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nn TE
Les tubes cylindriques, qui s’amincissent doucement vers l’extrémité postérieure, sont plus ou moins droits, ou légèrement courbés à l’extrémité rétrécie; une carène longitudinale, vers laquelle s’inclinent les stries d’acroissement, caractérise cette espèce, dont le test, épais et calcaire, est revêtu d’un épiderme brun. Elle se compose à Khoroschéwo (L c. fig. 3) de 4 tubes presque droits et à peine courbés, qui semblent soudés et par conséquent se trouvent placés Les uns tout près des autres. Ils ont 1 p. de long et près de 2 lignes de large.
Le Serp. subrugulosa (Quensr.) TrauTscH. est la même espèce, courbée en demi-arc, tandis que les individus que j'ai fait représenter sont droits. Les stries d’acroissement de l'individu figuré sur la PI VIT, fig. 5 du Bulletin de Moscou, sont fines et élégantes, comme chez les individus dont je donne la figure; une carène est indiquée sur ces derniers, de même que sur celui-là par une inflexion oblique des stries d’accroissement, telles qu’on les voit aussi sur les individus du grès vert de Blackdown. La figure de ces derniers montre au milieu un individu courbé en demi-cercle, tout à fait comme le Serpula figuré au Bulletin de Moscou, ce qui vient prouver que les individus plus droits, décrits ci-dessus, appartiennent également à la même espèce; en tout état de cause ce n’est pas le Serp. subrugulosa Quensr. *,
espèce jurassique, qui est contournée en une spirale à crête fortement développée.
Esp. 274. Serp. flagellum Müxsr.
PI. XVIIL, fig. 12 a gr. nat.; b grossi.
Gozpruss, Petref. Germ. I, p. 233. PI. 69, fig. 5.
Le tube est petit, grêle, recourbé au bout postérieur, d’où il se dirige, en s’élargissant doucement, vers l’ouverture; la surface est munie dans toute sa longueur de traces d’accroissement lamelleuses en petits anneaux écailleux irréguliers; elles sont le plus nombreuses et le plus rapprochées près de l'ouverture.
Hab. dans le calcaire noir jurassique de l’étage corallien de Soudagh, en Crimée **, dans l'argile jurassique noire de Galiowa près de
* Jura p. 664. PI. 81, fig. 57.
#* M. pe Buca (Agicu, Verzeichniss e. Sammlung von Versteinerungen aus :
Daghestan, voy. Zeitschr. d. deutsch. geol. Gesellsch. Berlin. 1851. I, p. 27)
fait mention du Serpula flagellum dans une roche calcaire qui contient le
Thetis minor au Daghestan, et qui semble appartenir plutôt au néocomien
qu'au terrain jurassique. Serait-ce là une autre espèce de Serpula, semblable en partie au S. flagellum?
Eichwald, Lethaea rossica. II. 18
Moscou, et aux environs de Yelatma dans le gouvernement de Tambow, ainsi que dans un semblable terrain de Streitberg en Bavière.
Le tube a un pouce et plus de long; il a une ligne de large à l’ouverture; l’espèce de Streitberg est beaucoup plus grande, maïs ses caractères sont absolument ceux des petits individus de la Crimée. L’individu de Galiowa * diffère beaucoup plus de ces derniers et provient peutêtre du terrain néocomien qui recouvre l'argile jurassique de Galiowa.
La surface écailleuse est marquée de petits enfoncements très rapprochés; elle devient par là comme pointillée. Le tube est fixé à la roche dans toute sa longueur, et présente les anneaux développés, de manière que cette espèce ressemble tout à fait au Serp. cingulata Müxsr. du terrain oxfordien de Streitberg.
Esp. 275. Serp. porosa m.
PI. XVIIL, fig. 15 a gr. nat.; b surface, grossie.
Testa elongata, sensim incrassata flexuque serpente notabilis, superficies numerosis foveolis teretibus margineque convexo cinctis praedita.
Hab. dans le calcaire noir jurassique de l'étage corallien près de Soudagh en Crimée.
Le tube allongé est épais, à bout postérieur fortement rétréci, et se dirige de là, en s’élargissant doucement, vers l'ouverture. La surface est garnie de nombreux pores arrondis e6 munis d’un bord relevé. Le tube est infléchi en $, et l’extrémité amincie fait une semblable courbure plus petite.
Le tube a 5 lignes de large près de l'ouverture; le bout opposé, très grêle, n’a qu’une ou 11) ligne de large; il est d’une longueur de près de 3 pouces. C’est une des plus grandes espèces de la Russie.
Esp. 276. Serpula intricata m.
PI. XVIIL fig. 1 gr. nat.
Tubus calcareus, conico-elongatus, extrema parte postica acuta, exiguo ostiolo prædita, apertura antica magna circulari, superficie tubi annulis quasi concentricis, squamas continuas longitudinales posteriora versus offerentibus ornata.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Badrak en Crimée.
Le tube calcaire droit s’élargit rapidement en cône vers l’ouverture antérieure circulaire; il est composé de plusieurs anneaux réunis ou sou-
* Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. L. c. 1860, IV, p. 355. PI. VIE, fig. 22.
dés et portant 8 à 10 rangées longitudinales de petites écailles ou crêtes relevées. Les écailles sont confluentes et forment des lames minces onduleuses, ou des franges plus ou moins saïllantes. Les interstices entre les franges sont tantôt lisses, tantôt parcourus de stries transversales très rapprochées, rappelant les anneaux de la partie antérieure du tube.
Les rangées longitudinales de franges ne sont pas droites, mais plus ou moins infléchies et interrompues, surtout vers la partie supérieure élargie.
Le tube à 1 p. de long et 2 IL. de large vers l’ouverture; le canal du tube est circulaire.
Esp. 277. Serp. hbeptagona Hac.
PI. XVII, fig. 2 gr. nat.
Hacenow, Monogr. d. Rügensch. Kreideverst., voy. Leonhard’s Jahrb. f. Min. 1840, p. 669.
À. Azru, Beschreibung der Umgebung v. Lemberg, voy. HAIMINGER, naturwiss. Abhdlgn. Bd. [IT Wien 1850, p. 198. PI. X, fig. 21.
Tubus elongatus incrassatus, paullo inflexus, longitudinaliter costatus, Costis 7 crassioribus transversim striatis.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Badrak, réuni au précédent.
Le tube, épais, allongé en une petite columelle à sept angles, n’est pas tout à fait droit, mais s’infléchit doucement d’un côté ou de l’autre et forme quelquefois un demi-arc irrégulier. La surface du tube est garnie de 7 côtes longitudinales assez épaisses et inégalement espacées; elles sont coupées par des stries d’accroissement nombreuses et très rapprochées, mais qui ne sont pas distinctement noueuses, comme les côtes du Dentalium septemcostatum Agrcx * du terrain tertiaire ancien des bords du lac d’Aral, qui cependant pourrait être une espèce de Serpule, très voisine du Ser p. heptagona ou plutôt la même espèce. En effet les individus de la marne crétacée de Lemberg, qui sont identiques avec ceux de la craie blanche de Rügen, sont pourvus de côtes coupées de marques d’accroissemeut et deviennent par là noueuses, comme les individus du lac d’Aral. Le Serp. clavata Kner ** du même terrain crétacé et aussi la même espèce.
Les individus du terrain crétacé de Badrak, d’une longueur de 2
* Voy. Bull. de la Soc. des Natural. de Mosc. 1859, No. IL, p. 314. PI. TE, fig. 5. ;
#* Voy. Hainineer, Nat.-wiss. Abhandlungen 1. c. p. 200. PI. V, fig. 13.
pouces en fragments, et d’une largeur de 3 lignes, ont cependant le même nombre de côtes longitudinales que le Dent. 7-costatum, et celles-ci, coupées par des stries transverses plus profondes, deviennent presque aussi noueuses que les côtes du Dentalium, en sorte que celui-ci ne serait qu'une variété plus jeune de celui-là. L'espèce du lac d’Aral, qui a aussi été trouvée dans la haute Arménie, serait par conséquent non tertiaire, mais crétacée, et appartiendrait au genre Serpula.
L'ouverture du tube de Badrak n’est pas rétrécie; elle garde plutôt la même largeur de l’intérieur du tube, qui se compose d’une couche calcaire distincte en cylindre très mince, tandis que la surface est composée de lamelles concentriques d’accroissement nombreuses. Ces deux couches forment seules le tube; il lui manque la couche extérieure ou la troisième du Dentalium 7-costatum, qui a disparu peut-être par suite de la fossilisation.
Esp. 278. Serp. triangularis Münsr.
Gozpruss, Petref. Germ. I, p. 229. PI. 70, fig. 4.
Le tube grand, droit ou contourné en différentes directions, est triangulaire; le dos est muni d’une carène ou crête plissée, qui longe tout le corps; la partie inférieure du tube est aplatie et fixe; les côtés convexes sont garnis d’un sillon longitudinal et de stries transversales épaisses, très serrées. ù
Hab. dans un grès néocomien ferrugineux du gouvernement de Tambow au bord de l’Oka, près de la localité nommée Antonowo-Poustosch, et dans le même grès ferrugineux de Dmitrizewo, sur le bord du fleuve Oka.
Les tubes, allongés et infléchis d’un côté et de l’autre, ou courbés en disque, s’élargissent doucement vers le bord antérieur, dont les côtés portent des stries fort distinctes; la partie postérieure est plutôt lisse. Les côtés sont marqués d’un sillon longitudinal, qui cependant n’est pas également distinct sur toute la longueur des tubes et manque quelquefois.
Le tube à un pouce et plus de long et deux lignes de large à l’ouverture; d'ordinaire il est fixé sur le Belemnites extensus.
Esp. 279. Serp. cincta GoLpr.
PI. XVII, fig. 14 a gr. nat. ; b grossi.
Petref. Germ. I, p. 237. PL 70, fig. 9.
Le tube, court et courbé en demi-cercle ou en crochet, s’élargit vers la partie antérieure; Le dos est muni de 3 carènes longitudinales plissées,
ou plutôt onduleuses, toutes les trois sont d’égale longueur et épaisseur, et munies dans un âge avancé de ceintures arrondies, lisses, inégalement distancées les unes des autres.
Hab. dans un grès néocomien ferrugineux sur le bord de l’Oka, à Antonowo-Poustosch, et à Dmitriyewo près de Mourom, ainsi que dans le grès vert d’Essen en Westphalie et d’Aïx-la-Chapelle.
Le tube est petit, marqué de carènes très saïllantes et onduleuses; elles occupent le dos en épaisseur égale et laissent libres les deux côtés presque lisses. Le tube est fixé par toute sa partie inférieure plane aux Gryphées, par exemple au Gryph. cardinalis. Les individus de celui-ci sont encore jeunes et ils manquent des ceintures, qui dans un âge avancé se répètent de distance en distance. :
Sa longueur est de 6 L., sa largeur de Ÿ/4 de ligne.
Les carènes dorsales sont tantôt tranchantes et presque noueuses, tantôt elles sont plutôt obtuses et distinctement onduleuses (voy. L c, fig. 14). Quand les carènes sont onduleuses, les interstices deviennent finement striés transversalement. Cette espèce établit le passage au Serp. tricarinata Gocpr., du calcaire jurassique de Rabenstein en Bavière, mais diffère par les carènes onduleuses.
Esp. 280. Serp. marginalis m.
PI. XVIIL, fig. 8 a grand. nat.; b—d grossis.
Tubus calcareus arcuatus quadrangularis, angulis perquam obtusis - et punctato-striatis, striis obliquis sub acuto angulo ad margines conni- . ventibus, sulcis singulorum laterum longitudinalibus laevibus.
à Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et dans le grès vert du néocomien supérieur du mont Saragoul près d’Orenbourg; peut-être aussi dans le néocomien de Khoroschôwo près de Moscou et dans un terrain crétacé du fleuve Taimyr en Sibérie.
Le tube calcaire, infléchi légèrement, est quadrangulaire, les angles obtus sont saillants et séparés par des sillons profonds, qui longent les quatre côtés du tube. Les angles sont parcourus de stries obliques granuleuses et très rapprochées, qui vont se réunir sous un angle aigu au bord obtus, vers lequel elles s’avancent des deux côtés. Les angles semblent creux en dedans, à la coupe transversale (voy. 1. c. fig. 8 d), et comme attachés au cylindre calcaire, qui conserve toute la longueur du tube. F
Le fragment représenté n’a que 8 lignes de long et 11/4 L de large
il se peut que c’est plutôt un Dentalium, car sa courbure est très régulière.
Les individus plus petits du grès vert du mont Saragoul ne sont pas bien conservés; ils manquent de la surface à stries obliques granuleuses, bien qu’on en voie quelques traces assez distinctes. J'ai observé de semblables petits individus dans le grès vert de Khoroschéwo, mais ils sont à peine suffisants pour être nettement appréciés.
Le comte KeyserunG * à donné la figure et une courte description d'un Serpula tetragona (Sow.) du bord de la rivière Taïmyr en Sibérie septentrionale; ce n’est pas le $. tetragona de l’oolithe du Suffolk, mais plutôt le Serp. marginalis du grès vert du mont Saragoul près d’'Orenbourg et de la craie blanche de Ssimbirsk, car les quatre côtés
sont arrondis et obtus, et la cavité cylindrique est séparée, comme par
un anneau particulier, de ses côtés arrondis.
Esp. 281. Serp. tetragona Sow.
Miner. conch. VI, p. 203. PI. 599, fig. 1—2.
Le tube allongé quadrangulaire est légèrement courbé en un arc plus ou moins complet et pourvu d’angles tranchants et d’interstices finement striés transversalement.
Hab. dans le calcaire jurassique oxfordien inférieur de Popilani.
On n’a trouvé que des fragments de cette espèce à Popilani, dans le gouvernement de Kowno; la surface montre les traces d’accroissement bien conservées, mais les stries obliques délicates du Serp. marginalis y font défaut.
Le comte KeyserLinG ** à décrit une espèce quadrangulaire, trouvée au bord du fleuve Taiïmyr; cette espèce n’est pas le Serp. tetragona Sow., dont les quatre angles sont tranchants, presque en plis longitudinaux, et dont les interstices entre les angles sont plus larges que dans l'espèce de la Sibérie; je suppose que c’est le Serp. marginalis, qui a la même forme tétragone, à angles arrondis et à cavité cylindrique.
M. 0e Buox ** fait mention du Serpula limax Gorpr., grande espèce triangulaire et bien caractérisée du terrain jurassique oxfordien, citée par lui du bord d’Ilek aux environs d’Orenbourg; mais ne le connaissant pas de cette localité, je n’ose pas en donner ici la description.
* Voy. Mippenporr. Sibir. Reise. Bd. IV, Theil I, p. 258. PI. VI, fig. 13-14. HAIMC An 0298 ### Die Gebirgsformationen von Russland I. c. p. 100.
Esp. 282. Serp. lophioda Goupr.
Petref, Germ. I, p. 236. PI. 70, fig. 2.
Serp. plicatilis (Gozpr.) TraurscH., Bull. de Mosc. 1862. IIE, p. 216. PI. 6, fig. { (fixé sur un Ammonite).
Le tube calcaire, gros, triangulaire, est lisse et pourvu au dos d’une carène très mince, linéaire; la partie postérieure est courbée en crochet, et la surface parcourue de stries transversales très fines et serrées.
Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Dmitriyewo près de Murom, et à Antonowo-Poustosch sur le bord de l'Oka, dans le gouvernement de Tambow, et peut-être dans le grès vert de Badrak en Crimée; cette espèce se retrouve dans le grès vert d'Essen en Westphalie.
Le tube, en fragment, a 10 lignes et plus de long, à sa base il est de 4 I. de large; la carène dorsale est mince et longe tout le dos; la surface est lisse, ou garnie de stries d’accroissement très fines; il est fixé à sa base ou partie inférieure élargie aux huîtres (au Gryph. cardinalis) et de la sorte la base est constamment élargie et plane: l’extrémité postérieure est courbée en crochet; les côtés sont convexes.
La même espèce se trouve aussi dans un grès vert supérieur de Badrak; elle y est pourtant encore plus grande, car elle offre quelquefois une longueur de 2 à 3 pouces et une épaisseur de 4 lignes; la carène est mince et droite; les côtés convexes sont légèrement parcourus de stries transversales, très serrées.
Ce n’est pas le Serp. plicatilis Gozpr. * de l’oolithe ferrugineux de Gräfenberg, qui est plus droit, au moins l'extrémité postérieure n’est pas courbée en crochet, mais toujours droite, et la surface est munie de petites côtes arquées, placées par paires au dos, qui n’a qu’une crête très mince; l’angle aigu des côtes arquées est tourné vers l’ouverture, conformation qui distingue l’espèce jurassique de la néocomienne.
La surface paraît lisse, lorsqu'elle est roulée et polie. Cette espèce est caractéristique pour le néocomien, ainsi que le Serp. cincta, qui lui est associé sur le Gryphaea cardinalis près d’Antonowo-Poustosch.
* Gozpruss, Petref. Germ. I, p. 229. PI. 68, fig. 2.
Classe quatrième.
Mollusques (voy. vol. EL p. 681).
Ordre premier.
Brachiopodes (voy. vol. I, p. 682.).
Les Brachiopodes, très nombreux dans la Période ancienne, commencent déjà à diminuer dans la moyenne; il en disparaît même des familles entières, comme celles des Stringocéphalidées, des Porambonitidées, des Spiriféridées, des Strophoménidées, des Calcéolidées, mais il se développe aussi de nouvelles familles, celles des Magasidées et des Thécidées, qui caractérisent la Période moyenne.
Famille première.
Térébratulidées (voy. vol. I, p. 686.).
Les Térébratulidées, très peu nombreuses en espèces fossiles dans la Période ancienne, se distinguent par leur développement plus grand dans la moyenne; les espèces, généralement très petites dans la Période ancienne, présentent dans la moyenne une grandeur très considérable et une distribution presque générale dans tous les terrains de la Période. Les Térébratulidées, surtout les Thécidées et les Craniadées, sont d’une égale valeur que les Rudistes et les Céphalopodes, pour déterminer l’âge relatif des terrains.
Le test bivalve des Térébratulidées en général est pointillé et fixé aux Corps marins par un pédoncule charnu, qui passe par le crochet de la grande valve ventrale, laquelle est munie de deux grandes dents pour s’articuler avec de grandes fossettes de la petite valve dorsale. L’appareil apophysaire ou brachial se trouve dans la petite valve, et est fixé aux deux lamelles saillantes de la charnière de cette valve. Cet appareil forme une anse tantôt courte, tantôt allongée, conformation par laquelle on à essayé de distinguer des genres différents parmi les Térébratulidées. Or l'appareil brachial est très court et limité à la région du sommet dans le genre Terebratula; il y commence aux deux lamelles cardinales, par deux branches ou rubans calcaires, qui d’abord se continuent en une proéminence aiguë, et ensuite se prolongent, l’un vers l’autre, en formant une anse. Dans d’autres genres, l'appareil brachial devient très long, se
prolonge à peu près jusqu’au bord inférieur de la petite valve et offre en outre un diaphragme calcaire médian dans celle-ci; c’est alors le sousgenre Waldheimia. Enfin il y a encore une autre conformation intermédiaire de l'appareil brachial quant à sa longueur, c’est-à-dire il est plus court que dans le Waldheimia, et plus long que dans le Terebratula: c’est le genre Terebratulina; l'appareil en anse de celui-ci diffère en ce que les deux proéminences aiguës se prolongent l’une vers l'autre et se réunissent complétement en anneau par leurs pointes, tout à fait comme l’anse terminale.
Genre XXX. Terebratula Lawvxr.
Les valves, à structure ponctuée, sont inégalement bombées, à bord inférieur entier ou crénelé; le bord cardinal est courbé et le crochet tronqué, obtus, le deltidium simple ou divisé. L’appareïil brachial est court, et occupe à peine deux tiers de la longueur de la valve dorsale; les deux lames calcaires de l’appareil se prolongent immédiatement après leur naissance en un petit éperon ou proéminence latérale aiguë, sans se réunir l’une à l’autre. Ce genre se trouve dans les terrains de toutes les Périodes et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 283. Terebr. vulgaris ScHLorx.
Brown, Leth. geogn. Il, p. 53. PI. XI, fig. 5. Terebr. radiata ScuLorx., Petrefactenkunde I, p 273.
La coquille, ovalaire et lisse, a la valve à crochet bombée également, et la valve opposée munie d’un sillon, qui commence au sommet et passe au milieu de la valve convexe vers le bord inférieur, où lui correspond un lobe bien marqué dans la valve à crochet.
Hab. dans le calcaire conchylien (muschelkalk) du royaume de Pologne, entre Szydlow et Kielce, entre Chencin et Tokarnia, et près de Bobrownik à la frontière de la Silésie. (C’est l’espèce la plus caractéristique pour le calcaire conchylien, dans lequel elle ne manque nullepart.
M. Puscx, en la mentionnant pour le calcaire conchylien de la Pologne, a fait représenter deux figures, qui appartiennent au Terebr. biplicata du terrain jurassique, et non au T. vulgaris.
