinal très court et droit.

Les petits individus de Goliowa, représentés au Bull. de Moscou de l’année 1859, PI. IL, fig. 21, n’ont que 21/4 L. de long et 2 1. de large; ils ressemblent beaucoup au Pect. sepultus Quensr. * du lias du Wurtemberg, mais les oreillettes ne sont pas parfaitement égales, et l'impression aux bords latéraux semble manquer aux moules et les stries fines arquées aux tests. L’échantillon bien conservé de Goliowa de ma collection est en outre caractérisé par une seule strie d’accroissement en arc au milieu de la valve, comme le Pect. cingulatus Pæizz. du lias

* Quensrenr, Jura p. 433. PI. 59, fig. 13.

##* Quenstepr I. c. p. 48. PI. 4, fig. 10—11.

du Wurtemberg'; il n’y a pas d’autres stries, ou bien elles sont si fines vers le bord inférieur qu’on ne les voit qu’à l’aide de la loupe. La fig. 30 de la PI. C du Bull. de Mosc. ne diffère pas de l’espèce de Nigranden.

Esp. 457. Pect. concentrice-punctatus Rôw.

PI. XX, fig. 2 et 3 gr. nat.; b d e surface des deux valves, grossie. Die Verstein. d. bôhm. Kreiïde 1: c. p. 28. PI. 39, fig. 8. Pectenarcuatus Nizss. I. c. PI. 9, fig. 14.

La coquille est presque orbiculaire, convexe, mince, à peine plus longue que large; le test très mince, luisant, est garni de stries très fines, rayonnantes, pointillées, très serrées et bifides; la surface est cancellée, à très petits pores, qui occupent les intervalles des stries.

Hab. dans le grès néocomien d’Iletzkaya, près d’Orenbourg, et sur les bords du Tolya, au nord de l’Oural, ainsi que dans le plänerkalk inférieur de Laun en Bohème.

La coquille des bords du Tolya est convexe, à crochet à peine saillant et marqué des deux côtés d’arêtes cardimales, allongées, qui ne descendent pas jusqu’à la moitié de la coquille, où celle-ci affecte la forme d’une circonférence parfaitement circulaire. La surface est pourvue de stries très fines, qui prennent naissance en rayons au crochet et vont, en se bifurquant continuellement, vers les bords; ces rayons sont coupés par d’autres stries pointillées, également fines, concentriques, comme dans le Pect. striato-punctatus, auquel notre espèce ressemble beaucoup quant aux ornements, quoique la forme générale diffère et que les couches d’accroïssement concentriques lui manquent.

La coquille a 2 p. de long et 1 p. 9 1. de large, les valves réunies offrent une épaisseur de 9 L.; l’une est plus épaisse que l’autre.

Une autre valve (1. c. fig. 3) du Tolya est plus petite et présente de très petits nœuds, placés en rangées régulières rayonnantes et concentriques (fig. 3 b), comme la surface de la valve plus grande (1. c. fig. 2 d); les points en creux y sont, à ce qu'il paraît, remplis par un grès très fin. — La valve des usines de Preobrajensk près d'Iletzkaya est plus grande.

Esp. 458. Pect. lens Sow.

Min. conch. 1. c. HE, p. 3. PL. 205, fig. 2—5. Gozpruss, Peiref. Germ. IL, p. 49. PI. 91, fig. 3. J. Morris et J. Lycerr, Mollusca from the great oolite, voy. Paleont. Soc. Lond. 1853, p. 11. PI. II, fig. 1.

La coquille, équivalve et oblique, est ovalaire, plane-convexe, réti-

culée par des lignes rayonnantes, divergentes et infléchies en arc des Eichwald, Lethaea rossica. II. 28

deux côtés, sur lesquels elles se bifurquent continuellement; elles sont en outre coupées par des stries concentriques d’accroissement:; les oreillettes sont inégales et également rétieulées.

Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Nigranden, au nord de la Russie, dans le pays de la Petschora et de la Ssyssola, près de Polouschino (Keys.), et au Caucase dans un train semblable du Daghestan.

Les stries rayonnantes sont infléchies sur les flancs et pointillées dans leurs interstices; elles se bifurquent plus distinctement sur les flancs que vers le milieu des valves, où les stries disparaissent, et la surface devient par là lisse. La coquille est constamment plus longue que large, et les stries concentriques ne s’élèvent pas en lames imbriquées, comme dans le Pect. zonarius #.(P. lens d'Ors.) [non Sow.] du néocomien de Khoroschôwo.

Les oreïllettes sont inégales: l’une, à angle droit, est plus grande que l’autre, dont l’angle est obtus; le crochet, plutôt aigu qu’obtus, ne

dépasse pas le bord cardinal. Les valves sont égales et également convexes. ?

La coquille du grand oolithe de l'Angleterre à 1 p. 9!/2 L. de long et 1 p. 61/2 1. de large. Les stries concentriques, espacées de 2 en 2 lignes, ne se voient que vers le bord inférieur.

Mes individus de Nigranden sont beaucoup plus petits et toujours allongés, mais comme ils manquent ordinairement de test, il est difficile de dire si l’ornement des valves est le même; le plus grand individu que je connaisse, de l’oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie, est fort bombé; il a 9 1, de long et 71/2 1. de large, son crochet est fort aigu et la valve plus bombée que d'habitude; elle s’élève de plus d’une ligne au dessus de sa plus grande convexité près du crochet. Les oreillettes sont très inégales: l’une d'elles, la plus grande, est large et légèrement échancrée à sa base; l’autre est étroite, à bord obtus et se continuant beaucoup plus bas de ce côté de la coquille, qui par là devient inéquilatérale. Les stries sont distinctes seulement vers le bord inférieur.

Esp. 459. Pect. striato-punctatus Rôm.

d’Orgieny, Paléont. franç. Terr. crét. PI. 432, fig, 4—7.

La coquille, de grandeur moyenne, est presque orbiculaire, un peu plus longue que large, la surface est finement striée, à stries rayonnantes, très serrées et coupées par des stries concentriques d’accroissement, dont les intervalles sont finement pointillés. Les valves sont inégales,

Pune étant plus bombée que l’autre; le crochet est obtus, les oreillettes sont inégales et striées, comme la surface de la coquille; l’angle apicial est aigu.

Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo près de Moscou, ainsi que dans le hils-thon du nord de l'Allemagne et dans l'étage aptien de la France.

La coquille inéquivalve est pourvue d’une valve plus bombée que l’autre; celle-ci est légèrement convexe et garnie de sillons pointillés entre les stries rayonnantes et courbées vers les flancs; les crochets aigus et saillants; le crochet de la valve plus bombée est plus élargi que celui de la valve opposée; les oreillettes sont inégales, l’une à angle obtus, l’autre plus large, à angle droit et à base légèrement échancrée.

La coquille de Khoroschéwo représente un individu très petit; il n’a que 6 1. de long et autant de large.

Cette espèce diffère du Pect. lens du grand oolithe die par ses crochets plus obtus, par les oreillettes plus égales, par les valves inégales et par le contour plus régulier de la coquille, non oblique; les valves sont garnies d’ornements différents.

M. pe Bucu fait mention du Pect. arcuatus Sow.* du terrain crétacé d'Aix-la-Chapelle, comme provenant du bord du fleuve Ssalmysch, affluent de la Ssakmara, rivière collatérale de l’Oural. Je suppose que c'est aussi le Pect. striato-punctatus Rôw.

Esp. 460. Pect. zonarius m.

PI. XX, fig. 10 a gr. nat.; b fragment de la surface, grossi.

Pect. lens (Sow.) d'Orgieny, Paléont. de Russie p.476. PI. 42, fig. 1—2. Rouizzier, Bull. de la Soc. de Mosc. 1849, II. PI. M, fig. 104. Pecten annulatus (Sow.) Traurscnozn, Bull. de Mosc. 1861. I. PI. VI, f. 1-2.

Testa aequivalvis orbicularis, auriculis inaequalibus, utroque cardinis margine ultra tertiam partem valvarum prolongato, superficie numerosis annulis e duplice lamina exstructis ornata, interstitiis annulorum radiato-costatis.

Hab. dans le néocomien inférieur et supérieur de Khoroschéwo près de Moscou; et dans un calcaire compacte crétacé près d'Iletzkaya aux environs d’'Orenbourg.

La coquille équivalve est orbiculaire, aussi large que longue, les côtés latéraux ou les arêtes cardinales passent insensiblement jusqu'au

* L. v. Bucx, Beiträge zur Kennitn. d. Gebirgsform. Russl. 1. c. p. 99. 28 *

bord inférieur, et forment trois quarts d’un cercle, dont la quatrième partie est occupée par le crochet à angle presque droit. Les côtés du crochet, très longs, se prolongent jusqu’à 8 1. vers la moitié supérieure de la coquille; le crochet présente des deux côtés un enfoncement profond, près duquel s'élève d’un côté la grande oreillette triangulaire, et de l’autre l'oreillette étroite et allongée, conformation qu’on ne remarque pas dans le Pect. annulatus, dont les anneaux concentriques sont en outre minces et simples, parce qu’ils se composent de lames simples ou d’un bord inférieur relevé à chaque nouvel accroissement. Les lames concentriques du Pect. zonarius sont au contraire distinctement doubles; car le bord inférieur des accroissements nouveaux semble se relever et former des lames doubles par la rupture de la surface des anneaux; il se développe par là les deux lames de zones concentriques. M. Rovrzzier en à donné une bonne figure *, qui montre que les zones sont d’abord tranchantes, à carène simple, et qu’ensuite la carène s’use par destruction et que les deux lames seules restent et forment les zones; il a indiqué, sur la même figure, des sillons pointillés, placés aux intervalles entre les petites côtes rayonnantes et parallèles, conformation que j'ai également retrouvée dans le Pect. zonarius du néocomien. Les sillons pointillés manquent au Pect. annulatus Sow., qui se trouve aussi à Khoroschéwo, mais dans l'étage jurassique inférieur; celui-ci diffère du Pect. zonarius par ses zones simples, par sa forme constamment plus longue que large et par les petits sillons entre les côtes rayonnantes, qui manquent de pores pointillés; les larges oreillettes sont toujours égales, non échancrées.

Les moules du Pect. zonarius ne sont marqués que de stries concentriques, entre lesquelles on observe de larges intervalles lisses, à côtes rayonnantes à peine indiquées par de petites stries rudimentaires; un moule des plus grands à 1 p. de long et 1 p. de large, c’est-à-dire il est parfaitement orbiculaire, à oreillettes toujours très inégales et échancrées.

La coquille du fort Khanski près d’Iletzkaya semble appartenir au Pect. zonarius; elle à des lames concentriques semblables à celles de l'individu de Khoroschôwo; les lames sont coupées, surtout près du sommet, par des stries rayonnantes, qui forment au milieu de la coquille et plus bas vers le bord inférieur de courtes côtes. Celles-ci occupent les intervalles entre les lames concentriques, augmentent en nombre par in-

* Bull. de Mosc. 1849, II. PI. 104.

tercalation et deviennent par là accessoires. Les arêtes cardinales, qui

descendent des deux côtés latéraux du sommet vers le bord inférieur, oc-

cupent trois quarts de la coquille, ce que l’on ne remarque pas sur le

Pect. lens.

Esp. 461. Pect. annulatus Sow.

Min. conch. VI, p. 80. PI. 542, fig. 1.

Pecten lens (Sow.) Rouizrer, Bull. de Mosc. 1847. IT, p. 430. PI. K, f. 41; et Bull. de Mosc. 1848. I, p. 269. PI. C, fig. 13 la valve placée à gauche, de l'argile noire jurassique; la valve représentée à droïte, avec le fragment grossi du test, semble appartenir au Pect. zonarius du néocomien inférieur, ainsi que la fig. 14, dont le chiffre a été oublié; c’est un moule tout à fait incomplet, qui semble également appartenir au néocomien.

Gorpruss, Petref. Germ. IL. PI. 91, fig. 2.

J. Morris et J. Lycerr, Mollusca from the great oolite voy. Paleont. Soc. Lond. 1853, p. 13. PI. I, fig. 13.

La coquille ovalaire, allongée, à valves presque égales, est planeconvexe, à stries très fines rayonnantes, inégalement divergentes et traversées par de petites lames concentriques simples; les oreillettes grandes sont presque également élargies.

Hab. dans le terrain jurassique de l'étage oxfordien inférieur sur le bord du Tolya au nord de la Russie, dans l’argile noire jurassique de Mniôwniki et de Khoroschéwo près de Moscou, ainsi que dans les couches supérieures du grand oolithe de Blisworth en Angleterre, et dans le schiste calcaire de Stonesfield.

La figure donnée par M. Rourcter * appartient au Pect. annu-

latus Sow. et non au P. lens, mais l'individu a dû se trouver dans l'argile jurassique c’est-à-dire dans le troisième étage du terrain (jurassique) de Khoroschéwo, et non dans le second étage, qui appartient au néocomien; la forme allongée, ovalaire, les lames ou stries concentriques simples, les larges oreillettes presque égales et les sillons non pointillés entre les stries rayonnantes prouvent l'identité de cette espèce avec le Pect. annulatus de l'Angleterre et constatent en même temps la différence du Pect. zonarius, qui a été pris, mais à tort, pour le P. annulatus. A la vérité M. RovcIzuter ajoute à sa description que l’individu si bien conservé (1. c. fig. 41) a été trouvé dans le second étage de Khoroschéwo, mais il est permis de supposer là une méprise, car les étages ont été plusieurs fois confondus. La fig. 13 placée à gauche sur la PL C. appartient à un semblable individu du Pect. annulatus etfil

# ]. c. PI. K, fig. 41.

s’est pourtant trouvé dans l'argile jurassique, c’est-à-dire dans le troisième étage; il a les oreillettes larges et presque égales, et la forme allongée, caractéristique pour le Pect. annulatus, tandis que la figure placée à droite semble plutôt devoir être rapportée au Pect. zonarius, à oreillettes très inégales et à test orbiculaire, plus fortement élargi.

Esp. 462. Pect. undulatus Nicss.

Petrif. suec. 1. c. p. 21. PI IX, fig. 10.

Goupruss, Petref. Germ. II, p. 50. PI. 91, fig. 7. d'Orgieny, Paléont. de Russie par M. DE VERNEUIL |. c. p. 490. PI. 43,;fig. 8—10.

La coquille, de grandeur moyenne, est orbiculaire, élargie, légèrement convexe et marquée de nombreuses côtes ou stries rayonnantes, bifides ou accessoires, granuleuses et inégales, coupées par des stries concentriques fines, surtout vers le bord inférieur; les oreillettes sont larges et inégales.

Hab. dans le grès quarzeux turonien d’Ossinowo du gouvernement de Tschernigow, dans un semblable grès quarzeux du mont Itschka près d’Orenbourg, et dans la craie de Ssimbirsk *.

La coquille est plane, légèrement convexe et marquée de stries ou côtes rayonnantes très fines, qui sont granuleuses sur le moule, seul fragment que je possède dans ma collection, d’Ossinowo; les granulations semblent provenir de stries concentriques très serrées, qui traversent les côtes rayonnantes. Le crochet est plan, à peine saiïllant et en angle obtus plutôt qu'en angle droit. Les oreillettes sont très larges, l’une à angle obtus, l’autre échancrée également, mais plus profondément à sa base.

L'individu plus grand du mont Itschka à 1 p. 4 IL. de long et autant de large; de la sorte la coquille est orbiculaire; les stries sont rayonnantes, accessoires, granuleuses et presque droites, même dans les figures citées de MM. Nrcssox et Gocpruss: les oreillettes sont striées, à stries parallèles au bord extérieur.

Esp. 463. Pect. multicostatus Nicss.

Petrif. suec. 1. c. p. 21.

Goupruss, Petref. Germ. IL, p. 53. PI. 92, fig. 3.

La coquille ovalaire, orbiculaire, élargie, plane-convexe, munie de * Selon M. L. »e Bucu, voy. Die Gebirgsformationen v. Russland I. c. p. 97,

où le Pect. undulatus est réuni aux Pect. serratus et corneus Sow. C’est une question à revoir.

stries concentriques très fines, très serrées, traversant des côtes rayonnantes distinctes, au nombre de 16 à 24, un peu moins épaisses que les intervalles qui les séparent et qui sont également striés; les oreillettes sont assez grandes, l’une est profondément échancrée à sa base.

Hab. dans le grès quarzeux turonien d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, aïnsi que dans la craie tufeau du mont St-Pierre près de Maastricht.

La coquille d'Ossinowo n’a que 9 1. de long et autant de large; les côtes disparaissent vers le crochet, qui est aigu et ne dépasse pas le bord cardinal. Les deux bords du sommet, auxquels se fixent les oreillettes très larges, sont courts et n'arrivent pas jusqu’au premier tiers de la valve.

Esp. 464. Pect. fibrosus Sow.

Miner. conch. Il, p. 84. PI. 136, fig. 2.

Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 46. PI. 90, fig. 6.

La coquille orbiculaire, légèrement convexe, est garnie de 11 à 13 côtes assez larges et coupées par des stries d’accroïssement très fines et nombreuses; les sillons sont d’égale largeur avec les côtes rayonnantes; les oreillettes sont larges et inégales.

Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie, de Werewkine près d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow, ainsi que près de Khoteïtschi dans un grès jurassique du district de Bogorodsk, gouvernement de Moscou.

Les individus de Popilani sont de grandeur moyenne, un des plus grands à 91} 1. de long et 9 I. de large; mais il existe aussi des frag-

ments d'individus plus grands. l’une des oreillettes est large et trian-

gulaire, l’autre profondément échancrée et de moitié moins large. Les côtes sont plus fortes que leurs intervalles, et les stries concentriques ne se trouvent que sur l’une des valves.

M. De Bucu * fait mention du Pecten rigidus Sow. comme se trouvant dans une marne sablonneuse jurassique près d’Orschowa sur l’'Oka; je ne connais pas l’espèce de cette localité; elle est un peu plus longue que large, parcourue de stries longitudinales, rayonnantes, très fines et infléchies sur les deux côtés; l’angle cardinal est plus grand qu’un angle droit.

Les individus de Khoteïtschi ** sont presque de la même grandeur, à côtes écailleuses plus serrées et à intervalles moins larges.

* L. v. Bucr, Beiträge zur Bestimmung d. Gebirgsform. Russl. p. 87. *%* Czarsxi, Bull. de Moscou I. c. 1850. II, p. 474. PI. 9, fig. 17.

Esp. 465. Pect. subfibrosus d'Or.

Prodrome de Paléont. stratigraph. I, p. 373.

Pect. fibrosus d’Orgi6ny (non Sow.), Paléont. de Russie par M pe VERNEUIL I. c. pag. 477. PI. 42, fig. 3—4.

La coquille ovalaire, orbiculaire, presque équivalve, comprimée, est garnie de 12 côtes larges bien distinctes et plus fortes que leurs intervalles, coupées par des stries concentriques très fines, qui se voient sur les deux valves, au lieu d’une seule, comme sur le Pect. fibrosus Sow.

Hab. dans le calcaire oolithique de l’étage oxfordien supérieur ou coral-rag d’Izioume sur le Donetz, peut-être aussi dans un calcaire semblable près Iletzkaya, au fort Khanski.

M. d’Orgrexy dit que le Pect. subfibrosus diffère du Pect. fibrosus Sow. par sa forme plus allongée; cependant la différence dans ce cas-là n’est pas sensible: les côtes sont également larges dans les deux espèces; à la page 477 il les dit égales aux sillons, tandis qu’il les nomme plus fortes que les sillons à la page 373. Si cest effectivement une espèce distincte, elle devrait se trouver dans le calcaire néocomien superposé au calcaire jurassique d’Izioume.

Les larges oreillettes sont de grandeur presque égale, triangulaires et légèrement échancrées au bord extérieur.

La coquille à 8 1. de long, elle est plus petite que le Pect. fibrosus ordinaire.

La figure mal faite de l'espèce du fort Khanski * laisse celle-ci douteuse, le terrain aussi y est douteux; je suppose que c’est un grès vert qui se trouve près de Khanski; on dit y avoir rencontré le Pect. subfibrosus, qui est probablement l'espèce ci-dessous.

Esp. 466. Pect. imbricatus #.

PI: XX, fig. 6 a gr. nat.; b fragment de la surface, grossi.

Testa ovata, suborbicularis, planior, costata, costis angustis, imbricatis et latiora interstitia, accessoriarum costarum locum natalem excipientibus, superficies undato-squamosa, squamis erectis apprime oppositis costas earumque interstitia occupantibus; auriculis latis, triangularibus.

Hab. dans un calcaire crétacé compacte sur le petit fleuve Outes-

* E. Horrmann, Verh. der miner. Gesellsch. zu St. Petersb. 1864, p. 152. PI. VI, fig. 81.

souyouk près d'Iletzkaya, ainsi que dans le grès ferrugineux crétacé sur le bord de l’Oka près d’Antonowo.

La coquille ovalaire est plus longue que large; elle s’amincit vers le bord cardinal, pourvu de deux oreillettes larges et triangulaires, et s’élargit vers le bord inférieur arrondi; la surface est munie de nombreuses côtes étroites, qui sont moins larges que leurs intervalles; les 6 ou 8 côtes principales — il y en a aussi d'accessoires — sont garnies d’écailles imbriquées, qui occupent également les intervalles et paraissent onduleuses; elles correspondent aux stries d’accroissement qui se trouvent sur les Pect. fibrosus et subfibrosus, sans y être toutefois formées d’écailles relevées et imbriquées.

Le crochet est plus $Saïllant que dans le Pect. subfibrosus; il est aigu et ses arêtes latérales sont légèrement courbées, ou du moins elles ne sont pas droites comme dans ce dernier, dont les côtes sont en outre distinctement plus fortes que leurs intervalles.

La coquille à 8 L. de long et, à ce qu’il paraît, 7 L de large, car mou individu n’est pas complet. Les valves sont planes, à peine convexes, les oreillettes triangulaires et inégales, l’une étant plus large que l’autre, qui est étroite, plus longue et échancrée à sa base.

La petite coquille ovalaire d’Antonowo-Poustosch, localité du gouvernement de Tambow, est munie de 12 côtes écailleuses, à intervalles d’égale largeur et à côtes accessoires également écailleuses, plus ou moins distinctes. L’une des oreiïllettes est allongée et triangulaire. L’individu a 8 1. de long et 61) 1. de large. Le Pecten Voltzii Des, du terrain . crétacé de l’Aube, ne diffère de celui-ci que par sa grandeur de 2 pouces; ses côtes écaïilleuses sont séparées par de petites côtes accessoires à peine distinctes, en fil très mince, non écailleuses.

Cette espèce se trouve sur Le bord du petit fleuve Outessouyouk, réunie à d’autres espèces qui se retrouvent dans le néocomien de Khoroschéwo; c’est pourquoi je la suppose néocomienne et non jurassique; elle ressemble beaucoup au Pect. campaniensis d'Ors., qui cependant est plus orbiculaire et muni de côtes plus nombreuses.

Esp. 467. Pect. campaniensis d'Or.

Paléont. franç I. c. Terr. crét. p. 620. PI. 440, fig. 12—16.