La surface de la coquille se décompose quelquefois et prend par là des stries rayonnées ; c'est alors le Terebr. radiata ScHLorx.
Esp. 284. Terebr. carnea Sow., d'Ors.
Bron, Leth. geogn. IL, p. 223. PI. 30, fig. 13. Voy. VERNEUIL, Paléont. de Russie 1. c. p. 494, PI. 43, fig. 21--23.
La coquille lisse est arrondie et bombée, à deux valves également convexes et à bords tranchants; le bord inférieur est convexe, presque droit, sans sinus; l’angle des arêtes cardinales fort obtus; le deltidium est beaucoup plus large que haut et l’ouverture du crochet très petite.
Hab. dans la craie blanche de Grodno, de Briansk, de Kremenetz en Volhynie, du bord du Zwanczyk en Podolie, de Ssimbirsk, de Koursk, de Kharkow, au midi de la Russie, près de Nikitenko sur le bord du fleuve Ssoura, ainsi que près de Sslavänosserbsk, au bord du Donetz, près d’Orenbourg, près d’Ouralsk, dans la steppe de Kirghises; ensuite dans un néocomien supérieur de Moscou, sur la montagne de Worobjew, dans un terrain crétacé de la Mingrélie près du monastère de Sajesini, et en Crimée dans la glauconie sablonneuse près de Badrak, de Karassoubazar, de Baktschissaraï, et dans le calcaire néocomien compacte de Biassala; ainsi que dans la craïe blanche près de Kazimirz sur le bord de la Vistule dans le gouvernement de Lublin, et dans une marne crétacée de la Pologne, réuni à la variété Terebr. incisa (Münsr.) Puscr *.
Cette espèce présente beaucoup de variétés; elle devient même pentagone; elle est marquée d’une crête légère de la valve plns grande, ou elle reste entièrement ronde; c’est alors le T'erebr. vulgaris orbicularis SCHLOTH. ;
La coquille de Badrak a 1 p. 1 L. de long, 11 p. */4 L de large et une épaisseur, au milieu des valves, de 8 lignes.
Je possède cependant de la glauconie sablonneuse de Badrak une variété très large, que je n’ose pas séparer du Terebr. carnea comme espèce particulière; c’est la var. carnea dilatata, car la forme générale est tout à fait la même, mais les dimensions diffèrent comme suit: elle à 1 p. 1 L. de long, 1 p. 3 L de large et 71/2 1. d'épaisseur: par conséquent elle est plus large que longue, surtout très élargie au bord cardinal, comme la valve du Terebratella dorsata Lam. vivant; la petite valve ** est caractérisée par une apophyse cardinale à deux enfoncements au sommet, par une protubérance plus grande des deux côtés de l’apophyse, et en-dessous par deux lames courtes, pour recevoir et fixer l'appareil brachial. Cette espèce élargie rappelle un peu le T'e-
* Puscu, Polens Paläontologie 1. c. p. 19. PI. HIT, fig. 16. *#* Voy. Urwelt v. Russland. Heft IL, p. 145. PI. IV, fig. 2 c.
PE
rebr. numismalis Lam., du lias de l'Angleterre, qui est également élargie, mais plus comprimée que celle de Badrak.
Esp. 285. Terebr. subrotunda Sow.
Miner. conch. 1813. Vol. I, p.45. PL. 15, fig. 1—2.
La coquille circulaire est légèrement renflée, lisse, marquée seulement près du bord inférieur de quelques stries d’accroissement; la valve perforée est la plus bombée, elle est légèrement tronquée et droite à ce bord.
Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et à Akhmat, à 60 werstes au sud de Saratow, sur le bord du Volga.
La coquille est un peu plus longue que large et ne diffère presque pas du Terebr. carnea, dont elle ne forme qu’une légère variété; sa surface est finement parcourue de stries concentriques très rapprochées et nombreuses; les valves sont ponctuées, comme celles du T'erebr. carnea.
Esp. 286. Terebr. semiglobosa Sow.
Davinson, Monograph of british cretaceous brachiopoda, pars IL, p. 66. PI. VII, fig. 6—18 voy Palaeontogr. Soc. IL. c. 1854.
Urwelt von Russland. Heft IT, p. 146. PI. IV, fig. 2def. La charnière des deux valves de Slavänosserbsk y est figurée.
La coquille, très variable, fortement bombée, est quelquefois plus allongée que le T. carne a, et à bords obtus, non tranchants ; elle se rétrécit légèrement vers le bord inférieur, qui est tantôt droit, tantôt pourvu d’un sinus à peine indiqué.
Hab. dans la craie blanche près de Nikitenko sur le bord du Ssoura au nord de Penza, dans la craie blanche de Slavänosserbsk au bord du Donetz, de Baktschissaraï et de Karassoubazar en Crimée, dans les couches crétacées d’Ouschakowo près de Koursk et dans l'étage crétacé, superposé au terrain oxfordien argileux des bords du lac d’Aral.
Esp. 287. Terebr. albensis Levy.
PI. XVIIL, fig. 27 a—d gr. nat.
Levueri, Sur le terr. crét. de l’Aube voy. Mém. géol. de Fr. V, 1, p. 11. PI. 15, fie. 2—4.
La coquille ovalaire est comprimée, à valve perforée plus concave que la valve imperforée; le crochet, assez épais et recourbé, est muni d’une ouverture arrondie, qui s’appuie sur le sommet de la valve opposée. Le milieu de la valve perforée s’élève en une gibbosité, qui passe du
sommet jusqu’au bord inférieur, où un enfoncement longitudinal le sépare des deux côtés.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo, ainsi que dans un semblable terrain crétacé de l’Aube.
La valve imperforée est convexe au milieu et retombe des deux côtés en légères pentes presque sinueuses au bord inférieur de chaque côté.
La coquille à 1 p. 2 1. de long et 1 p. de large, l'épaisseur des valves réunies est de 6 1. Cette espèce se rapproche des T'erebr. semiglobosa Sow. et obesa Sow.; elle ressemble à ce dernier par son col gros et comme engorgé.
La coquille de la Crimée est presque aussi large que longue, très renflée et obtuse sur la région cardinale; dilatée au milieu des côtés et marquée, sur le bord inférieur, d’un large sinus, formé par la saïllie de la valve perforée.
Le moule de celle-ei se distingue par une callosité allongée, qui prend naissance au crochet et descend jusqu’à un tiers de la valve; la valve imperforée est également marquée d’une petite élévation à léger enfoncement, destiné à recevoir une crête longitudinale moyenne du bord cardinal.
. Le moule à 2 p. 3 L. de long et 1 p. 9 L de large; il est, à valves réunies, d’une épaisseur de 1 p. 4 1 La coquille de Slavänosserbsk est plus sphérique et marquée de nombreuses stries d’accroissement concentriques. ;
| Esp. 288. Terebr. ovata Sow.
Miner. conchol. vol. I, p. 46. PI. XV, fig. 5. Davnson, Cret. Terebr. 1. c. Palaeonti. Soc. 1852, p. 47. PI. 4, fig. 6—15.
Le coquille allongée, ovalaire, est comprimée; la valve perforée, à crochet renflé, est pourvue d’une grande ouverture circulaire; le bord inférieur légèrement arrondi et muni d’un court sinus, auquel correspond un semblable bourrelet de la valve non perforée. Les stries d’accroissement sont épaisses, en rides nombreuses vers le bord inférieur.
Hab. dans la craie blanche des bords du Donetz, près du village de Krimskaya. |
La surface des valves est parsemée de petits tubercules allongés, qui imitent quelquefois de petits piquants.
Le Terebr. curvirostris Nizs. * lui ressemble beaucoup, mais il
* Nissson, Petrificata suecana. I. Londini Gothorum. 1827, p. 33. PI. IV, fig. 2.
est dépourvu du sinus au bord inférieur. Il se trouve réuni au T. ovata dans la craie du midi de la Russie.
Esp. 289. Terebr.lagenalis ScLotx.
Davisow, British oolitic brachiopoda, voy. Palaeont. Soc. 1850, p. 42. PI. VIT, fig. 1—4 (Waldheimia lagenalis).
La coquille allongée a des valves très convexes et les bords latéraux très obtus; le bord inférieur est droit et obtus avec un léger enfoncement; la plus grande épaisseur de la valve imperforée est au sommet.
Hab. dans le calcaire jurassique corallien de Soudagh en Crimée.
Le crochet de la grande valve perforée est renflé et s’appuie sur le sommet de la petite valve. La surface des valves est tout à fait lisse, excepté le bord inférieur, sur lequel on remarque un grand nombre de stries d’accroissement concentriques.
La coquille à 1 p. 10 1. de long et 1 p. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 11 lignes.
Esp. 290. Terebr. ornithocephala Sow.
Davison I. c. p. 40. PI. VII, fig. 6—13 et 23.
La coquille ovalaire est presque rhomboïdale, se rétrécit rapidement vers le bord inférieur, qui est légèrement échancré au jeune âge; le crochet est renflé et le deltidium composé de deux pièces.
Hab. dans l'argile noire jurassique de Galiowa près de Moscou, et . dans le corallien de Soudagh en Crimée.
Les bords latéraux sont tranchants, et la plus grande largeur est au premier tiers de la valve.
La coquille à 1 p. 4 1. de long et 11 1. de large, les valves closes ont une épaisseur de 10 L.
Il se peut que l'individu, décrit comme Terebr. Waltoni de Galiowa, appartienne au Terebr. ornithocephala, car les couches d’accroissement concentriques très relevées et nombreuses surtout vers le bord inférieur distinguent les individus de Moscou. C’est une conformation qui se retrouve chez le Ter. ornithocephala et qui manque au Ter. Waltoni.
Esp. 291. Terebr. Royerana d'Ors.
PI. XVIIE, fig. 21 a b c gr. nat. ; d surface, grossie.
Verneuiz, Paléont. de Russie 1. c. p. 484. PI. 42, fig. 33—34. Terebr. vulgaris (Scacoru.) Fisca., Bull. des Nat. de Mosc. 1843, p. 26.
Terebr. ornithocephala (Sow.) Fiscx. L. c. 1843, p. 27. PI. 4, fig. 1—2.
Terebr. punctata (Sow.) Traurses., Bull. des Nat. 1861 No. 1, p. 68. PI. VA fig. 2 —3.
Terebr. umbonella * (Law.) Traurscs. I. c. p.68. PI. V, fig. 4 (exclusa fig. 5).
Terebr. bullata (Sow.) Rouizr., Bull. des Nat. de Mosc. 1847, p. 389. PI F. fig. 12.
Terebr. scabra Fiscn. et T. striatula Manr., Fiscn. Oryctogr. de Mosc. p.148. PI. 23, fig. 3 (ipso auctore teste).
La coquille, ovale, plus longue que large, est légèrement comprimée dans la jeunesse et bombée; elle est ovale dans l’âge adulte, les bords latéraux sont obtus et l’inférieur s’amincit doucement; il est plus ou moins tranchant, mais dépourvu d’un sinus quelconque. ;
Hab. dans le néocomien supérieur de Mniéwniki et Khoroschéôwo près de Moscou, et du mont Saragoul près d’Orenbourg.
La plus grande convexité de la petite valve se trouve dans la moitié supérieure de celle-ci, tandis que l’inférieure se rétrécit doucement; le bord inférieur devient par là arrondi, à peine tranchant. Le crochet recourbé est petit et touche le sommet de la petite valve, l'ouverture est petite et circulaire. Le moule de la valve perforée est caractérisé par une proéminence allongée, qui commence en crête obtuse au crochet et se porte de là vers le bas jusqu’à /4 de la longueur de la valve, où elle finit: la proéminence est produite par un enfoncement profond de la valve, lequel y était occupé par le corps du mollusque et les muscles adducteurs. Ceux-ci ont laissé des deux côtés de la proéminence des enfoncements allongés, qui finissent d’un côté au crochet, et de l’autre presque au milieu de la valve, où ils deviennent superficiels et s’élargissent, et offrent le point fixe des muscles adducteurs. La petite valve présente au contraire au milieu un enfoncement profond, qui commence au sommet de la valve et se porte jusqu’au milieu de cette dernière, et qui est la suite de la crête ou le septum intérieur de cette valve. Les deux muscles, fixés également des deux côtés de la crête médiane, ont laissé des enfoncements allongés, comme ceux de la valve perforée. Une telle conformation semble se trouver dans toutes les espèces des vraies Térébratules à surface ponctuée.
La coquille a 1 p. 2 1. de long et 8 1. de large; son épaisseur est un peu plus grande, c’est-à-dire de 8° lignes.
* M. pe Lawarcx (Hist. des anim. sans vert. vol. VI, 1, p. 249. Paris. 1819) nomme une espèce Terebr. umbonalis; est-ce le même que le T. umbonella TRraurson. ?
Cette espèce, propre au néocomien de la Russie, à été autrefois confondue avec plusieurs espèces jurassiques et liassiques de l’Allemagne, de la France et de l'Angleterre, surtout avec le Terebr.ornithocephala Sow. * Celui-ci se caractérise par la coquille ovalaire, qui se rétrécit brusquement vers le bord inférieur comme tronqué; la coquille devient par là presque rhomboïdale; le crochet, toujours espacé du sommet de la petite valve, n’est pas fixé sur elle, comme chez le T. Royerana, le deltidium est discretum, c’est-à-dire divisé en deux moïtiés, et non integrum ou simplex, comme celui du T. Royerana **, dont l'appareil brachial est en outre plus court, ou du moins ne se prolonge pas jusqu’au bord inférieur, comme dans le T. ornithocephala, espèce qui se trouve dans le lias et le fullers earth de Bath.
Le Terebr. punctata Sow. ***, du lias anglais, se distingue par ses valves, qui deviennent plus larges vers leur bord inférieur et se rétrécissent au contraire vers le sommet; l’appareïl brachial est en outre très court et le deltidium composé de deux moïtiés. Je ne le connais pas dans les terrains de la Russie, et je suppose que les individus du -néocomien de Mniéwniki appartiennent aux jeunes individus du Tereb. Royerana ou plutôt à ceux du T. tamarindus d'Ors.
Le Terebr. umbonella Lam. du callovien de Mamers, est le vrai Terebr. Royerana d'Or8., comme le suppose aussi M. E. DesLowc- CHAMPS Ÿ.
M. pe Fiscuer a d’abord très bien reconnu cette espèce comme nou-
velle, et l’a nommée Terebr. scabraff, mais ensuite il l’a réunie à tortau
Terebr. striatula Manr., espèce tout à fait différente, à cause de sa forme triangulaire, parcourue de stries longitudinales très rapprochées et nombreuses; sans cela le nom de T. scabra devrait avoir la priorité sur celui de T. Royerana, qui par là correspond aux Ter. ornithocephala des auteurs moscovites.
Le Terebr. faba d'Ors., du terrain crétacé de la France, ressemble beaucoup au T. Royerana, mais il est un peu plus grand, les deux
* Voy. les figures du T. ornithocephala, données par M. Davipson dans Palaeontogr. Soc. 1850. PI. VII, fig. 6—13.
#* Voy. Bull. des Nat. de Mosc. 1861. No. 1. PL V, fig. 2 d (voy. le faux Terebr. punctata).
##* Voy. les figures de M. Davipsow, Palaeont. Soc. 1850. PI. VI, fig. 1—6.
+ Voy. Zeïtschrift d, deutsch. geol. Gesellsch. 1861, p. 385.
++ Voy. Fiscner, Notice des fossiles du gouvernement de Moscou, sur les Térébratules p. 23. 1809. No. 2. PI. IL, fig. 1—2,
valves sont également très bombées, son sommet est moins recourbé et pourvu d’une ouverture circulaire plus grande. Le bord inférieur est entier, arrondi et sans échancrure, comme dans le T. Royerana.
Le Terebr. tamarindus d'Or. ressemble également aux petits individus de Khoroschôwo (figurés comme Ter. punctata L c. PL V, fig. 2), en sorte que je serais porté à les dire identiques, si la structure ponctuée se trouvait chez le Terebr. tamarindus.
J'ai fait figurer (PI. XVII, fig. 21) un individu des plus sphériques, à surface grossie (1. c. d), comme celle du Terebr. scabra Fiscx., qui répond au T. Royerana d'Or.
Esp. 292. Terebr. Moutoniana d’Ors.
Terrains crét. PL 510, fig. 1—5.
Terebr. lagenalis (ScaLotu.) var. complanata Traurscn., Bull. des Nat. de Mosc. 1861, No. 1. p. 7. PI. V, fig. 6.
Les deux valves ovalaires sont plutôt comprimées que convexes, la grande valve est plus convexe que la petite, surtout au milieu, et retombe en pentes légères vers les bords latéraux, qui se prolongent en un bord inférieur droit et élargi. La petite valve est légèrement convexe, et pourvue vers le bord inférieur, de chaque côté, d’un léger enfoncement en sinus indistinct.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de RAGE près de Moscou, et de Biassala en Crimée.
Le milieu de la petite valve vers le bord inférieur s'élève en un lobe moyen à peine distinct, et forme des deux côtés un léger enfoncement en sinus, qui se reconnaît aussi sur le bord inférieur de la grande valve. Le bord cardinal est rétréci vers le sommet, qui est renflé, saïllant et recourbé; le crochet ne touche pas le sommet de la petite valve. La surface des deux valves est lisse et marquée de stries concentriques d’accroissement très délicates, très serrées.
La coquille à 1 p. 1 1. de long et 81/2 1. de large, son épaisseur est de 5 LL Le bord inférieur est tranchant, et les bords latéraux sont plutôt tranchants qu’obtus. Un autre individu de ma collection, de Khoroschéwo, a 8 1. de long et 6 IL. de large vers le bord inférieur; les deux valves closes ont une épaisseur de 4 lignes.
M. FaxrenkonL à donné * la description et la figure d’une nouvelle
* Voy. Verhandlgn. d. miner. Gesellsch. St. Petersb. 1856, p. 232. PL. III, fig. 1.
espèce, nommée Terebr. Alfonskii, que je penche à réunir au T. Moutoniana d’Org., car elle ressemble beaucoup à ce dernier, si ce n’est que le T. Moutoniana est un peu moins grand et plus allongé relativement à sa largeur. Le sinus du bord inférieur du T. Alfonskii est nul ou très petit, à peine appréciable sur la valve perforée. Les bords latéraux sont, comme l’inférieur, peu tranchants, le crochet est renflé et recourbé. La coquille ovalaire est plus grande que le T. Moutoniana, les valves sont bombées; leur plus grande largeur est au milieu des bords latéraux. Le bord inférieur se rétrécit doucement, et présente sur la petite valve deux enfoncements latéraux superficiels, et au milieu d’eux sur la grande valve un sinus très léger, qui semble se développer à l’âge avancé. C’est alors qu’elle offre le passage au Terebr. Carteri Dav. *, qui n’en diffère que par le bord inférieur rétréci et par deux crêtes obtuses à peine indiquées, qui s'élèvent au bord inférieur pour se porter vers le sommet de la petite valve. En général les deux valves du C. Alfonskii sont inégales en épaisseur, la grande valve perforée est plus convexe et d’une épaisseur double de celle de la petite valve impérforée, qui est presque plate, surtout vers Le bord inférieur.
Le Terebr. Alfonskii a 1 p. 9 L de long et 1 p. 41) L. de large, l’épaisseur vers le bord cardinal est de 10 IL. dans un individu de ma collection, qui a été trouvé dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo. La figure donnée par M. Fanrenkouz à le bord inférieur presque droit, et n'offre pas les légers enfoncements, que mon individu
présente plus distinctement. Celui-ci a été trouvé dans le grès néoco-
mien supérieur de Khoroschéwo et celui-là dans l’inférieur.
Ce n’est pas le Terebr. lagenalis Scacorx. du Cornbrash, dont le crochet de la valve perforée s’appuie immédiatement sur le sommet de la valve opposée, laquelle offre près du sommet sa plus grande épaisseur, tandis que le T. Moutoniana la montre au milieu de cette valve; le bord inférieur du T. lagenalis est tronqué et droit, celui du T. Moutoniana est arrondi et légèrement sinueux.
Esp. 293. Terebr.eminens m".
PI. XVI, fig. 8 a b grand. nat.; c fragment de la surface, grossi.
Géognosie de la Russie (en russe) 1846, p. 484.
Testa magna ovata, vertice magna apertura perforato, reflexo et
* Davison voy. Palaeont. Soc. 1854. PI. VII, fig. 3. Eichwald, Lethaea rossica. Il. 19
a vertice oppositae valvae sejuncto; superficie utriusque valvae tenuissime radiatim striata.
Hab. dans un grès, à ce qu’il semble néocomien, brunâtre, à grains quarzeux noirs, sur le bord du fleuve Soswa, au nord de Bogoslowsk, dans l’'Oural.
La grande coquille ovalaire a les deux valves presque également renflées, la valve perforée à peine plus convexe que la petite imperforée. La surface des valves est parcourue de stries très fines, très serrées et rayonnées; les stries sont en outre coupées par de petites stries d’accroissement, très serrées (voy. L. c. fig. 8 c); cependant ces stries transversales ne se distinguent qu’à la loupe.