La coquille est à peine plus longue que large, presque circulaire, comprimée et munie dans les individus jeunes de 12, et dans les adultes d'environ 26 côtes rayonnantes, bifurquées; les sillons sont plus larges que les côtes, mais de largeur variable. Les côtes élevées sont garnies de

petits nœuds ou côtes lamelleuses transversales, passant même vers le sommet, sans interruption, par les sillons.

Hab. dans la craïe blanche de Bagtschissaraï en Crimée.

La valve de ma collection a 21/2 1. de long et un peu plus de large ; elle est légèrement bombée et garnie, comme le Pect. imbricatus, de deux oreillettes très inégales, l’une étant presque de la double largeur de l’autre; le crochet est rectangulaire et le nombre des côtes s'élève jusqu'à 19 ou 20. L’individu de Baktschissaraï a les côtes étroites et noueuses; les écaïlles imbriquées du Pect. imbricatus ne sont pas distinctes dans le Pect. campaniensis, elles y sont remplacées par de petits nœuds, qui ne semblent pas se trouver dans les intervalles.

Esp. 468. Pect. hispidus Gozpr.

Petref. Germ. IT, p. 59. PI. 94, fig. 4.

La coquille ovalaire, orbiculaire, légèrement convexe, est munie de nombreuses côtes rayonnantes, rudes, écailleuses, à intervalles pourvus également de côtes minces et rudes; les oreillettes sont inégales, striées.

Hab. dans le sable glauconien de Badrak en Crimée, réuni au Pect. creotosus Derr. ou nitidus Max.

- La coquille est à peine plus longue que large; les individus de Badrak ont 1 p. 8/)2 L. de long et 1 p. 7!}2 1. de large; la surface est garnie de 40 à 50 côtes minces, ornées de petites écailles très rapprochées, dans les intervalles elles sont occupées de côtes encore plus minces et accessoires; les oreillettes larges sont également occupées par des côtes semblables, rudes, presque parallèles au bord supérieur des oreillettes.

Le Pect. hispidus, du grès vert d’Essen en Westphalie, ressemble tout à fait, quant aux ornements du test, aux individus de Badrak, mais ces derniers sont plus orbiculaires, eb moins allongés que ceux de Badrak.

Cette espèce ressemble beaucoup au Pect. campaniensis, qui cependant diffère par sa grandeur moindre, par «les oreillettes lisses et par le manque de côtes accessoires dans les intervalles; sa forme est en outre plus régulière, tandis que le Pect. hispidus a les valves inéquilatérales, l’un des côtés étant plus large, l’autre plus étroit et rétréci.

Le Pect. cretosus Der. * diffère par deux côtes rudes et acces-

* Cuvier, Ossem. fossil. II, 1. PI. 3, fig. 7. Gozpruss, Petref. Germ. IT,

soires dans les intervalles; par là les grandes côtes paraissent former des faisceaux.

Esp. 469. Pect. Royanus d’Ors.

Paléont. franç. Terr. crét. PI. 438, fig. 7—12.

La coquille, de grandeur moyenne, est plus longue que large, les côtes rayonnantes sont divisées en côtes latérales et accessoires, garnies de stries transverses, ainsi que les intervalles.

Hab. dans le grès quarzeux turonien d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, dans l'argile bleue cénomanienne de Kiew, et, à ce qu’il paraît, dans le grès ferrugineux crétacé de Koursk.

Les côtes rayonnantes de la coquille sont divisées en trois par des stries longitudinales, la côte moyenne est un peu plus large que les deux latérales; ces côtes composées ou ainsi réunies sont moins larges que les intervalles, qui, comme les côtes elles-mêmes, sont parcourus de stries transversales.

L’individu de Kiew à 7 1. de long et 6 1. de large; le test est très fragile, légèrement bombé et muni d’oreillettes triangulaires, qui sont ornées de côtes obliques; des côtes épaisses alternent avec des minces. - Le fragment d’une grande valve de Koursk paraît appartenir à la même espèce, les côtes et les intervalles sont parfaitement de la même forme, et ceux-ci sont traversés de stries en zigzag très rapprochées; elles sont plutôt droites ou légèrement onduleuses sur les petits individus de Kiew.

Esp. 470. Pect. serratus Nicss.

Petrif. suec. I. c. p. 20. PI. IX, fig. 9.

La coquille ovalaire, allongée, légèrement convexe, offre des côtes rayonnantes, très nombreuses (au nombre de 60 à 70), minces et granuleuses, c’est-à-dire garnies de petits grains écailleux; les oreillettes sont inégales, striées, à stries également granuleuses; les arêtes cardinales sont très longues.

Hab. dans le néocomien de Biassala, dans le sable glauconien de Badrak en Crimée, et dans la craie blanche de Ssimbirsk (JAzvrow), réuni au Pect. Urenensis Jaz., que je ne connais pas.

Cette espèce est plus longue que large, elle à 1 p. 3 1. de long et 1 p. 1 1. de large, et se rétrécit déjà à la moitié supérieure de la valve. Les stries d’accroissement sont plus distinctes que sur les espèces précédentes. Le sommet: aigu est parcouru de stries fines concentriques très rapprochées.

L'individu de Biassala à dû avoir une longueur de 2 p. et plus, et une largeur de 1 p. 7 L., mais il n’est pas bien conservé et incomplet; les côtes très serrées sont ornées de petites écailles, qui se continuent aussi aux intervalles. Les valves sont planes et allongées, à crochet aigu.

Esp. 471. Pect. articulatus ScaLorx.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 47. PI. 90, fig. 10.

La coquille est grande, ovalaire, presque triangulaire, se rétrécissant vers le sommet aigu; elle est plane-convexe, et sa surface offre des côtes en plis espacés et munies de petites écailles aiguës.

Hab. dans le calcaire compacte jurassique corallien de Soudagh.

La valve plane, presque triangulaire, à plus de 2 p. de long; au bord inférieur élargi elle est même plus large; les plis sont espacés de 2 1. et plus, et les petites écailles en pointes aiguës se voient plus rapprochées les unes des autres près du sommet que vers le bord inférieur. Les fines stries transversales concentriques sont à peine distinctes.

Esp. 472. Pect. subtextorius Münsr. aff.

Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 48. PI. 90, fig. 11.

RouiLLiER, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1849, IT, p.355 PI. K, fig. 81 (fragment).

TraurscuoLp 1. c. 1860. IV, p. 4. PI. VE, fig. 5 (fragment).

La coquille ovalaire, allongée et plane-convexe, est garnie de côtes nombreuses, inégales par bifurcation et écailleuses, les intervalles sont plus larges que les côtes et marqués de stries concentriques d’accroissement; les oreillettes sont inégales.

Hab. dans l’argile jurassique de l'étage jurassique blanc moyen de Goliowa.

Cette espèce n’est connue que par un fragment, qui à 9 1. de long et près de 7 1. de large; elle est donc moins large que l’espèce type du coral-rag d'Amberg en Allemagne; elle diffère en outre par ses ornements; ses côtes paraissent plus minces, plus rapprochées et plus nombreuses que sur l’individu de Goliowa. Le sommet est aigu et ne forme pas un angle droit, comme le Pect. subtextorius du coral-rag, dont les oreiïllettes sont tout à fait inconnues; cependant l'individu de Goliowa est pourvu d’une oreillette triangulaire, à angle obtus, et d’une seconde oreillette, de grandeur double et profondément échancrée à sa base; la surface de ces oreillettes est parcourue de stries obliques en côtes granuleuses. C’est en tout état de cause une variété de l’espèce type.

Quant au Pect. tuberculosus Quexsr. du jura brun de Gingen, il semble se trouver dans le terrain jurassique de Dorogomilow près de Moscou; quoique ce ne soit qu’un fragment *, le sommet du peigne fait voir l’oreillette grande et treillissée, à profonde échancrure, dont le bord inférieur est garni de piquants.

Esp. 473. Pect. cancellatus ».

Pecten textilis (Münsr.) Traurscnop, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1860. IV, p.6. PI. VI, fig. 6.

Testa parva orbicularis, depressa, superficie testae cancellata, costulis radiantibus tenuissimis, alias concentricas tenuiores decussantibus, his illisque irregulariter approximatis cancellos quadrangulos exstruentibus. |

Hab. dans l’argile jurassique de l'étage blanc moyen de Goliowa près de Moscou.

La coquille orbiculaire, déprimée, est mince, à crochet à peine saillant et marqué &’un angle droit. La surface est cancellée, c’est-à-dire les petites côtes rayonnantes principales et les côtes accessoires sont, coupées par des stries concentriques très serrées et de la même épaisseur que les côtes; de la sorte il se forme des enfoncements carrés, placés entre les côtes. C’est là un caractère qui distingue notre espèce du Pect. textilis, dont la surface est garnie de petites granulations, qui constituent les côtes et les enfoncements pointillés, placés entre les côtes très fines. Je ne possède pas cette espèce et je suis obligé de l’apprécier d’après la figure 6 de la PI. VI du Bulletin de Moscou. Les oreillettes sont incomplètes, ce qui me met dans l'impossibilité d’en parler.

Esp. 474. Pect. nodoso-cancellatus ».

PI. XX, fig. 11 a gr. nat.; b la même valve, grossie.

T'esta exigua, elongata, spathulata, auriculis inaequalibus, superficie cancellata, propter costulas radiäntes principes et accessorias, alias concentricas tenuiores decussantibus, locoque decussationis nodulo instructis.

Hab. dans l’argile jurassique de l’étage jurassique blanc moyen de Goliowa.

C’est une espèce très petite, qui se distingue par sa forme allongée, en spatule, par des côtes rayonnantes, principales et accessoires, nom-

* TRAuTsCHOLD, Bull. de la Soc. des Nat. de Moscou L. c. 1859, IT. PI. IT, fig. 20.

breuses, traversées par des stries concentriques également nombreuses, mais plus fines que les côtes; on voit, à l'endroit où les côtes se coupent avec les stries d’accroissement, de petits nœuds, qui ne se trouvent pas sur le Pect. cancellatus, et cest là la raison qui me fait supposer que l’espèce qui nous occupe est différente des autres espèces connues. La forme en spatule la distingue également, ainsi que la valve à peine convexe, pourvue d’un crochet aigu et d’oreillettes très inégales, munies de stries parallèles au bord extérieur.

La coquille a 3/3 L. de long et 21/3 L de large; sa plus grande largeur est à la moitié inférieure; la coquille se rétrécit subitement vers le sommet, où elle se termine en une pointe fort aiguë.

Esp. 475. Pect. affinis Revss aff.

Die Verst. d. bühm. Kreiïde L. c. p. 29. PI, 39, fig. 11.

La coquille ovalaire est allongée, à crochet fort aigu et à arêtes cardinales allongées, presque égales, passant aux bords latéraux arrondis. La surface est garnie de côtes rayonnantes très minces, plus étroites que les intervalles.

Hab. dans la marne crayeuse de Karassoubazar en Crimée.

Quoique je ne connaisse que la valve droite de l’intérieur, l’individu ressemble tellement au Pect. affinis, qu’il ne me reste aucun doute sur l’identité de cette espèce avec ce que j'en possède. Le fragment de Karassoubazar a 9 I. de long et 6 1. de large vers sa partie inférieure.

Esp. 476. Pect. Carteronianus d’Ors.

Paléont. franc. Terr. crét. PI. 431, fig. 5—6.

La coquille, de grandeur moyenne, est orbiculaire, légèrement convexe, à côtes arrondies, d’égale largeur avec leurs intervalles et coupées par des stries d’accroissement extrêmement fines. Les deux oreillettes sont inég'ales, non échancrées à leur base.

Hab. dans le sable glauconien de Bagtschissaraï en Crimée.

La coquille a 20 côtes ou davantage: les latérales sont légèrement infléchies vers les côtés, les médianes sont droites; le crochet est obtus et les arêtes cardinales sont courtes et légèrement concaves. Les oreillettes sont fort inégales, la petite est plus longue que large, et la grande plus large que longue, à bord extérieur légèrement convexe.

Sur certains individus on observe des zones bleu foncé et jaunes, surtout vers le bord inférieur de la coquille.

La coquille a 1 p. 6 1. de long et 1 p. 3 L. de large.

Esp. 477. Pect. vimineus Sow.

Miner. conch. I. c. VI, p. 81. PI. 543, fig. 1—2. Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 44. PI. 89, fig. 7.

La coquille convexe est plus longue que large et munie de stries d’accroissement concentriques, les 20 côtes rayonnantes sont garnies de petites écailles, très rapprochées; oreillettes larges et presque égales.

Hab. dans le calcaire jurassique de l'étage corallien supérieur d’Izioume, dans le même calcaire de l’étage inférieur de Popilani en Lithuanie, ainsi que dans l’oolithe de Malton en Angleterre.

La coquille à 2 p. de long et 11/2 p. de large; elle est assez fortement convexe. L’oreillette est très large d’un côté, triangulaire, à angle droit. Le crochet est aigu, et les arêtes cardinales sont très longues et lisses. Les côtes sont d’égale largeur avec les intervalles et prennent naissance au sommet; d’autres sont plus courtes, accessoires, placées entre les côtes principales.

Je ne connais de cette espèce qu’un moule, qui ne présente pas tous les caractères bien distincts.

Esp. 478. Pect. Leymerii d'Ors.

Paléont. franc. Terr. crét. PI. 428, fig. 1 —3.

La coquille est grande, convexe, bombée, arrondie au bord inférieur et pourvue de côtes écailleuses, striées transversalement; elles sont tantôt simples, tantôt bifurquées ou accessoires, très larges vers le bord in-

férieur, rétrécies vers le bord cardinal. Les oreillettes sont inégales:

l’une d’elles est triangulaire, l’autre allongée, à profonde échancrure à la base.

Hab. dans le néocomien supérieur des bords du Volga, aux environs d’Antipowka, où le grès vert se compose de très petits grains de quarz transparent, mêlés d’une argile verte. à

Les côtes de la coquille des bords du Volga sont larges, aplaties et écaïlleuses; elles sont coupées par des stries d’accroissement vers le bord fort élargi et arrondi, où d’autres stries accessoires occupent les intervalles.

Je n’en possède qu’un seul individu, très grand, auquel d’ailleurs manque le sommet; il a près de 5 p. 3 L. de large; la longueur en paraît dépasser la largeur. La coquille était assez fortement bombée et semble être plus grande que-celle du néocomien du midi de la France.

Esp. 479. Pect. meridionalis #.

PI. XX, fig. 8 a—d gr. nat.; a valve lisse, vue en dessus; b valve à côtes écailleuses; ce valves réunies, vues de profil; d charnière en gr. nat.; e oreillettes et valve à côtes écailleuses, grossies.

T'esta mediocris orbicularis, inaequivalvis et inaequilateralis, altera valva nonnihil convexior, costata, costis radiantibus, laevibus, latioribus, 20 et pluribus, interstitiis angustis, altera valva planior costata, costis angustioribus imbricatis, interstitiis costarum nonnihil latioribus; auriculis inaequalibus. ®

Hab. dans le sable glauconien de Bagtschissaraï en Crimée.

La coquille, de grandeur moyenne, est orbiculaire, inéquivalve, inéquilatérale, à côtes rayonnantes simples et lisses de la valve plus bombée, qui est la supérieure ou la gauche; les côtes sont arrondies et s’élargissent légèrement vers le bord inférieur; les intervalles sont plus étroits et également lisses, sauf les stries d’accroissement très fines, qui les traversent, surtout vers le bord inférieur, où elles sont le plus visibles.

La seconde valve, l’inférieure ou la droite, est un peu moins grande et plus aplatie, les côtes sont plus étroites que les intervalles et marquées de petites écailles, dont la présence rend les côtes imbriquées, tandis que les intervalles sont lisses ou légèrement parcourus de stries concentriques d’accroissement.

Le crochet, dont l’angle apicial est presque droit, est légèrement enfoncé au sommet; les arêtes cardinales sont inégales, l’une, la gauche, étant plus longue et plus enfoncée que l’autre, qui est plus courte et toute droite. Les oreillettes sont inégales: la plus grande, l’antérieure, est élargie et triangulaire, à angle presque droit et à stries parallèles au bord extérieur; l’autre oreillette est beaucoup moins large, étroite et descend un peu plus bas à l’arête cardinale; par là son angle apicial devient obtus.

La coquille a 1 p. 3 1. de long et au milieu 1 p. 2 L. de large; elle est par conséquent un peu plus longue que large, et inéquilatérale, car l’un des côtés, celui à large oreillette, est plus large que l’autre, à petite oreillette. Les valves closes sont d’une épaisseur de 31) lignes.

Les individus bien conservés à valves closes sont ornés vers le bord inférieur d’une ou de plusieurs zones claires, parallèles aux stries concentriques daccroissement. Les valves mal conservées diffèrent par les côtes lisses de la valve moins convexe; les écailles imbriquées sont usées

par le frottement continuel dans l’eau de la mer primitive, et par là les côtes sont devenues lisses.

La valve lisse varie d’une autre manière: les côtes arrondies deviennent quelquefois plus tranchantes et plus étroites, et les intervalles sont de la sorte plus larges.

Cette espèce rappelle un peu le Pect. Goldfussii Desx. du néocomien de la France et du mont Salève, coquille plus allongée, dont les valves sont garnies de côtes également tuberculeuses, simples sur la valve inférieure, tandis que la valve supérieure est formée de côtes intimement réunies.

Esp. 480. Pect. septemplicatus Nizss. Petrif. suec. 1. c. p. 20. PI. X, fig. 8.

La coquille, assez grande, est ovalaire, plus longue que large et garnie de 7 côtes épaisses rayonnantes et espacées, à côtes et intervalles garnis de stries longitudinales et écailleuses; les oreillettes sont larges, peu inégales et parcourues de stries parallèles au bord extérieur.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux supérieur de Kotelniki, village du gouvernement de Moscou, ainsi que dans le grès vert de Balsberg de la Scanie méridionale.

Je ne possède, dans ma collection, du grès néocomien de Kotelniki, qu’un moule de cette espèce, qui cependant ressemble tout à fait au Pect. septemplicatus, quoique comme moule il manque de stries, de côtes et d’intervalles. Les côtes larges sont fort espacées, séparées les unes des autres par des intervalles encore plus grands, d’une largeur de 3 à 4 lignes. Le bord inférieur est dentelé, à larges échancrures entre les côtes élargies, qui de là passent au sommet aigu et légèrement saillant. Les oreillettes sont larges, à stries indistinctes sur le moule; une des oreillettes est plus longue que l’autre, et l'espèce semble plutôt appartenir aux Neithea qu'aux Pecten.

L’individu de Kotelniki a 2 p. 7 L. de long; vers le bord inférieur arrondi il offre une largeur de 2 pouces.

Esp. 481. Pect. ternatus Müxnsr.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 52. PI. 91, fig. 13.

La coquille ovalaire, orbiculaire, plane-convexe, offre 7 ou 9 grosses côtes arrondies et garnies des deux côtés de petites côtes accessoires; les intervalles sont planes-convexes et égaux en largeur ; les arêtes cardinales

sont inégales, l’une étant plus longue que l’autre. Eichwald, Lethaoa rossica. Il. 29

Hab. dans le grès crétacé sénonien de Baghtschissaraï en Crimée, ainsi que dans le quadersandstein de Schandau en Saxe.

La coquille est presque équivalve, inéquilatérale, à 7 côtes arrondies sur l'individu de Baghtschissaraï, et à 9 côtes tranchantes sur celui de Schandau, peut-être parce que celui-ci est plus petit, car Les ornements sont absolument les mêmes. La coquille de la Crimée à 1 p. 3 L. de long et autant de large; les deux valves closes ont une épaisseur de 6 lignes; les oreillettes ne sont pas bien conservées; celle de l’arête cardinale allongée est plus longue et plus étroite que l'oreillette opposée, qui semble être plus large.

Esp. 482. Pect. giganteus Münsr.

Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 48. PI. 90, fig. 14.

La grande valve est fortement convexe et ornée de 12 côtes ou davantage, rayonnantes et lisses, à intervalles un peu plus étroits et également lisses.

Hab. dans le calcaire jurassique corallien de Soudagh en Crimée.

Les côtes prennent naïssance au sommet aigu en plis tranchants, deviennent bientôt arrondies, obtuses, et forment de vraies côtes, élargies vers le bord inférieur de la valve. Les côtes ainsi que leurs intervalles sont lisses, et présentent à peine quelques stries concentriques d’accroissement. Les oreïllettes sont fort inégales: l’une est très large, 1 p. 91, et ornée de larges côtes en couches d’accroissement parallèles au bord extérieur, et l’autre, beaucoup plus courte, n’a que 5 IL. de large et est également munie de côtes écailleuses; la largeur de la valve atteignait jusqu’à 3 p., sa longueur n’est pas connue.

Esp. 483. Pect. decemcostatus Mëüxsr.

Goupruss, Petref. Germ. Il, p. 52. PI. 92, fig. 1.

La coquille orbiculaire est plane-convexe, avec 10 à 16 côtes rayonnantes larges et hautes, à intervalles également larges et striés, comme les côtes, à stries transversales très fines et très serrées. Le sommet est aigu et légèrement infléchi.

Hab. dans le sable glauconien de Baghtschissaraï.

La coquille est plutôt plane que convexe; les côtes sont très fines à leur origine près du crochet et s’infléchisseut à l'extérieur des deux côtés; elles s’élargissent très rapidement vers le bord inférieur et sont parcourues de stries transversales très fines et très serrées au bord inférieur. Elle manque par conséquent des stries rayonnantes aux grosses

côtes; les stries d’accroissement très fines alternent avec des stries plus épaisses en distances inégales. La coquille à 11 1. de long et autant de large. Les oreillettes sont larges et fort peu inégales.

Esp. 484. Pect. dimotus »m.

PI. XX, fig. 7 a gr. nat.; b fragment de la surface, grossi.

Testa parva subconvexa, costata, costis 14 majoribus simplicibus, inaequalibus, transversim ac tenuissime striatis; auriculis magnis longitudinaliter costatis et transversim striatis.

Hab. dans une marne crétacée ferrugineuse sur le bord d’une petite rivière près de Pawlograde dans le gouvernement d’Ekaterinoslaw.

La coquille est légèrement convexe, plus longue que large; elle a 7 L. de long et 6 IL. de large. Les côtes sont plus larges que leurs intervalles et finement parcourues de stries transversales très rapprochées; elles sont simples, et les intervalles aussi sont striés très finement, à stries transversales très rapprochées.

* Les oreïllettes sont assez grandes, triangulaires et inégales: l’une est plus large que l’autre et munie de côtes longitudinales, rayonnantes, serrées et coupées par des stries transversales très serrées.

Cette espèce rappelle beaucoup le Pect. Archiacianus d’Ors, * du terrain néocomien de la France, cependant celui-ci est pourvu de côtes moins grosses, qui se bifurquent, surtout du côté postérieur; les stries concentriques sont aussi plus espacées que chez le Pect. dimo-

tus, qui en outre est beaucoup plus petit.

Cette espèce ressemble en outre au Pect. acuminatus Grin. du calcaire à Hippurites de Bohème, qui d’ailleurs la surpasse beaucoup en grandeur; cependant au lieu de 14 il a au moins 23 côtes rayonnantes: les oreillettes sont inégales et striées, comme dans le Pect. dimotus, dont le sommet est également aigu.