Le sommet de la valve perforée se prolonge en un crochet recourbé et pourvu d’une grande ouverture arrondie et éloignée du sommet de la petite valve.
Les bords latéraux des valves closes sont également tranchants, comme le bord inférieur, vers lequel les valves se rétrécissent doucement et forment un bord arrondi et droit, sans offrir aucune trace d’un sinus. Le bord cardinal est obtus, à sommet assez saiïllant et obtus.
La surface des valves était revêtue d’un épiderme corné entièrement lisse, sans montrer les stries rayonnées des valves, qui ont dû garnir les valves calcaires.
La coquille à 2 p. de long, 1 p. 6 1. de large au milieu des valves; l'épaisseur des valves closes est de 1 p. et plus. Les valves ont une courbure égale, et leur plus grande épaisseur est au milieu.
Le Terebr. Strogonowii d’Ors. *, du nord de l’Oural et, à ce qu'il paraît du même terrain, lui ressemble beaucoup, mais les valves sont plus étroites, plus allongées, et la surface est couverte de stries d’accroissement épaisses alternant avec des stries fines; son bord inférieur présente en outre une petite échancrure, qui manque au Terebr. eminens.
Le Terebr. vicinaliformis, qui provient de la même localité que le T.eminens, est plus élargi au milieu, en sorte que les valves sont presque circulaires; le crochet s'appuie tout à fait au sommet de la petite valve.
Esp. 294 Terebr. vicinaliformis #».
PI. XVIL fig. 11 a b gr. nat.; c surface, grossie. Géognosie de la Russie (en russe) 1846, p. 484. Testa magna rotundato-ovata, inflata, vertice paullo prominulo, re-
# Paléont. de Russie L. c. PI. 42, fig. 31—32.
curvo et apertura magna circulari praedito, utraque valva medio incrassata et extremam versus partem utramque aequabiliter deflexa, marginibus vixdum scindentibus, superficie porosa, poris series transversas exstruentibus et undatis striis inter pororum series dispositis.
Hab. dans un grès vert ou néocomien brunâtre, à grains quarzeux verts et noirs, entremêlés de petits fragments de mica, sur les bords des fleuves Soswa eb Mania, dans l’Oural septentrional.
La coquille, grande et arrondie, à les valves également enflées et très bombées au milieu, où elles sont aussi le plus larges. Les bords sont légèrement tranchants, l’inférieur arrondi w’offre point d’échancrure.
L’épiderme, conservé ça et là en petits fragments, est très mince, brunâtre, et marqué de petits enfoncements pointillés. Les points sont disposés en rangées transversales très rapprochées et onduleuses; les rangées sont séparées par des stries transversales également onduleuses; il se forme de la sorte un ornement qui ne s’observe pas dans d’autres espèces de Térébratules.
M. ne Buc * semble avoir pris l'espèce ci-dessus décrite pour le Terebr. bullata Sow., du terrain jurassique, mais celui-ci est presque sphérique et pourvu d’un sinus au bord inférieur; je ne connais pas le T. bullata au nord de l’Oural, et M. pe Bucx lui-même y fait mention d’un individu très large, dont le bord inférieur n’était pourvu ni de Péchanerure ni des plis courts qui caractérisent le T. bullata. Il nomme cette variété Terebr. vicinaliformis et ajoute lui-même que le bord inférieur (frontal) n’est pas échancré.
Le Terebr. vicinaliformis a 2 p. 5 L de long et 2 p. 1 L. de large; l'épaisseur des valves closes est de 1 p. 6 lignes.
La forme générale de notre espèce rappelle un peu le Terebr. vicinalis, qui est cependant plus petit et pourvu d’un sinus au bord inférieur.
Esp. 295. Terebr. ovoides Sow.
PI. XVIL, fig. 9 a gr. nat.; b fragment du test, grossi.
La coquille ovalaire a les deux valves très inégales et finement striées, la valve perforée est fortement bombée et épaisse, à gros crochet recourbé et court, muni d’une grande ouverture arrondie; l’autre valve, Vimperforée, est à peine convexe, presque plate et n’a que la moitié de l'épaisseur de la valve perforée.
* L. v. Bucu, Beitrag zur Bestimmung der Gebirgsformationen Russlands 1. c. p. 105.
Hab. dans l’oxfordien inférieur du bord de la rivière Tolya au nord de l’Oural.
La surface est parcourue de stries concentriques très fines et serrées, par suite de stries d’accroissement très fines et fort nombreuses, recouvrant toute la surface des deux valves.
Les bords latéraux sont obtus et entièrement droits; ils descendent, à partir du crochet fort renflé, en ligne droïte jusqu’au bord inférieur, qui est plutôt obtus qu’aigu, car le côté latéral de la grande valve forme avec le bord latéral un angle presque droit, tandis que le côté latéral de la petite valve ne forme qu’un angle fort aigu avec le bord latéral, conformation qui caractérise l'individu de l’Oural.
La coquille à 2 p. de long et 1 p. d'épaisseur au milieu des valves closes. Les valves ont la surface finement ponctuée (voy. 1. c. fig. 9 b.). Notre espèce ressemble tout à fait au Terebr. ovoides Sow. *
dans sa forme générale; cependant la valve perforée est deux fois plus
épaisse que l’imperforée, le bord latéral de chaque côté des valves a une commissure droite, le crochet très prononcé est tronqué, à ouverture grande et arrondie, et la surface porte de très fines stries concentriques et très serrées.
Esp. 296. Terebr. tamarindus d'Ors.
Paléont. franç. Terr. crét. vol. IV, p. 72. PI. 505, fig. 1—10.
La coquille sphérique est tronquée sur les trois côtés de la région palléale; elle est aussi large que longue, ou un peu plus longue que large et lisse, ou marquée de lignes d’accroïissement sur les bords. La valve perforée est un peu plus bombée que l’imperforée, et légèrement carénée aux côtés du sommet, qui est large et fortement recourbé. L'ouverture du crochet est séparée de la charnière par un court deltidium.
Hab. dans le néocomien de Biassala en Crimée, dans un semblable calcaire du Daghestan, près du village de Khariktzila, ainsi que dans le néocomien inférieur de Galiowa, près de Moscou.
Les commissures latérales des valves sont droites ou légèrement infléchies vers la petite valve à son extrémité inférieure. Les valves sont finement ponctuées, à ponctuations en quinconce très prononcées, comme dans le T. Royerana et dans d’autres espèces de cette section, qui sont pourvues, comme le T. tamarindus, d’une côte médiane longitudinale de la valve imperforée.
# Davinson, Palaeont. Soc, 850, p. 48. PI. VIIL, fig. 5.
La coquille, très abondante à Biassala, à 5 1. de long et 4 L. de large; l’épaisseur des valves closes est de 81) 1; (d’autres individus sont plus larges que longs, à bords latéraux tranchants et non obtus, comme dans les individus allongés. La surface des valves a perdu par la fossilisation les ponctuations, qui paraissent lisses.
Un individu de Galiowo de ma collection à 9 1. de long, 8 L. de large et, à valves réunies, une épaisseur de 5 L. La coquille est tronquée légèrement sur les trois côtés de la région inférieure palléale; elle est entièrement ronde jusqu'aux deux tiers de son accroissement près du crochet; elle est en outre légèrement carénée aux côtés du crochet. Deux carènes semblables, à peine marquées, occupent la valve perforée vers le bas, où la coquille, à l’âge adulte, est ridée par d’épaisses stries d’accroissement, très distinctes sur les bords des valves finement ponctuées.
Esp. 297. Terebr. pectoralis Roex.
Reuss, Die Verst. d. bühm. Kreïide p. 52. P1. 26, fig. 12.
La coquille est petite, plus longue que large, presque pentagone, à peine bombée. La valve perforée est plus convexe que l’imperforée; le crochet épais est recourbé, et c’est du crochet que la valve s’élève brusquement, pour retomber immédiatement vers le bord inférieur. La plus grande largeur des valves se voit vers Le bord cardinal; le bord inférieur est fort étroit et droit.
Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo, près de Moscou, ainsi que dans le pläner supérieur de Kutschline en Bohème.
La petite coquille de Khoroschéwo n’a que 542 L de long, et 45/4 L. de large à la partie supérieure des valves; les valves closes ont une épaisseur de 2 1. Les individus de la Bohème sont plus grands.
Le crochet court est recourbé et séparé par un deltidium discretum de la charnière; l’aréa étroit est pourvu d’arêtes obtuses. Les arêtes cardinales sont plus courtes que les latérales et se réunissent sous un angle obtus en dessous de l’ouverture arrondie du crochet; elles se joignent avec les latérales sous un angle obtus, et celles-ci forment un bord arrondi avec le bord inférieure droit. Par là la coquille devient pentagone. Elle est ponctuée et revêtue d’un épiderme brun et lisse.
Esp. 298. Terebr. Robertoni d'ARCH.
PI. XVIIL, fig. 22 a b c gr. nat.; d surface, grossie. D’Arcmac, Les fossiles du tourtia, voy. Mém. de la Soc. géol. de France. 1846. 2ième série. 2 partie p. 315. PI. XVIIE, fig. 2.
La coquille, petite et ovalaire, est allongée, à angles fortement ar-
rondis, la grande valve est deux fois plus convexe que la petite; toutes les deux sont couvertes de stries d’accroissement, inégalement espacées et formant de distance en distance des plis concentriques plus où moins prononcés. Le crochet est grand, large et saïllant, assez fortement recourbé et percé d’une ouverture ronde.
Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo près de Moscou, et dans le néocomien supérieur de Biassala en Crimée, ainsi que dans le grès vert supérieur qui recouvre le gault au dessous de Saint-Pot dans le département du Pas-de-Calais.
Le deltidium est large, arqué à la base et limité de chaque côté par une strie; sa partie supérieure occupe environ le quart de l’ouverture. Les arêtes cardinales, un peu concaves, se continuent en s’arrondissant avec les arêtes latérales, qui offrent la même longueur et la même courbure. Le bord inférieur est arrondi et tranchant, ainsi que les bords latéraux, tandis que l’individu de Biassala est pourvu de bords obtus, comme ceux du Saint-Pot. Les ponctuations (voy. 1. c. fig. 22 d) en quinconces sont allongées et semblables à celles des espèces précédentes.
La coquille à 7 L de long et 5 L. de large, l'épaisseur des valves closes est de près de 4 1, elle est plus grande que ne l’indique la figure que j'en donne.
Je possède dans ma collection quelques moules qui me semblent appartenir à la même espèce, car ils offrent la même forme générale; la valve perforée moulée à en outre la crête ou proéminence allongée près du crochet, marquée d’un enfoncement musculaire de chaque côté; l’autre valve moulée est pourvue près du sommet d’un profond sillon, qui est la suite de l’impression du septum de la petite valve; c'est une conformation qui semble être commune à toutes les Térébratules ponctuées.
Esp. 299. Terebr. depressa Lam.
PI. XVIIL, fig. 28 à b gr. nat.
Terebr. nerviensis d'Arc. voy. Mém. de la Soc. géol. de France. Sér. II, tome 2, part. 1. Les fossiles du tourtia 1846, p. 313. PI. XVII fig. 2—10.
Davinson I. c. Palaeont. Soc. 1854. PI. IX, fig. 9—24. À
Picrer, Paléont. Suisse. Terrain aptien. p. 144. PI. XX, fig. 4.
La coquille, de grandeur médiocre, est elliptique; les deux valves, également convexes, portent des stries d’accroissement concentriques, et un crochet de la grande valve épais, très saillant et élargi; il est presque droit ou légèrement courbé, conique et tronqué obliquement. Le
deltidium, grand et élevé, est limité par deux petits bourrelets latéraux, qui le séparent de l’aréa.
Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo près de Moscou, dans le néocomien ferrugineux d’Izioume, dans la craïe blanche de Baktschissaraï en Crimée, à Schaghboulak du Karabagh au Caucase, ainsi que dans le tourtia de la France et le hilsconglomerat du Hanovre.
L'espèce du tourtia est remarquable par le grand nombre de variétés qu’elle présente: je suppose que l’individu de Khoroschôéwo appartient à un groupe de ces variétés, surtout à celles, qui, d’une taille grande ou moyenne, sont figurées par M. d'Arcxrac *. Les individus du néocomien ferrugineux d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow, au midi de la Russie, ressemblent tout à fait au Terebr. depressa du Farringdon Sponge Gravel de l'Angleterre, représenté par M. Davipsox **; le sinus est à peine indiqué, le crochet élargi et à grande ouverture et les valves sont presque également convexes.
Les arêtes cardinales du Terebr. depressa, légèrement convexes au milieu, s’unissent aux arêtes latérales par une courbe elliptique, qui se relève très légèrement vers le bord inférieur, où elle détermine deux faibles inflexions. Les bords de la coquille sont plus tranchants à leur base élargie que vers le haut, où la coquille se rétrécit doucement; la courbe de la grande valve est parfaitement régulière, à partir de la pointe du crochet jusqu’au bord inférieur.
La coquille figurée de Khoroschôwo à 1 p. 1 L de long, et vers le bord inférieur 10 2 1. de large, son épaisseur, presque au milieu des valves closes, est de 5 L; les individus de Baktschissaraï sont plus grands,
Le moule de la valve perforée est marqué d’une crête à peine saillante près du sommet, et de traces de sillons ou empreintes musculaires allongées de ses deux côtés, tandis que le moule de la petite valve présente une empreinte très délicate, suite du septum de la valve.
D’autres variétés plus grandes, du tourtia de France, ont le bord inférieur marqué de deux faibles inflexions, relevant la partie médiane.
Le crochet de la valve perforée de l’espèce du grès vert supérieur de Maïidstone en Angleterre est plus saïllant que celui du Terebr. biplicata Brocchi, qui offre un deltidium bien visible; elle diffère encore par l’absence de plis sur la région palléale inférieure, qui paraît avoir été sinueuse.
* Fossiles du tourtia I. c. PI. XVIL, fig. 5—7. *# Palaeontogr. Society, 1854. PI. IX, fig. 11 et 19 a b.
Une espèce, distincte peut-être, le Ter. depressa var. nerviensis du tourtia, se trouve dans un calcaire à Nerinées du mont Tschalbourdagh au Daghestan, et selon Dugors aussi dans un terrain crétacé du Karabagh au Caucase près de Schaghboulak.
Esp. 300. Terebr. capillata d'Arc.
PI. XVII, fig. 7 a—c gr. nat.; d surface grossie, et PI. XVIII, fig. 26 a b c gr. nat. du moule.
d’Arcrrac, Sur le tourtia I. c. p. 323. PI. XX, fig. 1—3. Terebratula Lycetti Dav.? Bull. Mosc. 1861, IT. PI. VIE fig. 6.
La coquille, presque rhomboïdale, arrondie et comprimée, a les bords tranchants; les valves, inégalement convexes, sont munies dans toute leur étendue de plis rayonnants capillaires, très serrés, et de stries d’accroissement assez espacées, formant quelquefois des bourrelets concentriques. Le crochet est large, fortement recourbé et tronqué par une grande ouverture; le deltidium est large et limité par deux sillons.
Hab. dans le néocomien supérieur de Wytschegda, à l’est d’Oust- Ssyssolsk, et de Khoroschéwo près de Moscou, ainsi que dans le tourtia de Tournay.
Les arêtes cardinales sont anguleuses, un peu concayves et forment avec les arêtes latérales un bord arrondi. Le bord inférieur est étroit avec une inflexion médiane très faible, presque nulle, comme sur la valve figurée (1 c. PI XVIL, fig. 7) du néocomien supérieur de Khoroschéwo; les deux valves sont presque également bombées, à bords tranchants et à surface garnie de stries capillaires rayonnantes. La coquille à 9 I. de long et 7!}2 L. de large; elle offre, les deux valves étant closes, une épaisseur de 31/2 lignes.
La plus grande coquille a 1 p. 1 L de Fe et 1 p. de large au milieu des côtés latéraux; les deux valves closes présentent une épaisseur de 6 lignes.
J'ai fait figurer (1. c. PI. XVIII, fig. 26) un moule que je ne sais où placer: il se peut qu'il appartienne a un individu plus petit que la coquille décrite ci-dessus. La petite valve était plus plate que la grande, qui est très convexe; elle est marquée d’un profond sillon médian, laissé par le septum longitudinal, et de nombreuses stries capillaires rayonnan-
tes des deux côtés du septum (voy. 1. c. fig. 26 b), conformation caractéristique du T. capillata. La grande valve (1. c. fig. 26 a) présente la proéminence longitudinale fort développée au milieu, près du crochet élargi et tronqué, ainsi que d’autres stries capillaires moins distinctes
LA
sur les flancs du moule, sur le bord inférieur duquel on reconnaît encore un fragment de l’épiderme ponctué (1. c. a). Le moule a 7 1. de long et 6133 de large; les valves closes ont une épaisseur de 3 lignes.
L’individu du bord de la rivière Wytschegda, à l’est d’Oust-Ssyssolsk dans le pays de la Petschora, ressemble tout à fait à ceux du tourtia; la valve perforée est convexe, d’une épaisseur double de la valve imperforée, la surface est parcourue de stries rayonnantes très fines et très serrées; la plus grande largeur des valves se trouve au milieu des deux bords latéraux; le bord inférieur se rétrécit légèrement et ne présente pas de sinus distinct; le bord cardinal est étroit, le sommet, à ouverture ronde, est séparé du sommet de la valve opposée par un deltidium d’une hauteur égale à la largeur de l’ouverture. *
La coquille à 10 1. de long et autant de large, les valves closes offrent presque 5 L. d'épaisseur. La surface est parcourue de stries ondulées très fines et serrées, passant par les stries rayonnantes.
Le Tereb. Lycetti (Dav.?) est la même espèce, à valves allongées, comme la variété anglaise, tandis que que la valve de la Wytschegda ressemble plutôt à la variété française.
Esp. 301. Terebr. pseudojurensis Leym.
Lorioz, Anim. invert. foss. du mont Salève. 1861, p. 121. PI. XV, fig. 19—21. La coquille, elliptique et comprimée, a les bords tranchants et le crochet saïllant; les valves sont convexes et marquées de stries d’accroissement concentriques peu visibles. La grande valve est munie d’un
sinus médian large, peu visible, ne se prolongeant pas au delà du milieu
de la valve.
Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo, ainsi que dans le néocomien moyen du mont Salève.
Le test est ponctué, comme celui de toutes les espèces précédentes.
La, valve à 6 1. de long et 5 I. de large, les valves closes ont une épaisseur de 3 L Sa grandeur est par conséquent la même de celle de l'espèce du tourtia, qui lui ressemble tout à fait, excepté que le bord inférieur n’est pas marqué d’un sinus aussi profond et aussi large que celuici; il n’y est que légèrement indiqué.
La coquille à été trouvée dans l’intérieur d’un Ammonite du néocomien supérieur de Khoroschéwo.
La coquille est anguleuse, tantôt assez régulièrement ovale, tantôt presque pentaédrique; dans ce cas, la plus grande largeur se trouve vers le milieu de la coquille; le bord inférieur est toujours coupé carré-
ment, souvent échancré fortement au milieu; quelquefois il est parfaitement droit.
Esp. 302. Terebr. gussignisensis d'ARCH. af.
PI. XVIIL, fig. 20 a b c gr. nat.
d’ArcurAc, Sur le tourtia I. c. p. 325. PI. XIX, fig. 10.
La coquille, petite et transversale, à les deux valves très renflées vers le bord cardinal, les bords latéraux et l’inférieur tranchants. Les valves, également renflées, sont plus larges que longues; le crochet est petit, recourbé et tronqué au sommet par une ouverture oblique.
Hab. dans un grès, à ce qu’il semble néocomien, brunâtre, aux environs du village de Lassino près de la ville de Yelatma, sur la rivière Oka, ainsi que dans le tourtia de Tournay, à Gussignies.
Les arêtes cardinales sont courtes, un peu concaves, et s'unissent par une courbe très arrondie aux bords latéraux, qui se continuent ensuite jusqu’au bord inférieur. La valve perforée a le crochet petit et arrondi, l’autre valve est fortement renflée au milieu et vers le sommet, le bord cardinal est très long et faiblement arqué. La petite valve est marquée d’un sillon longitudinal, qui commence au sommet et se porte au delà du milieu de la valve; c’est une impression faite par le septum de la valve.
Les stries d’accroissement concentriques sont plus nettement marquées sur l’individu de Lassino que sur ceux du tourtia Le bord inférieur est arrondi, presque droit ou à peine enfoncé au milieu par un sinus rudimentaire de la grande valve, au crochet de laquelle commence un petit sillon oblique, qui se porte de là vers le bord inférieur.
La coquille à 4 1. de long et 5 L. de large; les valves closes ont une épaisseur de 3 L.
Esp. 303. Terebr. revoluta d'ARcH.
Les fossiles du tourtia voy. Mém. géol. de Fr. 1846. L. c. p. 322. PI XIX, fig. 5. Terebr. maxillata, var. alata TraurscHozp (non Sow.), Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1861, No. I. PI. V, fig. 7.
Coquille plus ou moins convexe, à valves presque également bombées, lisses et présentant seulement vers les bords des stries d’accroissement très fines. Le crochet de la valve perforée est petit et recourbé, avec une ouverture qui touche le sommet de l’autre valve; l’aréa est nul et le deltidium rudimentaire. Les valves sont transversales et plissées au bord inférieur, un sinus médian est limité des deux côtés par un pli latéral. |
Hab. dans le néocomien inférieur de Mniéwniki près de Moscou, ainsi que dans le tourtia de Tournay en Flandre.
La coquille de Mniéwniki est plus fortement comprimée et plus transverse que celle du tourtia, qui est plus bombée, presque sphérique, Les bords latéraux de la petite valve s'élèvent vers la grande valve et se reportent brusquement vers le bord inférieur, qui est relevé par deux plis, entre lesquels se développe un sinus médian. Celui-ci correspond au pli médian de la grande valve, qui y est limité des deux côtés par deux sinus élargis.
M. d’Arcarac semble regarder cette espèce comme une variété du Ter ebr. Roysii du tourtia, dont elle présente en effet la forme générale moins comprimée, en sorte que ce dernier ressemble encore plus au Terebr. maxillata (Sow.) var. alata TrAuTsox. du néocomien de Moscou. On pourrait, au premier abord, regarder la coquille de Moscou comme une variété jeune du Terebr. maxillata Sow., mais on ne tarde pas à reconnaître l'impossibilité de les identifier, parce que les jeunes * individus du ©. maxillata de l’oolithe inférieur de l'Angleterre sont lisses et plus allongés que les petits individus de Moscou, tandis que les T. maxillata adultes ne deviennent plissés et transverses que dans un âge plus avancé.
La coquille de Moscou à 6 1. de long et 81) 1. de large; elle est d’une épaisseur de 31) 1., à valves closes.
Il est sans doute très curieux de trouver tant de Térébratules
- en espèces très semblables dans le néocomien de Moscou et dans le grès
vert supérieur ou le cénomanien, avec lequel on à parallélisé le tourtia de la Belgique. Le grès vert supérieur de Blackdown semble correspondre au grès vert d'Aix-la-Chapelle, et celui-ci contient beaucoup de végétaux fossiles que nous retrouvons dans le grès néocomien de Kline et de Wytkrino près de Moscou. Tout cela semble confirmer l’âge crétacé des terrains du gouvernement de Moscou, qui ont été pris à tort pour des terrains jurassiques par les géologues de Moscou.
M. d’Orgreny ** considère le Terebr. revoluta d'ArcH., avec beaucoup d’autres espèces du tourtia, comme le jeune âge du Terebr. biplicata Derr. du terrain cénomanien; cela semble d'autant plus probable que le T. biplicata est une espèce néocomienne très commune et que les plis du bord inférieur des valves sont les mêmes comme chez
# Davipson, Palaeont. Soc. I. c. 1850. PI. IX, fig. 9. ## Alc. d'Orgieny, Prodrome de Paléontologie. 1850, vol. IL p. 172.
le T. revoluta et le T. maxillata var. alata de Moscou Le Ter. biplicata Broccur et Sow., espèce crétacée très commune, ne semble pas se trouver dans le néocomien de Moscou.
Esp. 304. Terebr. biplicata Brocci sp.
Davipsox , Palaeont. Soc. 1854, p. 55. PI. VI, fig. 1—49 var. Dutempleana d’Onrs. et PI. IX, fig. 40 du grès vert de Folkstone. Anomia biplicata Broccur, Conchologia fossile 1814, p. 469. PL X, fig. 8.
Terebr. biplicata Sow., Min. conch. vol. IL. 1815, p. 201. PI. 90 et vol. V, p.53. PI. 437, fig. 2 -3.
Terebr. biplicata Dern. Dict. des Sc. nat. vol. 53. 1828, p. 151. Terebr. Dutempleana d'Ors., Pal. franc. Terr. crét. IV, p. 93. 1848.
La coquille, ovalaire et allongée, est presque pentagone, la valve perforée est plus convexe que l’autre, qui est pourvue de deux plis plus ou moins saillants; le crochet est court, arrondi et tronqué obliquement par une ouverture circulaire d’une grandeur moyenne. Le deltidium est à peine visible. Les bords latéraux sont fort sinueux vers le bord inférieur, qui est pourvu de deux sinus de la valve perforée.
Hab. dans le terrain néocomien de Biassala et dans la craïe blanche de Baktschissaraï en Crimée, ainsi que près de Scharapan et de Bielogorsk au Caucase; peut-être aussi près du village de Ssemenowka dans le gouvernement de Koursk, et en une variété non plissée près de Khoroschôwo, dans le grès néocomien inférieur, comme à Folkstone en Angleterre.
. Les valves sont parcourues par des stries d’accroïissement plus mar-
quées des deux côtés et au bord inférieur que vers le crochet. L'appareil .
brachial est simple et n’occupe qu’un tiers de la valve perforée.
La coquille a 1 p. 11 L. de long et 1 p. 4 L. de large; les valves closes sont d’une épaisseur de 11 L La coquille de Biassala a 1 p. 7 L. de long et 1 p. 2 1. de large, elle est d’une épaisseur de 10 lignes.
M. Davisox (1. c.) à le premier constaté que le Terebr. biplicata Broccar est une espèce purement crétacée, qui ne se trouve pas dans le terrain jurassique; MM. de Bucx et Bronx y ont réuni beaucoup d’autres espèces, qui ne sont pas crétacées, mais jurassiques.
Les individus de la Crimée et du Caucase appartiennent aux variétés qui s’élargissent légèrement vers le bord inférieur, cemme celles du grès vert supérieur de Cambridge; je ne connais pas en Russie les variétés italiennes, qui sont plus étroites et plus allongées. Une petite variété très curieuse de Cambridge est dépourvue du sinus et ressemble beaucoup à quelques individus du Terebr. Royerana du néocomien de Moscou.
La
Une autre variété, du grès néocomien de Khoroschéwo, se rétrécit vers le sommet et se dilate doucement vers le bord inférieur, sans y montrer de plis; le bord y est presque droit, à peine arrondi et tranchant. Le crochet n’a qu’une petite ouverture. L’individu ressemble beaucoup à une petite variété de Cambridge *; il à 8 L. de long et 6 L de large, et offre, à valves closes, une épaisseur de près de 4 L Il existe de semblables variétés à Biassala, mais elles sont d’une longueur double et presque dépourvues de plis.
Il se peut que le Terebr. Jamesi Barzy **, des environs de Balaclava en Crimée, appartienne aussi au T. biplicata, et dans ce cas il y aurait à cette localité du terrain néocomien et non du jurassique; les valves sont lisses, la perforée plus bombée que l’autre, qui est très plane, dont le sinus n’est que superficiel ; les deux plis de la grande valve ne sont que peu marqués.
Il me semble que le Terebr. sublaevis Keys. **, d’un terrain problématique du nord de la Sibérie, des bords du Taiïmyr, appartient peut-être aussi au T. biplicata du grès vert; la petite coquille n’a qu’au bord inférieur des plis et un sinus peu marqués.
M. Agicx Ÿ fait mention d’une variété étroite du Terebr. biplicata (var. angusta), qui se trouve dans un calcaire blanc oolithique du Daghestan entre Koumoukh et Ouloutschra, en sorte, que ce serait peut-être une autre espèce de Térébratule, ou que le terrain où elle se trouve serait crétacé.
Il existe un grand nombre de variétés du T. biplicata; la plus grande en est le Terebr. Dutempleana d'Ors., de la craie blanche de Baktschissaraï et du grès vert supérieur de Cambridge; elle est fort allongée et pourvue de deux plis obtus, plus espacés au bord inférieur que dans d’autres variétés. Elle a 2 p. 4 L de long et 1 p. 7 1. de large, à valves closes elle est d’une épaisseur de 1 p. 2 1.
J'ai dans ma collection un grand individu, qui provient du néocomien inférieur de Khoroschôwo, et que je dois aussi réunir aux nombreuses variétés du T. biplic ata; C’est la plus grande de toutes les varietés connues; il à 2 p. 3 1 de long et 1 p. 9 L. de large, et offre, à valves
# Davinson L. c. Palaeont. Soc. 1854. PI. VI, fig. 24 et 25. #* W. H. Barzy, Descriptions of fossil Invertebrata from Crimea, voy. Quarterly journal of the geol. Soc. of Lond. 1857, p. 136. PI. VIIL, fig. 2. #*% Voy. Mippenporrr, Sibirische Reise. Bd. IV, Abth. I, p.256. PI. VI, + Geognosie des Kaukasus 1. c. p. 462.
closes, une épaisseur de 1 p. La valve perforée est également convexe et retombe plus doucement vers Le bord inférieur; elle est un peu plus bombée vers Le crochet, dont l’ouverture est très grande. L'autre valve est plate, s’amincit vers le sommet presque aigu, comme l'individu * du grès vert supérieur de Cambridge, et se rétrécit vers le bord inférieur, comme l'individu ** très petit du même grès vert de l'Angleterre; il lui manque aussi les plis, qui sont à peine indiqués sur la valve perforée de l'individu de Khoroschéwo. Si les plis étaient mieux exprimés, on pourrait le prendre pour le Terebr. Carteri ou Michalkowi, auquel ïl fait la transition.
Esp. 305. Terebr. sella Sow. ï
Miner. conch. V, p. 53. PI. 437, fig. 1. !
Davinsow, Palaeont. Soc. 1854. Cret. sp. p. 59. PI. VIE fig. 4—10. ï Terebratula Michalkowii Fasrenxog, Verhandl. d. miner. Gesellsch. zu
St. Petersb. 1856, p. 228. PI. II, fig. 2.
La coquille est plutôt longue que large, les valves sont également convexes et doucement aplaties, Le crochet est court et recourbé, le deltidium est large et composé de deux pièces. La valve perforée est pourvue de deux plis plus ou moins distincts, le bord inférieur est distinctement sinueux par deux plis, qui le couvrent. Les bords latéraux sont légèrement échancrés.
Hab. dans le néocomien supérieur et inférieur de Khoroschéwo près de Moscou, et dans le grès vert inférieur et supérieur, aïnsi que dans le gault de Maidstone en Angleterre et à l’île de Wight,
La surface lisse est parcourue de stries concentriques d’accroissement fortement marquées vers le bord inférieur; les bords sont plus tranchants que dans le Terebr. biplicata, auquel le réunissent MM. de Bucx et Brown; les deux plis de la valve imperforée sont plus rapprochés et le sinus plus distinct; le pli de la valve perforée passe même sur le moule au-delà du milieu de la valve, où commence la haute proéminence en crête, résultant du grand enfoncement de la valve opposée. Le moule de celle-ci est également pourvu d’un sillon longitudinal, empreinte du septum et des impressions musculaires placées des deux côtés du septum.
Le bord inférieur s’amincit légèrement et forme une courte languette, plus saillante que dans le Terebr. biplicata, par là les deux
k | *# Davipsox IL. c. PI. VI, fig. 19. | #* Davipson I. c. PI. VE, fig. 26. |
côtés près du bord deviennent plus échancrés que dans ce dernier. Le bord cardinal est plus large et plus convexe que dans toutes les espèces mentionnées ci-dessus; il se réunit sous un angle arrondi avec les bords cardinaux de la coquille, dont le moule de Baktschissaraï a 2 p. 3 L de long et 1 p. 11 1. de large; les valves closes offrent au milieu une épaisseur de 1 p. 4 lignes.
La coquille allongée de Khoroschôwo près de Moscou est ovalaire ou presque pentagone, légèrement comprimée, la valve imperforée est un peu plus concave que la perforée, et munie, entre les deux plis obtus, d’un sinus longitudinal étroit; le crochet est court, recourbé faiblement et tronqué par une ouverture de grandeur moyenne; le deltidium n’est pas visible. La surface est lisse et marquée seulement de stries d’accroissement concentriques.
Les bords latéraux sont faiblement courbés, offrent la plus grande largeur au milieu des valves, et le bord inférieur presque droit. Les deux côtés près du bord inférieur sont doucement échancrés; il en résulte une forme presque pentagone.
La coquille, dans la variété dite Tereb. Michalkowii, a 2 p. 3 1. de long et 1 p. 9 L de large; les valves closes sont d’une épaisseur de 1 p. 1 ligne.
Esp. 306. Terebr. obesa Sow.
Miner. conchol. V, p. 54. PI. 438, fig. 1.
Davipsow, Palaeont. Soc. 1852, p. 53. PI. V, fig. 13—14.
La coquille est sphérique, ovalaire, allongée, très convexe et à peine plissée vers le bord inférieur; le crochet est court, recourbé et pourvu d’une grande ouverture circulaire, qui s'appuie au sommet de la valve opposée. Les bords latéraux forment une forte courbure vers le bord inférieur, qui est pourvu d’un large sinus sur la valve impérforée, quoique les deux plis n’y soient pas bien exprimés.
Hab. dans le néocomien ferrugineux de Koursk, dans la craie blanche de Ssimbirsk et de Karassoubazar, et dans la marne crayeuse d’Izioume.
La coquille, lisse et ponctuée, est marquée de nombreuses stries d’accroïissement très épaisses. Les plis des valves sont arrondis, peu appréciables; le large sinus est toujours distinct.
La coquille de Ssimbirsk n’est pas aussi nn que l'espèce anglaise, qui est la plus grande de toutes les espèces crétacées de l'Angleterre. L’individu de Ssimbirsk à 1 p. 6 L de long et de 1 p. 1 L de large, l’épaisseur des valves closes est de 10 1. Les bords sont obtus
dans les individus adultes, mais les jeunes les ont tranchants, et les plis presque nuls, à sinus à peine visible.
L’individu d’Izoume est encore plus petit; il n’a que 1 p. de long et 11 1. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 8 L.; la coquille ovalaire est pourvue de rides concentriques très épaisses, serrées et coupées par des stries rayonnantes très fines et très rapprochées; le sinus de la valve imperforée et les deux sinus de la valve perforée sont bien distincts.
Esp. 307. Terebr.intermedia Sow.
Miner. conch. I, p. 48. PI. XV, fig. 8. Davison 1. c. Palaeont. Soc. 1850, p. 52. PI. XL fig. 1—5.
La coquille, un peu plus longue que large, est presque pentagone, à crochet très court, arrondi et recourbé, l’ouverture est grande et placée obliquement, le deltidium bien visible est divisé en 2 pièces. Les bords
latéraux sont tranchants, ainsi que l’inférieur, dont les deux plis très
rapprochés de la valve perforée forment deux sinus sur la valve opposée. Hab. dans le terrain jurassique de l’étage oxfordien inférieur près de Brzegi sur les bords du Nidda, aux environs de Kielce, à Matagoscz, Sobkôw, Scerbakow près de Wislika, à Pomorzany près d’Olkousch. Cette espèce a les valves fortement convexes, surtout la perforée; les deux sinus latéraux de la petite valve sont très larges, tandis que le sinus médian est fort petit.
La coquille à 1 p. 3 L de long et 1 p. 2 L. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 9 lignes.
Les valves sont lisses, à peine marquées de quelques stries d’accroissement vers le bord cardinal et sur le milieu des valves.
Esp. 308. Terebr. Strogonowii d'ORrs.
Verneulz, Paléont. de la Russie 1. c. p. 483. PI. 42, fig. 31—32.
La coquille, ovalaire ou elliptique, est plus longue que large, et lisse ou seulement marquée de stries d’accroissement concentriques. Les deux extrémités de la coquille se rétrécissent également, et le bord inférieur est marqué, sur la valve imperforée, d’un sinus rudimentaire sous la forme d’un petit enfoncement superficiel.
Hab. dans un grès rougeâtre de l’étage oxfordien au nord de Bogoslowsk, dans l’Oural; peut-être aussi dans un calcaire rougeâtre com-
Jo
pacte de la Crimée près de la gorge d’Iphigénie *, réuni au Terebr. subovoides Müxsr.
Le crochet, à grande ouverture circulaire, s'appuie au sommet de la petite valve, sans montrer le deltidium.
La coquille à 2 p. 2 1. de long et 1 p. 4 1. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 1 p. 11} ligne.
C’est l’espèce de la Russie qui ressemble le plus au Terebr. ornithocephala Sow., mais le petit sinus du bord inférieur la distingue de ce dernier. Elle a la forme elliptique du Terebr. Royerana, et c’est peut-être en effet la même espèce très grande; elle semble aussi se trouver dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo, et dans ce cas son gisement au nord de l’Oural ne serait pas jurassique, mais néocomien.
Esp. 309. Terebr. sphaeroidalis Sow.
Min. conch. V, p. 49. PI. 435, fig. 3.
Davinson 1. c. Paleont. Soc. 1850, p. 56. PI. XI, fig. 9—19.
La coquille, presque sphérique, est pourvue d’un crochet court et recourbé, à grande ouverture circulaire, qui s'appuie au sommet de la petite valve, sans montrer le deltidium. Les commissures latérales des valves sont droites et le bord inférieur pourvu d’un petit sinus à peine distinct. Les valves sont lisses ou munies au bord inférieur de nombreuses stries d’accroïissement.
Hab. dans le terrain jurassique inférieur près de Ssoudagh en
. Crimée.
La surface est lisse; à peine marquée de stries d’accroissement concentriques.
La coquille a près de 1 p. de long et 10 1. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 9 lignes.
Esp. 310. Terebr. Fischeriana d’Ors.
VerneuIL, Paléont. de la Russie 1. c. 1845, p, 482. PI. 42, fig. 27—30.
Terebr. digona (Sow.) Fiscn., Oryctogr. de Mosc. I. c. PI. 23, fig. 7.
Terebr. indentata (Sow.) Fiscx., Bull. des Nat. de Mosc. 1843, vol. XVI, p. 24. PI. 4, fig. 3—4 et Router, Bull. 1844. p. 891.
Terebr.nucleata (Zreten) Fiscu. 1. c. 1843, p. 25. PI. 4, fig. 5, 6.
Terebr. luna Fiscu., Oryctogr. de Mosc. 1837, p. 148 et Sur les Térébratules Mosc. 1809, p. 24, No. 25. PI. II, fig. 3—4.
* D’après M. Baïcy voy. Quart. Journ. 1. c. vol. XIV, p. 136, où je suppose qu'il existe plutôt du calcaire néocomien.
Eichwald, Lethaea rossica. Il. 20
Terebr. luna Fisen. Rover, Bull. des Nat. de Mosc. 1846, p. 455. M. Rouizuter reprend le nom de M. pe Fiscuer, une année après la publication de M. d'Orsiexy (de Tereb. Fischeriana), dans la Paléontologie de Russie.
Terebr. subobesa Rouzz. I. c. p. 459 (voy. Terebr. vicinalis).
La coquille, oblongue quand elle est adulte, et plus ou moins ronde quand elle est jeune, est pourvue du bord inférieur échancré, et forme de chaque côté un bord obtus arrondi; la plus grande largeur des valves est au milieu des côtés; elle est égale quelquefois à l'épaisseur des valves closes.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo près de Moscou, à Biassala en Crimée, ainsi que dans le terrain crétacé du département de l'Aube en France.
Le crochet est très obtus et recourbé; il est espacé du sommet de la petite valve et laisse voir le deltidium, divisé en deux pièces. Ce n’est pas le Terebr. digona Sow., qui ne se trouve pas à Khoroschéwo; le T. Fischeriana a le bord inférieur plus profondément échancré et le crochet bien plus recourbé. Le Terebr. cornuta Sow. ne se trouve pas non plus dans le néocomien de Khoroschéwo, car c’est une coquille à appareil brachial allongé jusqu’au bord inférieur, dont les angles latéraux saillants sont fort asymétriques; les deux côtés des valves offrent en outre de larges échancrures.
Le plus ancien nom de cette espèce est Terebr. luna Frscx., mais comme M. pe Frscrer lui même a retiré plus tard son espèce, en la réunissant, à tort, au Terebr. digona, le nom de Terebr. Fischeriana d’Ors. doit être maintenu.
La coquille a 9 L. de long et 8 L. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 6 LL La surface des valves est élégamment ponctuée.
Cette espèce est très abondante à Khoroschôwo, mais je possède aussi dans ma collection un petit individu de Biassala, où le terrain néo-. comien se retrouve en grand développement; on la rencontre aussi dans le terrain néocomien du département de l'Aube *, sous le nom du Terebratula suprajurensis Leym., offrant une fausse apparence du T'erebr. ornithocephala Le T. suprajurensis est allongé, comme le Ter. Fischeriana, dépourvu de pli au bord inférieur, qui est légèrement échancré; sa plus grande largeur se trouve au milieu de sa longueur, comme chez le T. Fischeriana, surtout la variété plus large du T. suprajurensis, qui ne diffère en rien de l’espèce de l'Aube.
* Voy. Levugrie, Mém. géolog. de France. 1842, vol. V. Mém. No. 1, p. 12. PI. 15, fig. 5. bd
Esp. 311. Terebr. vicinalis ScHLorx.