Cette espèce ressemble aussi au Pect. subaratus Nrzss. de la craie blanche de la Suède, de la marne crétacée de Louschitz en Bohème et du pläner inférieur de Biline, dont la grandeur est cependant moindre que celle du Pect. dimotus; les côtes sont bifurquées et le distinguent

du P. dimotus, qui a les côtes simples et moins nombreuses; le P. su baratus en à jusqu’à 30.

* Terr. crét. PI. 429, fig. 7—10.

Esp. 485. Pect. personatus Münar.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 75. PI. 99, fig. 5.

La coquille est inéquivalve, équilatérale, presque orbiculaire, planeconvexe et transparente; la valve gauche est munie de 12 à 14 côtes, de grosseur inégale, la valve droite est lisse ; les oreillettes sont inégales: l’une est étroite, à angle obtus, l’autre large, à angle aigu; leur surface est striée de côtes fines rayonnantes.

Hab, dans le terrain jurassique brun du village de Khod en Alaghir, et dans le jura blanc de la vallée d’Ardon de l’Ossétie au Caucase.

La coquille à 8 IL. de large. Les stries concentriques d’accroissement traverseñt les côtes rayonnantes de la He gauche, et de la sorte sa surface devient granuleuse.

Genre LI. Neîithea Droucet 1824.

Janvia Scaumacer 1817 (non Leacn, nec OKEnN).

La coquille orbiculaire est fort inéquivalve et munie de larges oreillettes presque égales sur chaque valve, la valve plus grande est la droite, l’ouverture du byssus tournée en avant, pour lequel il n’y à en dessous de l'oreillette qu’une petite échancrure; la valve gauche est plane et même légèrement concave; le bord cardinal est souvent dentelé, et la charnière munie de 2 bourrelets imitant des dents. Ce genre, très voisin des Pecten, se trouve dans les terrains crétacé et tertiaire.

Esp. 486. Neith. quinquecostata Sow.

Min. concb. I, p. 122. PI. 56, fig. 4—8.

La coquille est plus longue que large, presque triangulaire, à bord inférieur arrondi; la valve bombée, hémisphérique, est munie de 6 côtes plus épaisses et saillantes au bord inférieur; les intervalles sont occupés par 4 côtes beaucoup plus étroites et espacées; la petite valve est plane, à sillons correspondant aux côtes épaisses de la grande valve; les deux valves sont presque égales.

Hab. dans le grès néocomien supérieur ferrugineux de Koursk et dans la craie blanche de Bränsk, au bord du Desna, et dans la marne crayeuse d'Akhmat, au sud de Ssaratow.

Les stries concentriques d’accroïssement sont espacées et par conséquent moins nombreuses; on n’en voit en effet que 6 ou 7.

L’individu de Koursk a 1 p. 5 1. de long et 1 p. 3 L. de large.

Cette espèce se distingue par de petites dents ou crénelures, que l’on observe sur le bord cardinal droit, absolument comme chez les Arches.

Esp. 487. Neith. simbirskiensis Jazyx. d'Ors.

Verneuil, Paléont. de la Russie p. 491. PI. 43, fig. 11—14. Pecten podolicus d'OrBieny, voy. Howx. ne Hezz, Les steppes du midi de la Russie 1844. Paris. III, p. 440. PI. VI, fig. 22—24.

La coquille, tout à fait semblable à l’espèce précédente, porte 6 grosses côtes rayonnantes, pourvues d’une rainure médiane, et entre chacune de ces côtes on en remarque 4 à 6 plus petites, dont chacune est partagée en deux sur sa convexité par un sillon longitudinal; les côtes sont réunies entre elles par des côtes transversales très fines; les oreillettes sont très courtes.

Hab. dans la craie blanche de l'étage sénonien de Ssimbirsk, du sable glauconien de Baghtschissaraï et de Badrak en Crimée.

Cette espèce diffère du Neith. quinquecostata par ses côtes, qui sont toutes partagées sur leur convexité par un sillon longitudinal. Je vois la même division en grosses et petites côtes sur le Neith. (Pecten) podolica d’Ors. (1 c. PI. VI, fig. 22—24) et le Neith. simbirskiensis, que je possède, par La bienveillance de M. DE Jazykow, de la craie blanche de Ssimbirsk, en sorte que je puis admettre l'identité des deux espèces.

M. d’OrBrany à considéré encore en 1850 * les deux Peignes comme espèces différentes et ajoute à la description du Neith. simbirskiensis dans la Paléontologie de Russie I. c. que parmi les cinq côtes inégales qui occupent les intervalles des six grosses côtes, il y en à deux médianes, -qui sont les plus larges, tout arrondies et convexes. Entre ces dernières, dans le sillon qui les sépare, on remarque, dit-il, un petit filet élevé, parallèle, et de distance en distance d’autres petites côtes transversales espacées. Il paraît que cette conformation se retrouve aussi dans le Neith. podolica, qui cependant est toujours plus petit que le N. simbirskiensis; les côtes transversales sont très ne pour le N. simbirskiensis.

L’individu de Ssimbirsk à 1 p. de long et 11 IL. de large, ns. qu'un individu de Badrak n’a que 8 L. de long et 7 L. de large. Celui-ci rappelle beaucoup le Neith. (Janira) aequicostata d’Ors. de la craie blanche de Sussex et du cénomanien d’Escragnolles.

* Prodrome de Paléont. stratigr. IL, p. 253.

Esp. 488. Neith. Makowii Dusors sp.

Pecten Makowii. Conchi foss. p. 70. PI. 8, fig. 12.

La coquille a les deux valves très inégales, l’une d’elles étant fort bombée, l’autre simplement convexe; les valves sont munies de 10 côtes rayées, de 4 ou 5 raies dans toute leur longueur, et de sillons striés concentriquement.

Hab. dans la craie blanche de la Podolie, près de Makow.

Les côtes rayonnantes sont aussi larges que les sillons, les oreillettes sont inégales, triangulaires et striées, à stries rayonnantes, parallèles au bord supérieur des oreillettes et légèrement obliques. La coquille a 101) 1. de long et 11 L. de large, l’épaisseur des deux valves est de 41) lignes. |

Esp. 489. Neith. cicatrisata GoLpr.

Petref. Germ. IL p. 56. PI. 93, fig. 6.

La coquille ovalaire, plane-convexe et rétrécie vers le sommet aigu, est garnie de 8 côtes larges et striées, à côtes secondaires ou stries longitudinales nombreuses, bifides, et à intervalles moins larges et également striés; une côte secondaire, la médiane des côtes larges, est garnie de petites cicatrices, disposées en une rangée longitudinale.

Hab. dans un grès sénonien de Badrak en Crimée, ainsi que dans la montagne de St-Pierre près de Maastricht.

Les valves ne sont pas aussi bombées que dans les espèces précédentes, et les oreïllettes plus grandes que dans les Pecten ordinaires; elles sont inégales, l’une, la plus large, est garnie de côtes obliques, entre lesquelles les intervalles sont striés, à stries très fines.

L’individu de la Crimée a 11 1. de long et 1 p. de large; il est par conséquent un peu plus large que long. Les côtes rayonnantes et striées sont d’une largeur de 21} 1. au bord inférieur.

Esp. 490. Neith. ptychodes Goupr.

Petref, Germ. I, p. 56. PI. 93, fig. 4.

La coquille ovalaire est convexe, à 6 ou 8 côtes arrondies et fortement élargies vers le bord inférieur, qui est arrondi; les intervalles sont profonds, aussi larges que les côtes rayonnantes et finement striées; de semblables stries occupent les intervalles. Le sommet est aigu, les oreillettes sont inégales.

Hab. dans le sable glauconien de Baghtschissaraï.

La coquille à 1 p. et plus de long et 10 L. et plus de large. Les

côtes s'élèvent très haut; le bord inférieur est onduleux, à ondulations très grosses,

Esp. 491. Neith. quadricostata Sow. sp.

d'Orgieny, Paléont. franc. Terr. crét. PI. 447, fig. 1—7.

La coquille, de grandeur moyenne, est pourvue sur la valve bombée de 4 côtes rayonnantes plus épaisses que les 5 ou 6 côtes des intervalles, qui sont plus petites.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et dans le grès néocomien ferrugineux entre Tzaritzyne et Ssaratow, sur le bord du Volga, associé à lExogyra columba.

La valve plane est légèrement concave, elle offre 4 côtes plus hautes et plus grosses que celles de la valve opposée. Les oreillettes sont presque égales et pourvues de petites côtes rayonnantes.

La coquille à 11 1. de long et 12 L. de large.

Esp. 492. Neith. aequicostata Lam. sp.

D'Orgieny, Paléont. franc. Terr. crét. p. 637. PI. 445, fig. 1—4.

Pecten excisus Puscu, Polens Palaeont. p. 41. PI. V, fig. 6.

La coquille très convexe, ovale, trigone, est plus large que longue, à valve plane ou un peu concave, ornée de 30 côtes rayonnantes presque égales, l’autre valve est fortement convexe.

Hab. dans la craïe blanche de Kadzimirz sur la Vistule, se retrouve près de Kremenetz en Volhynie, et près de Semenovka, dans le gouver- nement de Koursk.

Les oreïllettes sont presque égales, cependant l’antérieure est échancrée pour livrer passage au byssus.

Genre LIT. Ctenostreon m.

Testa bivalvis, subaequivalvis, subaequilateralis, radiatim costata, margine cardinali utrinque auriculato, area cardinali triangulari, obliquam fossulam mediam et ovalem offerente ; sinu pro bysso exeundo lato, ovato; verticibus acutis rectis.

La coquille bivalve, presque équivalve et équilatérale, est munie de côtes rayonnantes; le bord cardinal droit se prolonge des deux côtés en de larges et longues oreiïllettes; l’aréa cardinal triangulaire est marqué, au milieu, d’une fossette ligamentaire oblique, ovalaire; l’ouverture du byssus entre les deux oreiïllettes antérieures est large, et l’échancrure allongée descend jusqu’au milieu du côté antérieur des valves. La sur-

face est écailleuse: les écailles, très distinctes des deux côtés , s’élèvent sur les côtes en tubes tantôt courts, tantôt longs. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé.

LesCtenostreon réunissent les caractères des Ostrea, des Pecten, des Lima et desSpondylus, et se distinguent par des caractères propres aux uns et aux autres de ces genres. La coquille, plus ou moins bombée, est lamelleuse, comme les Ostrea et les Lima; elle est légèrement irrégulière comme ces deux genres, mais les côtes sont plus régulières que celles des Huîtres. Les deux valves, médiocrement bombées, sont presque équivalves, comme les Lima, à deux larges oreillettes, comme les Pecten, et les côtes sont garnies de longs tubes, comme les. Spondyles. Les oreiïllettes antérieures sont fortement bâïllantes et forment une large échancrure pour la sortie du byssus, une large et longue ouverture descend de là jusqu’au milieu des valves; tous ces caractères, surtout l’échancrure, manquent aux Lima. Les sommets sont aigus et dépassent légèrement le bord cardinal; la coquille n’était pas fixée par les sommets, comme les Huîtres, mais par le byssus, comme les Pecten.

Esp. 493. Ctenostreon distans ».

PI, XX, fig. 12 a gr. nat. d’un petit individu ; b charnière, grossie. Lima distans Géogn. de Russie 1846, p. 485.

Lima rudis (Sow.) d’Ors. Paléont. de la Russie I. c. p. 478.

Lima proboscidea (Sow.) Fiscuer, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1843. No. I, p. 134.

Ostrea pectiniformis (Zrer.) Traurschozn, Bull. de Mosc. 1861. No. 3, p. 9. et Zeitsch. d. deutsch. geol. Gesellsch. 1861, p. 393.

Testa magna, tenuis, ovata, compressa, subregularis, costata, costis 7—8 distantibus, interstitiis latioribus, costarum instar squamosis, medio vertice acuto, recto; auriculis dilatatis, prolongatis.

Hab. dans le grès néocomien compacte des usines de Kargalinski du mont Ssaragoul près d’Orenbourg, dans le néocomien inférieur de Mnidwaiki et de Khoroschôwo aux environs de Moscou, et dans le même terrain ou argile de Bessonow et de Poliwna près de Ssimbirsk.

La coquille grande, mince et ovalaire, est allongée, presque régulière et comprimée, la surface est ornée de 7 ou 8 côtes rayonnantes, larges et espacées; les intervalles sont plus larges, et écaïlleux, comme les côtes, les écailles lamelleuses sont très serrées et se relèvent à de grandes distances en écailles très courtes, ou en petits nœuds sur des jeunes individus, qui sont plus allongés et plus étroits que les individus

âgés; ceux-ci sont plus larges et n’out jamais plus de 8 côtes. Les extérieures sont rudimentaires eb situées sur des côtés fortement lamelleux.

Le bord cardinal est droit, légèrement convexe au milieu à cause du sommet aigu, qui y fait une petite saillie; l’aréa cardinal est grand, triangulaire et la large fossette ligamentaire presque ovalaire. Les deux côtés de l’aréa cardinal sont lamelleux, à lames nombreuses, infléchies. L’angle de l'oreillette antérieure est aigu ou droit, celui de la postérieure obtus. L’arête cardinale postérieure est droite et descend presque jusqu’au milieu du côté: l’arête antérieure est moins longue, maïs échancrée, plus profondément échancrée sur les individus âgés que sur les jeunes; l'ouverture pour la sortie du byssus est longue, mais plus étroite que dans le Ctenostr. proboscideum.

Les côtes du Cten. distans sont espacées de 7 lignes au bord inférieur, tandis que celles du Cten. proboscideum sont très rapprochées et par suite beaucoup plus nombreuses; en outre les ornements des côtes sont différents: le Cten. distans ne présente que de petites écailles, qui se relèvent à peine en tubes ou écailles creuses au dessus de la surface, tandis que le Cten. proboscideum a les côtes munies de longs tubes. Les côtes du Cten. distans sont plus développées et plus serrées sur le bord postérieur; elles sont moins développées et presque rudimentaires sur le bord antérieur.

L’individu jeune d’Orenbourg à près de 3 p. de long et 2 p. 11. de large; il a 8 côtes larges et plates. Un individu de Khoroschôwo à 5 p. 8 1. de long et 4 p. 2 1. de large; la hauteur ou l'épaisseur de la valve est de 11 L et davantage.

M. d’OrgiG@ny 1. c. semble avoir pris cette espèce pour le Lima rudis, et M. pe Buca l’a peut-être nommée Pect. vagans, comme se trouvant dans un terrain jurassique du bord du Ssalmysch, fleuve collatéral du Ssakmara, qui tombe dans la rivière d’Oural; car c’est une coquille à 8 côtes et de 3 p. de long, d’après la description de M. pe Buca *, ce qui la rapprocheraït plutôt du Ctenost. distans.

Esp. 494. Ctenostr. proboscideum Sow. sp.

Min. conch. II, p. 115. PI. 264.

Ostrea pectiniformis Scuzorn. Zirr., Würtemb. p. 62. PI. 47, fig. 1. Lima tegulata Münsr. Gozpr., Petref. Germ. Il, p. 87. PI. 102, fig. 15. Gozpr. 1. c. p. 88. Lima proboscidea PI. 103, fig. 2. Limarudis Sow. Min. conch. III, p. 25. PI. 214, fig. 1.

* Beitr. zur Kennin. d. Gebirgsform. Russl. L c. p. 99.

Le

Lima pectiniformis Scazorx Bron, Leth. geogn. Il, p. 214. PI. 19, fig. 9—10.

La coquille est grande, arrondie, épaisse, lamelleuse, légèrement irrégulière, pourvue de 11 à 14 côtes très rapprochées et garnies de longs tubes ou cylindres légèrement infléchis, qui se cassent facilement; les oreillettes sont larges et striées transversalement.

Hab. dans le terrain jurassique brun près d'Oni à Korta dans le district de Radsha au Caucase, et, à ce qu’il paraît, aussi à Popilani dans le terrain oxfordien inférieur.

C’est le vrai Ctenostreon proboscideum du terrain jurassique, qui à été souvent confondu avec le Cten, distans du terrain néocomien.

L'espèce adulte est arrondie et munie de grosses côtes très rapprochées et garnies de nombreuses écailles relevées, qui s’allongent en tubes cylindriques. Les oreillettes, très larges et fortement écailleuses, sont triangulaires, à angle obtus. L’oreillette antérieure porte une échancrure étroite au bord cardinal près du crochet: c'est donc une espèce toute différente du Ctenostr. distans.

La variété formée par le Lima tegulata Münsr. semble se trouver aussi à Popilani en Lithuanie.

Genre LIII. Lima LA.

Plagiostoma Sow.

La coquille est presque équivalve, inéquilatérale, libre et munie d’une ou de deux oreillettes au bord cardinal droit; l’aréa cardinal triangulaire, à fossette également triangulaire, occupe le bord cardinal réfléchi des deux valves; le ligament est extérieur comme dans les Huîtres, et la charnière à fossette allongée comme chez les Pecten. Le bord antérieur des valves en dessous de l'oreillette est à peine ou peu bâillant, et sans échancrure pour la sortie du byssus. La surface est garnie de côtes ou de stries rayonnantes. Ce genre se trouve dans les terrains triassique, jurassique, crétacé et tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles,

Esp. 495. Lima marottiana d’'Ors.

Paléont fr. Terr. crét. p. 561. PI. 424, fig. 1—4.

La coquille trigone, arrondie, renflée, est munie d’environ 40 ou plus de côtes rayonnantes, lisses, aplaties ou arrondies et plus larges que les intervalles qui les séparent. La région antérieure est tronquée

sur les 2/3 de sa longueur et creusée; elle est garnie de côtes minces rayonnantes, et porte en dehors une carène; la région postérieure s’avance,

en s’arrondissant, beaucoup plus vers le crochet, où elle est largement tronquée; le bord latéral et l’inférieur sont arrondis.

Hab. dans le sable glauconien de Baghtschissaraï en Crimée, et dans une glauconie néocomienne compacte des usines de Préobrashensk près d’Orenbourg.

Les côtes de l’individu de la Crimée sont moins nombreuses; elles sont plutôt aplaties qu’arrondies et d’une largeur double de celle des intervalles; elles s’amincissent beaucoup vers le sommet et ne sont traversées par des stries d’accroissement que vers le bord inférieur arrondi.

La valve de la Crimée à 2 p. de long et 2 p. 3 L. de large; elle est par conséquent un peu plus large que longue. Les oreillettes sont presque égales en largeur et pourvues d’un angle obtus.

Esp. 496. Lima striata ScHLorx. sp.

Broxn, Letb. geogn. II, p. 57. PI. XL fig. 9.

La coquille, un peu plus longue que large, est munie de 40 à 50 côtes simples, séparées les unes des autres par de profonds intervalles; ceux-ci, à peine plus larges que les côtes, sont striés transversalement . Le bord antérieur est concave et muni près du crochet d’une oreillette très petite, tandis que l’oreillette postérieure est plus grande.

Hab. dans le calcaire conchylien de Ssandomir en Pologne, près de Parszow et de Bobrownik. .

À Bobrownik cette espèce se trouve réunie à d’autres espèces lisses de Lima.

; Esp. 497. Lima multicostata Gex.

Characteristik d. sächs. Kréidegeb. 1839, p. 24. PI. VIIL, fig. 3 et Verstein. von Kislingswalda 1843. PI. VI, fig. 10.

Reuss, Bôhm. Kreide 1. c. p. 34. PI. 38, fig. 7, 8, 18.

La coquille semi-orbiculaire a les deux valves également convexes ; la surface est couverte de 25 à 30 côtes arrondies et plus larges que les intervalles; les côtes et les intervalles sont traversés par des stries concentriques d’accroissement; les intervalles sont quelquefois pourvus de minces côtes ou stries accessoires rayonnantes, surtout vers le bord antérieur élargi et tronqué.

Hab. dans le terrain nummulitique de Karassoubazar et de Ssimferopol en Crimée, dans le grès crétacé d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, ainsi que dans le quadersandstein de la Saxe.

La coquille à 2-p. 2 1. de long et 1 p. 11 L. de large; elle est un peu moins grande que les grands individus de la Saxe; ceux d’Ossinowo

sont beaucoup plus petits. Les sommets sont aigus, et les côtes deviennent quelquefois plus larges que leurs intervalles; c’est alors que ces derniers sont occupés par de fines stries rayonnantes accessoires.

Les individus des environs d’Iletzkaya n’ont que 4/}2 L. de long et 3 Ja 1. de large et ressemblent tout à fait à la fig. 18 citée de l’ouvrage de M. Reuss; ils n’ont que 18 côtes, leur bord antérieur droit est épaissi et lisse.

Esp. 498. Lima Hoperi Des.

d’Orsieny, Terr. crét. PI. 424, fig. 10—15.

Mawrezz, Geol. of Sussex 1822, p. 204. PI. 26, fig. 2—3 (non Sowr.).

Plagiost. punctatum Nizss. I. c. PI. 9, fie. 1.

Lima Hoperi et L Mantelli Gozpr., Petref. Germ. IT, p. 91. 92. PI. 104, fig. 8—9.

Lima Nilssoni et L. Mantelli Rôx., Kreidegeb. p. 57. 58.

Reuss, Kreide v. Bôhm. IL p. 34. PI. 38, fig. 11—12.

Geinirz, Quadersandsteingeb. Freiïberg. 1850, p. 192.

La coquille est ovalaire, oblique, de forme variable, à valves légè-

rement convexes et garnies de côtes rayonnantes et d’intervalles pointillés ; le crochet très court est tantôt aigu, tantôt obtus. L’arête antérieure est presque de moïtié plus longue que la cardinale, qui est d'ordinaire droite; l’antérieure est en outre légèrement enfoncée, le bord postérieur très élargi et arrondi.

. Hab. dans le grès néocomien inférieur de Khoroschôwo, dans un calcaire néocomien à Aucella mosquensis sur le bord de la Petschora, au nord de la Russie, et, en moule, dans un calcaire crétacé de Bagtschissaraï.

Cette espèce varie beaucoup quant à sa forme et sa grandeur: elle est tantôt ovalaire, transverse, tantôt allongée, plus ou moins semi-orbiculaire ; elle est convexe ou comprimée et plane. La surface luisante est munie de fines côtes, très serrées et coupées par des stries d’accroissement, les côtes sont droites ou légèrement onduleuses, à intervalles pointillés; elles deviennent onduleuses et plus nombreuses par intercalation. Le côté antérieur est élargi, arrondi et court, le postérieur allongé et rétréci.

Le petit individu du grès néocomien noirâtre de Khoroschôéwo a 11 1. de long et 3 1. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 4 lignes.

M. Roue * a figuré, sans la décrire, une espèce qui se trouve

* Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1846, IV. PI. D, fig. 6 et Bull. de Mosc. 1848. I, p. 273.

dans le même grès noïirâtre de Khoroschéwo, sous le nom de Lima Phillipsi d'Ors.; cependant l'individu est plus grand et je suis porté à le réunir au Lima Hoperi; il a 2 p. 2 L. de long et 2 p. 4 L. de large; une seule oreillette, la postérieure, s’est conservée; elle est triangulaire et garnie de côtes fines, qui sont parallèles au bord extérieur de l’oreillette; la surface à de semblables côtes très serrées et coupées, de même que les intervalles, de stries transverses nombreuses; les intervalles deviennent par là comme ponctués: c’est cette raison qui me fait considérer l'individu, quoiqu'il soit très grand, comme le Lima Hoperi. M. Traur- SCHOLD suppose pourtant que c’est le Lima Phillipsi d'Ors., du grès noïrâtre de Kineschma, sur le bord du Volga; mais celui-ci présente une forme différente: la coquille est presque également large en avant et en arrière; les côtes sont toutes droites et la coquille est beaucoup plus large que longue.

M. Router l’a pris pour le Lima Phillipsi d'Ors. qui est plus large en arrière; on remarque le contraire sur le Lima Hoperi; la large lunule est beaucoup plus longue que dans le L. Hoperi, où elle est étroite et plus courte.

Cependant je ne sais pas si l'espèce figurée par M. d'Orgraxy dans la Paléontologie de la Russie * appartient effectivement au Lima Phillipsi, du terrain jurassique, ou plutôt au L. Hoperi du grès néocomien; elle à la forme du dernier et a été trouvée dans un grès noirâtre de Ki-, neshma, qui semble appartenir au néocomien et non à l'étage oxfordien. L'ensemble des caractères de l’individu rappelle beaucoup le Lima Ho- -peri, dont les côtes sont toujours droites, lisses et coupées par des stries d’accroissement moins nombreuses que dans l’espèce suivante, le Lima abrupta, qui est en outre fortement comprimée.

Au reste je ne contesterai pas une affinité très-remarquable du Lima qui nous occupe, et surtout de l'espèce figurée par M. d'OrBreny dans la Paléontologie de la Russie, avec le petit Lima Phillipsi de l'argile noire jurassique de Goliowo, et je serais même porté à admettre que le Lima Phillipsi, en petits individus jurassiques, est pris, dans le grès néocomien de Khoroschôwo, pour le Lima Hoperi, et y acquiert une grandeur plus considérable; car je ne suis pas à même de distinguer ces deux espèces très voisines et confondues souvent par les auteurs.

* |. c. p. 478. PI. 45, fig. 8.

Esp. 499. Lima abrupta d’'Ors.

Paléont. franc. Terr. crét. 1. c. vol. 3, p. 559. PI. 423, fig. 6—9.

La coquille, ovale et transverse, est fortement comprimée, munie de côtes rayonnantes, planes, inégales, accessoires et séparées par des intervalles simples, étroits et ponctués.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo, ainsi que dans les couches inférieures de l’étage turonien aux environs du Mans en France.

L’individu de Khoroschéwo de ma collection à 1 p. 6 L. de large et 1 p. 2 1. de haut, mesuré au dessus du sommet et du bord inférieur; c’est presque la grandeur de lindividu du Mans. Les côtes sont coupées par des stries d’accroissement plus nombreuses et en outre par d’autres stries transversales très serrées, par lesquelles les côtes et leurs intervalles deviennent imbriqués ou écailleux, surtout aux extrémités de la coquille. Les côtes y apparaissent comme crénelées et onduleuses; elles ne sont pas aussi droites que celles du Lima Phillipsi, mais très-irrégulières et courbées en différents sens.

La coquille est fortement comprimée, aplatie, et marquée au bord antérieur de côtes plus larges et serrées, qui sont également coupées par des stries d’accroissement très serrées; les côtes du bord opposé posté- rieur sont très fines et comme crénelées.

Cette espèce se distingue par son bord postériew plus élargi que l’antérieur, qui se continue en un crochet rétréci et infléchi, caractère que je ne vois pas dans mon échantillon, qui est incomplet.

Il se peut que la figure donnée par M. Rouwrzzrer comme celle du Lima Phillipsi d'Ors. appartienne plutôt à l’espèce qui nous occupe, car les côtes grossies * figurées par M. Router rappellent plutôt le Lima abrupta que le L. Phillipsi; les côtes sont planes et coupées par des stries transversales nombreuses, qui traversent également les côtes et les intervalles. Je dois pourtant faire ici la remarque que les Lima Hoperi, Phillipsi et abrupta passent l’un à Pautre, en sorte qu’il serait peut-être plus convenable de les réunir en une seule espèce, plutôt que d’en faire trois espèces distinctes.

Esp. 500. Lima Phillipsi d'Ors.

VerneuL, Paléont. de Russie 1. c. p. 478. PI. 42, fig.'8.

* Bull. Mosc. 1846, IV. PI. D, fig. 6 c.

Lima rigida Sow.? Rouizzier, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1848. I, p. 273 et Bull. de Mosc. 1846, IV. PI. D, fig. 7--8.

La coquille ovale, comprimée, est presque également élargie aux deux bords, et garnie de stries rayonnantes très fines, régulières, à intervalles occupés par de petits points excavés; les stries d’accroissement sont plus marquées vers le bord inférieur.

Hab. dans un grès noirâtre de Kineschma, dans l'argile noire jurassique de Goliowo, près de Moscou, et dans le calcaire oolithique jaunâtre, de l’étage oxfordien supérieur de Petrowskaya près d’Izioume.

Le grand individu figuré par M. d’Orgrany à été trouvé à Kineschma, dans un terrain encore problématique. M. Murcmison * fait mention près de Plesse d’un schiste argileux, peut-être parallèle à l'argile noire jurassique de Goliowo; mais M. d'OrBrenx le considère comme un grès noirâtre de l'étage oxfordien de Kineschma, qui correspondrait plutôt au grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo, en sorte que notre espèce se trouverait dans deux terrains, dans le terrain jurassique de Goliowo et dans le néocomien inférieur de Kineschma et de Khoroschôwo; en tout cas ce serait une autre espèce que le Plagiostoma de l’oxfordelay du Yorkshire, figuré sans nom par M. Parrztps, avec lequel cependant M. d'OrBreny l’a identifié. La ressemblance du Lima Phillipsi d'Ors. avec le Lima Hoperi Desx. est aussi très grande. Le côté antérieur ou buccal est très court et large, le côté postérieur ou anal allongé est presque d’égale largeur; du moins il ne se rétrécit pas, comme dans le Lima Hoperi, dont les côtes sont en outre onduleuses et coupées, comme les intervalles, par des stries transversales très serrées, tandis que les intervalles du Lima Phillipsi sont occupés par des points excavés.

Je possède dans ma collection un petit individu du Lima Phillipsi de l'argile noïre jurassique de Goliowo; il a 31/3 L. de long et 4 L. de large; sa forme est tout à fait celle de l'individu de Kineschma, qui a 1 p. 8 L. de long et 2 p. 3 L. de large; les ornements de la surface sont les mêmes: de petits points excavés occupent Les intervalles des côtes, mais celles-ci sont à peine onduleuses, comme sur le L. Hoperi; je serais donc porté à voir dans le L. Phillipsi d'Ors. un Lima Hoperi, d'autant plus que la figure de l’autre espèce, du Plagiostoma, donnée par M. Pas * du terrain oxfordien de l'Angleterre, est tout à fait différente du Lima Phillipsi d'Ors. Celui-ci a ses deux extrémités,

* Prizzrps, Geologie of Yorkshire I. PI. V, fig. 10.

l'antérieure à lunule et la postérieure parfaitement égales, c’est-à-dire également élargies, tandis que le Plagiostoma sans nom du Yorkshire est pourvu de l'extrémité antérieure très large et de la postérieure fortement rétrécie. C’est par conséquent une autre espèce oxfordienne, qui ne se trouve pas sur le bord du Volga. Si ceci est effectivement le cas, nous devrions identifier le Lima Phillipsi avec le L. Hoperi, et supposer que cette espèce se trouve en petits individus dans l’argile noire jurassique de Goliowo, et en grands dans le grès néocomien noïirâtre de Khoroschéwo et de Kineschma, localités dans lesquelles le grès noirâtre néocomien pourrait être stratifié au dessus de l’argile noire jurassique.

Esp. 501. Lima Fischeri m.

Géognosie de Russie (en lange russe) 1846, p. 515. Lima rigida TraurscHop (Sow.), Bull.de Mosc. 1858. IV, p. 554. PI. V, fig. 5 et Lima gigantea Desn.? Bull. de Mosc. I. c. 1861,1. PI VI, fig. 6.

Testa satis magna ovato-rotundata, postice rotundato-dilatata, antice truncata, superficies costata, costis latioribus inferiorem testae partem ornantibus, superiora versus non obvis, lunula coarctata ad dimidiam marginis antici partem descendente.

Hab. dans le grès néocomien quarzeux de Kotelniki, et dans le néocomien inférieur de Mni6wniki près de Moscou.

La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, arrondie, surtout au bord postérieur, tandis que l’antérieur est tronqué, droit et muni d’une lunule étroite, occupant la moitié du bord; la surface est munie de côtes rayonnantes assez larges, au nombre de 40 à 45, plus distinctes vers le bord inférieur que vers la moitié supérieure du test, où elles manquent complétement. L’oreillette postérieure est plus large que l’antérieure.

La coquille a 2 p. 5 1. de long et 2 p. 3 L de large; elle est par conséquent un peu plus longue que large.

Ce n’est pas le Lima rigida Sow., qui présente des côtes plus minces et plus nombreuses, tandis que les côtes du Lima Fischeri sont plus larges, moins nombreuses, et n'arrivent pas jusqu’au sommet, comme dans le L. rigida, dont les intervalles des côtes semblent être de la même largeur. Les intervalles des côtes du Lima Fischeri sont des stries ou sillons simples et non des sillons larges, comme ceux du L. rigida, dont la lunule est aussi de double largeur et longueur que dans le L. Fischeri Les côtes de celui-ci rappellent beaucoup la figure d’une espèce * du grès néocomien de Mniéwniki, considérée comme le

# Bull. de Mosc. 1861, L. PI. VL fig. 6.

Lima gigantea Dess.; elle a la même forme, et les côtes disparais- sent sur la partie supérieure de la coquille vers le sommet, qui est tout lisse et légèrement infléchi, en sorte que l’espèce doit être la même, d'autant plus que les bords antérieurs de la coquille, qui limitent la lunule, sont tranchants dans l’une et l’autre.

Le Lima Hoperi diffère de l’espèce qui nous occupe par sa région antérieure plus allongée et plus étroite, par ses côtes plus fines, et par sa forme plus comprimée; la grandeur est presque la même.

J'ai nommé cette espèce en 1846 Plagiostoma Fischeri, en l'honneur du Directeur de la Société des Naturalistes de Moscou; je l’ai décrite en détail dans le Bull. de Mosc. 1861, LIL. M. TARQUEM à nommé en 1855 une autre espèce liassique de Luxembourg Lima Fischeri *, et je serais de l’avis d'appeler l’espèce moscovite Lima Fischeri — Waldheimii, pour la distinguer de l'espèce hollandaise, mon nom ayant la priorité.

Esp. 502. Lima rigida Sow. # Min. conch. Il, p. 27. P]. 114, fig. 7.

Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 83. PI. 101, fig. 7.

La coquille, de grandeur moyenne, est fortement convexe, la lunule bien élargie et profonde, la surface couverte de côtes jusqu’au sommet, les côtes fines sont séparées par des intervalles presque également larges et parcourues transversalement de stries très fines et très serrées.

Hab. dans le calcaire oxfordien supérieur de Werewkine, près d'Izioume, dans le gouvernement de Kharkow.

Cette espèce est plus longue que large; elle a 2 p. 10 I. de long et 2 p. 6 IL. de large.

Les côtes sont plus nombreuses que dans les espèces précédentes, parce qu’elles sont plus fines. Les intervalles deviennent plus larges que les côtes vers le bord inférieur et y sont distinctement munis de stries transverses très fines.

Esp. 503. Lima rotomagensis d'Ors.

Paléont, fr.Terr. crét. PI. 422, fig. 8—11.

La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, arrondie et allongée vers les bords inférieur et antérieur; la surface est parcourue de stries ou côtes rayonnantes fines; les intervalles sont presque plus larges que les côtes, et lisses; les oreillettes sont d’égale largeur.

* Mém. de la Soc, géol. de Fr. Paris. 1855. T. V, part. 2ième p. 318. Eichwald, Lethaea rossica, II. 30

Hab. dans le sable glauconien de Baghtschissaraï.

La coquille à 1 p. 7 1. de long et 1 p. 5 L. de large. La surface est marquée de stries d’accroissement légères, dont une est cependant très profonde. La lunule est courte et ovalaire.

Esp. 504 Lima Royerana d’Ors. - Paléont. franç. Terr. crét. PI. 414, fig. 5 —8.

La coquille ovalaire, transverse, est ornée de 25 côtes rayonnantes, presque aussi larges que les intervalles lisses. Le bord postérieur, court et arrondi, se prolonge en dessous du sommet en une petite aile saillante; le bord antérieur est tronqué, allongé, et la lunule limitée par des arêtes obtuses.

Hab. dans le néocomien inférieur et supérieur de Khoroschéwo, dans un terrain néocomien d’Iletzkaya près d'Orenbourg, ainsi que dans le terrain crétacé de la France.

La coquille a 1 p. de long, mesurée au dessus du sommet et parallèlement aux côtes médianes; elle a environ 8 1. de large; l'épaisseur des valves est de 5 LL Le bord cardinal est très court. Les individus d'Iletzkaya sont plus petits. .

Quant à la forme générale, elle ressemble beaucoup au Lima parallela (Sow.) Morris *, dont la coquille est ovalaire, transverse, à côté antérieur allongé, droit ou légèrement excavé, et à côté postérieur court et arrondi, maïs elle diffère par les intervalles, qui offrent une petite côte mince, accompagnée, des deux côtés, de fines stries rayonnantes, qui manquent au L. Royerana.

L’individu du néocomien supérieur de Khoroschôwo a la même forme, le même nombre des côtes moins larges que les intervalles de ceux du néocomien inférieur; néanmoins il est un peu plus convexe que ces derniers.

Esp. 505. Lima decemcostata TRAUTSCH.

Bull. des Natural. de Mosc. 1858. IV, p. 549. PI. V, fig. 4.

La coquille, assez grande, est ovalaire, oblique, à surface garnie de 10 côtes rayonnantes, épaisses et séparées par des intervalles d’égale largeur avec les côtes; les oreillettes sont très larges et le sommet est obtus.

Hab. dans le grès néocomien quarzeux de Kotelniki près de Moscou.

La coquille à le bord antérieur tronqué, plus long que le postérieur,

* Prcrer, Paléont. suisse. Fossiles du Terr. aptien, p. 126.

qui est garni d’une oreillette plus large et triangulaire; celle du bord antérieur est plus longue et marquée, au bord cardinal, comme celle du bord postérieur, d’une impression droite et profonde. .

Les dix côtes sont droites au côté antérieur et légèrement courbées au côté postérieur, où les côtes deviennent plus larges et les intervalles moins profonds. Les bords de la coquille sont onduleux, la surface est lisse.

La coquille à 2 p. 6 1. de long et autant de large; l’une des valves offre une épaisseur de 7/2 lignes.

Elle ressemble beaucoup au Lima Picteti Lorroz *, du néocomien moyen de la Varappe du mont Salève; la coquille est ornée de 9 grosses côtes rayonnantes très divergentes et de lamelles d’'accroissement prononcées; les oreïllettes sont larges et triangulaires, comme dans le L. decemcostata.

Elle est également très voisine du Ctenostreon distans, et je penche même à supposer que le L. decemcostata est un jeune individu de ce dernier. Mon échantillon a 8 ou 9 côtes espacées et arrondies, mais dépourvues encore de tubes. L’oreillette antérieure est petite, et marquée d’une échancrure convexe très distincte; la postérieure est de largeur double.

Esp. 506. Lima planicosta Traursc.

Bull. des Natural. de Mosc. 1861, III. PI. VIL, fig. 5.

La coquille, arrondie et légèrement ovalaire, est oblique, à bord antérieur largement tronqué, à bord postérieur court et arrondi; la surface est garnie de 15 ou d’un plus grand nombre de côtes larges et planes et d’intervalles moins étroits que les côtes. Les valves sont un peu inégales en épaisseur. |

Hab. dans le grès néocomien inférieur de Khoroschôwo.

Cette espèce ressemble beaucoup au Lima canalifera Gozpr. du grès vert de l'Allemagne septentrionale, mais celui-ci à 20 et plus de côtes, et le bord antérieur est excavé et non droit, comme celui du L. planicosta, dont les côtes aplaties sont plus larges que les intervalles, tandis que ceux-ci sont trois fois plus larges dans le L. canalifera que les côtes.

La coquille à près de 2 p. de long et 1 p. 9 1. de large; les valves * Lorioz, Animaux invertébrés fossiles du mount Salève.. Genève 1861,

p.96. PI. 12, fig. 1—3.

closes sont de l’épaisseur d’un pouce. Les arêtes de la lunule sont obtuses, arrondies et lisses, dépourvues de côtes, tandis que, comme le reste de la surface, elles sont également munies de petites côtes sur le Lima canalifera; néanmoins c’est une espèce très voisine et peut-être même identique, ce qu’on saura quand on connaîtra des individus bien conservés du grès néocomien de Moscou.

Le Lima Perezi Bezz.*, du terrain nummulitique de Nice, ressemble beaucoup au L. planicosta par ses 15 côtes arrondies, mais il se distingue par des sillons au bord postérieur, dont 2 ou 3 ont une épine longue, qui ne laisse aucune trace sur le moule.

Esp. 507. Lima elongata Sow.

Min. conch. Plagiostoma elongatum Il. c. p. 113, vol. VI. PI. 559, fig. 2. Lima consobrina d’'Ors., Paléont. de Russie I. c. p. 477. PI. 42, fig. 5—7.

La coquille est ovale, plus longue que large, renflée et garnie de 16 côtes rayonnantes, élevées, étroites, arrondies, et d’intervalles plus larges que les côtes; les oreillettes sont inégales, celle du bord postérieur arrondi est plus large que celle du bord antérieur, dont elle occupe la partie tronquée.

Hab. dans le grès néocomien noirâtre inférieur de Khoroschéwo.

La coquille a 9 1. de long et une épaisseur, à valves closes, de 2 I. C’est une espèce propre au grès néocomien, elle diffère par conséquent de la coquille citée sous ce nom dans l'étage oxfordien moyen de Trouville en France. M. d'Orgrany, en considérant le grès noïrâtre de Moscou comme jurassique et non comme néocomien, a admis l'identité de plusieurs espèces communes aux deux terrains de la Russie et de la France, qui néanmoins diffèrent spécifiquement.

M. d'Orgrany à fait également un double emploi du nom deL. consobrina dans sa Paléontologie française, car il y décrit une tout autre espèce sous le nom de Lima consobrina, de l’étage turonien des environs du Mans. Celle de Khoroschôwo n’est pas identique à l'espèce jurassique de Trouville, mais est le Lima elongata Sow. du grès vert de Folkstone; par conséquent j'ai dû changer le nom de L. consobrina en Lima elongata Sow., qui se trouve aussi dans le grès vert de Malnitz en Bohème, et est également identique à l'individu de Khoroschôwo.

* Bezcarpr, Fossiles nummulitiques de Nice, voy. Mém. de la Soc. géol. de Fr. 1852. T. IV, 2, p. 255. PI. 1, fig. 3. #** Reuss, Kreide v. Bühmen IL, p. 33. PI. 38, fig. 6.

M. pe Fiscuer * a considéré cette espèce comme étant le Plagiostoma interstinctum (Parc) du terrain jurassique de l'Angleterre, qui offre cependant des côtes plus nombreuses eb bifides vers le bord inférieur, et dont le bord antérieur est fortement excavé.

Esp. 508. Lima undulata Reuss, Kreideverstein. Bôhm. I. c. p. 35. PI. 38, fig. 13.

Coquille semi-orbiculaire, oblique, tronquée au devant et à arêtes cardinales formant au sommet un angle presque droit; la surface est munie de côtes rayonnantes planes et minces, entre lesquelles existent des sillons très fins et pointillés, ayant à peine le tiers de la largeur des côtes ondulées; les ponctuations se réunissent par des stries fines d’accroissement concentriques.

Hab. dans la marne crétacée d’Akhmate, au sud de Ssaratow, sur le bord du Volga. :

Cette espèce a 1 p. 6 1. de long et près de 11 1. de large; elle est toute plane et ornée de stries d’accroïissement très fines. L’arête cardinale postérieure n’a que la moitié de la longueur de l’arête antérieure.

Esp. 509. Lima aalensis QuexsT. sp.

PI. XX, fig. 14 a valve, vue en dessus, gr. nat.; b la même, vue de profil; c fragment grossi de la surface.

Jura 1. c. p. 354. PI. 48, fig. 10.

La coquille est oblique, à côtes rayonnantes tranchantes et droites, séparées par des intervalles d’égale largeur avec les côtes; au fond des intervalles on voit un petit fil en pli très fin; les oreillettes sont très petites, et vers le bord inférieur les intervalles deviennent un peu plus * larges que les côtes.

Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Nigranden et de Popilani en Lithuanie.

La coquille à 8 1. de long, mesurée le long des côtes au-dessus du sommet; elle a 9 I. de large. Les arêtes cardinales sont courtes, l’antérieure, un peu plus longue que la postérieure, est élargie et concave; elle est dépourvue de côtes et lisse. La surface de la coquille est convexe et le crochet renflé légèrement infléchi sur le bord cardinal très court, dont les deux oreillettes sont presque égales en largeur. Il n’existe pas de traces de côtes. accessoires dans les intervalles.

* Bull. des Natural. de Mosc. 1843. I, p. 135.

La coquille se rencontre aussi en individus plus courts et un peu plus larges que les. individus longs; ceux-ci sont plus convexes, à 28 ou plus de côtes et présentent au fond des intervalles un fil en pli distinct (voy. PI. XX, fig. 14 c), intercalé entre chaque fois deux côtes; les plis sont par conséquent rayonnants, comme dans le Lima duplicata du lias du Wurtemberg, mais la forme de la coquille est différente, plus large et plus arrondie que dans les individus de Popilani. Les grands individus de cette localité présentent la surface parcourue de stries concentriques très fines, ondulées; elles traversent les intervalles et leurs plis, et servent à caractériser l'espèce, mais d’autres stries fines rayonnantes, telles qu’on les voit sur le Plagiostoma duplum Quexsr. du lias, leur font entierement défaut.

Esp. 510. Lima Dupiniana d'Ors.

Paléont. franç. Terr. crét. PI. 415, fig. 18—22.

La coquille transverse, oblique, renflée, porte au milieu 10 à 12 côtes simples, aplaties et séparées par des intervalles d’égale largeur ou plus larges que les côtes; le côté antérieur est presque tronqué, le postérieur plus convexe; le bord cardinal oblique est pourvu d’oreillettes presque égales en largeur et peu saillantes.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk, dans le grès néocomien compacte des bords du Wytschegda, à l’est d’Oust-Ssyssolsk, au nord de la Russie, ainsi que dans l’étage néocomien de la France, dans le département de l’Aube.

Les côtés antérieur et postérieur sont lisses, la coquille est le plus convexe au milieu de sa surface; les sommets sont plus infléchis que dans l'espèce néocomienne, qui est en outre de moitié moins longue. L’individu de Ssimbirsk à 6 I. de large, 9 1. de long et 3 1. d'épaisseur; celui du nord de la Russie a 7 L. de long, 5 1. de large, et les valves réunies offrent une épaisseur de 4 1.; il est par conséquent un peu plus grand que l’espèce typique de la France. Cette espèce ressemble un peu au Lima semisulcaba Desx. de la craie blanche, qui est cependant d’une grandeur double, et muni de plis rayonnants granuleux.