Petrefactenkunde I, p. 281.
Bronx, Leth. geogn. Il, p. 169. PI. XVIIL, fig. 10.
La coquille, presque sphérique, est lisse et pourvue au bord inférieur des deux valves d’un enfoncement médian, qui se montre aussi sur les deux valves du Terebr. numismalis Lam., lequel est pourtant moins bombé.
Hab. dans le calcaire jurassique supérieur de Petrowskaya dans le gouvernement de Kharkow, près de la ville d’Izioume au midi de la Russie, près du village de Khode au Caucase septentrional, ainsi que dans un semblable terrain près de Szezerbakow en Pologne.
L’enfoncement au bord inférieur des deux valves est plus profond que sur le T. numismalis; le crochet est aussi plus haut, plus épais et plus fortement recourbé, et la valve en général est plus allongée que dans celui-ci. nes
M. Bronx * le prend à tort pour le Terebr. Fischeriana d'Or. du terrain néocomien supérieur de Khoroschôwo, lequel appartient à une espèce tout à fait différente par sa forme allongée et par ses deux angles saillants et symétriques.
M. Router a décrit ** une nouvelle espèce sous le nom de Terebr. subobesa, sans en donner de figure; il est donc difficile de dire si c’est en effet une espèce nouvelle ou plutôt le Terebr. Fischeriana d'Ors. (Terebr. luna Roux). Il la dit une forme intermédiaire entre
‘le Terebr. obesa Sow. et le Terebr. vicinalis, et la décrit comme
une coquille subpentagone, irrégulière, ayant quatre bords à peu près égaux, dont l’inférieur est plus court, les trois angles distincts et les deux angles latéraux arrondis. Cette espèce se trouve dans le grès néocomien supérieut de Khoroschôwo, où elle est tout aussi fréquente que le Tereb. Fischeriana. Quoique M. Roue dise que le T. subobesa est en général très difficile à distinguer du Terebr. vicinalis et du T. bullata, je suis porté à le réunir plutôt au T'erebr. Fischeriana, qui lui ressemble tout à fait d’après la description de M. Roue lui-même, d'autant plus qu’il est associé à celui-ci dans la même couche et que le T. vicinalis ne s’y trouve pas.
" Leth. geogn. IT, p. 170. Le Terebr. vulgaris (ScuLotx.), du terrain jurassique de Szçzerbakow près de Wislitza en Pologne (Pusca, Polens Palaeont. p. 18), est le Terebr. vicinalis Scacors. et non l’espèce du muschelkalk.
** Bull. de la Soc. de Mosc. 1846. IV, p. 459.
Esp. 312. Terebr. perovalis Sow.
Miner. conch. V. PI. 436, fig. 2—3.
Davipson I. c. Paleont. Soc. 1850, p. 51. PI. X, fig. 1—6.
La coquille ovalaire est plus longue que large; elle est Le plus large vers le milieu des valves, dont les côtés sont régulièrement arrondis, excepté une légère échancrure vers le bord inférieur. La valve perforée est convexe, à léger enfoncement médian vers le bord inférieur, lequel correspond à une semblable élévation de la valve opposée. La surface est lisse et ponctuée.
Hab. dans le terrain jurassique de l'étage oxfordien moyen de Brzegi sur les bords du Nidda, près d’[lza aux environs de Sandomir en Pologne, et dans un semblable terrain du Caucase en Ossétie, dans la vallée d’Ardon-nahe, au mont Kariou.
C’est une variété allongée, à valves bombées, qui se trouve à Brzegi * en Pologne. M. RouIzzrer la cite de l’argile jurassique noïre de Khoroschôéwo **, sans en donner une figure; mais comme il la considère comme identique avec un jeune individu du Terebr. vulgaris SccLors. et du Terebr. vicinalis SCHLOTH., on ne sait pas si c’est en effet Le T. perovalis ou une autre espèce qui se trouve dans cette localité.
M. Bay “** suppose qu’on le rencontre dans un calcaire liassique de Biassala, réuni à l’Ammonites fimbriatus; mais comme c’est plutôt du néocomien, stratifié sur un étage oxfordien, qui se trouve à Biassala, je suis porté à présumer que nous sommes en présence d’une autre espèce de Térébratule et non du T. perovalis.
Esp. 313. Terebr. bullata Sow.
Min. conch. V, p. 49. PI. 435, fig. 4.
Bronx, Leth. geogn. IE, p. 170. PI. XVIIL fig. 13.
La coquille, tout à fait sphérique, a le crochet fortement recourbé, s'appuyant au sommet de la petite valve; le bord inférieur arrondi est obtus, comme les bords latéraux; il est échancré au milieu.
Hab. dans le terrain jurassique de l’étage supérieur du jura brun près du village de Khode à Alaghir au Caucase septentrional, et peut- être aussi dans une marne calcaire du Tolimskoyé-Simovyé au nord de l’Oural (ne Bucu).
# Voy. Puscu, Polens Palaeont. p. 23. PI. IV, fig. 5. #* Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1846, IV, p. 465. *##% Voy. L c. Quart. journ. XIV, p. 136.
Ce 2 hémge mn À 8 = e
Le bord inférieur, légèrement échancré, est pourvu de chaque côté de l’échancrure d’une côte très courte; les deux côtes se correspondent sur les deux valves, comme sur les Terebratulae cinctae en général.
M. »e Bucx * dit que la valve imperforée embrasse la perforée et que celle-ci est entièrement enfoncée dans l’autre, conformation toute singulière, qui ne se retrouve que dans le Terebr. diphya; c’est donc une preuve que cette espèce n’est pas le vrai T. bullata.
Esp. 314. Terebr. impressa v. Bucx.
Über Terebrateln 1. c. p. 113. PI. I, fig. 11. Brown, Leth. geogn. I. c. IL, p. 177. PI. XVIIL, fig. 12.
La coquille, légèrement bombée, est presque circulaire, à crochet renflé et recourbé; l'ouverture est circulaire et le deltidium divisé en deux parties presque triangulaires ; la valve imperforée est faiblement convexe près du sommet, mais plus bas elle devient enfoncée, surtout au bord inférieur, où la valve perforée est également enfoncée.
Hab. dans le calcaire jurassique oxfordien de l'étage corallien de Petrowskaya dans le gouvernement de Kharkow, réuni au Terebratula punctata Sow., ainsi que dans l’oxfordien inférieur de Popilani, dans celui de Kowno; cette espèce caractérise en Allemagne l'étage inférieur du calcaire jurassique blanc, entre le calcaire corallien et l’oxfordien ; elle se trouve en France, comme en Russie, dans l’argile oxfordienne et même dans le terrain à chaiïlles.
La surface est ponctuée, comme les Térébratules en général, néanmoins M. Kw en a fait le sous-genre Waldheimia, à cause de l’appareil brachial, qui se prolonge jusqu’auprès du bord inférieur de la valve; c’est là un fait qui se retrouve dans la plupart des Térébratules.
La coquille a 9—10 1. de long et de large et une épaisseur de 5 1. à valves closes.
Esp. 315. Terebr. sublaevis Keys.
Th. v. Minpenvorrr, Sibir. Reise Bd. I, Thl. I, p. 256. PI. VI, fig. 9—12. La coquille, de grandeur moyenne, est renflée, presque sphérique, à surface lisse et à bord inférieur pourvu d’an petit pli au jeune âge; ce pli disparaît à l’âge avancé et la valve à crochet gagne par là une lan-
* v. Bucu, Gebirgsformationen v. Russland I. c. p. 105.
guette plus longue et arrondie; la valve opposée est profondément échancrée au bord inférieur, pour recevoir la languette.
Hab. dans un calcaire jurassique douteux, plutôt crétacé, des bords du Taïmyr au nord de la Sibérie.
La coquille a 10 1. de long, 9 L. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 6 L C’est presque la grandeur et la forme du Rhynchonella loxiae du calcaire néocomien de Biassala en Crimée, qui-se : caractérise aussi dans la jeunesse par un petit pli, naissant au sinus de la valve à crochet. Le bord inférieur est par conséquent marqué d’un petit pli accessoire, qui disparaît de nouveau sur les grands individus. Je suis donc porté à considérer le Terebr. sublaevis du Taïimyr comme un Rhynch. loxiae, d'autant plus que M. ne KeyseruwG luimême dit l. c. que les stries d’accroissement concentriques sont très serrées et que les fibres longitudinales de la surface sont aussi fines que chez le Rh. loxiae. Dans ce cas le terrain des bords du Taïmyr ne serait pas jurassique, mais Crétacé.
L'espèce du Taïmyr ressemble aussi à d’autres Térébratules du terrain crétacé, surtout au Terebr. sella Sow., à bord inférieur pourvu d'un petit plis M. Davnsox * a fait figurer une variété du gault de Maiïdstone, qui ressemble beaucoup à l’espèce sibérienne, en sorte qu’elle pourrait être considérée comme identique au Terebr. sella, ou se rapporter comme variété au Terebr. biplicata (voy. ce dernier, plus haut).
Esp. 316. Terebr. resupinata Sow.
Miner. conch. vol. IL, p. 116. PI. 150, fig. 3—4. Davinson, Paleontogr. Soc. 1. c. 1850, p. 31. PI. IV, fig. 1—5.
La coquille allongée est inéquivale, la valve perforée est convexe et pourvue d’une crête médiane longitudinale, qui sur la valve opposée concave correspond à un profond sillon médian; les bords latéraux sont tranchants; le bord inférieur de la valve concave est infléchi vers la valve convexe et se prolonge quelquefoïs en languette.
Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur à Korta près d’Oni dans le district de Radscha au Caucase.
Le crochet est plus ou moins recourbé, faiblement comprimé et muni de la crête, qui traverse la valve. -
Cette espèce varie beaucoup quant à sa grandeur et sa forme; elle
# British cret. brachiopoda voy. Paleont. Soc. 1854, p. 59. PI. VIL, f. 7,8.
a 1 p. 8 L'üe long,et 1 p. 1 1. de large, et offre, les deux valves étant closes, une épaisseur de 1 pouce.
M. Davison * à établi sur les Terebr. resupinata et lagenalis, ainsi que sur le Terebr. flavescens, vivant dans les mers actuelles, son genre Waldheiïimia, qui ne diffère des autres Térébratules que par un appareil brachial plus allongé et par un septum également long; le crochet est court et pourvu généralement d’une grande ouverture circulaire; ce sont là des caractères qui se retrouvent dans d’autres espèces de Térébratules fossiles, sur lesquelles il est cependant très difficile d'observer l’appareil brachial.
Esp. 317. Terebr. hippopus Rôw. Die Verstein. d. bühmisch. Kreiïde 1. c. p. 52. PI. XXVI, fig. 14.
Jeune la petite coquille est comprimée, adulte elle est sphérique, la valve perforée est convexe, à bourrelet ou crête moyenne obtuse; des deux côtés de cette crête il existe au bord inférieur un enfoncement, qui limite la large crête triangulaire. La valve opposée est également, mais un peu moins convexe et marquée d’un enfoncement triangulaire, qui se prolonge en languette et occupe un sinus correspondant.
Hab. dans le calcaire néocomien rougeâtre compacte de Biassala en Crimée.
La coquille, plus grande que celle du grès à Exogyres de Dragomyschel en Bohème, à 81)2 1. de long et 8 I. de large, et, à valves closes, une épaisseur de 6 lignes.
Le crochet, renflé et recourbé. est pourvu d’une ouverture circulaire, qui laisse à peine voir le deltidium; les bords latéraux sont obtus. La crête médiane commence près du milieu de la valve perforée et se prolonge en se dilatant continuellement jusqu’au bord inférieur. L’enfoncement de la valve opposée commence plus près du sommet et en se dilatant se continue jusq'au bord inférieur, offrant la même forme du bourrelet ou de l'élévation supérieure de la valve perforée.
Cette espèce est très abondante à Biassala; les individus adultes sont réunis aux jeunes, dont les valves sont plutôt comprimées que conyexes, à sinus presque nul. Le bord inférieur est presque droit, et la forme de la coquille devient par là presque triangulaire.
* British fossil brachiopoda. London 1851—54, voy. Paleontogr. Society. London. 1853. -
Esp. 318. Terebr. diphyoides d’Ors.
Paléont. de la Fr. Terr. crét. IV, p. 87. PI. 509.
La coquille, presque triangulaire dans la jeunesse, présente un sinus très large au milieu du bord inférieur, à côté duquel se développent de plus en plus deux ailes, qui convergent à l’âge plus avancé l’une vers l’autre, et finissent par se réunir tout à fait; il se forme par là un trou au milieu des valves. Les ailes allongées s’élargissent subitement et ont le bord inférieur arrondi, le trou est très grand et elliptique dans la valve imperforée.
Hab. dans le terrain crétacé des environs de Moscou, et le néocomien rougeâtre compacte de Biassala. |
Les bords latéraux, qui commencent aux sommets des deux valves, sont épais, obtus et droits jusqu’au bord inférieur, qui devient immédiatement tranchant.
Il y a, d’après l’âge, beaucoup de variétés, dont les unes, encore jeunes, montrent les côtés en aile courts et éloignés l’un de l’autre, tandis que les adultes offrent les côtés plus élargis, et, dans un âge avancé, entièrement réunis, laissant cependant une échancrure au milieu des bords réunis.
La coquille, au bord inférieur, à 1 p. 8 1. de large et 1 p. 1 L. de
long, l'épaisseur des deux valves closes est de 5'}2 LL. La grandeur et la forme sont celles des individus du néocomien des Voirons en Suisse.
M. pe Bucx * à fait déjà la remarque que, d’après une figure de cette espèce, donnée par M. Macquarr **, elle se trouve aussi dans le gouvernement de Moscou.
Esp. 319. Terebr. scalata m.
PI. XVII, fig. 4 a—c gr. nat.
Géogn. de Russie (en Russe) p. 509.
Testa subquadrangularis, inflata, laevis, valva perforata perquam conveva, utroque margine laterali perquam declivi, imperforata illa subplana, deflexa, cardinali margine brevi, verticem inflatum et reflexum excipiente, inferiore margine subconvexe cum lateralibus rectum angulum exstruente.
Hab. dans la craie blanche de Baktschissaraï en Crimée.
LA
* Beitrag zur Bestimmung der Gebirgsformationen von Russland. I. c. p. 69.
#* Essais sur divers points de Minéralogie. Paris. 1785. PI. VIL, fig. 2.
La coquille est presque quadrangulaire, à valves très inégales, la perforée est très bombée, convexe, retombant des deux côtés en pente presque verticale; le crochet est fortement renflé, à ouverture circulaire, et le bord cardinal très étroit; la valve opposée est plate, offre une courbe, qui commence au sommet de la valve et se continue en demi-arc au bord inférieur; celui-ci est la partie la plus large de la coquille.
Les bords latéraux sont obtus, l’inférieur est tranchant et presque droit ou légèrement convexe. Les commissures latérales sont infléchies en un arc large vers le bord inférieur.
La valve imperforée (voy. L. c. fig. 4 à b) est munie vers le sommet de deux petits bourrelets allongés, placés parallèlement l’un près de l’autre. La forme de cette valve est triangulaire, à face convexe, et la valve perforée (vue de côté 1. c. fig. 4 c.) est trois fois plus haute que la valve opposée.
La coquille à 1 p. de long et 8 I. de large vers le bord. inférieur, elle a, à valves closes, au milieu une épaisseur égale, c’est-à-dire de 8 1. La surface des valves est lisse; on remarque à peine des stries d’accroissement concentriques.
La coquille a la forme du Terebr. pala Bucx, du terrain callovien de Bavière, qui cependant diffère par sa valve imperforée enfoncée, marquée au milieu d’un sillon profond, commençant au sommet et se terminant au bord inférieur.
La coquille est dessinée de face PI XVIT, fig. 4 a; vue d’en bas
L c. fig. 4 b, et vue de côté, à valves closes I. c. fig. 4 c.
Esp. 320. Terebr. striatissima m.
PI. XVIL, fig. 10 a—c gr. nat.
Géogn. de la Russie (en russe) p. 484.
Testa mediocris subtriangularis, valva perforata depressa, sulco lato medio a vertice ad inferiorem marginem dentatum excurrente, laterali margine utroque excavato et versus inferiorem marginem quinque dentibus instructo, valva imperforata convexissima inflata, margine inferiore exsecto; superficie transversim ac tenuissime striata.
Hab. dans un grès néocomien brunâtre du bord de la rivière Tolya, au nord de Bogoslowsk.
La coquille, de grandeur moyenne, est presque triangulaire, à valve perforée élargie et déprimée; elle porte au milieu de sa surface un large sillon superficiel, qui commence au sommet aigu et se prolonge jusqu’au bord inférieur de la valve, où il se termine en une languette allongée et
garnie de cinq dentelures. Les côtés latéraux sont obtus et arrondis, le bord latéral est pourvu de trois dentelures. Le crochet est très petit et recourbé; il s’appuie sur le sommet élargi et arrondi de la valve opposée; l’ouverture est presque imperceptible.
La valve imperforée est fortement bombée, très convexe, surtout au milieu, où elle forme une proéminence arrondie et allongée, qui commence au sommet et se continue en s’élargissant jusqu’au bord inférieur, orné de quatre dentelures et présentant une large échancrure pour recevoir la languette allongée de la valve perforée. Les deux côtés de cette valve sont hauts et enfoncés vers le crochet de la valve perforée, qui y fait une saillie obtuse au dessus de la commissure latérale.
La surface des valves est finement striée, à stries d’accroissement serrées concentriques, mais les stries se perdent facilement, si la surface est polie. C’est une forme de transition au Rhynchonella aptycha FiscH.
La coquille à 11 L. de long ou plutôt de haut, la valve perforée a 11 L. de large au milieu des côtés; elle est de 1 p. 1 L. de long, mesurée entre le crochet et le bord inférieur. La valve imperforée a 7 I. de large au milieu des côtés; elle a 8 1. de haut, tandis que la valve perforée n’a que 3 L. de haut.
Voilà une espèce tout à fait extraordinaire, qui n’a pas de forme identique dans d’autres pays; néanmoins sa forme générale indique plutôt une espèce crébacée que jurassique. La coquille est présentée sur la PI. XVII, fig. 10 b vue de côté, c vue du bord inférieur, et d vue de la valve imperforée.
Genre XXXI. Terebratella dOrs.
La coquille, de forme variable, est allongée ou transverse, à valves inégalement bombées; le crochet, à ouverture circulaire ou ovalaire, est tronqué obliquement et recourbé en arrière; l’aréa devient par là très grand et plan, et est limité par un deltidium divisé en deux pièces. L’articulation se fait par deux dents cardinales de la valve perforée, la valve opposée est pourvue d’un septum, présentant deux apophyses, une de chaque côté du septum, pour fixer l’appareiïl brachial, qui en outre se fixe également à un appendice cardinal. La surface des valves est ponctuée. Ce genre se trouve dans les terrains de la Période moyenne.
Esp. 321. Terebr. trigonella Scaors.
Bron, Leth. geogn. p. 180. PI. XVIIL, fig. 7.
La coquille est inéquivale, la valve perforée plus bombée, à aréa rélevé, haut, et à bords cardinaux élargiis et allongés; la valve non perforée est un peu comprimée; les quatre côtes très espacées, que portent les valves, sont parallèles entre elles, et les médianes plus grandes que les latérales; elles se réunissent au bord inférieur à celles de la valve opposée et y forment de petits piquants.
Hab. dans le terrain jurassique de l'étage corallien près de Petrowskaya dans le gouvernement de Kharkow, ainsi que dans le terrain triassique du royaume de Pologne, dans le calcaire conchylien de Bobrownik près de la frontière de la Silésie.
Les espaces entre les côtes des valves sont larges et munis de stries d’accroissement très serrées et arquées dans chaque intervalle. C’est une espèce très curieuse, que l’on rencontre aussi dans le calcaire conchylien de la Pologne et de la Silésie. Elle appartient aux Terebratulae cinctae.
Esp. 322. Terebratell. pectita Sow.
Min. conch. IL, p. 87. PI. 138, fig. 1.
Davipson, Brit. cretac. brachiop. 1. c. p. 26. PI. II, fig. 29—33.
La coquille est presque circulaire, à valves convexes, la valve perforée est enfoncée au milieu, l’enfoncement commence au crochet et ar- -rive jusqu'au bord inférieur, où l’autre valve est de même légèrement enfoncée. La surface des valves est plissée, à plis rayonnés, dont quelques-uns se bifurquent au bord inférieur.
Hab. dans la glauconie crayeuse de Ssimbirsk (Jazykow).
Les plis deviennent plus nombreux au bord inférieur; il se développe en outre des plis accessoires, qui augmentent leur nombre par intercalation. Le crochet élargi est légèrement recourbé, l’aréa très large, comme chez les Orthis., l'ouverture est circulaire et le deltidium divisé en deux parties.
Le plus grand individu anglais à une longueur de 11 1., une largeur de 1 p. 1 L. et une épaisseur de 7 L.; en général les échantillons russes sont plus petits.