Esp. 511. Lima Moreana d’Ors.

Paléont. fr. Terr. crét. p. 538. PI. 416, fig. 6—10.

La coquille est ovale, transverse, assez renflée et garnie de 10 à 13 côtes rayonnantes, anguleuses et munies de chaque côté de deux stries

crénelées et séparées dans le fond d’un sillon étroit par une petite côte linéaire.

EE

Hab. dans le grès néocomien compacte du bord de la Wytschegda à

l’est d’Oust-Ssyssolsk, au nord de la Russie, ainsi que dans les couches

aptiennes de la France.

La coquille n’a que 4 1. de long; elle est plus petite que l’espèce de la France, mais lui ressemble par l’ensemble de ses caractères: c’est surtout la surface munie de petites granulations et de nombreuses rides

. très serrées qui la distingue, de même que la côte linéaire en strie fine

dans le fond des intervalles, séparant les côtes rayonnantes et crénelées de chaque côté. ï

Cette espèce ressemble au Lima Cottaldina d'Or. de l’aptien, mais elle s’en distingue par les côtes crénelées.

Esp. 512. Lima muricata Gozpr.

Petref. Germ. II, p. 89. PI. 103, fig. 4.

La coquille elliptique est plane-convexe, à côté antérieur allongé et tronqué, à lunule allongée et plane, le côté postérieur, droit près du sommet, est arrondi vers le bord inférieur; la surface est garnie de 40 ou plus de petites côtes rayonnantes convexes, à intervalles qui s’élargissent de plus en plus vers le bord inférieur. Les côtes des jeunes individus vfirent une rangée de petits nœuds, qui sur certains individus adultes offrent la forme de petites écailles tubuleuses.

Hab. dans le grès quarzeux turonien d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, et dans la craie tufeau de Maastricht.

Les oreïllettes ne sont pas connues, mais semblent avoir été très petites. L’individu d’Ossinowo est plus petit que celui de Maastricht; il n’a que 41)2 1. de long et 31/2 L. de large. Les côtes sont noueuses, à intervalles granulés; les côtes deviennent de plus en plus fines vers le sommet, où elles s’oblitèrent tout à fait. La coquille est le plus convexe vers les crochets, qui occupent la partie la plus étroite de la coquille; sa plus grande largeur se voit vers le bord inférieur, où elle se rétrécit de nouveau en côté arrondi.

Mon individu est très petit, comparé à celui de Maastricht, qui le surpasse cinq fois en grandeur

Esp. 513. Lima acutirostris m.

PI. XX, fig. 13 a b en demi-grandeur; a valve, vue en dessus; b valves réunies, vues de profil.

Géogn. de Russie 1. c. 1846, p. 485.

Testa maxima semicircularis, elongata, incrassata, ad acutum utrum-

que verticem angustior, ad inferiorem marginem dilatata, rotundata; auricula postica prolongata; superficies radiabo-costata, costis planis laevibus cum interstitiis aequalibus.

Hab. dans un terrain crétacé siliceux du bord de la rivière Belaya, dans le gouvernement d’Orenbourg. ;

La coquille est presque semi-circulaire, allongée et fort épaisse, à côté antérieur tronqué et droit, à lunule large et allongée, à arêtes de la lunule arrondies et munies de côtes rayonnantes, qui prennent naissance sur le sommet fort aigu de chaque valve et atteignent jusqu'aux bords arrondis extérieurs. La surface des valves offre des côtes semblables, qui s'élargissent légèrement vers le bord inférieur, sans cependant atteindre la largeur des intervalles, plus considérable au bord inférieur arrondi que vers les sommets, où ils deviennent de plus en plus étroits. Les 36 côtes sont espacées jusqu’à 2 lignes les unes des autres; elles sont plus longues et plus espacées au bord tronqué que vers le bord opposé postérieur, où elles deviennent plus courtes et fort rapprochées. Les bords inférieur et postérieur sont tranchants.

La lunule a 1 p.91. de large et plus d’un demi-pouce de profondeur; elle a au moins 3 p. de long. Les valves ne sont pas bâillantes au fond de la lunule, maïs on observe toujours un petit enfoncement triangulaire assez profond entre l’oreillette antérieure rudimentaire et la postérieure, qui est plus longue et plus large.

La coquille a 6 p. 2 1. de long, mesurée au dessus des sommets jusqu’au bord inférieur arrondi; elle à 4 p. de large au milieu des valves. Les valves closes ont 3 p. d'épaisseur. L’oreillette postérieure à 1 p. 2 1. de large et 5 IL. de haut.

La forme de la coquille diffère de celle de toutes les autres espèces ; elle est tout à fait allongée, beaucoup plus longue que dans les grandes espèces ordinaires; elle est en même temps moins large que celles-ci.

La figure est présentée en demi-grandeur naturelle. Je ne connais qu'un moule, qui existe au Musée de l’Institut des Mines. L'’oreillette postérieure seule est bien développée, l’antérieure est rudimentaire.

Par sa forme générale cette espèce ressemble le plus au Lima rigida Sow. * du calcaire oxfordien de l'Angleterre, mais elle manque des intervalles finement striés transversalement et de l'oreillette antérieure qu’on rencontre dans ce dernier.

* Min. conch. I, p. 25. PI. 114, fig. 1.

Esp. 514. Lima ovalis Sow.

Min. conch. IL, p. 27. PI. 114, fig. 3.

Pusca, Polens Paläontologie p. 43. PI. VI, fig. 2.

Coquille orbiculaire, légèrement allongée, oblique, garnie de côtes rayonnantes, étroites, nombreuses, coupées par quelques stries d’accroissement; les oreillettes sont assez grandes et presque d’égale largeur.

Hab. dans le terrain jurassique de l’oxfordien inférieur près de Kielce, et à Pomorzany près d’Olkusz en Pologne.

Le bord inférieur est plus large que dans le Lima ovalis Sow., et l'individu figuré par M. Puscx appartient peut-être à une autre espèce; les côtes y passent jusqu'aux sommets, qui sont lisses dans l'individu de la Pologne. Il ressemble plutôt au Lima tenuistriata Münsr., du terrain jurassique ferrugineux de Gräfenberg en Allemagne, mais l’individu de la Pologne est beaucoup plus épais et presque sphérique, car la coquille à 2 p. de long et une épaisseur de 1 p. 6 L. à valves closes.

Esp. 515. Lima gracilis Pusox, Polens Palaeontologie 1. c. p. 43. PI. V, fig. 10.

La coquille allongée, ovalaire, est comprimée, aplatie et garnie de côtes rayonnantes sur toute la surface, laissant à peine libres des deux oreillettes élargies du bord cardinal élargi.

Hab. dans le calcaire conchylien de Jaworzno près de Kielce en Pologne.

La coquille est marquée de stries d’accroissement concentriques et . porte un crochet à peine saiïllant. Elle ressemble beaucoup au Lima

semisulcata. ; Esp. 516. Lima semisulcata Nrcss.

Petrific. suec. 1. c p.25. PI. IX, fig. 3.

La coquille est allongée, ovalaire; les côtes, au nombre de 12 à 16, occupent le milieu de la valve et laissent libres les deux côtés entièrement lisses; les oreillettes sont égales et triangulaires.

Hab. dans un calcaire glauconiteux sur le bord du Wytschegda, à est d’Oust-Ssyssolsk dans le pays de la Petschora, dans la craie blanche du village de Nikitenko sur le bord du Ssoura et du Volga dans le gouvernement de Ssimbirsk, aux environs d'Akhmate, à 60 verstes au sud de Ssaratow, et près d’Ouspensk dans le pays des Kosaks du Don.

La coquille à 1 p. de long et 7 L. de large au milieu des valves, qui se rétrécissent doucement vers le bord cardinal.

La coquille est fortement convexe, et arrondie au bord inférieur: elle est presque. équilatérale et ressemble beaucoup au Lima consobrina d’Ors., qui est pourtant plus inéquilatéral. Le crochet est également saillant chez les deux espèces. L’individu d'Akhmate a 5 1. de long et 4 1. de large; il est fortement convexe, muni de côtes au milieu, et entièrement lisse des deux côtés. Par sa forme générale il se rapproche du Lima decussata Reuss, qui se trouve dans le plänerkalk de la Bohème.

Les individus du bord du Wytschegda sont très convexe, ils ont 7 1. de long et 5 1. de large.

Esp. 517. Lima minuta GoLpr.

Petref. Germ. Il, p. 89. PI. 104, fig. 6.

La coquille, petite et ovalaire, est tronquée au bord antérieur, arrondie au bord postérieur; les côtes, au nombre de 10 à 12, sont convexes et les intervalles un peu moins larges; le milieu des côtes est recouvert de petits grains.

Hab. dans le grès quarzeux cénomanien de Bucezak près de Kiew, ainsi que dans la craie inférieure de Rinkerode en Westphalie.

La coqüille a 4 1. de large et 3/2 1. de haut. Les côtes sont très rapprochées, mais mal conservées; Les intervalles sont plus étroits que les côtes.

Esp. 518. Lima simplex d’Ors.

Paléont. fr. Terr. crét. PI. 418, fig. 5—6.

La coquille ovalaire, presque trigone, est transverse eb comprimée, lisse au milieu, et marquée en avant et en arrière de quelques côtes simples rayonnantes, séparées par des sillons étroits. Le bord antérieur tronqué est pourvu sur la lunule de semblables côtes rayonnantes; son arête cardinale est obtuse, non carenée, le bord postérieur est également tronqué et se continue vers le bord inférieur en demi-cercle.

Hab. dans un calcaire turonien (?) compacte grisâtre à Iletzkaya- Saschtschita près d’Orenbourg.

Les crochets de la coquille sont saillants, écartés et séparés par une facette large triangulaire, la facette cardinale.

Les stries du côté antérieur sont plus fines que celles du côté postérieur, qui sont en outre moins nombreuses, et coupées par des stries d’accroissement très nombreuses et plus distinctes sur la partie moyenne de la valve.

M. pe Bucn* fait peut-être mention de cette espèce sous le nom de Plagiostoma laeviusculum Sow. de l’oolithe supérieur de l’Angleterre; je ne connais pas cette espèce à Iletzkaya et je suis porté à voir dans le Plagiostoma de M. pe Bucu le Lima simplex ou une autre espèce crétacée.

Esp. 519. Lima granulata Dusarp.

Nissson, Petrif, suec. 1. c. p. 26. PI. 9, fig. 4. Gozpruss, Petref., Germ. Il, p. 89 PI. 103, fig. 5.

La coquille est arrondie, presque orbiculaire, se rétrécissant légèrement aux crochets; la surface est ornée de 16 à 18 côtes rayonnantes, dont chacune est munie de trois rangées de petites écailles ou granulations, la rangée moyenne présente les granulations les plus grandes.

Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk, ainsi qu’en France, et dans le grès vert de la Suède et de l’Allemagne du nord.

La coquille est plus ou moins orbiculaire; elle à 6 I. de long et presque autant de large. Les oreillettes sont petites et granuleuses sur les côtés.

Esp. 520. Lima irregularis m.

PI. XX, fig. 9 gr. nat.; a coquille, vue en dessus; b valves réunies, vues de profil.

Testa ovata, irregularis, compressa, anterlora versus inflexa et concava, postice margineque inferiore rotundata, cardinali margine dilatato eb auricula trigona antica parva praedito; superficies lamellis incrementi concentricis striisque nonnullis radiantibus levioribus notata,

Hab. dans un calcaire noïrâtre compacte néocomien sur le bord du fleuve Lobzanya au nord de l’Oural, et dans un semblable terrain près d'Iletzkaya, au sud de l’Oural.

La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, fortement comprimée et aplatie; elle est irrégulière, à bord antérieur tronqué et légère- .ment excavé, et à bord inférieur semi-cireulaire, passant d’un côté au bord postérieur très court et se dilatant de Pautre en un bord arrondi, auquel correspondent les couches d’accroissement lamelleuses. Les couches sont tantôt épaisses, tantôt minces et situées entre les couches épaisses. La surface est par suite striée concentriquement, mais d’autres stries, à peine perceptibles, sont rayonnantes, et traversent les stries d’accroissement sous un angle droit ou aigu.

La lunule est fort allongée, lancéolée et à peine concave, mais on ne voit pas d’échancrure pour la sortie du byssus. L’oreillette antérieure, bien conservée, est triangulaire, à angle extérieur obtus, la postérieure,

plus grande, n’est pas bien conservée; le crochet est à peine saiïllant, également obtus et aplati, Le bord cardinal ‘élargit en arrière en ligne droite, est de la largeur d’un pouce, et forme avec le bord postérieur un angle obtus. Les arêtes qui limitent la lunule, sont plutôt obtuses que tranchantes et occupent toute la longueur de la coquille.

La coquille a 2 p. 6 1. de long, mesurée au dessus du sommet par le milieu des côtés aplatis vers le bord inférieur élargi, et 1 p. 71/2 1. de large, mesurée par le milieu de la longueur de la coquille, à partir du milieu de la lunule vers le milieu du bord opposé latéral.

Esp. 521. Lima incrassata m.

PI. XXL, fig. 3 gr. nat.; a vue de face; b les deux valves, vues de profil. Géogn. de Russie (en russe) 1846, p. 484.

Testa ovata, transversa, incrassata, antice truncata, recta, postice eb inferiora versus semicircularis, superficies laevis, striis incrementi concentricis densis notata; auricula mediocri, triangulari.

- Hab. dans un calcaire compacte, peut-être néocomien, à grains de quarz fumé sur le bord du fleuve Ssoswa, et dans un grès vert à grains de mica sur le bord du Tolya au nord de l’Oural.

La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, presque trigone, épaissie, à bords postérieur et inférieur arrondis, à surface presque lisse et marquée de nombreuses stries d’accroissement serrées et très fines. Le bord antérieur est tronqué, à lunule fortement allongée et occupant presque toute la longueur de la coquille, à arêtes lunulaires plus distinctes et plus tranchantes près du crochet que vers le bord inférieur, où elles disparaissent, en se rapprochant l’une de l’autre; la lunule est plus distincte et plus profonde près des crochets. L’oreillette postérieure est une aile triangulaire allongée, l’antérieure rudimentaire; la facette triangulaire cardinale est élargie et située en dessous de chaque crochet, qui est légèrement infléchi et peu saiïllant. Le milieu des deux facettes est occupé par la fossette ligamentaire triangulaire.

La coquille à 2 p. 41/2 I. de long et 1 p. 9 L de large; à valves closes, êlle offre une épaisseur de 1 p.; un autre individu, du grès vert, a une épaisseur plus considérable, de 1 p. 51. La charnière ou plutôt les arêtes cardinales ont 1 p. 1 L. de large.

Par sa grandeur et sa forme générale cette espèce ressemble tout à fait au Lima simplex du terrain turonien du Mans, avec la seule différence que la région antérieure du L. simplex est marquée de côtes rayonnantes, qui y occupent le quart antérieur des deux valves. Les

côtes manquent au Lima incrassata, dont la surface paraît tout à fait

lisse.

Genre LIV. Limea BRoONN\.

Limoarca Müwsr.

La coquille est petite, libre, équivalve, inéquilatérale, convexe, à petites oreiïllettes; les crochets sont saillants, écartés l’un de l’autre et superposés comme dans les Pecten, à facette cardinale triangulaire, munie au milieu d’une fossette également triangulaire pour fixer le ligament; le bord cardinal des deux côtés contient, comme dans les Arca, de petites dents divergentes, en rangée courbée ou droite; une seule impression musculaire distingue ce genre des Limopris: c’est un Lima avec les dents cardinales d’un Arca. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé, tertiaire.

Esp. 522. Limea exigua m.

PI. XIX, fig. 14 a valve, gr. nat.; b moule de la même valve, grossie, vue en dessus.

Testa exigua, ovata, convexa, vertice acuto, deflexo, superficie costata, costis prope marginem inferiorem conspicuis, verticem versus 0bsoletis.

Hab. dans le grès vert ou néocomien SRE du mont Ssaragoul du gouvernement d'Orenbourg: %

La très petite coquille est ovalaire, rétrécie vers le crochet aigu et infléchi au côté antérieur; elle est élargie au bord-inférieur arrondi; la surface est garnie de côtes rayonnantes, à peine plus distinctes vers le * bord inférieur que vers le sommet aigu, des deux côtés duquel on observe les dents très petites en rangée oblique.

Le côté antérieur du test est dépourvu de côtes et lisse comme le Limea denudata, qui est plus grand et moins convexe.

Le Limea exigua a 2 L de long et presque autant de large; il est fortement convexe. Les deux espèces appartiennent à un genre très rare, qui n’a été trouvé jusqu'à présent que dans le terrain crétacé.

Esp. 523. Limea biplex m.

Limea duplicata (Gozpr.) Trautscaozp, Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1862. JIT, p. 215. PL VIL, fig. 6.

Testa exigua, ovata, infra dilatata, costata, costis bifurcatis, latiores sulcos laeves excipientibus.

Hub. dans un grès néocomien ferrugmeux de Dmitriyewo sur l’Oka.

La coquille est ovalaire, élargie vers le bord inférieur arrondi et rétréci au sommet, qui est légèrement saillant au dessus du bord cardinal pourvu d’une petite oreillette; la surface est garnie de 15 côtes rayonnantes bifides, qui se bifurquent de nouveau vers le bord inférieur arrondi. Les intervalles lisses offrent la largeur des côtes.

M. TraurscnoLp 1. c. a pris cette espèce pour le Limea duplicata Gozpr. de l’oolithe ferrugineux de Thurnau, qui à presque la même forme, mais dont les intervalles sont occupés par une petite côte en fil, et dont les 16 ou 17 côtes sont simples et non bifides. Cependant il est encore douteux si c’est un Limea, car les dents latérales de notre espèce n’ont pas encore été observées. Le vrai Limea duplicata Gozpr. semble se trouver dans le calcaire jurassique * brun de Popilani en Lithuanie.

Famille neuvième.

Malléinées, voy. vol. L p. 940.

Laiïissant le genre Vulsella, à cause de sa forme générale très voisine de celle desHuîtres, dans la famille des Ostréidées, je ferai mention ici des genres suivants de Malléinées.

Genre LV. Posidonyma B2. voy. vol. I, p. 940.

La coquille, oblique et arrondie, est concentriquement sillonnée; le bord cardinal allongé forme tantôt au devant un angle aigu, tantôt il est arrondi au devant aussi bien qu’en arrière. Ce genre se trouve réuni en grand nombre dans le terrain jurassique de l'étage oxfordien inférieur.

Esp. 524. Posid. ornati Quensr.

Jura L. c. p. 501 et 551. PI. 67, fig. 27.

La coquille est très mince, transverse, à crochet situé près de l'oreillette antérieure arrondie, à bord cardinal allongé et droit, à bord postérieur arrondi et élargi; la surface est parcourue de sillons concentriques, presque effacés près du bord postérieur.

Hab. dans le terrain jurassique oxfordien inférieur de non réuni aux Ammonites castor, Cerithium echinatum, Cardium concinnum, Nucula palmae, Dentalium elongatum, espèces qui forment des concrétions calcaires brunâtres arrondies, contenant en grand nombre les Posidono myes, qu’on rencontre également dans une argile jurassique durcie près de Nigranden.

* Archiv f. Naturkunde. Dorpat 1861. Serie E, Bd. IL, p. 698.

Cette petite coquille est assez convexe et toujours sillonnée, à sillons moins nombreux et plus profonds sur les individus jeunes; les adultes offrent des sillons plus nombreux, plus fins et effacés vers le bord postérieur et supérieur. l’angle de l'oreillette antérieure est arrondi ou plutôt obtus, et non aigu, comme M. Quexsrepr 1. c. le représente sur les individus également grands de l'argile brunâtre à Dentalies et à Ammonites ornatus d'Oeschingen dans le Wurtemberg; cette espèce y occupe un horizon plus bas qu’en Lithuanie.

La coquille à 6 1. de long, mesurée au dessus du crochet jusqu’au milieu du bord inférieur, elle est un peu plus large; les individus plus jeunes sont beaucoup plus larges que longs, à oreillette antérieure très courte et toujours arrondie, ne présentant jamais d'angle aigu au bord antérieur, comme ceux du jura brun d'Oeschingen. Les valves closes offrent une épaisseur de 21/2 1. Les valves sont également convexes, à crochets saillants; elles sont le plus épaisses près des crochets, et les plis ou côtes tranchantes, situées entre les sillons, sont constamment tranchantes.

Esp. 525. Posid. Parkinsoni Quexsr.

Jura L. c. p. 501. PI. 67, fig. 28.

La coquille, également petite et mince, est un peu plus oblique et plus allongée; la surface est parcourue de sillons plus fins et plus nombreux; le bord cardinal est plus court et moins saillant.

Hab. réuni à l’espèce précédente, dans le même étage oxfordien inférieur du jura brunâtre près de Popilani en Lithuanie, ainsi que près de - Konopisko dans le royaume de Pologne; il y est réuni à l'Ammonites Parkinsoni, qui manque à Popilani.

La coquille à 5 1. de long et 4 L. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 11/2 1. Elle est beaucoup plus rare à Popilani et ne se trouve qu’en individus isolés, jamais réunis en grand nombre.

Quant au Posidonomya revelata Keys. du nord de la Russie, je Lai réuni à l’'Ostrea plastica du terrain néocomien de Khoroschéwo (voy. p. 376).

Genre LVI. Anopaea m.

Bull. de Mose. |. c. 1861. No. 5.

Inoceramus Auers. et Frears, Bull. de Mosc. 1846, No. 2.

Testa aequivalvis, inaequilateralis, utplurimum transversa, antice angustata, postice dilatata, vertice utroque inflexo et se invicem accedente, margine cardinali sub vertice utroque sito, recto et foveolis rotun-

datis pro ligamento excipiendo adaptato, nec non appendice prosiliente dentiformi sinistrae valvae instructo; lunula profunda *, suprema in partem antici marginis obliqui excipiente.

La coquille équivalve, inéquilatérale, est ordinairement transversale, à bord antérieur rétréci, à bord postérieur élargi et arrondi, tes crochets sont légèrement infléchis et rapprochés l’un de l’autre; le bord cardinal, situé sous les crochets, est droit, plus ou moins élargi et muni de plusieurs petites fossettes arrondies pour fixer le ligament cardinal; une lunule très profonde ovalaire est située au-devant des crochets, et un appendice calcaire concave et aigu occupe la valve gauche, en dessous du crochet. Le test est très mince, fibreux et parcouru de sillons concentriques d’accroïissement et coupés quelquefois par un sillon oblique au devant des sommets, lequel, en passant jusqu’au bord inférieur de la coquille, forme un lobe antérieur triangulaire, séparé de la partie postérieure la plus grande. Les impressions musculaires ne sont pas connues, mais elles semblent occuper le bord supérieur et inférieur et le bord antérieur du lobe aigu de la coquille, au moins dans l’Anop. lobata. Ce genre n’est connu jusqu’à présent que dans le grès néocomien.

Esp. 526. Anop. lobata Auers. et FRears sp.

Bull. de Mosc. I. c. p. 492. 1846. No. 2. PI. VIL fig. 1—3. Inoceramus bilobus Auers., Bull. de Mosc. 1858. No. 4, p. 551 avec fig. 9. Inoc. Brachowi Rouiz., Bull. de Mosc. 1849. No. 2, p. 349.

La coquille transverse se rétrécit fortement au lobe antérieur, qui est séparé par un sillon profond de la moitie postérieure très dilatée de la coquille; une échancrure plus ou moins profonde occupe le bord inférieur, en bas du sillon; la surface de la coquille, et même du moule, est marquée de nombreux sillons concentriques.

Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Kotelniki et de Wytkrino aux environs de Moscou.

La coquille a tantôt 2 p. de long, mesurée entre la partie la plus élevée des bords dorsal et inférieur, et 4 p. 6 1. de large, mesurée entre le bord antérieur rétréci et le bord postérieur arrondi, élargi; tantôt elle est plus haute ou plus longue et moins large, c’est-à-dire de 2 p. 5 IL. de long et 3 p. 9 L de large; cependant les autres caractères étant les mêmes, nous devons voir là des variétés plus hautes et moins larges que

* J'ai appelé ce genre Anopaea, du mot doraia, en haut, pour indiquer la lunule profonde, située en haut, au devant des crochets.

les autres, qui sont caractérisées par une largeur plus considérable et par le sillon moins distinct, laissant le lobe antérieur moins limité.

J'ai nommé ce genre Anopaea* et non Inoceramus, parce que le bord cardinal n’est pas muni de fossettes allongées et grandes, mais de petits enfoncements arrondis en points rapprochés, et qu’un appendice aigu et concave, simulant l’appendice cochléariforme des Ancella, est situé au devant des crochets. La lunule profonde et la coquille équivalve différencient en outre les Anopaea d’avecles Inocérames. L’extrémité postérieure de la coquille, d’après la fig. 1—3 de M. AuErBacH, semble être bâillante et présente dans ce cas le caractère des Panopaea plutôt que celui des Inocérames. D’autres individus me semblent offrir une échancrure entre les deux bords de la lunule pour la sortie d’un byssus, si la coquille y était effectivement entr’ouverte; le test manque toujours aux moules, qui seuls se trouvent fossiles. Le seul Anop. cuneiformis présente de petits fragments du test très mince, mais distinctement fibreux, comme les Inocérames et les Pectinées.

C’est un fait curieux que ce genre ne se trouve pas dans le terrain crétacé d’autres pays; je penche pourtant à croire que le Modiola ligeriensis (d'OrB.), dont M. Reuss ** fait mention, dans un grès crétacé de Wildenschwert en Bohème, appartient à ce genre, parce que d’après la fig. citée il a une profonde lunule au devant des crochets également saillants, et des sillons concentriques du test, mais coupés par des stries rayonnantes, ce qui indique peut-être une espèce particulière ; le Modiola dulmensis, d’un semblable terrain crétacé de la West-

. phalie, semble être la même espèce de Modiole.

C’est à tort que M. d'OrBrany à fait de l’'Anopaea lobata un Posidonomya lobata et au’il range le terrain de Kotelniki dans son 13°%e étage du terrain jurassique, tandis que ce terrain correspond au néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou.

Esp. 527. Anop. attenuata ».

PI. XXI, fig. 4 a gr. nat. du moule, vu de face; b charnière du même, grossie.

Testa minor, longitudinaliter distracta, superne prope verticem dilatata, inferne attenuata et rotundata; superficies sublaevis. Hab. dans le terrain néocomien de Kotelniki.

* Je l'avais déjà nommé ainsi dans ma Géognosie de la Russie (en russe) en 1846, mais par mégarde le nom d'Anopaea y a eté changé en celui de Panopaea lobata. <

** Kreideformation v Bôhmen if, p. 16. PI. 33, fig. 5. Eichwald, Lethaea rossica. II. 31

La coquille, allongée et rétrécie, se dilate au bord supérieur cardinal et s’amincit doucement vers l’extrémité inférieure, qui par là devient étroite et arrondie; la surface est presque lisse, à peine marquée de quelques sillons d’accroissement concentriques.

La lunule est profonde et limitée par des bords arrondis distincts, les crochets, placés au-dessus de la lunule, sont légèrement infléchis l’un vers l’autre, et la charnière droite est munie de petits enfoncements arrondis, en rangée transversale distincte.

La coquille, mesurée au dessus du sommet, à 1 p. 8 L. de long; au milieu du côté antérieur, vers l'extrémité postérieure, elle est de 1 p. de largeur; il existe cependant aussi des individus plus larges ou moins hauts, qui ne semblent pas différer spécifiquement de ceux qui sont plus longs et moins larges; ils se trouvent réunis pêle-mêle à Kotelniki et ont une hauteur de 1 p. 7 1. et une largeur de 1 p. 4 L Le sommet occupe le milieu du bord supérieur, pourvu en avant d’une lunule distincte oblique, et en arrière d’un bord cardinal oblique, à petites fossettes arrondies, ligamentaires.

Esp. 528. Anop. cuneiformis d'Or. sp.

Avicula cuneiformis d'Ors., voy. Verneulz, Paléont. de Russie, L. c. p. 473. PI. 41, fig. 11—12.

La coquille, grande, presque carrée, est plus ou moins bombée, à crochets renflés et infléchis l’un vers l’autre; la lunule est très profonde, élargie, et la valve gauche pourvue d’un appendice concave distinct, à échancrure anguleuse en dessous du crochet; la charnière allongée est droite, mince et munie de petits enfoncements très rapprochés, en rangée linéaire; la surface est marquée de sillons concentriques espacés.

Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou.

La coquille à 2 p. 11 L. de long, mesurée au dessus des crochets jusqu’au bord inférieur, et 3 p. de large; les valves closes ont 2 p. 8 L.; mais la coquille est comprimée et changée dans sa forme générale; la charnière à 1 p. 6 L. de long et plus de 15 enfoncements arrondis et très petits. C’est la charnière qui fait de cette coquille un Inocérame, mais comme il existe encore une lunule profonde, presque saillante au milieu, et un appendice dentiforme, nous avons été obligé de la ranger dans le genre Anopaea, qui n’a pas les caractères d’une Avicule. Les crochets sont plus saillants que dans les Avicules, et la lunule est

# Paléont. stratigr. |. c. p. 371

très large et très profonde, caractère principal qui manque aussi aux Inocérames.

Cette espèce ressemble beaucoup à l’'Inoceramus regularis d'Ors. *, du terrain crétacé de la France, au point que je ne suis pas capable de les distinguer l’un de l’autre.

M. pe Frscxer ** a déterminé l’Inoceramus undulatus (Maxr.) en 1843, comme se trouvant dans les environs de Moscou, et l’'Inoceram. Cripsii (Manr.) de la même localité de Khoroschéwo, qui également pourraïent plutôt appartenir aux Anopaea qu'aux Inocérames.

Une espèce très voisine paraît être l’'Inoceramus striatus Max. de la craie de l'Angleterre, du nord de l'Allemagne et du quadersandstein de Dresde. La charnière forme un angle droit avec l’axe de la coquille, comme dans lAnop. cuneiformis, qui cependant semble être plus symétrique et moins inéquivalve que l’'Inoc. striatus. Les individus de Khoroschéwo sont comprimés, et par suite de cette compression, tous ont une forme différente, en sorte qu’il est difficile de dire quelle forme a été la normale. Les fragments du test très mince et distinctement fibreux, tout à fait comme le test des [nocérames, se trouvent partout avec les moules, couverts encore de la couche intérieure nacrée de la coquille.

Je possède dans ma collection un individu allongé, lAnop. cuneiformis, var. elongata, qui pourrait bien former une espèce particulière ; il à été trouvé dans le même grès néocomien de Khoroschéwo. Sa longueur est plus considérable que la largeur; il est à peu près de la forme de PAnop. attenuata, duquel cependant il se distingue par la surface profondément sillonnée, à sillons transversaux, entre lesquels on remarque les côtes tranchantes de l’Anopaea cuneiformis. L’individu à 1 p. 9 1. de long et à peu près 1 p. 4 1. de large, car la largeur n’est pas bien connue, les deux bords n'étant pas complets.

Il ressemble beaucoup à un Inocérame, à cause de sa forme allongée et sillonnée, mais l’appendice dentiforme au fond de la lunule de la valve gauche en fait un Anopaea, à valves également convexes et à bord cardinal court et muni de plusieurs petits enfoncements arrondis.

L’'Inoceramus regularis d'Ors., à ce que je suppose, n’en diffère presque pas du tout; car M. d’Orgreny paraît y avoir vu ***

*# Paléont. franc. Terr. crét. PI. 410, fig. 1—2. ** Bull. de Mosc. 1843. I, p. 130.

##* Terr, crét. PI, 410, fig. 1—2.

une charnière, composée d’une dent située tout à fait sous les crochets, à l'extrémité du ligament. L’Anopaea cuneiformis présente cette dent, ou au moins l’enfoncement qu’elle a laissé; en général la forme et la grandeur de cet Anopaea rappellent beaucoup l’Inocer. regularis, qui se trouve également dans un semblable terrain crétacé.

Genre LVII. Inoceramus PARK. Gozpr.

Catillus Broxex. et Mytiloides Brown.

La coquille se compose de deux couches, dont l’intérieure est nacrée, l’extérieure fibreuse et plus épaisse; la coquille est un peu inéquivalve, inéquilatérale, à sommets saillants et légèrement enroulés vers le devant; le sommet de la valve gauche est un peu plus grand que celui de la valve droite; il n’y a pas d’échancrure pour un byssus. La surface de la coquille est presque toujours sillonnée concentriquement, rarement elle est pourvue de côtes rayonnées. Le bord cardinal s’élargit en arrière presque en aile, pourvue du côté extérieur d’un sillon qui longe tout le bord cardinal, et sur la face intérieure il est muni de plusieurs fossettes allongées et parallèles pour fixer le ligament presque extérieur. TL’impression musculaire est grande, située près du bord postérieur; l’impression du manteau est entière, sans sinus. Ce genre se trouve dans presque tous les terrains, surtout dans le jurassique et le crétacé.

M. Bronx et d’autres auteurs réunissent au genre Inoceramus les Catillus et Mytiloides Bronex., parce qu’il n’y existe pas de différence quant à leurs formes, qui passent les unes aux autres. Les Inocérames sont plus ou moins convexes, quelquefois très convexes, à sommets épais et inégaux; les Catilles sont arrondis et plus profondément sillonnés, à sommets obtus et presque égaux; les Mytiloïdes sont allongés, à sommets égaux, équivalves, plats et obliquement allongés.

Esp. 529. Inocer. sulcatus Park.

Bronx, Leth. geogn. IV, p. 286. PI. 32, fig. 5.

- La coquille est inéquivalve, ovalaire, très convexe, à sommets in-. égaux, aigus et saillants; la surface est munie de 4 à 10 côtes simples ou bifides et tranchantes en plis.

Hab. dans le gault du Daghestan, entre Koumoukh, à 4986 pieds au dessus du niveau de la Caspienne, et à Ouloutschra, à 5772 pieds au dessus de la même mer; en outre près de la forteresse d’Akouscha, dans

* d'Ongieny, Terr. crét. vol. IL, p. 501.

la partie supérieure de la vallée du fleuve Koïssou, où cette espèce se rencontre en grand nombre, réunie à l’Inoceram. latus et à l’'Exogyra haliotoidea, à une altitude de 4399 pieds au-dessus du niveau de la Caspienne; il se trouve aussi dans le néocomien noirâtre de Khoroschéwo *, et dans le gault de Talitzi, du gouvernement de Moscou, d’après un individu de ma collection.

Les individus d’Akouscha n’ont que 5 côtes, qui ne sont pas fort tranchantes et se réunissent vers le sommet. ;

L’individu que j'ai ramassé moi-même dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo, n’est pas bien. conservé; il est marqué par le grès noirâtre; cependant on voit bien qu’il appartient à l’Inoceramus sulcatus et non au genre Lima, car la valve gauche est plus épaisse et plus grande que la droite, le crochet de la valve gauche, quoiqu'il soit cassé, s'élève plus haut que le crochet de la valve droïte; les côtes, au nombre de 8, sont séparées par des intervalles deux fois plus larges que celles-ci, et ceux-là sont marqués de nombreuses stries d’accroissement très serrées; le bord antérieur est tronqué, comme dans l'espèce de étage albien de la France **. Le bord cardinal est couvert par la roche” très-dure, il offre pourtant la même direction oblique que l’individu de étage albien du département de l'Aube. La grandeur et épaisseur des valves sont absolument les mêmes,

Esp. 530. Inocer. cor Müxesr.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 111. PI. 109, fig. 7.

La coquille équivalve est fortement bombée, à sommets allongés et infléchis l’un vers l’autre, le bord antérieur des valves est tronqué et aplati, le postérieur convexe et doucement incliné.

Hab. dans le grès jurassique inférieur de Tschorgono en Crimée.

La coquille à 1 p. 1 L. de long et 8 1. de large; elle est par conséquent comprimée de devant en arrière; le milieu de la coquille est marqué d’un dos comprimé, traversé par des plis d’accroissement; néanmoins la surface est lisse, à peine striée transversalement.

Esp. 531. Inocer. concentricus PARK.

SowerBy, Min. conch. II, p. 183. PI. 305, fig 1—5. Gozpeuss, Petref. Germ. IT, p. 111. PL 109, fig. 8 a—c (excel. d. e).

*# Le Geology of Russia in Europe I. c. p. 236 en fait déjà mention. ** D’Orgreny, Paléont. fr. Terr. crét. p. 504. PI. 408, fig. 6—8.

Inoceramus laevigatus (Münsr.) J\zvxow, voy. Tableau des terrains de Ssimbirsk.

Inoceramus ancella Traurscs., Bull. de Mosc. 1865, I. PI. 1, fig. 2.

La coquille de grandeur variable, même très considérable, est inéquivalve, inéquilatérale, ovalaire, à sommet rétréci et aigu, fort convexe; le côté antérieur en dessous du sommet est aplati, le postérieur prolongé en bord cardinal oblique non saillant; le sommet de la valve gauche est aigu, enroulé en crochet, et celui de la valve droïte non saiïllant à bord cardinal également allongé; la surface est parcourue de sillons concentriques réguliers, des lignes concentriques sont situées dans les intervalles.

Hab. dans le néocomien supérieur du bord du Volga près de Ssyszan, de Ssimbirsk, de Talitzi, de Khoroschéwo et aux environs de Rjazan; près de Biassala en Crimée, où les individus atteignent une longueur de 4 p. 9 L, comme à Ssimbirsk, et au Daghestan à une grande altitude avec l’espèce precédente entre Temirkhanschoura et Akouscha.

L'individu du néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou ressemble tout à fait à l’espèce typique; la valve gauche, fortement convexe, à le sommet allongé, rétréei et enroulé presque en spirale; le bord antérieur est tronqué, plat, légèrement enfoncé, et le bord postérieur obliquement penché et arrondi; le bord cardinal est oblique et court. La valve droite présente le sommet moins prononcé et assez espacé du sommet gauche; il manque de l’appendice dentiforme en cuiller des Ancelles, et c'est par cette raison un Inocérame distinct. L’individu a 1 p., 7 L de long, 1 p. 2 L. de large au milieu des valves; les valves closes ont 1 p. 2 1. d’épaisseur.

La surface est garnie de sillons rapprochés, concentriques; elle est encore couverte de l’épiderme et de la couche nacrée interne, elle n’offre pas de couche fibreuse entre les deux couches. C’est là aussi la conformation des grands individus de l’argile néocomienne de Ssimbirsk, décrits par M. Traurscnop * sous le nom de l’Inoceramus ancella, lesquels présentent la structure fibreuse du test près du sommet et au bord cardinal, comme l'espèce typique de Folkstone en Angleterre, et de là cette structure s'étend vers le bord inférieur, en longeant les bords latéraux de la coquille. Les individus jeunes sont dépourvus de la couche fibreuse, que les adultes surtout paraissent offrir. La grandeur est très considérable; elle atteint 1 pied 6 pouces, dimension qui n’a pas encore

* Bull. de Mosc. 1865. I, pe & PI. I, fig. 2.

été observée ni sur les individus anglais, ni sur ceux du nord de l’Allemagne; cependant cela ne suffit pas pour en faire une espèce particulière; car les individus de Biassala deviennent aussi très grands, jusqu’à 5 pouces de long. M. TraurscHozp (1 c. fig. 3) a donné la figure d’un individu plus petit; il suppose que c’est la valve inférieure de l’Inoceramus ancella. Je suis plutôt porté à y voir la valve droite de Plnocer. annulatus Gozpr.*, du terrain crétacé de la Westphalie, qui est caractérisé par une coquille allongée, rétrécie au sommet, par un bord cardinal très-court et par des anneaux concentriques réguliers, non obliques, comme dans l’L concentricus. Ce n’est pas non plus l’Inoc. Brongniarti, qui est toujours plus large que long et dont les plis concentriques sont obliques.

On a souvent cité l’Inoceram. concentricus comme se trouvant en Russie; c'était généralement l’Ancella mosquensis qu’on prenait pour cet Inocérame; mais récemment M. Pacar l’a observé dans la craie d’Akthouscha sur le bord du Volga, quoiqu'il s’y trouve en fragments, en sorte qu'il n’est pas encore sûr que ce soit effectivement VInoc. concentricus typique; la forme ovalaire, aiguë vers le sommet, rappelle beaucoup ce dernier.

M. ne Bucu *“* fait mention de l’Inocer. gryphaeoides Sow., comme se trouvant dans le terrain crétacé de Ssimbirsk; cependant cette espèce est considérée par: M. Bronx L.c. comme variété de l’Inoc. concentricus; il se peut donc que c’est la grande variété, l’'Inoc. ancella, qui à été déterminée par M. pe Bucx comme indigène à Ssimbirsk. L’individu de Khoroschéwo a la grandeur et la forme générale des individus du grès vert d’Aix-la-Chapelle, auxquels appartient aussi l’Inocer. striatus Mar. de la craie blanche d'Angleterre.

Esp. 532. Inocer. propinquus Goupr. aff.

PI. XXI, fig. 5 gr. nat.; a valve, vue de face; b valves réunies, vues de profil.

Gozpruss, Petref. Germ. I, p. 112. PI. 109, fig. 9.

Le test ovalaire est légèrement allongé, très bombé, à crochets élancés, égaux en grandeur et légèrement contournés au devant, le bord cardinal est oblique, et la surface marquée de gros plis concentriques.

Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo.

* Voy. GEinirz, Quadersandsteingebirge p. 174. Gorpruss, Petref. Germ. “IT. PI. 110, fig. 7 a. $ | ** Beitr. zur Bestimmung d. Gebirgsform. Russl, 1. c. p. 95.

La coquille, ovalaire et équivalve, est pourvue de valves également convexes, se rétrécissant presque aussi également vers le bord inférieur que près des sommets; la surface est parcourue de sillons concentriques larges et profonds, ne présentant pas les stries fines concentriques de Pespèce précédente, qui est en outre plus convexe, renflée et pourvue de sommets très allongés. Les sommets de l’Inocer. propinquus sont courts, en crochets presque d’égale longueur et plus fortement infléchis Pun vers l’autre; celui de la valve gauche de l'individu de Khoroschôwo semble être plus long que le crochet opposé de la valve droite, mais comme les sommets ne sont pas complétement conservés, je ne suis pas à même d'émettre à ce sujet une assertion positive. Le bord cardinal des valves est allongé, droit et marqué à l’extérieur du moule d’un sillon profond en dessous des sommets, gardant la longueur du bord cardinal, et de plusieurs petites fossettes, situées à l’intérieur du bord, comme on l’observe aussi dans les figures 8 d e de la PL. 209 de l’Inoceramus concentricus Park. *; la valve gauche a son sommet plus court que la valve droite: c’est là un caractère bien important pour distinguer l’Inoc. propinquus Gorpr. de l’Inocer. concentricus, surtout des figures 8 à b c citées de la PL 109 de M. Gozpruss; cette dernière espèce se trouve dans le grès carré (Quadersandstein) des environs de Dresde. Je ne connais l’T. propinquus en Russie que dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo. Le bord cardinal s’allonge en arrière en angle obtus; par là Le bord postérieur est arrondi, élargi, et tranchant; Pantérieur au contraire est obtus, épaissi et tronqué, beaucoup moins large que le postérieur. Le bord inférieur est doucement rétréci et également arrondi.

La valve à 1 p. 5 1. de long, mesurée au dessus des sommets, et 1 p. de large au milieu des valves, les valves closes offrent une épaisseur de 10 I. Les deux valves sont presque également convexes.

Les individus du quadersandstein de Schandau, en un moule très grand, qui les distingue des petits individus de Khoroschéwo, ont la même forme générale que ces derniers LIL propinquus de Schandau se rapproche d’un côté de l’Inocer. concentricus et de l’autre de l'E mytiloides Manr., mais son bord gauche tranchant et le bord droit tronqué, renflé et en pente très haute, le distmguent assez

* Voy, Goipruss, Petref. Germ. IT, p. 111, excl. fig. 8a bc.

bien des espèces citées et le rapprochent de l’Inocer. striatus Mawr.*

du terrain crétacé de l'Angleterre et de la France.

Esp. 533. Inocer. involutus Sow.

Min, conch. VI, p. 160. PI. 585.

Coquille très inéquivalve; la grande valve, lisse et renflée, est presque sphérique, à sommet allongé et enroulé en crochet spiralé, la petite valve, en opercule plat, est parcourue de profonds sillons concentriques. - Hab. dans la craïe blanche de Kremenetz en Volhynie, et en petits

“individus dans la glauconie crayeuse de Karassoubazar, ainsi que dans la

craie de Sussex. |

Cette espèce très grande ne se trouve qu’en fragments de la valve plate et profondément sillonnée, et du bord cardinal, dans la craie blanche de Kremenetz; les individus de Karassoubazar sont plus petits, à crochet allongé, épais et enroulé légèrement d’un côté; la surface de la valve est sillonnée ou lamelleuse, à lames ou couches d’accroissement nombreuses, très serrées. La valve à 2 p. de long, mesurée au dessus du sommet enroulé, le bord inférieur n’a que 1 p. 4 1. de large. Les individus de la craie blanche de Sussex sont un peu plus grands, mais ressemblent tout à fait à ceux de Karassoubazar.

Esp. 534. Inocer. cordiformis Sow.

Min. conch. V, p.61. PI. 440.

Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 113. PI. 110, fig. 6 b (excel. fig. 6 a).

La coquille, très bombée, est équivalve, à valves également convexes, munies d’un sommet allongé, infléchi et rapprochés l’un de l’autre, le bord cardinal se prolonge en arrière, où il forme un angle obtus, le bord antérieur près des sommets est enfoncé et lisse; une face presque triangulaire et garnie de stries longitudinales s’observe en dessous des sommets.