J’ai reçu par feu M. pe WanNGENHEIM-QuaLEN, de la craie blanche d'Ouralsk, un individu, mal conservé, dont la valve perforée également convexe est finement parcourue de stries rayonnées très rapprochées,
l’autre valve manque, en sorte que je ne suis pas en état de décider si l’individu appartient effectivement au Ter. pectita.
Un autre échantillon, de la même localité, me semble appartenir au sous-genre Terebrirosta neocomiensi aff., mais comme ce n’est qu'un fragment, je m’abstiens en attendant de le décrire; il se compose de la valve perforée bombée en fragment, à crochet renflé et allongé; la surface est garnie de stries rayonnées, quelquefois bifides, droites; les deux côtés de la valve sont comme tronqués et forment une crête obtuse dorsale, c’est ce qui distingue notre individu des espèces connues.
Esp. 323. Terebratell. oblonga Sow.
Bron, Leth. geogn. V, p. 231. PI. XXX!, fig. 5.
La coquille, allongée et étroite, est plissée, à plis plus ou moins nombreux, et même dépourvue de plis et lisse; la valve perforée se continue en un crochet à petite ouverture circulaire, fixée à un deltidium plus grand et divisé. Cette valve est convexe, et l’autre porte un petit bourrelet à 4 ou 5 plis.
Hab. dans le grès vert inférieur de la Pologne, ainsi qu’en Allemagne dans le hilsthon.
On en connaît plusieurs variétés, appelées, selon M. DE STROMBECK, T. pectiniformis, oblonga et reticulata; il paraît même que le Rhynchonella Rouillieri appartient aussi à l’une de ces variétés et par conséquent au genre Terebratella; l’intérieur de la coquille ne m’étant pas connu, j’ai maintenu en attendant cette espèce dans le genre Rhynchonella. |
Genre XXXII. Terebratulina d'Ors.
La coquille, plus longue que large, est ovalaire, le crochet est tronqué par une ouverture, qui descend jusqu’au sommet de la petite valve, le deltidium est petit et indistinct. La valve non perforée est munie au sommet de deux expansions en oreillette. La surface des valves est garnie de côtes, de stries lisses ou moniliformes; les valves adhèrent par de fortes dents, qui entrent dans les fossettes correspondantes de la valve opposée. L’appareil brachial, à peine de la longueur du tiers des valves, forme un simple anneau par la connexion des deux apophyses transversales antérieures; c’est de cet appareil court que les bras allongés descendent dans la cavité des valves, dont la structure est ponctuée. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et tertiaire et vit encore dans
Esp. 324. Terebratulina striata Wa. sp.
PI. XVI, fig. 29. a grand. nat.; b—e grossis.
Faujas St. Fond, Hist. de la mont. de St. Pierre de Maestricht. Paris 1799. PI. XXVI, fig. 7 et 9.
WamLenBERrG, Petrific. telluris Suec. voy. N. Acta Soc. scient. upsal. vol. IIT, p. 61. 1821 (Anomites striata).
Terebratula Defrancii Bronex. et Cuv., Descript. géol. des environs de Paris, p. 383. PI. IL, fig. 6. 1822.
Terebratula striatula Manr., Geol. of Sussex. 1822. PI. XXV, fig. 7, 8, 12.
Terebratula chrysalis L. v. Bucn, Über Terebrateln 1834. Berlin.
Terebratula striatula d'Ors., Paléont. de la Russie par M. px Verneurs I. c.
1845, p. 493. PI. 43, fig. 18— 20.
La coquille, très variable selon l’âge, est ovalaire ou même pentagone, plus longue que large, les valves sont presque également convexes, à enfoncement longitudinal moyen rudimentaire sur chaque valve, plus distinct au bord inférieur. Le crochet, épais, presque droit, est muni d’une grande ouverture ovalaire, qui touche le sommet de la valve opposée; les deux pièces du deltidium divisé limitent l’ouverture des deux côtés, eb sont superposées immédiatement aux grandes oreillettes de la petite valve. Les plis rayonnés des valves sont garnis de granulations, quelquefois bifurquées près du bord inférieur arrondi et non dentelé.
Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk, et près de la ville d’Ouralsk, et, à ce qu’il semble, aussi dans une marne crétacée de la steppe de Kirghises.
La coquille n’a que 4 lignes de long; un moule indistinct de la - steppe de Kirghises a la même largeur et a dû être plus long. Les oreillettes ne sont pas bien exprimées dans la fig. 18, citée de la Paléontologie de la Russie.
La coquille d'Ouralsk n’a que 2 L de long et 13/4 L. de large; à valves closes elle offre l’épaisseur d’une ligne. La petite valve est légèrement convexe, la grande, perforée, porte à son milieu un enfoncement longitudinal, qui s’élargit au bord inférieur; les 15 plis sont granuleux.
Esp. 325. Terebratulina gracilis ScaLorx.
Beitr. zur Naturgesch. d. Verstein. voy. Leonnarp, Min. Taschenb. VII, p. 112. PI. IL, fig. 3.
Terebratula rigida Sow., Min. conch. VI, p. 69. PI. 536, fig. 2. Terebratulina gracilis d'Ors. voy. VerneuL, Paléont. de la Russie, p. 499. PI. 43, fig. 24—26. | La coquille inéquivale est circulaire, légèrement allongée ou élargie; la valve perforée est convexe, la valve non perforée plate ou légèrement
concave, le crochet est fortement recourbé, sa petite ouverture se trouve fermée des deux côtés par les deux pièces du deltidium et en bas par le sommet de la petite valve; le crochet est quelquefois tout à fait fixé au bout du sommet de la valve opposée, par suite de quoi l’ouverture devient imperceptible.
Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et dans la craïe marneuse (ou plänerkalk) de l’île de Ssourowski dans la rivière Ssoura, près de la ville de Penza, ainsi que près de Kirensk dans le gouvernement de Penza.
La coquille a 312 1. de long et près de 4 L. de large. Les plis sont coupés par des stries d'accroissement concentriques , et par là ils paraissent comme granuleux. L’individu d’Ouralsk a 4 1. de long et autant de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 11h 1.; c’est là l’épaisseur de la valve perforée, car l’autre valve est légèrement concave ou enfoncée. Les plis sont nombreux et augmentent sans cesse par intercalation; les plis accessoires sont par là les plus nombreux au bord inférieur, qui est arrondi, entier et tranchant. L’aréa est petit.
Esp. 326. Terebratulina radiata Barry.
Fossils from the Crimea voy. Quart. Journ. 1857. London p. 136. PI. VIIL, fig. 3.
La coquille, inéquivalve, plus longue que large, a le bord inférieur arrondi et plus large que le sommet, où elle se rétrécit; le crochet est prolongé, légèrement recourbé et tronqué, à grande ouverture, la surface présente 20 à 25 côtes assez larges, rayonnées.
Hab. dans le terrain crétacé de Balaclava, réuni auRhynchonella Jamesii, qui appartient peut-être au Rh. biplicata. d
La coquille à près de 4 L. de long et 31/4 L de large; sa surface
est ponctuée.
Esp. 327. Terebratulina unguiculus #.
Naturhist. Skizze von Lithauen I. c. Vilna 1830, p. 203.
La coquille est petite, plus longue que large, garnie de stries rayonnées simples, quelquefois bifides, à crochet saillant, pourvu d’une grande ouverture; la valve perforée est renflée près du crochet et s’élargit doucement vers le bord inférieur, qui s’infléchit légèrement au milieu; la valve non perforée est plane et même enfoncée légèrement. d
Hab. dans la craie blanche de Kremenetz en Volhynie.
La coquille a 3 L de long et 2/4 L de large.
Je ne donne pas de figure de cette espèce, qui se trouvait autrefois
‘dans ma collection paléontologique, que j'ai cédée à l’Académie médicochirurgicale de St. Pétersbourg, où, après ma retraite de l’Académie, cet échantillon à été égaré avec beaucoup d’autres.
Genre XXXIII Magas Sow.
La coquille méquivalve est ovalaire, à crochet recourbé et perforé par une ouverture très grande et triangulaire, dont la large base s’applique au sommet de la valve opposée; le deltidium, divisé en deux parties, est rudimentaire; l'appareil brachial se compose d’un septum saillant à deux lames calcaires élargies, dont l’inférieure présente la forme d’un ancre, étant la plus large et très haute. Les muscles adducteurs ressemblent, quant à leur situation, à peu près à ceux des T'érébratulidées ; la coquille est également ponctuée. Ce genre $e trouve dans le terrain crétacé.
Esp. 328. Mag. pumilus Sow.
Verneuil, Paléont. de la Russie, p. 495. PI. 43, fig. 27—30.
La coquille est petite, arrondie, aussi large que longue, ornée de ponctuations très prononcées, qui forment des lignes obliques, se croisant en quinconce.
Hab. dans la craie blanche de Ssimbirsk et d’Ouralsk.
La valve perforée est convexe, à crochet recourbé fortement au sommet de la valve opposée, à aréa triangulaire très large et lisse, dont le milieu est occupé par l’ouverture triangulaire, qui est plus haute que
- large et bordée par les deux parties étroites et allongées du deltidium.
La coquille a 312 1. de haut et 3 L de large, les valves closes
offrent une épaisseur de 2 lignes.
Esp. 329. Magas verrucosus ».
PI. XVIII, fig. 30 a b gr. nat.
Naturbist. Skizze von Lithauen. Vilna. 1830, p. 203.
La coquille est petite, orbiculaire, à aréa étroit, n’occupant pas toute la largeur du bord cardinal; les bords latéraux et l’inférieur sont tranchants; la surface des valves porte de petites verrues ou granulations, très serrées et disposées sans ordre.
Hab. dans la craie blanche de Kremenetz en Volhynie, ainsi que sur un affluent du fleuve Zwanczyk près de Zawadynce en Podolie.
La valve perforée est convexe, à crochet saillant, presque droit et à peine recourbé, l'ouverture est plutôt ovalaire que triangulaire; elle s’ap-
plique au sommet légèrement arqué de la valve opposée. Le deltidium divisé se compose de deux pièces presque triangulaires, plus larges que hautes; l’aréa est plus étroit que le bord supérieur de la valve, qui forme des deux côtés une expansion arrondie et large, se prolongeant en bords tranchants latéraux et inférieur des valves.
La coquille à 4 L. de long et 3%/4 L de large; à valves closes, elle a près de 2 1. d'épaisseur.
La valve non perforée est bombée près du sommet et enfoncée près des bords latéraux et de l’inférieur.
Cette espèce diffère du Magas pumilus par les valves garnies de petites verrues, par le bord cardinal arqué de la valve non perforée, et par louverture ovalaire de la valve perforée à base rétrécie, qui touche le sommet de la valve opposée.
M. d’Orgreny a composé des genres Magas et Terebratulina une petite famille, les Magasidées, tandis que M. Davinsonx les regarde comme appartenant encore à la famille de Terébratulidées.
Famille deuxième.
Rhynchonellidées.
Le mollusque est libre ou fixé par un muscle d’attache en pédoncule musculaire, qui sort d’un orifice situé en dessous du crochet de la grande valve. Les bras à cils, roulés en spirale, sont fixés à leur origine par deux appendices calcaires. La structure des valves est fibreuse et non ponctuée.
Genre XXXIV. Rhynchonella F'iscx.
Les viscères sont limités à un petit espace près du sommet du test et séparés de la cavité des valves par une membrane aponévrotique, dont le centre est occupé par la bouche, qui est entourée par l’appareil brachial. La lèvre supérieure est lisse, l’inférieure pourvue de cils; les lèvres se continuent des deux côtés en appendices flexibles à cils, roulés en une spirale conique, dont le bout rétréci est contourné: à la valve perforée. Le deltidium est divisé en deux pièces; les muscles sont les mêmes comme dans le genre Terebratula. Les Rhynchonella se trouvent dans tous les terrains et vivent encore dans les mers actuelles.
Esp. 330. Rhynchon. loxiae Fiscx.
Notice sur les fossiles du gouvern. de Moscou. 1809. p. 35. PI. IL, fig. 5—6. Terebratula aptycha Fiscu., Bull. de Mosc. 1843, p. 124. PL IV, fig. 7—9 (le jeune âge du Rh. loxiae).
Terebr. acuta v. Bucx (non Sow.), KarstEex, Archiv f. Naturkunde 1842. Berlin p. 536.
Terebr. acuta (Sow.) Fiscuer, Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1843, p. 40. — Terebr. variabilis (Sow.) FiscHer, Oryctogr. de Moscou p. 147. PI. 23, fig. 8.
Rhynchon. aptycha Fiscu. d'Ors. voy. Verneuil, Paléontol. de la Russie, p. 482. PI. 42, fig. 22 —26.
La coquille très variable est triangulaire, aussi longue que large, la surface présente des stries d’accroissement concentriques, les bords latéraux et l’inférieur saillants sont arrondis et obtus. Les bords latéraux sont en outre pourvus de 2 côtes rudimentaires, qui deviennent rarement plus marquées, surtout l’une d'elles, s’élevant en carène obtuse arquée vers le milieu des valves; le sinus est garni au fond d’un sillon longitudinal très distinct.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo, et à ce qu’il semble, dans le calcaire compacte rougeâtre de Biassala en Crimée,
La valve perforée, à crochet petit et à peine saillant, se prolonge en une longue languette obtuse et réfléchie vers la valve opposée; celle-ci est marquée d’un pli ou d’une courte côte moyenne, ou de deux autres courtes côtes latérales; le bord inférieur devient par là sinueux au milieu “et porte deux dents de chaque côté du sinus.
Cette espèce, très fréquente à Khoroschéwo, 2 les plus grands rapports avec le Terebr. acuta Sow. du lias de l'Angleterre, mais elle s’en distingue par sa surface striée dans les individus bien conservés, et par un sillon au fond du sinus, comme chez le Rh. ringens Dav., ainsi que par des plis latéraux moins développés; la languette plus droite du T. acuta est plus longue, plus aiguë et moins recourbée vers le sommet de la valve. Elle rappelle également le Rhynch. Moutoniana d'Or. du néocomien de la France, qui ne se distingue que par sa largeur plus considérable; ses plis latéraux sont encore moins longs et moins appréciables que ceux du Rhynch. loxiae; son sinus n’est ni aussi long ni aigu, et indiqué seulement par une échancrure large et superficielle.
Le deltidium du Rh. loxiae est plus caché par le crochet allongé et recourbé de la valve, tandis que le crochet du Rh. Moutoniana est court eb aigu; en dessous de son ouverture arrondie il apparaît un deltidium triangulaire plus distinct que dans le Rh. loxiae. Néanmoins le Rh. Moutoniana pourrait être une grande variété adulte de celui-ci,
dont on rencontre quelques légères variétés à Khoroschéwo. Eichwald, Lethaea rossica. II. 21
M. Roue * à donné la description de notre espèce sous le nom de Terebratula (Rhynchonella) acuta Sow.? et de Terebr. triplicata Paizx. var. subacuta Roux. **; la coquille n’a qu’un seul pli dans son bourrelet, dont le sommet se trouve perpendiculairement au dessus du bord inférieur. C’est là l'espèce particulière, nommée déjà . par M. De Fiscaer Rhynch. loxiae. Les autres figures, surtout L. c. PL F, fig. 4—7, ont deux plis sur le bourrelet et forment une espèce in-" termédiaire, que je propose de nommer Rh. Rouillieri ». (roy. plus loin).
Les individus de grandeur ordinaire de Khoroschôwo, ou le Rhynch. acuta (Sow.) Rovizz. (1 c. fig. 2-—3), ont la hauteur de 6 lignes, leur largeur est également de 6 L., mesurés entre les deux angles saillants M du bord inférieur, et une épaisseur de 4 L., mesurés entre le crochet et le milieu du sinus; mais il y à aussi de plus grands individus, quoiqu’ils ne montrent jamais la grandeur des individus de la Crimée, qui font passage au Rh. Moutoniana Un individu du calcaire néocomien rougeâtre de Biassala, marqué de deux côtes latérales très courtes et rudimentaires, a une hauteur de 8 L., une largeur de 9 L. et une épaisseur de 61 La côte moyenne de la petite valve est peu distincte, rudimentaire, la languette très courte, à angle terminal presque obtus. La surface est fibreuse, c’est-à-dire garnie de stries très fines, rayonnées, coupées par de nombreuses stries d’accroissement très serrées et concentriques. On rencontre même des individus dépourvus tout à fait de côtes et de dentelures au bord inférieur.
Le Rhynch. loxiae de Khoroschôwo est toujours très petit, de la moitié de la grandeur du Rh. acuta du lias, et on ne peut pas présumer qu’il ait pu acquérir la grandeur de ce dernier; c’est donc une preuve \ de plus que le Rh. loxiae était une espèce particulière. Les individus de la Crimée sont en effet plus grands, mais presque sphériques, à cause de leur languette très courte, en sorte qu’ils ressemblent encore moins au Rh. acuta à longue languette très aiguë.
Le Rhynch. ringens Dav. *** diffère d’abord par son crochet recourbé et non droit et aigu, comme celui du Rh. loxiae, ensuite par sa languette obtuse et non aiguë au bout, et par 2 ou 3 plis latéraux plus distincts que dans le Rh. loxiae. |
# Voy. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1848, 1. PI. F, fig. 2—3. #* Voy. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1847. IT, p. 375. ##%# Davipson L. c. Paleont. Soc. 1852, p. 75. PI. XIV, fig. 14.
Esp. 331. Rh. Moutoniana d'Or.
Paléont. de la Fr. Terr. crét. L. c. PI. 494, fig. 17—19.
La coquille triangulaire est plus grande que la précédente et offre un sinus plus court, quoiqu'il soit plus large, et des côtes latérales plus courtes ou nulles; la valve devient par là entièrement lisse et plus ou moins sphérique.
Hab. dans le calcaire néocomien compacte de Biassala.
Cette espèce offre de nombreuses variétés: quelques-unes sont toutes lisses, d’autres munies de côtes, dont les deux latérales commencent au bord inférieur et passent, au moins l’une d’elles, l’intérieure, jusqu’au bord cardinal; en outre la côte médiane commence au bord inférieur et parcourt toute la longueur de la petite valve jusqu’au sommet. Quelquefois le sinus de la valve perforée est muni d’une côte médiane légère et de deux autres côtes rudimentaires sur le bourrelet de la valve opposée. C’est là sans doute un caractère tout particulier; on pourrait même y fonder des espèces particulières, mais comme nous avons là des passages d’une variété à l’autre, il est peut-être plus rationel de faire rentrer toutes ces formes dans le Rhynch. Moutoniana.
La coquille lisse, à sinus dont la pointe est placée au côté postérieur ou inférieur, et non recourbée vers le sommet, a une hauteur de 9 IL. et une largeur de 111) 1., l'épaisseur des valves closes est de 7 L Les individus pourvus de côtes sont en général plus grands et ressemblent tellement au Rh. loxiae de Biassala, qu’on est presque obligé de réunir
‘les deux espèces.
Les grandes variétés, à côtes complètes, rappellent beaucoup le petit Rhynch. subringens Dav. * de l’oolithe inférieur du Somersetshire, qui est cependant très petit et presque sphérique; les deux valves sont égalenrent bombées, et pourvues de trois côtes latérales de chaque côté de la large côte médiane de la valve perforée. La coquille n’a que 3 !}2 1. de large et 3 L de long. Les individus sont des géants vis-à-vis de ceux-là, car ils sont 4 fois plus grands.
Esp. 332. Rhynchon. Rouillieri m.
PI. XVIII, fig. 24 a vu de côté; b vu en dessus de la grande valve; e vu en dessus de la petite valve, grand. nat.
Terebratula bidens (Pmzz.) RouILlier et Dossisxy, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1847. IL, p. 376. Buil. Mosc. I. c. 1848. I, p. 278. PL EF, fig. 4—7.
Testa triangularis, elongata, utraque valva perquam inaequali, per-
© Davipson L. c. fig. 17.
forata, minore imperforata, exiguo vertice ejus leniter inflexo ad alteram valvam inflatam; hac duabus plicis mediüis, et duabus vel tribus utrinque lateralibus ornata, ut illa, media plica in sinu elongato disposita et duabus utrinque lateralibus praedita. :
Hab. dans le néocomien inférieur noïrâtre de Mnidwniki, et, à ce qu’il semble, aussi dans le calcaire néocomien rougeâtre de Biassala en Crimée.
La coquille est plus allongée que le Rh. loxiae; le bourrelet surtout s’allonge et rappelle par là les Terebratella oblonga et reticulata d'Ors. du néocomien; la valve perforée est plane, à crochet court, muni d’une très petite ouverture et marqué de la longue languette, qui s'élève presque perpendiculairement sous un angle droit et présente dans son sinus un pli large et tranchant (voy. 1. c. fig. 24 b). Le bord inférieur est profondément échancré. Les côtés de cette valve offrent deux ou trois plis, qui occupent la moitié de la longueur des côtés et laissent. lisse l’espace près du crochet. +
La valve imperforée est fortement bombée; elle s'élève au milieu du bord inférieur en un bourrelet très haut et marqué de deux côtes tranchantes, qui au bord même forment une proéminence triangulaire aiguë (L. c. fig. 24 c), correspondant à l’échancrure du bord inférieur de la valve opposée. Les côtés de la valve imperforée sont pourvus de deux plis ou côtes tranchantes, égales à celles de la valve opposée. Les deux bords des valves sont dentelés par les plis (1 c. fig. 24 a), les valves elles-mêmes sont écailleuses, c’est-à-dire composées de couches concentriques, qui forment sur la surface des valves JASlLUeIRS Le étages distincts.