Hab. dans le calcaire néocomien compacte du bord de la rivière Petschora, près du village de Polouschino, réuni à l'Ancella crassicollis et au Lima Hoperi; ainsi que près du village de Jazykowo, dans le gouvernement de Ssimbirsk. ;

La coquille se distingue par ses valves également convexes, élargies au bord inférieur et se rétrécissant vers le sommet renflé et infléchi; la surface des valves est parcourue de sillons concentriques profonds, très rapprochés et par là nombreux; ils ne montrent pas les stries concentri-

* d’Ongieny, Paléont. fr. Terr. crét. p. 508. PI. 405.

ques aux sillons que l’on remarque dans l’Inocer. cordiformis de l'Angleterre, dont les sillons sont onduleux, et non droits comme ceux de l'espèce du nord de la Russie.

M. Bronx * à réuni l’Inocer. cordiformis (Sow.) Gozpr. 1. c. PI. 110, fig. 6 avec l’Inoc. Brongniarti, et je crois avec raison, quant à la fig. 6 a, mais la fig. 6 b représente l’I. cordiformis typique, car il diffère tout à fait de l’Inoc. Bron gniarti par ses valves égales et fortement bombées.

Esp. 535. Inocer. latus Maxr.

Geology of Sussex I. c. p. 216. PI. 27, fig. 10. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 117. PI. 112, fig. 5.

La coquille, arrondie et plate, est aussi large que longue, à large bord cardinal, du côté antérieur duquel est fixé le sommet à peine saillant.

Hab. dans la craie blanche de Kremenetz, dans la marne crétacée de Ssinghilei, à l’île Ssourski du Volga dans le gouvernement Ssimbirsk, et au Daghestan à une altitude de 4399 pieds au dessus du niveau de la Caspienne, près de la forteresse d’Akouscha.

La coquille est très grande dans la craie de Ssimbirsk, ef munie de plis onduleux concentriques très inégaux. L’angle postérieur de la charnière allongée est obtus, le bord antérieur convexe, arrondi.

Esp. 536. Inocer. Brongniarti Sow.

Min. conch. V, p. 60. PI. 441, fig. 2—3.

Inocer. Cuvieri Sow. I. c. p. 59. PE 441, fig. 1. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 115. PI. 111, fig. 3.

La coquille à les valves plates, élargies vers le bord inférieur arrondi, et rétrécies vers le sommet aplati et légèrement pointu; la surface est marquée de larges sillons, munis de stries très fines et serrées.

Hab. dans la craie blanche de Bränsk, près d'Orel, de Khwalinsk, de Kaschpour et de Ssimbirsk sur le bord du Volga, de Kremenet&z en Volhynie, et dans la marne crayeuse de la Pologne près de Czarki sur le bord de la rivière Nidda, à Szezerbakow, à Buska et en d’autres localités de ce royaume.

Les fragments de la coquille, de sa charnière et d’autres. pièces, difficiles à déterminer, se trouvent souvent dans la craie blanche de Kre-

* Index palaeont. 1. c. p. 611.

menetz, fixés même aux silex de la craie; ils appartenaient antérieurement au Musée minéralogique de la ci-devant Université de Vilna et existent maintenant au Musée de l’Université de Kiew, avec des fragments de l’Inoceramus mytiloides. Un semblable fragment de lInocer. Brongniarti de la localité citée à 4 p. 5 L. de large, et est marqué de larges sillons concentriques, dont les bords sont formés par des côtes épaisses; des coquilles pareilles se trouvent aussi dans la craie blanche de Slavänosserbsk, près d’Ouspensk, au midi de la Russie.

Esp. 537. Inocer. regularis d’Org.

Paléont. fr. Terr, crét. p. 516. PI. 410.

La coquille ovalaire, transverse, plus large que longue, est comprimée et marquée de lignes d’accroissement onduleuses et concentriques. Le bord antérieur est rétréci, convexe et coupé obliquement; le bord postérieur est élargi et arrondi. Le bord cardinal est allongé et droit.

Hab. dans la craie blanche de Baghtschissaraï en Crimée, et peutêtre aussi dans le gouvernement de Moscou.

Les crochets sont peu saillants et situés à l'extrémité antérieure des valves; le bord inférieur est arrondi, semi-circulaire.

La longueur de la coquille, mesurée au dessus des crochets jusqu’au bord inférieur, est 2 de pouces et plus, la largeur est plus considérable.

Cette espèce est voisine de l’Inocer. latus, mais elle est plus large. ;

Esp. 538. Inocer. lobatus Müxsr.

Gozpruss, Petref. Germ. IE, p. 113. PI. 110, fig. 3. — Inocer. cardissoides Gozpr. |. c. p. 112. PI. 110, fig. 2 Inocer. cancellatus Gozpr. 1. ce. p. 113. PI. 1:0, fig. 4 Inocer.lingua Gopr. |. c. p. 113. PI. 110, fig. 5. Pacar, Geogn. Untersuch. in d. Gouv. Woronesh, Tambow, Pensa u. Ssimbirsk Le. p. 122." PI. 7, fig. 1—5.

Inoceramus mytiloides (Manr.) AuergacH, Bull. Mosc. 1865, IIL. PL. V, f. 18.

La coquille, allongée et bombée, est ornée de plis et de sillons concentriques, indépendamment de grosses côtes également concentriques, qui se montrent de distance en distance; le crochet est très saïllant et aigu; le bord postérieur est marqué d’un tnt qui longe tout le bord de la valve.

Hab. dans la marne crayeuse sur les bords des fleuves Inkowka et Khmelinka aux environs de Pensa, et près de Khotkow et de Troïtza dans le gouvernement de Wladimir.

La grandeur de la coquille est très-variable: il en existe des valves d’une longueur de près de 4 pouces et d’une largeur de 21/2 p.; d’autres sont moins grandes, mais toujours garnies de 9 ou d’un plus grand nombre de grosses côtes concentriques fortement espacées.

Esp. 539. Inocer. mytiloides Mawr. 1822.

PI. XXI, fig. 6 gr. nat.

Geology of Sussex I. c. p. 215. PI. 28, fig. 2. PI. 27, fig. 2. Sowergy, Min. conch. V, p. 62. PI. 442.

‘Gozpruss, Petref. Germ. Il, p. 118. PI. 113, fig. 4. Catillus Schlotheimii Nirss., Petrif. suec. 1827, p. 19.

La coquille équivalve, de grandeur moyenne, se distingue par sa forme allongée, beaucoup plus longue que large; elle est comprimée, à sillons concentriques plus ou moins profonds, séparés par des plis concentriques; le sommet est petit, aigu, à peine saillant, et le bord cardinal oblique.

Hab. dans la craie blanche de Kremenetz en Volhynie, et en une variété plus renflée dans le calcaire nummulitique de Simferopol, et peut-être aussi dans un terrain crétacé du nord de la Sibérie aux bords du fleuve Olenek.

L’espèce typique se trouve à Kremenetz; l'individu figuré à 3 p. 5 L. de long et 2 p. 5 IL. de large; il est par conséquent plus large que - l'espèce typique; les côtes concentriques sont tranchantes et forment de vrais plis, qui sont beaucoup plus serrés au milieu de la surface de la coquille et près du sommet que vers le bord inférieur, où ils sont séparés par des intervalles ou sillons plus larges. Le sommet occupe le milieu du bord supérieur de la coquille, le bord antérieur est également arrondi et le postérieur interrompu par un angle obtus de la charnière oblique. [e L'Inocer. mytiloides du nord de la Sibérie, nommé par M. »E KeyserunG Inocer. retrorsus *, rappelle beaucoup plus les individus plus étroits et plus allongés du terrain crétacé de l'Angleterre et de PAllemagne que ceux de la Volhynie; néanmoins la charnière n’est pas aussi large ou ne s’est pas bien conservée, mais les sillons et les côtes tranchantes, ainsi que les sommets, ont la même forme, et je serais porté à voir là un terrain crétacé au lieu du triassique que l’on y a admis et que ne justifient par les coquilles fossiles, car les Cératites se trouvent peut-être dans un autre terrain plus ancien et Infraposé au terrain crétacé ou jurassique.

* Minpexporrr, Sibirische Reise I. ce. I. 1, p.250. PI. 4, fig. 4 —5.

L’individu de Simferopol se distingue par ses valves bombées, et ; presque égales; je ne connais qu'un moule, dont le bord cardinal est court et oblique et les sommets presque d’égale épaisseur et rapprochés l’un de l’autre; un profond enfoncement est situé au devant des sommets, tout à fait comme dans l’Inocer. mytiloides typique. C’est aussi PInocer. propinquus Gorpr. *, qui n’en diffère que par sa grandeur; il à tout à fait la même forme, les deux valves également renflées et même le sommet droit un peu plus haut que le gauche. M. Gerrrz ** à réuni avec beaucoup de raison l’Inocer. propinquus au mytiloides, auquel appartiennent également les Inocer. labiatus Broxex. et problematicus Scacorm Les jeunes individus de l’Inocer. Cuvieri sont, d’après M. GeIxirz, presque tout à fait identiques avec l’I. mytiloides. [paraît même que le Gervillea lanceolata (Gorpr.) Keys. “**, du bord de la rivière Taimyr au nord de la Sibérie, est un jeune Inoc. mytiloides, et que le terrain jurassique de cette localité est plutôt un terrain crétacé.

Esp. 540. Inocer. ambiguus ».

PI. XXI, fig. 8 a b gr. nat.

Bull. de Mosc. 1. c. 1861. No. 3.

Géogn. de Russie (en russe) L. c. 1846, p. 490.

Testa elongata, postice incrassata et rotundata, antice compressa, declivi, verticibus parvis, antrorsum inflexis, aequalibus ; superficie obliquis sulcis, prope marginem inferiorem remotis ornata.

Hab. dans le grès néocomien de Wytkrino, près de Moscou.

La coquille, de grändeur moyenne, est elliptique, presque équivalve et inéquilatérale; les sommets, d’égale grandeur, occupent le bord supérieur du test, en y formant une saillie aiguë double. Le bord cardinal y est à peine marqué par une fossette oblique, occupée précédemment par la charnière elle-même; on y remarque encore quelques traces des enfoncements ligamentaires. Le bord postérieur de la coquille est renflé, obtus et arrondi, tandis que le bord antérieur, enfoncé en dessous des sommets, forme une pente oblique; les bords des deux valves se réunissent et deviennent par là tranchants. Le bord inférieur se rétrécit et se termine en une extrémité arrondie et rétrécie. La surface des valves est

* Petref. Germ. IL p. 112. PI. 109, fig. 9.

#* Quadersandsteingebirge 1. c. p. 176.

*#* Mippenporrr, Sibir. Reise 1. c. I, 1, p. 255. PI. VI, fig. 5.

légèrement convexe, parcourue de sillons concentriques très rapprochés près des sommets et sur le milieu du test, tandis que la partie inférieure des valves est plutôt lisse que sillonnée.

La coquille à 3 p. de long, 1 p. 8 1. de large au milieu des valves, les valves closes ont une épaisseur de 1 p. 2 L.; elles sont un peu inégales, car la valve. droite paraît plus renflée que la gauche, cependant ceci est peut-être la suite d’une compression fortuite. Elle ressemble aux Inocer. problematicus et mytiloides, mais diffère par le manque d’un bord cardinal prononcé droit, et par les sillons, qui sont placés obliquement sur la surface et pourvus de côtes disparaissant vers le bord inférieur.

Esp. 541. Inocer. intermedius #.

PI. XXI, fig. 7 a b gr. nat., vu de face et de profil.

Testa mediocris aequivalvis, transversalis, inflato-convexa, concentrice sulcata, vertice utroque aequali, parvo, paullo exserto, margine cardinali obliquo, brevi.

Hab. dans un calcaire ferrugineux, peut-être jurassique, à grains de quarz, sur le bord du fleuve Ounsha dans le gouvernement de Tambow.

La coquille, élargie transversalement, est équivalve, fortement bombée, convexe, rétrécie au bord cardinal et élargie au bord postérieur arrondi; la surface est parcourue de sillons concentriques plus marqués en arrière que vers le bord antérieur, la coquille est entièrement lisse sur la moitié antérieure. Le test est très mince, comme celui de l’Inoc. fuscus Quexsr. *, qui, se trouve, en petits individus, dans.le jura brun compacte du royaume de Pologne près de Konopisko. Le bord cardinal de PTnoc. intermedius est très court, droit et situé obliquement, comme dans les Inocérames en général, mais sa face intérieure adhère à la roche, et on remarque à peine quelques fossettes ligamentaires. Le bord supérieur, qui sous un angle fort obtus continue le cardinal, est presque droit et se perd en un bord arrondi. Le bord inférieur est également arrondi, et plus saïllant que le supérieur.

La coquille à 1 p. 3 L. de large, mesurée entre les crochets et le milieu du bord postérieur ; elle a 8 1. de long, mesurée entre les bords supérieur et inférieur; les valves réunies sont d’une épaisseur de 9 1.

Les crochets sont très petits, mais d’égale grandeur et infléchis légèrement l’un vers l’autre, laissant un petit espace entre eux; une

* Quensrepr, Jura | c. p. 355. PI. 48, fig. 18.

dé neCotccut

élévation en crête obtuse descend des crochets pour se rendre jusqu’au milieu des valves.

Cette espèce se distingue delInoceramus fuscus Quexsr. du jura brun, par les crochets moins aigus, par le bord cardinal plus court et par sa forme plus bombée; elle diffère de l’'Inoc. Fittoni Morr. et Lvcerr, du great oolite du Yorkshire, par sa forme plus allongée et moins ovale que celle de l’espèce anglaise, dont le bord cardinal ne fait pas d’angle obtus avec le bord supérieur, qui y est arrondi. Les sillons concentriques, moins nombreux et plus marqués au bord postérieur élargi, caractérisent surtout l'espèce de Tambow.

L’individu figuré rappelle également l’'Inoceramus mytiloides en jeune âge, qui est également bombé et à deux valves ég'alement convexes, mais les crochets sont plus renflés et plus grands; en outre toute la surface est marquée de gros plis concentriques tranchants, qui manquent à l’espèce de Tambow. L’'Inocer. intermedius est intermédiaire entre les Inocer. mytiloides (problematicus), concentricus et propinquus, en sorte qu’il pourrait être même un individu âgé de l’Inoc. fuscus.

Esp. 542. Inocer. Humboldtii ».

PI. XXI, fig. 9 a b gr. nat., vu de face et de profil.

Catillus Humboldtii Naturhist. Skizze von Lithauen, Volhynien u. Podolien. Vilna. 1830, p 212.

T'esta aequivalvis, inaequilateralis, inflata, versus marginem inferio- . rem dilatata, rotundata, prope verticem attenuata, vertice utroque acuto, triangulari, margine cardinali prolongato, alaeformi, antico margine truncato, laeviusculo et sulco inflexo verticaliter ad verticem adscendente; superficie 8 pluribusve costis transversis concentricis ornata.

Hab. dans la craie blanche de Kremenetz en Volhynie, et dans la marne crétacée entre Ssaratow et Tzaritzyne sur le bord du Volga.

La coquille paraît équivalve, les valves sont du moins également bombées et convexes, la droite est allongée, élargie vers le bord inférieur et rétrécie vers le sommet, qui est légèrement oblique et infléchi; le bord cardinal s’élargit en arrière en une aile ou face triangulaire lisse et séparée par un profond enfoncement oblique de la partie moyenne de la coquille, à peu près comme dans l’Inocer. Brongniarti Sow. *; l'aile de l’Inocer. Humboldtii a le bord postérieur légèrement échancré

* Voy. Gozoruss, Petref. Germ. IE, p. 115. PI. 111, fig, 3 a.

‘et l'angle postérieur aigu. La partie moyenne de la coquille est marquée de côtes transverses, concentriques, espacées, et les intervalles sont striés, à 3 ou 4 stries également concentriques; les stries disparaissent dans les intervalles près du bord inférieur. |

Le bord antérieur est tronqué, escarpé; une rainure en sillon infléchi commence au bord inférieur et se continue jusqu'au sommet, en séparant la partie moyenne de la valve du bord antérieur tronqué, qui est traversé par quelques légères côtes rudimentaires, laissant la moitié du bord lisse.

La coquille à 1 p. 9 L de long et au bord inférieur 2 p. de large; la valve droite à 1 p. 1. d'épaisseur.

Cette espèce ressemble le plus à l’Inocer. cordiformis Sow., que M. Bronx a réuni à l’Inoc. Brongniarti, mais l’Inoc. Humboldtii se caractérise par les valves presque triangulaires, par le bord cardinal prolongé en aïle et séparé brusquement de la partie moyenne de la valve, ainsi que par le bord antérieur tronqué, escarpé et pourvu d’une rainure profonde.

Esp. 543. Inocer. Cripsii Maxr.

Geology of Sussex I. c. PI. 27, fig. 11.

Gozpruss, Petref. Germ. IE, p. 116. PI. 112, fig. 4.

Coquille transversale, ovalaire, à bord cardinal fort allongé et à surface plate et plissée, à plis concentriques réguliers, formant des demicercles assez espacés.

Hab. dans une marne crayeuse près de Kriwopolyé et Bytschki dans le gouvernement de Penza, sur le bord du fleuve Kerscha, dans le même terrain de Ssimbirsk, et près du village d'Akhmat au bord du Volga, surtout dans la marne crayeuse de Karassoubazar en Crimée, dans la steppe des Kirghises, près de Karatagh, et dans la craie à Inocérames du Daghestan, à une grande altitude au dessus du niveau de la mer Caspienne.

Les moules de Karassoubazar sont marqués de plis concentriques,

‘ alternant avec des côtes moins distinctes; ils ont 3 p. 6 L. de large et 2 p. 5 IL. de long au dessus des sommets, où la coquille est aussi le plus épaisse. Les sommets sont légèrement saillants et les bords antérieur et postérieur arrondis.

Esp. 544. Inocer. gryphaeoides Sc#corm. GoLpr. sp. Mytilus gryphoides Petref. Germ. Il, p. 109. PI. 115, fig. 2. Coquille ovalaire, transversale, à sommet aigu et sallant au bord

antérieur, lequel est enfoncé en dessous du sommet; le bord postérieur est élargi et arrondi; l’aile postérieure est très large; la surface de la coquille convexe est marquée de nombreux sillons concentriques ; les fossettes ligamentaires ne se sont pas conservées.

Hab. dans le terrain jurassique de l’étage oxfordien moyen près de Tambow, sur le bord du fleuve Oungia, et dans l’oxfordien inférieur de Popilani en Lithuanie.

Le bord cardinal est allongé et se prolonge en avant en un crochet aigu, et en arrière en un bord postérieur élargi. La surface est le plus bombée au milieu et vers le sommet.

La coquille a 8 1. de haut et 7 1. de long, mesurée au bord cardinal. C’est aussi, à ce qu'il paraît, l'Inoceram. rugosus Münsr. du terrain jurassique de la Bavière.

Je ne connais de Tambow qu’une seule valve, la droite, qui en outre est un moule et ne montre pas distinctement les caractères spécifiques; mais les espèces jurassiques d’'Inocérames étant partout très rares, j'en ai fait mention ici, car d’autres espèces manquent aux terrains jurassiques de Russie. Le fragment de Popilani offre la longueur de près d’un pouce, et une hauteur de 7 1. à sa partie postérieure; le milieu de la valve gauche est fortement bombé, et à partir du sommet infléchi et aigu elle montre de nombreuses stries d’accroissement. concentriques; le bord postérieur est arrondi. Ce n’est qu’une variété allongée de l’espèce type.

Genre LVIII. Perna Lau.

La coquille lamelleuse, comprimée, presque équivalve, inéquilatérale, irrégulière, est bâillante au bord echancré antérieur pour la sortie du byssus; le bord cardinal est droit, comme ailé, à sommets aigus, situés à l’extrémité antérieure du bord cardinal, qui est muni en dedans de nombreuses fossettes ligamentaires en rangée droite. Une grande impression musculaire se trouve au milieu de la coquille, qui est également fibreuse, comme le test des Inocérames. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé et tertiaire et vit encore dans les mers actuelles. ®

Esp. 545. Perna Mulleti Des.

Leyuérie, Sur le terrain crétacé de l’Aube, Mém. géol. V, p. 8. PL. XI, fig. 1-3.

La coquille est très grande, à charnière placée assez obliquement; elle reste large jusqu'à un point qui est plus bas que le milieu de sa

hauteur; puis elle se bifurque en formant deux cornes, qui s'écartent Eichwald, Lethaea rossica. II. 32

brusquement pour laisser entre elles un angle très obtus. La surface est munie de deux côtes, entre lesquelles il existe une dépression assez profonde. 3

Hab. dans le terrain néocomien de la vallée d’Akouscha au Daghestan, dans la craie blanche de Briansk, au centre de la Russie, ainsi que près de Soulaines dans Le département de l’Aube.

Le côté antérieur de la coquille est constamment concave, depuis l'extrémité de la corne antérieure jusqu’au sommet, où il vient rejoindre la charnière, de manière à former un bec analogue à celui des Pernes ordinaires; le côté postérieur, d’abord presque droit, ne paraît devenir concave qu'à l’endroit où commence la corne postérieure. La charnière est composée d’une suite de sillons courts, assez larges et très rapprochés, terminés en demi-cercle à la partie inférieure.

Esp. 546. Perna cretacea Reuss.

PI. XXIIL, fig. 2 charnière, gr. nat.

Versteinerungen der Kreïde v. Bühmen I. c. p.24. PI. 32, fig. 18—20. PI. 33, fig. 1.

La coquille est ovalaire, oblique, à bord antérieur convexe et à bord postérieur droit ou légèrement concave; le sommet est très saillant; la charnière est droite et pourvue de 8 ou 9 fossettes ou sillons ligamentaires allongés et parallèles, à intervalles étroits et striés transversalement, comme les sillons ligamentaires; le test épais est lamelleux, à lames nombreuses.

Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschôwo près de Moscou, ainsi que dans les couches inférieures de la craie blanche, dans le plänersandstein de Schelkowicz et le grès vert de Laun en Bohème.

Je ne connais que la charnière, figurée I. c., que j’ai recueillie dans le grès noirâtre néocomien de Khoroschôwo; elle rappelle beaucoup la charnière de l’espèce de la Bohème, voy. 1. c. la fig. 18 de M. Reuss; les fossettes ligamentaires (il n’y en a que 6 dans le fragment de Khoroschéwo) et le fond des fossettes sont parcourus transversalement de stries semi-circulaires, des stries fines alternant avec de plus épaisses; les fossettes ont 9 I. de long et près de 2 L de large; les intervalles sont plus étroits, ayant 1 L. de large un peu plus vers leur base. Les stries sont également semi-circulaires, mais dans une direction opposée à celle des stries des fossettes, comme dans le Perna cretacea. Le fragment n’a que 1 p. 5 L. de large, sa hauteur est de 9 lignes.

Esp. 547. Perna gibba #».

PI. XXII, fig. À a b gr. nat.

Bull. de Mosc. I. c. 1861. No 3 et 1862. No. 2. p. 40.

Testa magna, compressa, subtriangularis, inferne dilatata, superne attenuata inque elongatum verticem acutum et introrsum inflexum excurrens, valva altera convexa, ephippiformi, altera medio concava, antico margine inferiore late exsecto et hiante pro exeundo bysso, postico illo oblique descendente; margine cardinali alaeformi dilatato.

Hab. dans le grès néocomien inférieur noïrâtre de Khoroschéwo.