La valve figurée à 1 p. de long, et 8 IL. de large, les valves closes - offrent la même épaisseur, c’est-à-dire 8 lignes.
Cette espèce est rare à Mni6wniki près de Moscou, dans le néocomien inférieur, dans un sable quarzeux noirâtre, tandis que le Rh. loxiae ne se trouve que dans le néocomien supérieur ferrugineux. Celui-ci est constamment plus petit et toujours de la même grandeur, en sorte qu’il faut le considérer comme adulte; le Rhynch. Rouillieri est plus grand et ne se trouve pas réuni au Rh. loxiae; il faut donc présumer que ce sont deux espèces particulières et entièrement développées. Je nai pas observé le Rh. loxiae à deux côtes au bourrelet, ni le Rhÿnch. Rouillieri pourvu d’un seul pli; par conséquent l’un n’est pas une variété de l’autre, comme l’a admis M. Roumer. L’individu dessiné, très grand et pourvu d’une languette fort longue, est évidemment adulte,
néanmoins il n’a qu’une seule côte tranchante dans le sinus et deux côtes sur le bourrelet; en outre les bords latéraux de la languette sont très tranchants. Nous ne voyons, dans les figures données par M. Rouiz- LIER (1. c. PLF, fig. 4—7) comme variétés du Rhynch. bidens (Pæizx.), qu’une seule côte dans le sinus et deux côtes tranchantes au bourrelet, ce qui prouve que l’espèce adulte garde un caractère constant par Le nombre des côtes, ef que nous ne sommes pas en droit d'y réunir le Rhynch. plicatilis sous le nom de Rh. triplicata (Prizr.) comme variété à trois côtes tranchantes ou plis au bourrelet et à deux dans le sinus, car la languette de celui-ci ne s'élève pas à la même hauteur que celle du Rhynch. Rouillieri (voy. là fig. 24 a); en outre Rh. plicatilis a toujours 4 et même 5 plis latéraux de chaque côté et devient par là plus large que long, tandis que le Rh. Rouillieri offre moins de plis latéraux, et est toujours plus long que large. Les figures, données sous les noms de Rh. bidens primaria, secundaria et tertiana par M. Rover L c., ne diffèrent en rien: déjà la première (1. c. fig. 4 de la PI. F,), c’est-à-dire la plus jeune, montre que la languette s’élève très haut au dessus du milieu de la valve imperforée et des plis latéraux, qui restent petits eb très peu développés, tandis que le Rhynch. bidens Prec. * présente les plis latéraux de la valve imperforée d’une égale hauteur avec les deux plis du bourrelet; le milieu de cette valve s'élève plus haut que ces deux plis; c’est ce qui n’arrive pas dans l’une quelconque des variétés du Rh. Rouillieri. Le Rh. bidens est une espèce liassique, le Rh. Rouillieri se trouve dans le néocomien; celui-ci appartient aux pugnacées, le Rh. bidens plutôt aux concinnées de M. pe Bucu, comme aussi le Rh. triplicata Prix. du lias anglais. Le Rh. Rouillieri se retrouve en Crimée, en variétés très grandes; la hauteur et la largeur de la valve est de 1 p. et plus; l'épaisseur des valves closes est de près de 81. Le sinus de la valve perforée plane est muni d’un pli à peine indiqué, et le bourrelet de la valve opposée de deux plis rudimentaires et très rapprochés. La valve est dépourvue de plis latéraux, et ne présente aux bords latéraux que quelques dentelures assez distinctes.
Esp. 333. Rhynch. plicatilis Sow.
PI. XVIIT, fig. 18 a—d gr. nat.; a vu d'en haut; b vu d’en bas; c vu de profil; 2 d vu de face
Terebratula retracta Rôw., Kreidegeb. 1. c. p. 38. PI. 7, fig. 2.
* Joux Primes, Geologie of Yorkshire. London. L. vol. p. 132. PI. XIII, fig. 24.
Davsow, british cretaceous brachiopoda I. c. PI. X, fig. 1—17 et fig. 37—49, p- 75.
Rhynch.triplicata (Pæ.) Rourzuer, Études progr. sur la Paléontologie des environs de Mosc. Bull. de la Soc. des Nat. de Mose. I. c. 1847. IL, p. 372 et 1848. I, p. 249. PL F, fig. 8, etRh. lacunosa (ScaLors.) Bull. Mosc. L. c. 1849, Il, p. 388. PI. M, fig. 100.
Rhynch. tetraëdra (Sow.) TraursCH. var. compressa. Bull. de Mosc. L. c. 1861. L. PI. V, fig. 9.
La coquille transverse a sa plus grande largeur vers le milieu des valves, la valve perforée est moïns renflée que l’imperforée; le sinus élargi est occupé par une courte languette à 2, 3, 4 ou d’un plus grand nombre de plis, les côtés de la valve ont 5 à 10 ou plus de plis, le crochet est légèrement courbé et pourvu d’une petite ouverture. La valve imperforée à le bourrelet muni de 3, 4, 5 ou plus de plis et les côtés de 6 à 11 ou davantage. Le bord inférieur ne s'élève pas au dessus du milieu de la valve imperforée. La valve convexe est dépourvue de plis près du sommet; ils ne commencent que vers le milieu de la valve.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschôwo, dans l’argile de Bessonow près de Poliwna au gouvernement de Ssimbirsk, dans le calcaire néocomien rougeâtre de Biassala et dans la craie blanche de Badrak en Crimée, dans un calcaire crétacé à Diceras de Karéiti en Colchide, ainsi que dans un grès vert de la steppe des Kirghises aux environs du fleuve Manissé.
La coquille, de la section des Térébratules concinnées, s'élève, dans l’âge adulte, un peu plus haut, en sorte que le bord inférieur de la valve imperforée devient plus haut et que la coquille affecte la forme des pugnacées. Elle diffère des espèces précédentes par un plus grand nombre de plis tranchants; le moindre nombre en est de 2 ou 3 dans le sillon, de 3 ou 4 au bourrelet, comme on le voit sur les individus de Khoroschôéwo, de Poliwna et de Biassala; mais les individus anglais ont en général le nombre double de plis; les côtes latérales sont également plus nombreuses, en sorte que le nombre total de plis sur les individus de la craie blanche de Brighton s'élève jusqu’à 50 et 60.
Le Rhynchonella tetraëdra (Sow.) de Khoroschéwo ressemble parfaitement aux individus de la craie de Norwich, dont M. Davisox à fait connaître (1. c.) plusieurs variétés.
Le Rhyncbh. triplicata Prex. * est pourvu de plis d’une égale grosseur et hauteur sur les côtés, au bourrelet et dans le sinus, tandis
* J. Prrzzres, Geol. of Yorksh. Pars I. PI. XIIL, fig. 22.
que les plis des côtés du Rh. plicatilis diffèrent par leur petitesse des
plis beaucoup plus grands du bourrelet et du sinus, surtout dans les individus de la Crimée. |
L’'individu figuré, de l'argile crétacée de Bessonow, à une longueur de 7 1. et une largeur au milieu des valves de 812 1, l'épaisseur des valves closes est de 5 L Les individus de la Crimée, plus grands et pourvus seulement de 2 plis dans le sillon et de 3 au bourrelet, ont une
longueur de 10 1. et une largeur de 9 l2 1, l'épaisseur des valves closes
estide 61/2 L Les plus petits individus ont également 2 plis dans le sillon et 3 au bourrelet.
L’individu de la craie blanche de Badrak en Crimée est comme composé de deux variétés, marquées sur le même échantillon; la coquille est plissée finement sur la première moitié près du crochet, à nombreux plis égaux et sans bourrelet, comme la variété de la craie de Norwich (voy. Davips. 1. c. PI. X, fig. 12), et l’autre moitié près du bord inférieur est pourvue d’un bourrelet assez haut et d’un sinus profond, comme dans une semblable variété de Norwich (voy. 1. c. fig. 16), à nombreuses stries d’accroissement très marquées et formant presque autant d’étages concentriques sur la coquille. La petite coquille, figurée sous le nom de Rhynch. lacunosa par M. Rouxxer (1 c.), du néocomien inférieur de Khoroschôwo, est aussi un Rh. plicatilis, voisin de l'individu de la craie blanche * de Charing en Angleterre, qui à de semblables plis peu nombreux et très espacés.
Esp. 334. Rhynch. sulcata Park,
PI. XVIIL, fig. 25 a b c grand. nat.; a vu de la valve imperforée; b vu de face; c vu de côté.
Davisow, Brit. cret. brachiop. p. 85. PI. X, fig. 18—36. Paleont. Soc. 1854.
Rhynch. concinna (Sow.) Router, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1849, IL, p.381. PI. L, fig. 98.
Rhyncb. subtetraedra (Davins.) Traurscnozn, Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1861. No. I, p. 8. PI. V, fig. 8.
Rhynch. inconstans (Sow.) TraurscH., Bull. Mosc. 1. c. 1863. IV, p. 462. PI. X B, fig. 11. '
Rhynch. subobsoleta (Dav.) Traurscozn, Bull. Mosc. IL. c. 1865. I, p. 17. PI. IT, fig. 15.
La coquille transverse est plus large que longue, les valves plus ou moins inégalement convexes, la perforée est pourvue d’un large sinus
* Davinson, Brit. cret. brachiop. I. c. PI. X, fig. 47—48.
superficiel, auquel- correspond un bourrelet fort peu saïllant de la valve opposée. Le crochet court est aigu, presque droit; le deltidium, divisé en deux pièces, entoure une ouverture circulaire; les arêtes cardinales sont à peine tranchantes et courtes. Les plis des valves, au nombre de 30 à 40, sont tranchants et occupent les valves jusqu'aux sommets.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo, dans l’argile de Ssimbirsk, dans la marne crayeuse de Petrowskaya, au midi de la Russie, et dans un semblable terrain crétacé près d’Indersk aux environs d'Orenbourg, ainsi que dans le grès vert supérieur de Cambridge et danssle speeton clay du Yorkshire. si
Cette espèce est plus fortement comprimée que le Rhynch. plicatilis, moins symétrique et par là souvent difforme; elle est en général plus large que longue, le bourrelet peu saïillant est rarement marqué par des plis plus élevés des deux côtés. Le sinus est également peu marqué; d'ordinaire il forme un large enfoncement superficiel et fort peu distinct: cependant ses plis sont hauts et coupés par de nombreuses stries d’accroissement, dont deux au milieu des valves sont plus marquées que les autres. Les dentelures du bord inférieur sont très longues et aiguës.
La coquille symétrique de Khoroschéwo à 9 I. de long et 10 I. de large, l'épaisseur des valvas closes est de 6 lignes.
. La variété asymétrique, figurée sur la PI. XVII, fig. 25, est plus petite; elle à 9 L. de long et 81) L. de large, les valves closes ont une épaisseur de 6 L.; c’est la variété figurée par M. Rourzzær 1. c. sous le nom de Rh. concinna, qui dans la jeunesse est plus longue que large, et qui dans l’âge adulte à une forme presque sphérique; son crochet plus saillant est muni d’une ouverture ovalaire.
Dans ma collection je possède de Khoroschôéwo encore une autre petite variété non symétrique, de 5 L. de long, de 5 IL. de large et d’une épaisseur de 21/2 1., à valves closes. Les bords, surtout l’inférieur, sont tranchants et les couches d’accroissement concentriques très épaisses, le sinus est presque nul et les côtes se voient au nombre de 20.
La variété symétrique diffère du Rhynch. subtetraëdra Dar. *, du grand oolithe, par sa grandeur moindre et par des plis plus nombreux que dans celui-ci, en outre son crochet est constamment recourbé et, les grands plis sont toujours égaux en hauteur et en largeur.
Le Rhynch.inconstans Sow.**, de l'étage kimméridien diffère
* British oolitic and liassic brachiop. L ec. PI. XVL, fig. 9—12. #* Brit. oolit. brachiop. I. c. p. 87. PI. XVIIL, fig. 1—4.
-du Rhynch. sulcata par sa forme toujours circulaire et plus ou moins sphérique, non symétrique, et dépourvue d’un bourrelet distinct; la coquille est en outre très grande. Le petit Rhynch. sulcata, figuré de Khoroschéwo, est également asymétrique, maïs le bourrelet et le sinus sont toujours distincts.
“Le Rhynch. tetraëdra Sow., de l’oolithe inférieur, se distingue par un bourrelet fortement saïllant et un sinus très profond, ainsi que par sa valve imperforée plus bombée que la perforée.
Je suis porté à réunir avec le Rh. sulcata non-seulement la coquille de l'argile néocomienne de Ssimbirsk, figurée sous le nom de Rh. subobsoleta jurassique, mais aussi d’autres individus qui se trouvent dans un semblable terrain crétacé près d’Indersk au midi d'Orenbourg, et qui ont été déterminés comme Rhynch. inconstans Sow. *; leur valve imperforée et fort bombée a un bourrelet très saïllant et la valve opposée un sinus beaucoup plus profond que l’espèce d’Indersk, qui dans ce cas s'accorde très bien avec le Rh. sulcata.
Un individu très grand de Petrowskaya à 1 p. 3/2 L. de long et autant de large, les valves closes offrent une épaisseur de 10 L; il a 6 plis de chaque côté et 7 au bourrelet.
Esp. 335. Rhynch. grosse-costata m.
PI. XVI, fig. 5 a b gr. nat.
Testa subtriangularis, dilatata, utroque latere rotundato, margine utroque obtuso, valva non perforata inflata, grosse costata, costis utrinque : tribus ipsoque jugo tricostato, tenui sulco à summitate valvae ad jugum descendente; valva perforata 3—4ve utrinque costis aeque remotis et duobus alïis in sinu latiore superficiali dispositis.
Hab. dans une argile verte néocomienne à petits grains de mica au bord de la rivière Tolya au nord de Bogoslowsk dans l’Oural septentrional.
La coquille, presque triangulaire et très large, est renflée et munie de côtes épaisses et espacées; la valve imperforée a deux ou trois côtes sur le bourrelet, qui est très peu saïllant, et 3 ou 4 de chaque côté; la valve perforée en a 2 dans le sinus, qui est large et très superficiel, et 3 ou 4 sur les côtés. Les côtes sont obtuses, et ne dépassent pas la moitié des valves, laquelle reste lisse; la valve perforée est marquée d’une proéminence, qui la sépare de l’autre moitié, pourvue de côtes, par
* Bull. de Ja Soc. de Moscou 1863. IV, p. 462. PI. X.B, fig. 11.
un sillon transversal comme suite de l'accroissement, tandis que la valve. opposée est marquée près du sommet lisse d’un sillon longitudinal, qui la traverse jusqu’à la partie pourvue de côtes.
Le crochet de la valve perforée est assez saillant et légèrement recourbé, son ouverture est arrondie, le deltidinm divisé en deux pièces; les arêtes cardinales obtuses se réunissent sous un angle obtus et sont plus longues que les bords latéraux, qui sont arrondis et obtus. Le bord inférieur de la coquille est également obtus et marqué d’une courte et large languette de la valve perforée, qui entre dans l’échancrure correspondante de la valve opposée.
La coquille à 10 1. de long et 1 p. de large, l'épaisseur des valves closes est de 71} lignes.
Les côtes épaisses, très espacées, ainsi que la surface très lisse près du sommet, et marquée d’un petit sillon longitudinal, distinguent cette espèce des autres déjà connues. Les bords latéraux sont dilatés et arrondis, et l’inférieur est marqué de dentelures rares et larges.
Le Rhynch. variabilis Soscor. de l’oolithe inférieur, auquel appartiennent aussi les Rh. triplicata Parc. et bidens Paix. Desu. *, ressemblent beaucoup au Rh. grosse-costata et n’en diffèrent que par leur largeur moins considérable, par le bourrelet plus haut et le sinus plus profond. Les côtes du bourrelet, au nombre de 2 ou 3, et celles du sinus, au nombre de 1 ou 2, semblent plus tranchantes, c’est-à-dire forment de vrais plis et non des côtes, comme dans le Rh. grosse-costata, dont le test est très mince et marqué sur la valve perforée par là première couche d’accroissement très distincte. |
Le terrain dans lequel cette espèce se trouve, est encore inconnu quant à son âge relatif; c’est une argile verte, remplie de nombreux petits cristaux de gypse, d’une souplesse extraordinaire; je suppose que c’est un terrain néocomien, qui se trouve développé sur le bord du fleuve Tolya en plusieurs localités, comme grès vert argileux, à petites écailles de mica, et en d’autres localités à grains blancs de quarz et à grains verts de glauconite.
Cette espèce rappelle beaucoup une autre coquille mal conservée d’an terrain semblable d’Indersk au sud d'Orenbourg; celle-ci ** à deux plis dans son sinus, qui est plus profond, et probablement trois plis
* Davipson, Brit. ool. brachiop. 1. c. p. 79. PI. XV, fig. 8—10 et PI. XVI, fig. 1—6.
*# Bull. de la Soc. de Mosc. 1863. IV, p. 462. PI. X. B, fig. 10.
surle bourrelet opposé, et 2 ou 3 plis de chaque côté des valves, en sorte que ce n’est pas le Rhynch. oxyoptycha Fiscn., pour lequel il a été pris (L c.).
Esp. 336. Rhynch. grosse-sulcata ».
PI. XVIL fig. 6 a—d gr. nat.
Géogn. de la Russie (en russe) 4846. I. c. p. 485, 491.
Tésta transversalis, subtriangularis, plicata, plicis grossioribus profundos latosque sulcos excipientibus, valva perforata medio concava et in processum latum brevemque excurrente, altera valva opposita convexa medio exsecta pro excipiendo illo processu, vertice producto paullo reflexo et apertura circulari praedito.
Hab. dans un calcaire siliceux à grains verts noirâtres, à ce qu’il semble, d’un terrain néocomien du mont Saragoul près d'Orenbourg.
La coquille transversale est plus large que longue, presque tri- angulaire, à côtés obtus; la surface des valves est garnie de hautes côtes en plis tranchants et fort espacés; il y à 10 plis sur la valve imperforée, bombée et pourvue d’un bourrelet à peine indiqué vers le bord … mférieur ; il existe 9 plis également gros sur la valve perforée, à sommet triangulaire, saillant et presque droit. L’enfoncement de la valve perforée est large, maïs superficiel; il contient 3 plis, qui se réunissent aux 4 plis du bourrelet opposé. Les grands plis, au nombre de 4 de chaque côté, passent doucement en plis médians, sans montrer des plis très élevés, comme dans le Rhynch. Fischeri Rovrzz., dont le Rh. grossesulcata semble être une variété plus jeune et plus comprimée; il existe là cependant une différence spécifique. Le profond sinus, à bords très élevés et à 3 plis, et le bourrelet fort saïllant à 4 plis, manquent au Rh. grosse-sulcata, qui, à leur place, n’a qu’un enfoncement superficiel à la valve perforée et un bourrelet presque indistinct sur la valve opposée également bombée La coquille est par là beaucoup plus large que longue; son bord inférieur est muni de dentelures larges et aiguës, à peu près comme dans le Rh. Fischeri.
La surface de la coquille est parcourue de stries transversales très fines et très serrées, surtout distinctes dans les sillons larges et profonds entre les gros plis. La coquille a 1 p. 3 1. de large et 1 p. !/2 L. de long et une épaisseur, à valves closes, de 8!)2 lignes.
Cette espèce est caractérisée par le petit nombre de gros plis, qui passent doucement les uns aux autres, sans former un sinus distinct.
Esp. 337. Rhynch. Fischeri Roux.
Bull. de Mosc. 1843, p. 808.
Études progressives sur la géologie de Moscou voy. Bull. de la Soc. des Natural. de Mosc. 1846. No. IV, p. 445. PI. B, f. 14 (sous le nom de Rh. pentatoma (Fiscx.) et 1849. No. I, p. 3. PI. J, fig. 57—65.
Terebratula intermedia (Law.) FasrexxouL, Bull. de Mosc. 1844. IV, p. 789 et 809. No. 86. +
Traurscnoz, Bull. Mosc. I. c. 1863. IV, p. 462. PI. X. B, fig. 10.