La coquille est presque triangulaire, comprimée, à valves épaisses, lamelleuses et lisses; le bord postérieur est fortement élargi et arrondi; les valves se rétrécissent brusquement vers le sommet allongé, aigu et infléchi vers l’inférieur. Le sommet occupe l'extrémité antérieure de la coquille; le bord cardinal prend naissance au sommet et se prolonge en une aile, élargie de plus en plus vers le bord postérieur, qui descend obliquement vers le bord inférieur.

L'une des valves est convexe au milieu de la surface, l’autre concave, surtout vers le bord inférieur. La surface des valves est lisse, lamelleuse, et l'extrémité supérieure, aiguë au sommet, est séparée du bord cardinal aïlé par un enfoncement oblique.

La coquille, mesurée au dessus du sommet aigu jusqu’au milieu du bord postérieur, a 4 p. 4 1. de long et 3 p. de large au bord inférieur, les valves closes sont d’une épaisseur de 1 p. 6 lignes.

Cette espèce ressemble par l’épaisseur des valves au Perna crassi-

: testa Müxsr. de l’oolithe inférieur de Thurnau, mais diffère de celui-ci

aussi bien que du Perna mytiloides Lam, de l’oolithe moyen de la Bavière, par sa valve gauche convexe et par la droite concave; la surface est en outre si lisse qu’elle ne montre presque pas les stries d’accroissement concentriques, qui sont très marquées sur les espèces jurassiques citées.

Esp. 548. Perna Fischeri Rouizr.

FanrenxogL, Bull. de Mosc. I. c. 1844. No. 4,p 794. PI XXI, fig. 1—5.

La coquille, très large et carrée, est infléchie en selle; la charnière, à fossettes élargies et longues, est dilatée; la surface est lisse, et le test lamelleux et très épais.

Hab. dans le même grès néocomien (?) de Khoroschéwo. Cette coquille est plus grande que la précédente, et carrée, à bord 32 *

supérieur élargi, droit et non oblique comme dans l’espèce précédente, et à sommet très court, à peine saillant (voy. L. c. PI. XXI, fig. 2 a de la valve droite concave), tandis que le sommet paraît plus long sur la valve gauche (voy. PI. XXI, fig. 3 m); cependant il n’est pas aussi long que dans le P. gibba, dont le sommet est allongé et rétréci. La forme générale carrée distingue égalèment notre espèce du P. gibba et la rapproche plutôt du Perna quadrata, qui n’a pas-la valve gauche convexe et la droite concave, et sa coquille en général n’est pas aussi large que longue, comme le Perna Fischeri; elle est plus longue que large.

La coquille a 4 p. de large et autant de long. J'ai observé dans le grès néocomien de Khoroschôwo le fragment d’une charnière que je suppose pourtant appartenir plutôt à l'espèce précédente, car elle diffère de la charnière dessinée sur la PI. XXI, fig. 1 a b de M. FAHRENKOHL; elle est trop large, mesurée d’en bas vers le haut, pour pouvoir être la charnière du Perna Fischeri. Elle a été trouvée dans le grès néocomien noirâtre, tandis que le Perna Fischeri provient d’un terrain inconnu, peut-être même du terrain jurassique de Khoroschôwo.

Esp. 549. Perna quadrata Sow.

Min. conch. I. c. V, p. 149. PI. 492.

D'Orgieny; voy. Paléont. de Russie I. c. p. 474. v. Buca, Beitr. z. Gebirgsform. Russl. p. 106.

La coquille carrée est pourvue d’un bord antérieur plus court que les 3 autres; il est limité des deux côtés de sa concavité par deux carènes; la surface est lisse et marquée vers le bord inférieur de couches d’accroïissement concentriques. : j

Hab. dans un terrain douteux, peut-être jurassique, sur le bord du Ssoswa, affluent de l’Obi.

Ne connaissant pas l’espèce du nord de l’Oural, je n’ose pas me prononcer sur son identité avec le Perna quadrata du cornbrash de l'Angleterre. Les autres fossiles, associés, selon M. px Bucu, à cette espèce, semblent indiquer un terrain plutôt crétacé que jurassique.

Esp. 550. Perna mytiloides L.Gm. aff.

v. KeysEerLiNe, Petschorareise I, c. p. 303. PI. XIV, fig. 16.

La coquille, presque triangulaire, est caractérisée par des stries d’accroissement concentriques plus épaisses que dans les espèces précédentes; le sommet est aigu et forme un angle de 65 à 70 degrés.

Hab. dans un terraïn, à ce qu'il paraît, jurassique de l’étage oxfordien moyen sur le bord du fleuve Myla, affluent de l’Ishma, sur le bord du Ssyssola près du village de Wotscha, ainsi que près d’Orenbourg, au fort Khanski.

Le moule (1. c. fig. 16) se distingue par une rangée de petits tubercules placés le long du bord antérieur, qui est à peine échancré, et le long du bord cardinal, dont la charnière à fossettes ligamentaires n’a pas la forme aïlée et élargie du Perna mytiloides, en sorte que c’est peut-être une espèce distincte et nouvelle, et le terrain serait plutôt crétacé que jurassique.

La coquille a 2 p. 6 L de long et 1 p. 6 L. de large; l’impression musculaire est rapprochée du bord postérieur, près du milieu du test,

Genre LIX. Vulsella Lan.

Coquille subéquivalve, équilatérale, irrégulière, libre, à sommets égaux, dépourvus de dents, saillants et infléchis en avant; la fossette ligamentaire est triangulaire, comme dans les Huîtres, et l'impression musculaire grande et centrale; deux autres impressions accessoires, rudimentaires et très petités, existent près du. bord antérieur. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé.

Esp. 551. Vuls. pretiosa ».

PI. XXI, fig. 16 gr. nat.; a grande valve, vue en dessus; b petite valve, réunie à la grande, vue en dessus; c les deux valves vues de profil,

Testa mediocris, semicircularis, utraque valva aequabiliter com-

pressa, inferiore convexiuscula, concentrice striata, prope cardinem im-

pressa et tribus asperitatibus, squamularum instar erectis, notata; valva superiore plano-concava prope marginem inferiorem; prominulo vertice radios quatuor ,pluresve emittente.

Hab. dans le sable glauconien de Karassoubazar.

La coquille semi-circulaire a les valves comprimées; la valve inférieure est légèrement convexe et marquée de stries d’accroissement concentriques; les bords sont convexes et le bord cardinal enfoncé, à trois proéminences, rélevées en écailles, qui limitent ce bord. Le sommet est court, situé à l’extrémité antérieure et recourbé à l'extérieur. La fossette ligamentaire est triangulaire. Le bord postérieur se prolonge en arrière, est étroit eb arrondi. La surface est légèrement enfoncée vers le bord inférieur arrondi, et convexe près du sommet.

La surface de la valve supérieure est lisse, les stries d’accroissement

ne sont pas visibles, maïs bien des stries rayonnantes, au nombre de 4 ou 5, qui prennent naissance au somme ef se dirigent vers le bord inférieur.

La coquille à 8 1. de long, mesurée au dessus du sommet vers le bord inférieur, et 1 p. de large entre les deux bords latéraux; les valves closes sont d’une épaisseur de 31/2 lignes.

La valve plus petite est marquée d’un petit sinus rudimentaire à l'extrémité allongée de la coquille.

Cette espèce ressemble au Vuls. falcata Gozpr,* du grès vert de Kressenberg de la Bavière orientale, et des environs de Biarrits près Bayonne, mais celui-ci est équivalve, tandis que le Vuls. pretiosa est inéquivalve; l’une de ses valves est légèrement concave vers le bord inférieur et convexe près du sommet, et l’autre est un peu plus grande, également convexe; en outre les stries rayonnantes du sommet manquent au Vuls. falcata. Une troisième espèce de ce genre, très rare, se trouve dans la craie blanche de Saintes, département de la Charente- Inférieure **.

**#) Dimya.

Famille dixième.

Aviculinées voy. vol. EL p. 944.

Genre LX. Avicula LAu., voy. vol. I, p. 945.

Monotis Bronx.

Les espèces de ce genre, assez fréquentes dans les terrains jurassique et crétacé de la Russie, sont très difficiles à caractériser à cause des nombreuses transitions qu’elles offrent et parce qu’elles se trouvent en individus mal conservés.

Esp. 552. Avic. inaequivalvis Sow.

Min. conch. 1. c. III, p. 78. PI. 244, fig. 2—3. Gozpruss, Petref. Germ. I. c. IT, p. 130. PI. 118, fig. 1. Monotisinaequivalvis Quexsrepr, Jura 1. c. p. 79. PI. 9, fig. 16—17.

La coquille inéquilatérale, inéquivalve, est garnie de 13 côtes rayonnantes principales, et dans les intervalles de 3 côtes accessoires, dont la médiane est plus épaisse que les latérales; toutes les côtes sont

# Petref, Germ. II, p. 103. PI. 107, fig. 10.

## Voy. M. Pratt, Géologie des environs de Bayonne, dans les Mém. de la Soc. géol. de France. Série IT, vol. II. 1846, p. 185.

coupées par des stries d’accroissement concentriques et très serrées; de la sorte les côtes paraissent écailleuses; l'aile antérieure est petite, convexe ou bombée et profondément échancrée. :

Hab. dans le calcaire jurassique de l'étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie.

Mon échantillon est plus large que long; il n’a que 6 IL. de long et 71/4 de large; l’aile antérieure est très petite, la postérieure élargie, allongée et garnie de fines stries obliques. La surface de la valve gauche, la seule que je possède dans ma collection en plusieurs échantillons, est pourvue de côtes, distinctement écailleuses par suite des nombreuses stries d’accroissement concentriques qui les coupent, caractère très bien exprimé dans la figure citée de Gozpruss et que je ne vois pas dans PAvic. Münsteri Gorpr. de la Russie centrale.

Esp. 553. Avic. pectiniformis SCHLOTH.

Bronn, Leth. geogn. IV, p. 230. PI. 18, fig. 22. PI. 27, fig. 18. Monotis decussata Münsr. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 138. PI. 120, fig. 8.

La coquille, légèrement allongée, presque orbiculaire, est entièrement droite au bord cardinal et arrondie au bord postéro-inférieur, l'oreillette antéridure est petite, et la postérieure élargie et séparée, par un enfoncement oblique, de la partie moyenne peu convexe de la coquille; la surface est striée, à stries simples rayonnantes, au nombre de 30 à 44.

Hab. dans un calcaire compacte noir jurassique supérieur sur le bord du Tolya, au nord de l’Oural, réuni à l'Ammonites septentrio- - nalis, ainsi que dans un semblable terrain jurassique, le coral-rag, en Westphalie et près de Hanovre.

Le test est très mince et fragile, la coquille presque droïte, à peine oblique, les valves sont planes-convexes, et l'oreillette postérieure est pourvue d’un angle obtus. La coquille à 9 I. de long et à peu près autant de large; les stries ou côtes délicates sont plus étroites que les intervalles et coupées par de fines stries d’accroïssement; par là Les côtes apparaissent munies de petites granulations.

Esp. 554. Avic. Münsteri Goupr. - PI. XXII, fig. 13 gr. nat.: a grande valve, vue de face; b la même, vue de profil, Petref. Germ. II, p. 131. PI. 118, fig. 2.

Aviculatriseriata Cte. Hurren Czapsxi, Bull. de Mosc. 1850. No. II, p. 273. PI. 9, fig. 14 —-15.

Avicula inaequivalvis (Sow.) Traurscx., Bull. de Mosc. 1859. No. III, PI. 2, fig. 22.

Quexsrepr, Jura p. 440. PI. 60, fig. 6—9.

La coquille inéquivalve, plus ou moins allongée ou elliptique, est oblique, à valve gauche convexe et plus grande que la droite; elle a 16 à 18 côtes rayonnantes, à intervalles garnis de 1 à 3 stries rayonnantes accessoires et moins distinctes; la valve droite est pourvue de côtes espacées moins nombreuses et également épaisses, cependant elles manquent près du sommet, qui est lisse jusqu’au milieu de la valve; des granulations très serrées coupent les côtes rayonnantes.

Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien supérieur de Goliowo et Dorogomilow près de Moscou, de Khoteïtschi sur le bord du fleuve Nerskaya dans le district de Bogorodsk du gouvernement de Moscou, et de Jelatma dans le gouvernement de Tambow, près de Popilani en Lithuanie, ainsi que dans un semblable terrain jurassique ferrugineux de la Bavière.

L’oreillette antérieure est petite et aïguë, la postérieure plus large et profondément échancrée. Cette espèce se rapproche le plus de l’Avic. inaequivalvis Sow., du calcaire liassique de la Bavière, dont les côtes principales et accessoires sont coupées par des stries d'accroissement concentriques épaisses et très serrées; par là elles deviennent écailleuses et non granuleuses, comme celles de l’Avic. Münsteri.

Les individus de l’argile jurassique noire de Goliowo montrent assez distinctement les granulations des côtes, on les voit également bien marquées sur les côtes des individus de Jelatma et de Khoteïtschi, parce que l’épiderme est bien conservé sur ces échantillons. M. Gorpruss ne fait pas mention de ce caractère, peut-être parce que ses individus sont dépourvus d’épiderme.

L'individu de Jelatma offre de petites granulations très serrées sur les côtes; même les côtes médianes des intervalles en présentent distinctement. Les grains ne sont pourtant pas aussi distincts chez l’individu de Goliowo, qui est plus allongé et garni de côtes arrondies, de principales et d'accessoires, à côte médiane plus épaisse que les deux latérales. Les côtes en général sont plus lisses ou munies de rares granulations, car c’est la seule valve gauche que je possède dans ma collection, de l’argile noire de Goliowo; elle à 81)2 IL. de long et à peine 6 1. de large au bord inférieur; le bord antérieur est fortement tronqué, l’aile antérieure très petite et la postérieure fortement élargie, aiguë et striée, à stries concaves.

Esp. 555. Avic. echinata Sow.

Miner, conch. IIL, p. 75. PI. 243, fig. 1.

La petite coquille ovalaire, oblique, est un peu plus longue que large, et ornée de côtes égales à la valve gauche, tandis que la droite est presque lisse près du sommet et munie de côtes vers le bord inférieur jusqu’au milieu de la valve; les oreillettes sont très inégales.

Hab. dans le terrain jurassique ferrugineux de l’oxfordien inférieur près de Popilani et de Nigranden, absolument comme dans le cornbrash anglais.

L’oreillette antérieure est petite, aiguë et profondément échancrée ; la postérieure est plus large, à angle droit. L’impression musculaire est grande et située vers le bord postérieur et inférieur.

M. Quexsrepr * a observé les deux valves encore closes, la valve gauche est très grande et la droite très petite; par cette raison il range Pespèce qui nous occupe dans les Monotis; elle est en général plus longue que large et munie de côtes très fines.

Esp. 556. Avic. oxynoti Quensr. aff.

Jura L. c. p. 109. PI. 13, fiz. 29.

La coquille, très petite, est presque triangulaire, à aile postérieure large et à aile antérieure nulle; un enfoncement en demi-cerele, comme suite de l’accroissement du test, occupe le milieu de la surface.

Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Popilani, ainsi que dans . Pétage liassique du Wurtemberg.

La coquille est presque équivalve; elle n’a que 4 I. de long et à peu près 3 1. de large; c’est en tout cas l’espèce du lias du Wurtemberg, quoique sa forme soit un plus plus longue et moins large que celle-ci, qui se trouve réunie à l’'Ammonites oxynotus dans le lias, et sans cet Ammonites dans le jura de Popilani.

Esp. 557. Avic. signata Rourz.

Bull. de Mosc. 1846, IV. PI. C, fig. 27 —28.

La coquille, de grandeur moyenne, est presque carrée, à bord: inférieur arrondi et à bord cardinal droit, élargi; la surface est garnie de 12 à 22 côtes espacées, à larges intervalles parcourus transversalement par des stries d’accroïssement très serrées; les oreïllettes sont élargies, pres-

* Jura I. c. p. 382.

que d’égale grandeur et portent des stries obliques très fines et nombreuses.

Hab. dans largile jurassique noire de l'étage jurassique blanc moyen de Khoroschéwo et de Mnidwniki près de Moscou.

La coquille est aussi large que longue; elle à 9 IL. de large et autant de long, mais on rencontre aussi des individus plus grands, à en juger d'après la figure 28 citée de M. RourczrerR, qui seul possédait cette espèce. Les côtes droites sont assez tranchantes; elles prennent naissance au sommet légèrement saillant, et passent jusqu’au bord inférieur, qui par là devient profondément dentelé. Les oreiïllettes sont triangulaires, à angle droit ou à peine aigu. Les stries des oreillettes semblent continuer les côtes de la surface, car elles présentent la même direction. Le crochet est situé au milieu du bord cardinal, qui occupe presque la largeur de la coquille.

Ce n’est pas l’Avic. interlaevigata Quensr. *, du lias du Wurtemberg, qui est beaucoup plus convexe, à côtes légèrement infléchies et à oreillettes fortement inégales, la petite antérieure étant munie d’une échancrure étroite et profonde, et la large oreillette postérieure étant échancrée et prolongée en une pointe étroite. Le sommet, situé au milieu du bord cardinal, distingue très nettement cette espèce des Avic. inaequivalvis et Münsteri, qui ont le crochet situé au bord antérieur, les côtes plus obliques et les oreïllettes fortement inégales.

Esp. 558. Avic. interstriata w.

PL XXL, fig. 12 gr. nat.; a valve, vue de face; b fragment grossi.

Testa satis magna, ovata, obliqua, antice et inferiora versus truncato-rotundata, postice versusque inferiora prolongato-rotundata, costata . costis 8 pluribusve exsertis, nodoso-interruptis, interstitiis radiato-striatis, striola media reliquis crassiore; auricula postica triangulari magna, exsecta, striata.

Hab. dans le grès néocomien inférieur noirâtre de Khoroschéwo.

La coquille assez grande est ovalaire, oblique, arrondie et comme tronquée en avant, allongée et arrondie en arrière vers le bord inférieur; la surface est munie de 8 ou d’un plus grand nombre de côtes qui, passant vers le bord inférieur, laissent des intervalles de plus en plus larges; elles sont hautes et minces, interrompues dans leur marche et forment

* Jura. c. p. 149. PI. 18, fig. 24. Voy. Traurscu., Zeitschr. d. deutsch. geolog. Gesellsch. 1861, p. 403.

aux points d'interruption de petits nœuds, qui sont le plus fortement marqués vers leur partie inférieure près du bord. Les intervalles sont distinctement striés, à stries très fines et nombreuses, rayonnantes, entre lesquelles se trouve une strie médiane plus forte; deux stries également fines occupent le bord postérieur, qui lui-même est parcouru de stries très fines, passant de l’oreillette postérieure jusqu’au bord inférieur. Ces stries arrivent même à la moitié de l'oreillette, tandis que l’autre moitié, Pextérieure, est occupée par des stries parallèles au bord supérieur de l'oreillette allongée et aiguë. Son échancrure est large, mais peu profonde. L’oreillette antérieure est petite, étroite et enfoncée près du crochet, qui est aigu et légèrement saïllant. La valve gauche, seule connue, est convexe, surtout vers le sommet; le bord inférieur n’est que peu dentelé, plutôt entier. La coquille à 1 p. 6 L. de long et autant de large; la valve gauche a 8 L. d'épaisseur près du sommet.

C’est l'espèce qui ressemble le plus à l'Avicula interlaevigata Quexsr. * du lias du Wurtemberg; elle en diffère par les intervalles finement striés, à strie moyenne plus fortement accusée, par le bord postérieur également strié, à deux fortes stries et à nombreuses stries très fines, qui recouvrent aussi en partie l'oreillette postérieure, tandis que d’autres stries parallèles au bord supérieur occupent l’autre moitié de l'oreillette. En outre le bord inférieur de la valve n’est pas aussi profondément dentelé que celui du même bord de l’'Avic. interlae vigata, mais il est plutôt entier ou à peine dentelé. Un caractère qui ne se trouve pas sur ce dernier, c’est l'interruption des côtes comprimées et relevées, qui, à leur point d'interruption, forment de petits nœuds ou enflures plus fortement marquées vers le bord inférieur de la valve.

L’Avicula signata, confondue ** aussi avec l’A v. interstriata, diffère par sa forme presque carrée, par ses grandes oreillettes également élargies et par son sommet placé au milieu du bord cardinal, tandis qu’il occupe le bord antérieur et supérieur dans l’Avic. interstriata.

L'espèce figurée par M. Traurscnozn *** sous le nom d’Avic. Münsteri, de l’argile de Ssimbirsk, me semble également appartenir à PAvic. Cornueliana, dont elle offre la forme générale et même les ornements du test.

* Jural. c. PI. 18, fig. 29.

** Zeïtschr. d. deutsch. geol. Gesellsch. Berlin 1861, p. 403 *#*% Bull. de Mosc. 1865. I, p.12. PI. IL, fig. 3.

Esp. 559. Avic. Cornueliana d’Ors. aff.

PI. XXII, fig. 1-gr. nat.; a valve, vue de face; b fragment grossi, vu sur la surface.

Paléont. franc. Terr. crétac. PI. 389, fig. 3—4.

La coquille oblique, de grandeur moyenne, a l'oreillette postérieure très large, au moins de largeur double que l’antérieure; les côtes sont séparées par de larges intervalles, occupés par des stries fines rayonnantes nombreuses et presque d’égale finesse, excepté la médiane, qui est un peu moins ténue que les latérales.

Hab. dans le néocomien supérieur et inférieur de Khoroschôwo, dans un grès néocomien ferrugineux semblable du mont Worobyewo aux environs de Moscou, et dans l'argile néocomienne de Ssimbirsk; cette espèce est caractéristique pour le hils-conglomerat de Wolfenbüttel du nord de l'Allemagne et de St-Dizier en France.

La coquille ressemble beaucoup à l'Avicula signata et c’est là ce qui à fait admettre que cette espèce est commune aux trois couches de Khoroschéwo, à la jurassique et aux deux néocomiennes, mais elle diffère par ses ornements aussi bien de l’Avic. signata que de lAvic. interstriata: elle est arrondie, légèrement carrée, comme PA vic. signabta, et fortement oblique, mais les oreillettes sont très inégales et les intervalles occupés par des stries rayonnantes très fines eb nombreuses, dont la médiane est un peu plus épaisse que les latérales, à peu près comme dans l’Avic. interstriata, où la valve est encore plus oblique que celle de l'Av. Cornueliana. La valve est en général comprimée, légèrement renflée vers le bord cardinal, dont l’oreillette antérieure est étroite, courte et munie de 6 côtes rayonnantes; la postérieure, plus large, est triangulaire et garnie de plusieurs côtes très fines, rayonnantes, qui sont traversées par des stries d’accroissement concaves ; les côtes, au nombre de 16 ou 17, ne s'élèvent pas à la hauteur de celles de lAvic. interstriata et sont en outre plus rapprochées; elles ne sont pas droites, mais plus ou moins infléchies, surtout les latérales. Les côtes antérieures sont plus épaisses que les postérieures, qui deviennent plus fines et se rapprochent davantage les unes des autres.

= Le bord cardinal est court, l’antérieur arrondi, le postérieur tronqué, et l’inférieur arrondi; les côtes élevées forment des pointes au pourtour.

La coquille a 1 p. de long et autant de large; la hauteur (lépaisseur) de la valve gauche est de 2 lignes.

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