La coquille, d’une taille assez grande, a les valves très inégales, la valve perforée est plate et l’autre, opposée, très bombée, à bourrelet distinct et pourvu de 3 ou 4 plis gros et très hauts, les côtés munis de 3 gros plis et d’un 4ième moins fort, presque rudimentaire. Le sinus de l’autre valve est pourvu de 2 ou 3 gros plis, et chaque côté présente 4 plis semblables; le crochet est saïllant, à ouverture circulaire et à deltidium divisé en deux pièces. Le bord cardinal de chaque côté de l’aréa se dilate en un lobe arrondi, qui vient s'appliquer à une échancrure de la valve imperforée.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo près de Moscou, et dans un terrain albien près d’'Indersk aux environs d’Orenbourg.
C’est une des plus belles espèces des environs de Moscou; elle a 1 p. 3 L. de long et 1 p. 7 L. de large; les valves closes ont une épaisseur de 11 L Le pli médian du sinus à 21) I. de large à sa base.
Le nombre des plis est variable ; il y en a 1, 2 ou 3 au sinus, et 2, 3 ou 4 sur le bourrelet, mais jamais ce nombre n’est dépassé; les plis latéraux sont moins variables; il n’y en a que 4 de chaque côté, et l’extérieur est ordinairement rudimentaire.
M. Router a décrit*, comme variété de cette espèce, un individu de Khoroschôwo à 4 plis au sinus et à 5 sur le bourrelet, que je ne voudrais pas réunir avec elle, parce que la coquille est beaucoup plus comprimée, à valves presque égales, que le sinus est moins profond et le bourrelet plus superficiel que dans le Rh. Fischeri; il se peut que c’est une variété du Rh. grosse-sulcata, dont les larges plis sont cependant moins nombreux.
M. Roue a figuré 1. c. * toutes les variétés de notre espèce, mais quant à la variété nommée Rh. pulla fig. 57, je serais plutôt porté à y voir un individu jeune du Rhynch. oxyoptycha, car la petite coquille est plus allongée et plissée, à plis plus nombreux que dans le Rh. Fischeri jeune.
* Bull. de la Soc. de Mosc. 1. c. 1849. I, p. 17. PI. J, fig. 57—65.
Esp. 338. Rhynch. oxyoptycha Fiscn.
Revue des fossiles du gouvernement de Moscou. No. If, voy. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1. c. 1843. No. I, p. 118. PI. IV, fig. 10—11. — Terebr. borealis Fisca. (non ScaLorn.), voy. Oryctogr. de Mosc. p. 147. PI. 23, tie. 4.
Terebr. decorata var. dorso plano, Leo. v. Buca, Beiträge zur geol. Kenntniss von Russl. Berlin 1842.
Terebratula pentatoma (Fiscx.) Rouizzer, Bull. de Mosc. 1846. No. IV, p. 445. PL B, fig. 14 a— d (exclusis reliquis).
Terebratula oxyoptycha Fiscm Verneuil, Paléont. de Russie, p. 479. PI. 42, fig. 11—13.
La coquille, un peu trigone et arrondie, est plissée et plus longue que large, la valve perforée à le crochet saillant et pourvu d’une ouverture circulaire, et d’un deltidium divisé en deux pièces; le bord cardinal est très court et triangulaire.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo, et dans un semblable terrain du mont Saragoul près d’Orenbourg.
La valve perforée est au milieu presque de la même épaisseur que la valve imperforée; le sinus est distinct, fort allongé et pourvu de 3 ou 4 plis, formant une languette saïllante, qui devait être reçue par l’échancrure de la valve opposée à 4 ou 5 plis. Les plis latéraux de chacune des deux valves sont au nombre de 5 ou 6; les plis extérieurs sont rudimentaires. :
Un individu de Khoroschéwo, changé en calcédoine, a 1 p. de long et 11 L. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 8 1. D'autres
- individus sont un peu plus larges, en sorte que leur largeur est égale à leur longueur. Les plis de ces individus passent doucement les uns aux autres, sans former de sinus ni de bourrelet; ils sont brusquement séparés des plis latéraux. L’autre individu, changé en calcédoïne, a le sinus plus profond à 3 plis, et le bourrelet plus saïllant à 4 plis.
Ce n’est pas le Terebr. pentatoma Fiscx., qui est une espèce du calcaire carbonifère de Miatschkowo, près de Moscou, et différente du Rh. oxyoptycha, voy. vol. I, p. 752.
M. Router (1. c. fig. 14 a—h.) à représenté un individu jeune, un peu dérangé dans la symétrie. Ce changement de symétrie n’a pas lieu pour le Rh. oxyoptycha, mais bien pour le Rh. Fischeri, et je suppose par conséquent que c’est un jeune Rh. Fischeri Une autre coquille, encore plus petite, considérée également par cet auteur comme un jeune Rh. oxyoptycha (1 ec. fig. 14i—m), me semble être le Rh. pecten d’Ors. du terrain albien de la France; c’est une coquille trans-
3 er N . ske . dE 7 z.
verse, ovalaire, plissée, à bord inférieur horizontal et dentelé, dépourvu d’un sinus et d’un bourrelet quelconque.
Esp. 339. Rhynch. pecten d’Ors.
Paléont. de la Fr. Terr. crét. IV, p. 29. PI. 495, fig. 18—22. Rhynch.inconstans (Sow.) var. parva Traurscg., Bull. Mosc. L. c. 1863. IV, p. 462. PI. X. B, fig. 12.
La coquille transverse est comprimée, formant un angle obtus sur la région cardinale, et arrondie du côté opposé, au bord inférieur; la surface porte 24 plis rayonnants, simples, souvent nuls près du sommet. La valve supérieure est un peu moins convexe que l’inférieure.
Hab. dans le néocomien inférieur de Khoroschéwo, dans le terrain albien d’Izioume sur le bord du Donetz, et dans le néocomien d’Indersk près d’Orenbourg.
La coquille qui appartient à cette espèce, m’a eté communiquée par feu M. BLôpe comme provenant d’Izioume près de Petrowskaya, où il y a en effet un terrain albien ou grès vert, superposé au terrain jurassique supérieur oolithique; elle est changée en calcaire blanc compacte, et un peu asymétrique, et offre le côté droit plus étroit que le côté gauche, qui est un peu plus large; les surfaces sont garnies de 25 ou d’un plus grand nombre de plis, ou plutôt de côtes, dont le sommet est cependant tranchant et non obtus, comme cela devrait être si c’étaient de vraies côtes. Le bord inférieur arrondi est dépourvu de toute trace d’un petit sinus, et par là cette espèce ressemble plutôt au Rhynch. latissima d’Arcatac * du tourtia, dont les plis sont cependant plus nombreux; elle est aussi difforme que lindividu du midi de la Russie. La coquille a 71. de long et un peu plus de large, c’est-à-dire 71/4 L, les valves closes offrent une épaisseur de 4 I. la plus grande épaisseur se trouve près du sommet. Le crochet est assez saïllant, l’angle apicial mesure un peu plus qu’un angle droit, et l’ouverture est petite et ovalaire.
Je suppose que c’est là aussi l’espèce prise pour un individu jeune du Rhynch. oxyoptycha par M. Rourer (voy. Bull. de Mosc. 1846, IV. PI B, fig. 14 i k 1 m, exclusis reliquis), comme je l’ai dit ci-dessus, car il ressemble tout à fait au Rh. pe cten d’OrB., par ses valves presque également bombées et plissées; par ce caractère il diffère du Rh. oxyoptycha, dont la valve imperforée a une épaisseur triple de celle
* D’Anrcurac, sur le tourtia voy. Mém. géol. de la France, vol. IT, part. I de la seconde série 1846, p. 330.
de la valve perforée. Le nombre des plis semble être aussi le même, l'angle apicial est plus grand qu’un angle droit, les arêtes cardinales sont obtuses et droites. Par tous ces caractères l’individu du néocomien inférieur de Khoroschéwo offre la plus grande ressemblance avec le Rh. latissima, qui se trouve aussi dans le hils-conglomerat du Hanovre.
L’individu d’'Indersk ressemble non-seulement au Rhynch.pecten, mais aussi au Rhynceh. parvirostris Sow. et Davins. du terrain crétacé de l'Angleterre.
M. Reuss * donne la description et la figure du Rh. rostrata Sow. du calcaïre à Hippurides de Koutschline en Bohème, qui ressemble tellement à l'espèce de Khoroschôwo, que je n’y vois presque pas de différence; il croit même l'individu bohémien identique au Rhynch. nuciformis Sow. Le petit individu d’Indersk d’une coquille rapportée par M. TraurscHozp au Rh. inconstans me semble même appartenir aussi au Rh. pecten.
Esp. 340. Rhynch. nuciformis (Sow.) Davins.
British cret. brachiop. p. 93. PI. XI, fig. 23—27 et PI. XII, fig. 27. Voy. Paleontogr. Soc. 1854. ;
La coquille, transverse, ovalaire, est renflée, les valves inégalement convexes sont plissées, la valve perforée à un sinus assez profond et la valve opposée un bourrelet assez saïllant; le crochet est proéminent, aigu et recourbé à son ouverture arrondie, l’aréa presque triangulaire est
élargi et lisse.
Hab. dans un calcaire crétacé, quelquefois oolithique, entre Koumoukh et Ouloutschra, près du Tourtschidagh *** au Daghestan, de la chaîne de montagnes entre le Karakoyssou et le Jazykoumysch-Koyssou, dans un néocomien semblable du Schahdagh, près de la vallée du Ssamour, à une altitude de 13200 pieds au dessus de la Mer caspienne, où l’on observe la même émanation d’un gaz inflammable comme le feu éternel de Bakou; ainsi que dans un calcaire crétacé de Ssemenowka et d’Ouschakowo au gouvernement de Koursk, et dans le terrain crétacé d’Izioume au midi de la Russie, dans le gouvernement de Kharkow.
C’est l'espèce la plus répandue dans le calcaire compacte du Daghe- Stan; elle y est réunie au Terebr. biplicata var. angusta, comme
* Bull. de Mosc. 1863. IV, p. 462. PI. X. B, fig. 12. ** Die Verstein. d. b‘hm. Kreide 1. c. p. 46. PI. 42, fig. 25. *** Asics, Zeiïisch. d. geol. Gesellsch. Berlin 1851. Bd. IL, Heft 1, p#18.
partout dans le néocomien; les individus y sont très abondants et remplissent des couches entières, comme le Rhynch. varians dans les couches jurassiques.
Le crochet, à ouverture circulaire, s'éloigne plus ou moins de la ligne cardinale; les plis du sinus large et superficiel sont au nombre de 8 ou 9, et de 12 à 14 sur les côtés, en tout jusqu’à 30 ou 85 sur chaque valve. Li L’individu d’Izioume est plus large que haut; il a 8 I. de haut, mesuré au bord inférieur, où il s'élève Le plus haut; il a 9 L de large et, à valves closes, une épaisseur de 6 L Le sinus est muni de 6 plis arrondis, c’est-à-dire de côtes distinctes, dont le milieu est légèrement enfoncé ou marqué d’une ligne médiane, surtout vers le bord inférieur, où les côtes deviennent plus larges. Elles passent doucement, les latérales aux médianes, sans interruption des deux côtés du lobe.
Esp. 341. Rhynch. rostellum #».
PI. XVII, fig. 19 a—d gr. nat.
Géogn. de la Russie (en russe) 1846, p. 491.
Testa ovato-rotundata, plicata, utraque valva subaequali, perforata in longum verticem apice paullo reflexum et utroque latere leniter constrictum excurrente, lato margine cardinali producto, in exsectionem profundam cardinalis marginis oppositae valvae immisso.
Hab. dans un terrain crétacé, à ce qu’il paraît néocomien supérieur, près de la ville d’Izioume au bord du Donetz.
La coquille, arrondie, ovalaire et plissée, a les deux valves presque également bombées, la valve perforée est un peu moins bombée, à léger sinus, muni de 2 plis espacés, et de 9 ou 10 plis sur chaque côté de la valve; l’autre valve, opposée, est pourvue de 3 plis plus épais sur le bourrelet, qui ne s'élève p4$ très haut. Le bord inférieur est tranchant et arrondi, à languette courte et peu proéminente. Les côtés latéraux sont courts et arrondis. Le bord cardinal de chaque côté du crochet est élargi, obtus, à lobe marginal élargi, arrondi et lisse, entrant dans une large et profonde échancrure de la valve imperforée. Le crochet, très saillant et aigu, est légèrement infléchi au bout terminal, pourvu d’une ouverture arrondie, qui est séparée du sommet sphérique et lisse de la valve opposée par un deltidium divisé en deux pièces. Les deux bords latéraux de l’aréa sont étroits et lisses. Le crochet est comme étranglé: ou comprimé des deux côtés; ceci donne un caractère tout particulier à notre
‘espèce, qui pour le reste se rapproche beaucoup du Rhynch. obsoleta*
Sow. du grand oolithe de l’Angleterre.
La coquille d'Izioume est plus grande; elle à 11 L. de long, 9 1. de large, et, à valves closes, une épaisseur de 5 L La plus grande largeur est au milieu des côtés, tandis qu’elle se trouve vers Le bord inférieur dans le Rhynch. obsoleta, lequel par suite de cette structure se rétrécit davantage vers le bord cardinal.
Je tiens mon échantillon d’un terrain que M. Brôpe suppose jurassique; mais comme d’autres coquilles de la même localité semblent indiquer un grès ferrugineux néocomien, je range la mienne en attendant parmi les fossiles néocomiens.
Les figures 19, en grandeur naturelle, présentent la coquille: à vue de la valve perforée, b vue de l’imperforée, c du côté et d vue du bord inférieur à sinus léger. i
Cette espèce ressemble beaucoup au Rhynch. pectinata Barv** d’un calcaire rougeâtre de la gorge d’Iphigénie en Crimée, qui cependant est plus étroit, n'offre que 12 plis élargis et manque de sinus; les valves sont presque trigones, faiblement convexes et plus longues que larges, le crochet est aigu, et l’ouverture assez large est entourée par le deltidium. Cette espèce se rapproche duRhynch.pectunculoides ScxLotx.
Esp. 342. Rhynch. inconstans Sow.
Davisow, British oolitic and liassic brachiop. 1. c. p. 87. PI. XVIII, fig. 1—4. Paleont. Soc. 1852.
La coquille, bombée; sphérique, asymétrique, est d’une largeur égale à la longueur, ou plus large que longue; en dessous du crochet aigu et
recourbé, la petite ouverture est à peine séparée du sommet de la valve
opposée. Le bord cardinal, dilaté et arrondi de chaque côté du crochet, s'enfonce dans une large échancrure de la petite valve. La grande valve perforée est fortement convexe et pourvue d’un large bourrelet à 7 côtes; il n’y en à que 6 de chaque côté du bourrelet. Le sinus de la valve opposée est garni de 6 côtes, qui commencent au milieu de la valve et, se dilatant doucement, finissent au bord inférieur. Les côtés n’ont que 5 ou 6 côtes.
Hab. dans le calcaire compacte oxfordien moyen en Ossétie au Cau-
* Davinson, British .oolitic brachiop. I. c. p 90. PI. XVII, fig. 1—5, voy. Paleont. Soc. 1852.
** Fossils from the Crimea, voy. Quart. journ. 1857. I, p.137. PI. VIE, f. 4, Eichwald, Lethaea rossica. II. 22
case, et en Pologne à Koniecpol, Olstyne, Czenstochow et en beaucoup d’autres endroits, comme à Brzegi sur le bord du fleuve Nidda, et à Matagosz près de Kielce.
Cette espèce ne se trouve pas dans le néocomien de Khoroschéwo; on y rencontre plutôt, comme je l’ai dejà dit plus haut, le Rhynch. sulcata, auquel je serais porté à réunin aussi le Rhynch. ineonstans (Sow.), d’un calcaire problématique, peut-être néocomien, d’Indersk près d'Orenbourg *, car ce n’est pas le vrai Rh. inconstans, Qui est beaucoup plus bombé.
Esp. 343. Rhynch. Mantelliana Sow.
Min. conch. VI, p. 72. PI. 537, fig. 5.
Reuss, Kreideverst. v. Bôhmen 1. c. IL, p. 48. PI. 25, fig. 21—22.
La coquille est petite, ovalaire, presque orbiculaire, plus large que longue et garnie de 12 à 17 7 larges et tranchants, surtout vers le bord inférieur; ils sont au nombre de 2 à 4 dans le sinus.
Hab. dans une marne crayeuse à Akhmate, à 60 werstes au sud de Ssaratow, sur le bord du Volga, et dans un semblable terrain des bords du lac d’Aral, ainsi que dans un calcaire arénacé-crétacé aux bords du fleuve Taimyr du nord de la Sibérie.
M. le comte Keyserunwe ** à donné la figure d’une T'érébratule sous le nom de Terebr. triplicata Praz. d’un terrain inconnu, déter= miné par lui comme jurassique du bord du Taiïmyr; la figure diffère du Ter. triplicata par ce que le bourrelet ne s'élève pas aussi haut et que le sinus n’est pas aussi profond que dans le T. triplicata; je suppose que c’est le Rh. Mantelliana du terrain crétacé ou plänerkalk de Bohème, parce que les plis sont plus tranchants et les intervalles plus profonds, tout à fait comme dans la figure citée de Sowergy; le crochet aigu est saïllant et le bord cardinal étroit, caractère de notre espèce. Elle a au moins plus de ressemblance avec celle-ci qu'avec le Rhynch. triplicata, qui est une coquille plus fortement renflée, pourvue d’un bourrelet beaucoup plus saiïllant.
Esp. 344. Rhynch. compressa Law. “
Davisow, British cret. brachiop. p. 80. PI. XI, fig. 1—5. PI. XII, fig. 25, voy. Paleontogr. Soc. 1854,
La coquille élargie est comprimée, à crochet proéminent et anguleux,
* TrauTscHop voy. Bull. de Mosc. 1863. IV, p. 462. PI. X. B, fig. 11. #* Mippenporer, Sibir. Reise. Thl, I, Bd. 1, p. 256. PI. VI, fig. 7, 8.
-à cotés cardinaux de la valve perforée élargis et lisses; les valves sont inégalement convexes, la perforée possède un sinus large superficiel, et la valve opposée présente le bourrelet élargi, à peine élevé et pourvu de 9 ou 10 plis, et un de moins dans le sinus, en sorte que chaque valve porte 32 jusqu'à 48 plis.
Hab. dans le grès néocomien de Biassala.
Les valves sont quelquefois asymétriques, le nombre des plis varie beaucoup, et les plis des côtés sont presque de la même épaisseur que ceux du sinus et du bourrelet,
L’individu de Biassala a 81) 1. de long et 11 1. de large, les valves closes sont d’une épaisseur de 5 lignes.
Esp. 345. Rhynch.lacunosa ScHrotx.
Beitrâge zur Naturgesch. d. Verstein. in Leonuarp’s Mineral. Taschenbuch, vol. VII, 1813. PI. I, fig. 2.
L. v. Buca, Über Terebrateln. Berlin 1834. PI. 1, fig. 24. Davison, British ool. and liass. brachiop. 1. €. p. 96. PI. XVI, fig. 13—14.
La coquille est plus large que longue, à crochet aigu et recourbé, l'ouverture circulaire est entourée par le deltidium, et le bord cardinal élargi des deux côtés en faux aréa; la surface est munie de plis, au nombre de 18 ou 19, sur chaque valve, 4 à 6 d’entre eux se trouvent sur le bourrelet très saillant et dans un sinus profond; le milieu de la valve imperforée est plus haut que le bord.
Hab. dans l’étage oxfordien supérieur ou corallien de Petrowskaya du gouvernement Kharkow, dans le calcaire jurassique de l’oxfordien in- férieur de Laspi en Crimée, dans un oxfordien moyen de la vallée du fleuve Bazartschaï près du couvent de Tatief au Kharabagh du Caucase, ainsi qu’en Pologne, dans un calcaire jurassique dolomitique de l’étage oxfordien supérieur près de Graszice, entre Koniecpol et Mstow, aux environs d’Olsztyne.
Les plis se bifurquent quelquefois, et c’est alors le Rhynch. Grafiana de Bucx-*, du royaume de Pologne; les côtés sont de moitié plus courts que le bord cardinal.
‘: Esp. 346. Rhynch. Cookei Barry.
Fossils from the Crimea, voy. Quart, journal 1857. I, p. 136. PI. VIIL fig. 5.
La coquille, transverse, très grande, beaucoup plus large que longue, à valves légèrement convexes et à flancs élargis et allongés, offre le
* Puscx, Polens Paläontologie 1. c. p. 15. PI. IIL fig. 9. 22 *
crochet très petit, recourbé et aigu, l'ouverture circulaire et petite; la surface est plissée, à 30 plis tranchants, dont 10 se trouvent sur le bourrelet et 9 dans Le sinus.
Hab. dans un calcaire jurassique inférieur grisâtre près de Balaclava en Crimée.
La coquille a 1 p. 71}2 L de long et 2 p. 2 L. de large, les valves
closes ont une épaisseur de 9 1. Elle ressemble le plus au Rhynch. subtetraëdra Dav. *, mais se distingue par sa plus grande largeur, affectant une forme aiïlée, par un plus grand nombre de plis et par un crochet plus petit: c’est ce qui la rapproche des Térébratules crétacées.
Esp. 347. KRhynch. senticosa ZreTx.